Le gouverneur de Ziguinchor (sud), Léopold Wade, a procédé samedi à l'ouverture de journées de réflexion destinées à sceller l'unité du mouvement ‘'navétane'' de la région, a constaté l'APS.
La tenue de ces assises a été rendue possible grâce à la Mutuelle des volontaires et des contractuels qui s'est fortement impliquée pour le retour de l'unité dans les rangs dudit mouvement. Le comité des sages, qui réunit d'anciens sportifs, a également joué sa partition dans cette démarche.
Selon Moctar Dramé, représentant de la direction nationale de la Mutuelle des volontaires et contractuels, cette journée de réflexion est ‘'le fruit de plusieurs réflexions et travaux''. Autant d'efforts qui ont permis la mise en place d'un Comité d'initiative piloté par ladite mutuelle.
Pour M. Dramé, l'objectif premier de ces journées est de ‘'réfléchir sur tout ce qui (…) sépare'' ce mouvement. Le but ultime étant ‘' (d') arriver à une seule entité''. Si elle arrivait à voir le jour, cette entité sonnerait le glas de la situation actuelle marquée notamment par un éclatement du mouvement en plusieurs entités.
Mais la Mutuelle des volontaires et des contractuels, qui a engagé un processus visant à aider les associations sportives et culturelles (ASC) à se transformer en mutuelles ne devrait pas s'arrêter en si bon chemin. Elle pourrait aussi aider le mouvement ‘'navétane'' de la région de Ziguinchor à devenir une véritable structure de développement.
Les différentes personnalités qui ont pris la parole au cours de la cérémonie ont toutes salué cette initiative qualifiée de démarche ‘'très pertinente''.
Après avoir remercié la Mutuelle des volontaires et des contractuels d'avoir pris cette initiative, le gouverneur de Ziguinchor a souligné ‘'qu'il est heureux'' que les sages ‘'aident les jeunes à surmonter des moments difficiles''.
Léopold Wade a notamment justifié sa présence à la rencontre par sa volonté d'apporter la ‘'caution morale de l'autorité administrative'' à cette initiative. D'autant que cette autorité est fortement impliquée dans le mouvement ‘'navétane'' ‘'en tant que facilitateur''.
Il a ensuite appelé les acteurs à faire preuve de ‘'renonciation''. ‘'Lorsqu'on parle de dépasser une situation, c'est un appel à une renonciation'', a-t-il souligné, non sans rappeler que ‘'toute renonciation est douloureuse''.
Poursuivant son propos, il a ajouté que ‘'la crise du navétane ne peut pas être dépassée par une baguette magique'', mais ‘'par une renonciation et beaucoup de sacrifices''. Il a assuré que ‘'la jeunesse de Ziguinchor est capable'' d'un tel sursaut, avant de s'engager à ‘'aider à la mise œuvre des recommandations'' qui sortiront des journées de réflexion.
L'une des personnes a eu le temps de déployer une banderole sur laquelle était inscrit "Boycottez le pays qui piétine les droits de l'Homme".La flamme des jeux Olympiques de Pékin a été allumée lundi à Olympie, berceau des Jeux antiques, au cours d'une cérémonie placée sous haute surveillance. Des militants de l'association Reporters sans Frontières (RSF) ont réussi à brièvement perturber lundi la cérémonie d'allumage de la flamme des jeux Olympiques de Pékin, malgré l'important dispositif policier mis en place à Olympie (sud).
Trois hommes, dont le secrétaire général du mouvement Robert Ménard, ont tenté de s'approcher de la tribune pendant le discours du responsable chinois du Comité d'organisation des jeux (Bocog), Qi Liu.
L'un d'eux a eu le temps de déployer une banderole sur laquelle était inscrit "Boycottez le pays qui piétine les droits de l'Homme". Un autre a crié de derrière la tribune officielle "liberté, liberté". Ils ont été aussitôt interpellés.
Sur les images télévisées retransmises dans le monde par la télévision publique grecque Net, on a pu voir rapidement un court mouvement de foule vers la tribune, avant que les caméras ne passent en plan serré sur Qi Liu.
La télévision chinoise a pour sa part suspendu brièvement la retransmission, sans explication, peu après le début du discours de Qi Liu. A la place ont été diffusées des images d'archives du site d'Olympie et d'une torche.
Le gouvernement grec a peu après "condamné" l'incident, dénonçant un acte n'ayant "aucune relation avec l'esprit olympique". "Je pense que c'est toujours triste lorsqu'il y a des manifestations, mais elles étaient non-violentes et c'est la chose la plus importante", a réagi pour sa part le président du Comité international olympique (CIO), Jacques Rogge.
Peu après la fin de la cérémonie, une dizaine de militants de la cause tibétaine, certains barbouillés de peinture rouge, se sont allongés dans une rue d'Olympie, où ils ont chanté des slogans hostiles au gouvernement chinois, avant d'être rapidement délogés par la police grecque, qui a conduit certains d'entre eux au commissariat.
Par ailleurs, un défenseur de la cause tibétaine, Tenzin Dorjee, responsable de l'association Etudiants tibétains pour un Tibet libre, basée à New York, a été arrêté par la police alors qu'il s'apprêtait à conduire une "action" à Olympie, ont rapporté des journalistes qui l'accompagnaient.
Les militants de RSF ont eux été conduits dans un commissariat de Pyrgos, à 80 km de là, où ils sont actuellement interrogés, a rapporté à l'AFP un militant qui les accompagne.
Quelques milliers de personnes ont assisté à la cérémonie sur le site du sanctuaire antique autrefois dédié à Zeus, un public uniquement composé d'officiels, de journalistes et de personnes munies de tickets, l'accès au site ayant été strictement encadré.
Un temps légèrement découvert a permis à la torche d'être allumée à l'aide d'un miroir parabolique poli recueillant directement les rayons du soleil, comme le veut la tradition. "La flamme olympique va faire rayonner la lumière et la joie, la paix et la fraternité, l'espoir et les rêves du peuple de Chine et du monde entier", a déclaré Qi Liu, qui n'a pas interrompu son discours lorsque les militants de RSF ont tenté de s'approcher de lui mais a brièvement tourné la tête vers eux.
La flamme a été ensuite transmise au premier relayeur, le Grec médaillé d'argent de taekwondo au JO de 2004 à Athènes, Alexandros Nikolaidis. A l'issue d'un périple de 137.000 km à travers les cinq continents, elle sera portée dans le stade olympique de Pékin le 8 août, pour l'ouverture des Jeux.
Le site d'Olympie, qui a accueilli les premiers Jeux antiques, sert depuis depuis 1936 à l'allumage de la flamme des JO d'été et d'hiver.
Alors que les appels au boycott se multiplient en raison de l'intensification de la répression chinoise après les émeutes survenues il y a dix jours au Tibet, Jacques Rogge a estimé lundi qu'il n'y avait pas d'"élan" pour un tel boycott.
Lundi, un militant chinois qui avait fait diffuser une lettre ouverte sous le slogan "Nous voulons les droits de l'Homme, pas des jeux Olympiques" a été condamné à cinq ans de prison dans son pays.
La Fifa a publié hier le classement du mois de février. Malgré leur débâcle à la Can 2008, les "Lions" du Sénégal conservent leur 5e rang africain, mais recule de trois places au niveau mondial (43e). Le Ghana fait un bon spectaculaire et se retrouve à la tête du continent et au 14ème rang mondial.
C'est le statut quo au niveau africain pour l'équipe nationale de football du Sénégal au classement Fifa. Publié hier, les "Lions" y figurent à la 5ème place comme ce fut le cas, il y a un mois de cela. Cependant, au niveau mondial, le Sénégal recule de trois rangs et passe de la 40ème à la 43ème place. Une situation imputable à leur débâcle lors de la 26ème Can qui vient de s'achever. Éliminé au premier tour avec deux matchs nuls et une défaite, le Sénégal se retrouve avec 675 points.
Cette Can 2008 a été déterminant dans le classement Fifa du mois de février, dans la mesure où les équipes qui s'y sont bien illustrées en l'occurrence les quatre demi-finalistes constituent le quatuor de tête. Force est de reconnaître qu'il y a une certaine ambiguïté dans ce classement. L'Égypte qui a remporté le tournoi pour la seconde fois consécutive se retrouve à une surprenante 4ème place africaine derrière le Ghana, le Cameroun et la Côte d'Ivoire qu'elle a pour la plupart battus. Les "Pharaons" ont tout de même gagné six places au plan mondial. Avec 825 points, ils passent de la 35ème à la 29ème place.
À l'opposé de l'Égypte, le Ghana réalise la belle opération de ce classement en prenant la tête au niveau africain. Classés 8ème africain et 43ème mondial en janvier, les "Black Stars" avec 990 points sont entrés dans le Top 20 mondial avec une très honorable 14ème place. Et ceci, grâce à une progression de 330 points. Derrière le Ghana arrivent les "Lions Indomptables" du Cameroun qui se retrouvent avec 967 points. 25ème, ils font un bond et se positionnent à la 17ème place mondiale.
Avec 877 points, les "Éléphants" de Côte d'Ivoire occupent la 3ème place africaine. Au classement mondial, ils passent du 38ème au 24ème rang et gagnent ainsi 14 places. Dans le Top 10 mondial, il n'y a pas eu de grands changements à cause du fait que les équipes ont disputé peu de matchs. Seule la Grèce (1142 points) gagne une place au détriment de la Croatie (12ème) qui perd deux places. Ce qui permettra aux Grecs de passer du 11ème au 10ème rang mondial. L'Argentine (1518 points) reste en tête suivie du Brésil (1484 points). L'Italie, championne du monde en titre (1484 points) ferme le podium. Le prochain classement Fifa sera publié le 12 mars prochain.
L'attaquant ivoirien Didier Drogba ne veut plus participer au concours du Footballeur africain de l'année après l'imbroglio autour de l'élection 2007 qui a consacré vendredi le Malien Frédéric Kanouté. "La Confédération du Football Africain (CAF) s'est discréditée. Didier (Drogba) dit maintenant qu'il ne veut pas participer au vote pour 2008", a indiqué lundi le chef de presse de la fédération ivoirienne, Jean-Claude Djacus. "Ils ont appelé Didier la veille pour lui dire qu'ils donneraient la récompense à Kanouté s'il ne venait pas", a ajouté Djacus. La star des Eléphants de Côte d'Ivoire avait refusé de se déplacer à Lomé (Togo) deux jours avant son quart de finale de la Coupe d'Afrique des Nations qui avait lieu à Sekondi (Ghana). Il a dit avoir demandé à sa femme de récupérer la récompense à sa place.
Si l'équipe nationale du Sénégal est rentrée du Ghana avec le bonnet d'âne, notamment en se classant 12e sur 16 participants, dans cette 26e édition de la Coupe d'Afrique des nations (Can) de football, la délégation officielle très pléthorique qui a accompagné les « Lions » a joué et gagné quant à elle sa Can. La Can de la pléthore. Une délégation surdimensionnée qui a fait une véritable bamboula à Tamale et Kumasi, aux frais de la princesse.
Entre la délégation officielle, la délégation ministérielle et la délégation fédérale, sans compter les amis et autres proches, on pouvait comptabiliser plus de 80 personnes autour de la « Tanière ». 11 véhicules 4x4 loués à 200 dollars l'unité Le ministre des Sports, le Dr Issa Mbaye Samb, avait presque emmené tous ses proches au niveau du département, soit une bonne vingtaine de personnes. Il y avait dans cette délégation, ses frères, son chauffeur du ministère des Sports. Et même son griot personnel Amadou Niang figurait dans sa suite.
Ce qui est inadmissible dans une République digne de ce nom. Autre information, Adama Thiam a été nommé chef de délégation et coordonnateur de la Can à la place de Yamina Thiam, directrice de la Haute Compétition. Du reste, la taille démesurée de la délégation a obligé Mamadou Diabakhaté et Momar Mbaye, les financiers du ministère qui géraient le budget de 1,5 milliard affecté à cette Can, à louer 11 véhicules dont 8 de type 4x4, à 200 dollars (près de 88 500 F Cfa à un dollar équivalent à 442,850 F Cfa) l'unité par jour, mis à la dispositions des officiels pour leur déplacement. Sans compter les frais pour le carburant. Dans le décompte, le ministre avait une voiture 4X4 à sa disposition. Mbaye Ndoye le président de la Fédération sénégalaise de football roulait quant à lui en Bmw. Quant à Cheikh Seck, on lui a affecté un véhicule léger alors que les deux représentants de l'Assemblée et du Sénat avaient eu chacun une 4x4. Le chef de la délégation Adama Thiam ainsi que les trois financiers ont aussi eu chacun une 4x4. Une voiture 4x4 était aussi mise à la disposition de Déthié, le chargé de mission de Issa Mbaye Samb et elle transportait certains marabouts.
Il y avait aussi une vanne pour les autres membres de la délégation ainsi qu'un second bus de 35 places, en plus de celui de 50 places mis à disposition par la Caf pour l'équipe. Chambres d'hôtel à 100 dollars la nuitée En outre, la délégation du ministre était logée - les chambres d'hôtel revenaient à presque 100 dollars (environ 45 000 F Cfa) la nuitée - , nourrie et « perdiemisée » à raison de 100 000 F Cfa par jour et par personne. Du côté des fédéraux, le gaspillage avait aussi cours. En effet, excepté Adolphe Ghazi et El Hadji Malick Gackou, tous les membres du bureau ainsi que les 11 présidents de Ligue, en dehors de Khayar Niang de Dakar, étaient présents au Ghana. Une démarche qui a un coût car cette pléthore de fédéraux a été supportée, en termes financiers, par le budget de la Fsf. Ces fédéraux ont, en outre, reçu des frais de mission alors qu'ils étaient là en villégiature. Ainsi, les 17 membres du Comité directeur avaient 25 000 FCfa par jour et étaient logés, nourris et transportés par la Fédération.
Les membres du bureau qui constituaient la délégation officielle comme les présidents de commission avaient eux 50 000 F Cfa par jour. De même, une enveloppe forfaitaire a été versée à plusieurs membres de la délégation Sénégalais. Mais le montant nous est encore inconnu. Promo Consulting pris en charge sur le budget de la Can L'autre aspect déconcertant dans la gestion de cette Can 2008, c'est le constat que l'agence marketing de la Fédération, Promo Consulting, qui a déployé une équipe de plus d'une dizaine de personnes au Ghana, a été entièrement prise en charge dans le budget de la Can. Ce qui n'a jamais été le cas avec Pamodzi qui s'est toujours prise en charge. Or, Pamodzi comme Promo Consulting sont des structures privées qui ne peuvent vivre de l'argent du contribuable. C'est dire qu'en payant à la place de Promo Consulting, les fédéraux et le ministère ont permis à Mbagnick Diop de récupérer de la main gauche ce qu'il avait donné de la main droite. La bamboula de la délégation sénégalaise au Ghana ne s'est pas arrêtée là. Car les supporters n'ont pas été en reste dans cette campagne africaine.
Pour les 400 supporters, avancés officiellement comme ayant accompagné les « Lions », les dépenses étaient supérieures à un million de francs Cfa par jour rien que pour la restauration. Même si ces derniers étaient indispensables, aux yeux de certains, ils ne semblaient pas utiles de faire voyager autant de personnes. Aussi, on aura dû mal à expliquer à l'opinion un tel gâchis. Même si sur le plan comptable, ils n'auront aucun mal à caser toutes ces dépenses. En effet, l'enveloppe de 1,5 million francs Cfa dégagée pour la Can est destinée à supporter toutes les charges liées à la participation du Sénégal à ce tournoi. Selon un agent du département des Sports, cette enveloppe va servir à couvrir tous les frais liés à la préparation et à la participation de l'équipe nationale au tournoi au Ghana. D'après lui, il est prévu dans ce budget une ligne pour supporter les frais d'hébergement, de restauration et de transport des « Lions », des officiels ainsi que des supporters.
Une autre ligne, la plus importante du budget, puisqu'elle tourne au tour de 800 millions de francs Cfa, a été arrêtée pour le paiement des primes. Cela découle du fait que les autorités tablaient sur une prévision qui intègre un parcours des « Lions » jusqu'à la victoire finale dans cette Can ghanéenne. Le reste de l'enveloppe budgétaire devant servir à couvrir les autres charges liées à la préparation de cette Can, notamment les stages et autres regroupements ainsi que les matches amicaux.
Henry Kasperczak n'est plus le sélectionneur national de l'équipe nationale du Sénégal. Le technicien Franco-polonais a confirmé l'information parue dans la presse du lundi. Lors d'un point de presse tenu hier, le désormais ex-coach des “Lions“ est revenu sur sa décision de se séparer du Sénégal après 19 mois de bail. Le motif évoqué est la défaite (3-1) de son équipe face à l'Angola. Une déconvenue qu'il a du mal à expliquer, même s'il estime être “seul responsable de l'échec“ du Sénégal tant bien même qu'il reste encore une rencontre à disputer face à l'Afrique du Sud après-demain à Kumasi.
Il y avait de la tension hier, au siège de University of development studies (UDS) qui fait office de tanière. Les journalistes qui étaient venus assister à la conférence de presse de Henry Kasperczak ont attendus deux heures 30 minutes pour voir l'ex-sélectionneur des “Lions“ avançait à petits pas en compagnie de Aïssatou François Seck. Une feuille de papier sur laquelle, il a griffonné quelques mots à la main. Le technicien Franco-polonais telle une star de football mondial voit son visage illuminé par les flashes des photographes. La tête baissée, il s'introduit en même temps que les journalistes dans la salle. Le point de presse va durer juste 20 minutes annonce la présidente de la commission communication de la Fédération sénégalaise de football.
L'annonce de ce temps relativement court, déclenche une première question dans l'assistance : “avez-vous démissionné ?“ s'interroge un confrère. Puis un autre ! Encore un autre ! Le désordre s'installe. Françoise Seck calme le jeu. “Il va d'abord faire une déclaration et après vous posez vos questions“ soutient-elle. Kasperczak respire très fort et déclare : “J'ai présenté ma démission au Président de la Fédération sénégalaise de football (Fsf). Le bureau fédéral l'a d'ores et déjà accepté. J'ai aussi informé les joueurs de l'équipe qui ont tous fait pour me retenir“. Sans avoir les mots, il cherche à motiver sa décision. “Face à l'Angola, nous avions le match en main. Mais, je ne maîtrise pas la baisse subite du régime constatée en seconde période. C'est le double visage que l'équipe a montré que je n'arrive pas à comprendre. C'est peut-être dû à la complexité du football. Il y a beaucoup de choses qui peuvent intervenir. J'ai alors réfléchi et j'ai dit que c'est peut-être moi le problème. J'ai, en ce moment pris la décision de le libérer. Peut-être que la décision que j'ai prise va déclencher quelque chose de positif, peut-être que l'équipe va réagir“ soutient-il.
Et d'ajouter : “je n'ai pas de regrets. C'est juste un échec. Or, je suis un gagneur. Mais après la seconde mi-temps que j'ai vu, j'étais tellement déçu (...) je ne pouvais plus rester. Peut-être aussi que j'ai pris ma décision à la hâte. Nous avons commis trop d'erreurs. On aurait pu au pire des cas éviter la défaite. Mais, nous n'avons pas été vigilant“. Toutefois, Henry Kasperczak évite les bouc-émissaires. “Je suis le seul responsable de ce mauvais résultat, de cette situation, de cette déception. Il ne faut pas chercher ailleurs. J'assume tout seul cet échec, même si on peut dire que ce sont les joueurs qui sont sur le terrain. Malgré tout, j'insiste que je suis le seul responsable“ déclare-t-il.
Et le désormais ex-sélectionneur des “Lions“ de poursuivre : “je suis certes déçu de quitter le Sénégal sur cette note négative. Mon objectif avec le Sénégal était d'aller en finale. Mais ça me paraît difficile en ce moment. Toutefois, l'espoir pour cette équipe est encore permis. Parce qu'elle a encore une petite chance pour se qualifier. Le déclic peut arriver avec le nouvel entraîneur. Même s'il faut reconnaître que nous sommes dans une situation délicate“. Par ailleurs, Henry Kasperczak a également admis qu'il y a eu des comportements qui l'ont poussé à jeter l'éponge. “Il y a aussi des comportements de certains joueurs. Certains n'avaient pas le niveau. Ils n'ont pas été à la hauteur“. Mais, paradoxalement, l'ex-coach des “Lions“ soutient en même temps que l'équipe du Sénégal a une “âme et qu'elle va aller loin“. Il a aussi récusé toute information liant son départ à un poste qu'il aurait acquis à l'As Saint Etienne (Ligue 1).
Henry Kasperczak quitte ainsi le Sénégal après 19 mois passés à la tête des “Lions“. Il a été automatiquement remplacé par Lamine Ndiaye qui jusque-là était son adjoint.
Henri Kasperczak, le coach des « Lions », voulait un jeu rapide, accéléré. Il l'a eu hier. Sauf que c'était dans le camp d'en face, celui des Angolais plus vifs et plus en jambes qui ont usé physiquement les Sénégalais en première mi-temps, malgré leur handicap au score, avant de les assommer méthodiquement après la pause. En préférant Bouba Diop à Ousmane Ndoye (plus enclin à revenir sur ses pas et, du coup, à retarder le jeu) au milieu de terrain, le sélectionneur national cherchait en même temps à muscler son entrejeu et à lui donner de la vitesse. Peine perdue. Puisque dans nombre de phases offensives, El Hadji Diouf et Diomansy Kamara ont gardé plus que de raison le ballon, gâchant ainsi de bonne opportunité de surprendre l'arrière-garde angolaise. Les « Lions » ont également semblé avoir confondu vitesse et précipitation avec une défense (et surtout Tony Sylva) qui abusait de longs ballons aériens vers des attaquants toujours battus de la tête. Surtout Diouf.
Les « Palancas negras » d'Angola ont d'entrée imposé leur rythme aux Sénégalais qui ont mis du temps à se mettre au diapason. Les « Lions » tinrent même la dragée haute aux mondialistes 2006 en Allemagne et se permirent d'aller à la pause avec un avantage au score (1 but à 0). Un score qui aurait été beaucoup plus large si devant Diouf, Mendy voire Niang avaient été plus réalistes.
Et puis, de retour des vestiaires, patatras ! Le jeu sénégalais se liquéfiait au fil des minutes. Les Angolais plus entreprenants, étaient comme en territoire conquis. La défense sénégalaise prenait eau de toutes parts, surtout sur ses flancs. Plus inquiétant encore, tous les grands gabarits qui composaient cette première ligne, se faisaient battre dans les airs. Et avec un Tony Sylva incapable de jouer au sapeur pompier, la note ne pouvait être que sévère. Et il n'y a rien à dire. Les plus forts se sont imposés.
Physiquement. Tactiquement. Techniquement, même si les Angolais ont encore beaucoup de déchets dans leur jeu.
Tony Sylva, le portier des « Lions », a certes sauvé 2 ou 3 balles chaudes, mais il est passé au travers sur les buts encaissés. Surtout sur le 2ème lorsqu'il ne put écarter le danger sur corner.
Guirane Ndaw s'est plus illustré comme une boule de nerfs que comme défenseur. Trop fougueux, il a souvent fait de mauvais choix et a plusieurs fois été pris à revers. Son remplacement s'imposait. Et c'est Modou Sougou, un attaquant qui a été lancé dans le bain (85ème mn) pour tenter de limiter les dégâts. Sans effet. Le pendant de Ndaw sur l'aile droite de la défense, Habib Bèye a connu de sérieux problèmes de (re)placement, désertant carrément son flanc sur le 3ème but.
Abdoulaye Diagne Faye et Souleymane Diawara ont longtemps retardé l'échéance. Bataillant ferme autant dans les airs qu'au ras du gazon. Finalement, c'est dans les balles aériennes, là où ils devraient exceller du fait de leur grande taille, qu'ils ont été battus. Le premier a eu le bonheur d'ouvrir le score sur une remise de la tête du second après un coup franc de Diouf. C'est dire s'ils ont donné le ton...
Bayal Sall a été moins rayonnant dans le jeu que lors du premier match face à la Tunisie. Mais sa puissance et sa technique lui ont permis de se sortir de certaines situations assez confuses.
Pape Bouba Diop préféré d'entrée à Ousmane Ndoye, a été très mobile. A essayé d'impulser le jeu sénégalais et de percuter devant en usant de sa grande taille. Sans grand succès. C'est-à-dire dans le tempo général d'une équipe sénégalaise volontaire mais limitée.
Frédéric Mendy, le milieu excentré gauche sénégalais n'a pas été aussi à l'aise dans son couloir que d'habitude. Mais il a échappé une fois pour servir une balle de but non transformée par Diouf et Niang. A aussi fait un monumental loupé sur une balle qui aurait dû être celle du 2ème but (25ème mn). Babacar Guèye entré à sa place à l'heure de jeu, a cherché à apporter une touche technique. Mais a été souvent dépassé en puissance et en vélocité.
Diomansy Kamara n'a pas non plus bien animé son couloir droit. Il avait trop tendance à conserver le ballon, à repiquer vers l'axe central adverse très concentré. D'où de nombreuses pertes de balles. Henri Camara qui l'a remplacé à la 70ème mn, n'a jamais eu l'occasion de placer sa phénoménale vitesse. Il s'est également compliqué la tâche par moments en voulant régler les problèmes tout seul.
Mamadou Niang s'est montré brouillon dans la surface de réparation adverse. Les rares fois qu'il a été dangereux (si l'on peut dire), c'est sur des tirs de loin et du gauche.
El Hadji Diouf, le capitaine des « Lions », a encore beaucoup retardé le jeu, « refusant » constamment de lâcher le ballon. Battu dans tous les duels, aériens comme au ras du sol, il n'a valu que par son coup franc ayant emmené le but sénégalais. Même ses corners étaient mal bottés.
L'Angola a prouvé qu'elle n'avait pas écarté le Nigeria sur la route du Mondial allemand en 2006 pour rien. Présents du début à la fin, les lusophones n'ont point volé leur victoire. Ils ont administré une belle leçon de réalisme au Sénégal.
Le fait du match : Carton jaune à la défense
Tamale : On ne va pas leur jeter la pierre, les quatre gaillards qui composaient hier, la défense sénégalaise. Face à l'Angola, c'est toute l'équipe du Sénégal qui est passée au travers. Elle n'a pas pu tenir la distance. Et a même perdu le nord, si ce n'étaient les pédales. L'attaque a encore manqué de concentration, ainsi que le capitaine des « Lions », El Hadj Diouf, l'a reconnu. Cela ne saurait cependant excuser de « grands joueurs » comme lui, Diomansy et Niang, voire Mendy qui ont chacun eu à un moment à un autre, une balle de but au pied ou ... à la tête.
Mais, ils ont tout vendangé. Et c'est la défense qui a trinqué. Elle a tenu autant et aussi longtemps qu'elle a pu. Par tous les moyens. Ce qui leur a valu de récolter tous les quatre un carton jaune : Guirane Ndaw, Diagne Faye en première mi-temps, Habib Bèye et Diawara en deuxième. La preuve que le quatuor a souffert. Il ne pouvait en être autrement.
Les longs ballons envoyés vers Diouf se brisaient sur la muraille défensive angolaise et les défenseurs en étaient réduits par moments à courir derrière leurs adversaires si, comme Bèye, ils n'étaient aux abonnés absents.
Et que le Sénégal ait pris 3 buts sur des balles aériennes, n'honore point ces quatre colosses. Guirane : 1, 89 mètre, Diagne Faye : 1, 87 mètre, Diawara : 1, 86 m et Bèye : 1, 85 m. Ils devraient être souverains dans les airs. Ils l'ont été pendant toute une mi-temps. Après, à force de subir les assauts répétés, ils n'avaient apparemment plus les « ressorts » pour bondir. La faute à toute l'équipe.
Le nul 2 à 2 face à la Tunisie et qui a secoué le monde sénégalais du football de Tamalé à Dakar n a pas manqué de toucher la Tanière. Les acteurs de ce résultat nul peu enviable conscients certainement de la situation et de la colère du Peuple, se sont réunis hier matin en réunion de crise. Sous la houlette de Diouf le capitaine, les 23 joueurs se sont retrouvés seuls en l'absence de tout membre de l'encadrement pour « se dire la vérité en face ».
Les Sénégalais sont très fâchés. Mais là bas du côté de Tamalé au niveau de la Résidence Universitaire où logent les Lions ce n'est pas aussi le calme. Le nul de 2 à 2 contracté face à la Tunisie a fini de secouer la Tanière. Cette fois ci ce ne sont ni le staff, ni les joueurs avec le staff qui se sont retrouvés. Mais les joueurs eux-mêmes. Sans personne d'autre. La réunion de crise a eu lieu hier matin. Après le petit déjeuner. Diouf en capitaine invite ses co-équipiers à une rencontre où seuls les joueurs sont admis. Une rencontre inhabituelle mais qui s'explique eut égard à la gravité de la situation qui voudrait que la Tanière après avoir tout obtenu du Peuple sénégalais, après avoir été soutenue et choyée depuis toujours ( en passant par cette Can 2008 où elle a bénéficié de plus de 1,5 milliard de FCFA pour sa bonne participation à cette compétition) soit peu « rentable ».
Cette fois ci (au premier match déjà) les échos de la rue font un effet terrible chez les joueurs. Premiers coupables pour avoir été les acteurs de ce nul, ils ont vite compris. Aussi Diouf dans un rôle de leader de convoquer ses « poulains » afin que l'abcès soit crevé et que la bonne méthode soit retrouvée afin que la suite de la compétition soit des plus heureuses pour les supporters sénégalais. Une réunion donc dite de crise qui selon nos sources a duré prés d'une heure, au cours de laquelle « les vérités ont été crachées et la compréhension mutuelle ». A en croire une source très au fait de ce qui s'est dit dans cette salle close, « Diouf après avoir rappelé à ses camarades la frustration créée par ce nul chez les supporters mais aussi chez tous les sénégalais qui attendaient une victoire, a invité son groupe à reprendre goût au jeu en se donnant totalement sur le terrain pour éviter d'être la cible des critiques même en cas de contre performances ».
Mais plus critique que le Bad Boy, Henri Camara doyen en sélections avec 87 capes à son encontre dira tout simplement que « le groupe qui a manqué de caractère dans ce match, doit savoir que jouer c'est simple mais pour quelqu'un qui a envi de gagner quelque chose, il faut tout oublier une fois sur le terrain de football ». Dans la même veine Diagne Faye aurait soutenu à ses camarades que « les sénégalais ont raison de critiquer est que ce n'est que par la victoire que le nul frustrant sera oublié ». Selon toujours cette même source « tour à tour les joueurs se sont parlés et évitant de responsabiliser qui que ce soit dans ce résultat face à la Tunisie qui devait perdre la rencontre pour tous reconnaître le manque de concentration grave alors que l'équipe avait la rencontre en main ». Cela aura-t-il un effet salvateur sur la prochaine rencontre face à l'Angola ? C'est la question que tout le monde se pose actuellement. Autant attendre donc dimanche après la rencontre pour savoir si oui ou non Diouf et les siens ont compris le message clair que leur a lancé le peuple sénégalais qui n'hésite plus à se faire comprendre. Même si ce sont les Lions de 2002 qui sont responsables.
Trois Can à son actif en tant que joueur (1986 en Egypte, 1990 en Algérie et 1992 au Sénégal) ; et déjà deux comme membre de l'encadrement technique des « Lions » (co-entraîneur avec Boubacar Sarr Locotte en 1994 en Tunisie et adjoint de Bruno Metsu en 2002 au Mali) ! Pour sa sixième présence au cœur de la plus grande compétition sportive africaine, cette année au Ghana, Jules François Bocandé a assez d'expérience(s) pour juger et comparer. Et pour lui, il n'y a pas photo. « Actuellement, on ne demande aux joueurs qu'à jouer.
Ils ont tout ce qu'il faut : un encadrement professionnel, tous les moyens dégagés par l'Etat jusqu'à l'avion présidentiel, l'environnement. Tout, absolument tout est nickel pour eux. C'est pourquoi je ne cesse de leur répéter que le minimum pour eux, c'est de disputer la finale », clame l'ancien meilleur buteur du championnat de France sous les couleurs du FC Metz, en 1986.
« De notre temps, se remémore-t-il, on n'avait pas la même organisation autour de l'équipe. Loin de là ! C'est pourquoi, on n'avait jamais réussi à aller au-delà des demi-finales », en 1990 en Algérie. Car, Bocandé estime qu'en valeur intrinsèque, ceux de sa génération n'avaient rien à envier aux joueurs actuels. « Nous avions un très bon niveau. En 1986, comme en 1990 et en 1992, on avait une équipe pour remporter la coupe. Mais c'est cet environnement pro qui nous faisait défaut », regrette-t-il. Et à voire ses jeunes « héritiers » jouer et surtout rater certaines occasions de but, l'ex terreur des défenses et des gardiens de but adverses ne peut s'empêcher d'avoir des pincements au cœur. « Parfois, je me dis : si je pouvais recommencer ! »
Puisqu'il n'est pas possible de réécrire l'histoire, Jules Bocandé lit l'actualité et vit avec son temps. Même s'il ne peut s'empêcher de faire quelques comparaisons. « La compétition a beaucoup évolué. Avec nous, l'essentiel des équipes était constitué de joueurs locaux. Aujourd'hui, la tendance est complètement inversée avec des contingents de joueurs pro évoluant dans les plus grands clubs européens. Ce qui se ressent forcément sur la qualité du jeu produit », analyse-t-il. Il n'en veut pour preuve que le match d'ouverture de dimanche dernier entre le Ghana et la Guinée. Seul bémol à son appréciation : « la qualité de la pelouse qui m'a semblé un peu haute. La balle avait du mal à rouler ». Sinon, rien à dire entre deux bonnes équipes, même si le chargé de mission de Kasperczak a trouvé que « le Ghana était meilleur ».
Et Jules Bocandé espère bien que ses « successeurs » s'inspireront de ce match d'ouverture et qu'ils donneront tout ce qu'ils ont dans le ventre. « En tout cas, l'équipe est prête ; elle s'est bien préparée à Ouagadougou. Les joueurs sont bien concentrés sur leur sujet » ; mais il se veut prudent « attendons d'abord de voir jouer l'équipe pour savoir où elle en est exactement ». Pour l'heure, les « Lions » tentent de s'adapter à leur nouvelle tanière, à la nouvelle résidence universitaire de Tamale. « Bien sûr que ce n'est pas un cinq étoiles. Mais si les Tunisiens s'y adaptent pourquoi pas nous ? », s'interroge-t-il. Tanière pour « Lions » et en même temps aire pour « Aigles de Carthage » ! Bocandé qui, avec Cheikh Seck, son ancien coéquipier en sélection nationale et actuel vice président de la FSF, avait devancé l'équipe à Tamale pour jouer les éclaireurs, regrette juste cette cohabitation qui peut être source de tension. Et de lancer un appel à la CAF : « il faut à l'avenir qu'elle verse une certaine somme d'argent à chaque équipe, à charge pour chacune de se débrouiller pour trouver où se loger ». En attendant, il faut gérer la situation et la compétition. Et ses joueurs n'ont pas à trop se plaindre. S'adapter, faire face et surtout « au moins la finale à défaut du trophée », c'est ce que « Boc » attend d'eux. « Si seulement je pouvais avoir une vingtaine d'années de moins... », lâche-t-il en s'éloignant.
Voici la liste des 23 joueurs de l'équipe nationale de football du Sénégal communiquée à la presse mardi à Dakar par le sélectionneur national Henri Kasperczak, en perspective de la 26- ème CAN prévue au Ghana, du 20 janvier au 10 février 2008 :
L'attaquant ivoirien de Chelsea (première division anglaise), Didier Drogba, occupe la quatrième place au classement du Ballon d'or 2007 du bihebdomadaire sportif français ''France Football'' remporté par le Brésilien Ricardo Izecson dos Santos Leite, plus connu sous le sobriquet de Kaka.
Didier Drogba a obtenu 108 points pour le vote du trophée qui récompense le meilleur footballeur de l'année et effectué par un jury de 96 journalistes. Auteur de 10 buts en Ligue des champions la saison dernière, une compétition gagnée par son équipe, le Milan AC (Série A italienne), Kaka a rallié la majeure partie des suffrages (444 points).
Il est suivi du Portugais de Manchester United (Angleterre), Cristiano Ronaldo, et de l'Argentin du FC Barcelone (Espagne), Lionel Messi.
Le Malien Frédéric Omar Kanouté du Fc Séville (Espagne), le Ghanéen Michael Essien de Chelsea (Angleterre) et le Camerounais Samuel Eto'o FC Barcelone (Espagne) se sont classés respectivement 11-ème, 24-ème et 30-ème.
Le Malien Mahamadou Diarra du Real Madrid (Espagne) et l'Ivoirien Habib Kolo Touré d'Arsenal (Angleterre), également nominés, n'ont pas obtenu de points.
Sans surprise, le Ballon d'Or France Football est donc revenu au Brésilien Kakà, devant Cristiano Ronaldo et Lionel Messi. Un lauréat plus sérieux que la blague Cannavaro mais qui ne suffira pas à réhabiliter un trophée à la crédibilité toujours aussi douteuse.
Plébiscite mondial Vainqueur et meilleur buteur de la dernière Ligue des champions avec le Milan AC, Ricardo Izecson Santos Leite dit Kaka ne pouvait laisser échapper le Ballon d'Or 2007. Bénéficiant de la prime au palmarès et de la résonance de ses prestations stratosphérique en C1, où il inscrivit la bagatelle de 10 buts en 14 matchs, le Rossonero faisait office de grandissime favori malgré l'explosion de Cristiano Ronaldo et Lionel Messi. C'est donc en toute logique que Gérard Ernaut, le directeur de la rédaction de FF, lui a remis ce dimanche le 52e BO.
444 points, dont 177 d'avance sur son dauphin, 78 premières places sur 96 votants, Kaka a écrasé ce premier Ballon d'Or "mondialisé", se plaçant comme le 9e lauréat le mieux élu de l'histoire du trophée, dixit Ernaut. Un peu trop diront certains, arguant que le Brésilien n'a pas été aussi bon en Série A qu'en Champions League, qu'il a refusé de participer à la Copa America et qu'il n'a pas particulièrement brillé depuis septembre. Mais le Milanais est un joueur de grande classe qui sait répondre présent dans les rendez-vous importants, ce fait la différence à l'heure de décerner un tel prix.
Pour le reste, il n'y a pas grande chose à dire. Champion d'Angleterre et meilleur joueur de la Premier League, Cristiano Ronaldo occupe la deuxième place. Auteur de buts magnifiques mais sans trophée majeur à son actif, Lionel Messi se classe lui troisième. Suivent Didier Drogba (4e), meilleur buteur de la Premiership et vainqueur des deux coupes anglaises, et Andrea Pirlo (5e), le stratège du Milan.
Les mystères du Ballon d'Or Au delà de ce quintet à peu près indiscutable, les choix des 96 journalistes du monde entier réunis par FF réserve en revanche quelques aberrations, comme Robinho (9e) devant Francesco Totti (10e) ou Thierry Henry (19e) et Fabio Cannavaro (24e) mieux classés que Wayne Rooney (26e).
Si Henry, qui n'a pas joué entre février et septembre, ou Cannavaro n'auraient même pas dû être dans les 50 présélectionnés, la 10e place de Totti restera comme le grand mystère de ce Ballon d'Or. Soulier d'Or européen avec 26 buts en 35 matchs de Série A et performant en Ligue des champoins, le capitaine de l'AS Roma n'a pas démérité par rapport à un Zlatan Ibrahimovic (7e) qui a lui inscrit 15 buts en championnat et aucun en C1.
Pour finir sur une note positive, notons tout de même que ce cru 2007 marque l'éclosion d'une nouvelle génération pleine de talents avec Ronaldo (22 ans) et Messi (20 ans) sur le podium et Cesc Fabregas (20 ans) à la 8e place, en attendant bientôt Karim Benzema, Hatem Ben Arfa ou Samir Nasri défendre les chances tricolores aux côté de Franck Ribéry, joueur français le mieux classé (17e).
Source : fluctuat.net
Catégorie : Lu, Vu et Entendu
Admirez cette réalisation de Kaka, l'une des plus belles...
Le tirage au sort des éliminatoires du Mondial 2010 a eu lieu dimanche en Afrique du Sud, à Durban. Les groupes définis seront également le cadre des éliminatoires de la Coupe d'Afrique des Nations 2010. Championne d'Afrique en titre, l'Egypte se retrouve dans le groupe 12 avec la République Démocratique du Congo, le Malawi et Djibouti.
Groupe 1 Cameroun ; Cap-Vert ; Tanzanie ; Maurice
Groupe 2 Guinée ; Zimbabwe ; Namibie ; Kenya
Groupe 3 Angola ; Bénin ; Ouganda ; Niger
Groupe 4 Nigéria ; Afrique du Sud ; Guinée Equatoriale ; Sierra Leone