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24 heures
vendredi 16 mai 2008, a 11:54
Ben Laden réaffirme sa volonté de lutter contre Israël

Le chef d'Al-Qaeda s'en est pris aux dirigeants occidentaux pour leur participation aux célébrations du 60ème anniversaire d'Israël et affirmé que les musulmans ne renonceraient à "aucun pouce de la Palestine", dans un message audio vendredi sur Internet.

 

 

Oussama ben Laden, qui dirige le réseau islamiste Al-Qaeda, affirme dans un message audio diffusé ce vendredi que le "djihad" est un devoir pour libérer les territoires palestiniens.

 

Ce message, dont la diffusion intervient alors qu'Israël commémore le soixantième anniversaire de la proclamation de sa création, a été mis en ligne sur un site islamiste.

 

"Nous ne renoncerons pas à la Palestine"


"Si Dieu le veut, nous continuerons la lutte contre les Israéliens et leurs alliés et ne renoncerons à aucun centimètre carré de terre de Palestine tant qu'il y aura au moins un musulman véritable sur la Terre", dit-il.

L'authenticité de l'enregistrement n'a pu être établie dans l'immédiat, mais la voix ressemble à celle de Ben Laden.

 

Le chef d'Al-Qaeda répète que le conflit israélo-palestinien est au coeur de la lutte engagée contre l'Occident et qu'il fut un facteur décisif des attentats du 11 septembre 2001 contre les Etats-Unis.

 

Il affirme que les cérémonies marquant le 60e anniversaire de l'Etat juif démontrent qu'Israël n'existait pas il y a soixante ans et qu'il s'est créé sur des terres confisquées de force aux Palestiniens.

 

Il s'en prend aussi aux médias occidentaux qui, accuse-t-il, évoquent depuis des années les Israéliens comme des victimes et les Palestiniens expulsés de leur terre comme des terroristes.

 

Le message est adressé aux "peuples occidentaux" et intitulé: "Les causes du conflit au 60e anniversaire de l'Etat d'occupation israélienne".

Source : www.liberation.fr

 

Catégorie : Lu, Vu et Entendu

jeudi 08 mai 2008, a 19:28
55% des Français ne souhaitent pas que Nicolas Sarkozy se représente en 2012

Le mardi 6 mai 2008 aurait dû être un jour heureux dans la vie du président Nicolas Sarkozy. Le premier anniversaire de son élection sera marqué par des sondages plus pessimistes les uns que les autres. Douze mois après son élection triomphale (53,06%), le tableau est morose. La cote de popularité du président est toujours au plus bas en dépit de sa récente intervention télévisée : 38% seulement des Français lui font « confiance » contre 57% de non, selon un sondage CSA Le Parisien-i télé vendredi.

 

Comme si cela ne suffisait pas, le président, dans les derniers sondages, semble entraîner François Fillion dans la spirale de l'impopularité. En effet, le Premier ministre glisse progressivement dans le sillage présidentiel : 51% des Français ne lui font pas confiance. Son décrochage - une chute de huit points par rapport à avril - ne lui fait « ni chaud ni froid », a déclaré François Fillion devant l'American Jewish Committee (AJC), dont il était l'invité d'honneur pour son 102e Congrès annuel, à Washington. Déclaration particulièrement odieuse, s'il en est une. « Quand on gouverne et qu'on réforme un pays, surtout au début, on a forcément à affronter une certaine impopularité », soutient le Premier ministre. Avec une pareille désinvolture à l'égard des préoccupations du peuple, François Fillion ne risque pas de remonter de sitôt sa cote de popularité. L'hebdomadaire L'Express s'interroge à bon escient : « Nicolas Sarkozy et François Fillon auraient-ils éprouvé au terme d'un an de pouvoir les limites de leur partenariat, plus complémentarité qu'osmose ? »

 

Nicolas Sarkozy confessait le 24 avril dernier avoir commis des « erreurs ». Aussitôt, renchérissait François Fillion : « J'assume ma part d'erreur ! » dans Le Journal du dimanche. Son « tort », selon lui, est d'avoir laissé les critiques de la gauche prospérer à propos du paquet fiscal, d'autant que le chef de l'État n'a pas supporté de se voir accusé d'avoir fait « une politique pour quelques-uns ». Cela étant dit, le « ni chaud ni froid » du Premier ministre, à Washington, ne s'élève au-dessus des meilleures déclarations politiques entendues au cours de la dernière année. Si Nicolas Sarkozy est vu comme un « hyperprésident », force est de constater que son premier ministre, François Fillon, peine à exister. Si le Premier ministre ne bénéficie plus d'un transfert de confiance dans l'opinion, il sera la victime expiatoire idéale, soufflait une source gouvernementale à L'Express.

 

C'est sur le front économique que les nouvelles sont les plus inquiétantes. Montée de l'euro et du prix du pétrole, inflation, crise du marché immobilier américain : le « choc de croissance » espéré n'est plus d'actualité. Et les Françaises et les Français en sont conscients. Selon une enquête, réalisée au lendemain de l'intervention télévisée du chef de l'État, 30% seulement des Français (dont 54% de sympathisants de droite) pensent que le président va terminer son mandat sans difficultés majeures, et 8% ne se prononcent pas (NSPP). Le pessimisme est nettement au rendez-vous : 62% des Français pensent que la France va traverser une grave crise d'ici la fin du mandat de Nicolas Sarkozy, selon un sondage CSA réalisé pour Marianne. Et comme l'indique AFP : « Le ton du président est loin de celui du vainqueur du second tour de la présidentielle - avec 53,06 pour cent des voix face à Ségolène Royal - qui prêchait la « rupture » et le volontarisme pour aller « chercher (ce) point de croissance » qui manque à la France ».

 

En pleine morosité, plus d'un Français sur deux (52%) pense que sa situation personnelle sera moins bonne en 2012 qu'aujourd'hui, et 68% des personnes interrogées pensent que leur pouvoir d'achat aura encore diminué en 2012. Plus que jamais, selon l'expression de François Fillon, les « caisses sont vides ». L'État doit se serrer la ceinture pour espérer tenir ses engagements européens. Et selon le Front monétaire international, présidé par Dominique Strauss-Kahn, « les prévisions que le FMI a faites pour l'économie française sont en dessous des prévisions que fait le gouvernement ». Parmi les 62% qui pensent que le pays va traverser une grave crise d'ici 2012, figurent 75% de sympathisants de gauche, 60% de sympathisants du MoDem et 41% de sympathisants de droite. Face à de tels résultats, faut-il se surprendre que 64% des personnes interrogées pensent que la société française sera plus divisée qu'aujourd'hui ?

 

Seulement 30% des personnes interrogées croient que le président « va terminer son mandat sans difficultés majeures ». Et seulement 49% des personnes interrogées souhaitent que Nicolas Sarkozy « garde François Fillon » comme Premier ministre jusqu'à la fin de son mandat. « Ca fait un an presque, dans quelques jours, que le Président de la République a été élu et je pense que dans les jours qui viennent on va voir fleurir mille articles et commentaires sur le bilan », a déclaré de Washington François Fillion. « Sans doute les procureurs seront plus nombreux que les avocats. Moi, vous savez, je fais un peu de course automobile, je fais des courses d'endurance. Quand on fait une course d'endurance, on fait pas le bilan au début de la course, on le fait plutôt à la fin », a déclaré le Premier ministre.

 

Nicolas Sarkozy n'aura, semble-t-il, d'autre choix que de mettre davantage son Premier ministre en avant-scène pour se concentrer lui-même sur les gros dossiers et être plus présent sur la scène nationale, alors que la présidence de l'Europe, à partir du 1er juillet, risque de l'éloigner des Français. Il semblerait que François Fillion deviendra le globe-trotter de la République, en lieu été place du président (depuis son entrée en fonction, Nicolas Sarkozy a parcouru 268.000 km). Selon France-Soir : « l'agenda diplomatique du Premier ministre comporte un nombre impressionnant de dates d'ici l'été : déplacements en Europe (Chypre, Malte, Bruxelles, Estonie, Finlande, Madrid, Berlin, Bruxelles…) ainsi que deux voyages transatlantiques (sommet UE-Amérique latine de Lima le 16 mai et les célébrations du 400e anniversaire de Québec, au mois de juillet) ! François Fillon est ainsi en passe d'établir un nouveau record de kilomètres parcourus par un chef de gouvernement français. En un an il fait aussi bien que Dominique de Villepin au cours de ses deux années passées à Matignon et il talonne déjà Jean-Pierre Raffarin sur la période 2002-2005 ! »

Nonobstant cela, la remontée sera longue et les réformes mettront du temps à produire des effets. Est-ce que la population française se laissera convaincre par les arguments de Pierre Giacometti, ancien dirigeant de l'institut Ipsos et personnage influent auprès du président, selon qui Nicolas Sarkozy essaie aujourd'hui d'installer l'idée que, s'il est impopulaire, c'est parce qu'il conduit des réformes difficiles, et pas pour de mauvaises raisons, par exemple sa vie privée.

 

Comme l'indique Le Parisien : « La « rupture », pour laquelle 53 % des Français s'étaient prononcés en l'élisant président le 6 mai 2007, a souvent un goût plus amer que sucré. Hier, dans la rue, les manifestants du 1er mai ne le lui ont pas envoyé dire. En guise de brins de muguet, ils lui ont offert leurs slogans du jour, de « ça ne peut plus durer, ça va péter » à « un seul poste à supprimer, celui de l'Élysée ». Projets sur les retraites, la Sécurité sociale, l'éducation : sur fond de crise financière mondiale et de moral historiquement bas, tout inquiète les Français et tout fait plonger un peu plus le couple exécutif dans la tourmente  ».

Le président Nicolas Sarkozy devra, à l'avenir, mieux maîtriser ses dossiers. C'est le reproche que lui en fait expressément Challenges : « Quelques heures avant l'intervention télévisée du chef de l'Etat, le 24 avril, un conseiller de l'Élysée s'inquiétait : « Je peux d'ores et déjà vous dire qu'il abordera trop de questions à la fois. Il va être dans la justification permanente ». Comme l'indique Challenges, « pour se préparer à l'exercice, Nicolas Sarkozy a dévoré une tonne de fiches. Cette surabondance l'a conduit à ne pas repousser l'argumentation technique, là où il devait prendre de la hauteur, donner du sens. En voulant balayer trop de sujets, il s'est laissé aller à des simplifications, à des approximations. Il a même proféré un certain nombre d'inexactitudes. Mélangeant, par exemple, naturalisation et régularisation. S'embrouillant sur la croissance comparée entre la France et l'Allemagne, ou sur l'inflation des produits alimentaires dans les différents pays européens ».

Toutefois, rien n'est tout blanc. Rien n'est tout noir. Interrogés au lendemain de l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy, 61% des personnes interrogées se déclarent favorables à cette idée de « mise de place de sanctions pour les personnes refusant deux offres d'emploi correspondant à leur qualification », selon un sondage CSA.

 

Source : www.centpapiers.com

 

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jeudi 08 mai 2008, a 10:23
Casamance : Des éléments armés arrachent l'oreille gauche à une vingtaine récolteurs de noix cajou

Une vingtaine de personnes ont eu le pavillon de leur oreille gauche arraché, mercredi matin, dans le secteur de Boutoupa Camaracounda, non loin de la frontière bissau-guinéenne, a-t-on appris de source autorisée.


Les victimes, de jeunes hommes, sont tombées sur des bandes armées en divers endroits de la forêt où elles étaient parties à la recherche de noix de cajou.


Selon des sources concordantes, une partie des personnes qui ont subi ces exactions ont été appréhendées par des éléments armés non identifiés, près de Tampe, à sept kilomètres de Boutoupa Camaracounda, chef-lieu de la communauté rurale du même nom, situé à une dizaine kilomètres de la frontière entre le Sénégal et la Guinée-Bissau.

D'après les témoignages recueillis à l'hôpital régional de Ziguinchor où une partie des victimes sont arrivées mercredi après-midi, les éléments armés ont expliqué aux victimes, qu'il était formellement interdit de se rendre dans la zone.

Après avoir rappelé cette interdiction, ils ont ensuite coupé, à chacune des personnes arrêtées, le pavillon de son oreille gauche. L'amputation aurait été faite à l'aide d'une machette, selon un journaliste qui a recueilli le témoignage de certaines victimes venues se faire soigner à Ziguinchor.


Ce geste accompli, ils ont procédé à la libération des jeunes qui ont pu regagner leur village, grâce aux vélos que celles-ci avaient cachés dans la brousse.

Certaines personnes mutilées auraient été prises en charge dans les postes de santé de villages environnants, notamment à Niaguiss, à 20 km à l'est de Ziguinchor. Mais la plupart d'entre elles se sont rendues après leur libération, à l'hôpital régional de Ziguinchor, où elles ont reçu des soins.

Parmi les victimes, 16 seraient originaires du village de Agnack et deux de celui de Fanda, localités situées non lieu de Niaguiss, dans le département de Ziguinchor. Trois autres victimes seraient des habitants de Tampe.

 

Source : www.rewmi.com

 

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mardi 06 mai 2008, a 10:51
Sénégal : Crise dans les entrailles de la Présidence de la République

Il est des moments où certains actes anodins, posés par les hommes politiques, n'ont aucune conséquence sur le cours normal de leur vie. Mais posés dans certaines conditions, ces mêmes actes deviennent si foudroyants qu'ils engendrent des dégâts quasi inestimables. C'est le cas de l'omission du nom du secrétaire général de la Présidence de la République du Sénégal par le Ministre - Conseiller en communication du Président Abdoulaye Wade Assane Bâ, lors d'une manifestation populaire dans la banlieue dakaroise.

 

Assane Ba et Abdoulaye Baldé ont tous les deux droit de cité dabs les entrailles de la Présidence de la République du Sénégal. Si le premier est Ministre - conseiller en communication du locataire des lieux, le second lui,  en est le Secrétaire Général. A priori, ces deux fonctions ne sont pas antinomiques. Au contraire, ils sont complémentaires. Mais apparemment, certains Sénégalais veulent leur imposer des relations très médiatisées qui en autre que ce que l'on pouvait attendre. Ce qui est à l'origine de cette situation,  c'est moins un éventuel télescopage fonctionnel que des ambitions dites conflictuelles au sein d'un mouvement populaire dénommé « Génération du Concret ». Ce mouvement a été créé par Karim Wade, fils du Président Wade et président du conseil de surveillance de l'Agence nationale pour l'organisation de la conférence islamique (Anoci). Cette agence est logée à la Présidence de la République.

 

Karim Wade est, par voie de conséquence, le président de ce mouvement international (puisque ayant des répondants aux Etats-Unis et dans plusieurs pays d'Europe dont la France) logé aussi à la Présidence de la République du Sénégal. Le Secrétaire général de la Présidence de la République, M. Abdoulaye Baldé son « proche ami et frère voire son alter ego » (pour certains) en est la deuxième personnalité. Depuis la création de la « Génération du Concret » il y a maintenant plusieurs mois, c'est le duo « Karim Wade/Abdoulaye Baldé » qui a toujours fait parler de lui ; faisant « bouger plus d'une montagne ». Mais la symphonie n'a duré que le temps des préparatifs du 11ème sommet de l'Organisation de la conférence islamique (Oci) tenu les 13 et 14 Mars derniers.

 

A peine les sénégalais ont-ils fini de savourer les « bons résultats » de cette manifestation grâce à laquelle la « Génération du Concret » a été, d'ailleurs, mise sur les fonts baptismaux qu'une nouvelle donne s'annonçât. Car, l'on reproche au Ministre – conseiller du Président Wade de vouloir « chiper » sa place à Abdoulaye Baldé. Un premier reproche a été fait récemment, qui a été vite démenti par le concerné Assane Bâ. Lequel pour prouver sa « bonne foi », s'est déplacé avec Abdoulaye Baldé le 26 Avril dernier à Ziguinchor, principale ville de la Casamance et fief du second. Là, M. Bâ a fait l'une de ses rares sorties radio – télévisées pour adresser des propos élogieux au Secrétaire Général de la Présidence de la République, Abdoulaye Baldé. Il l'a même qualifié de « géant politique et d'homme compétent ». Suffisant, non, pour prouver qu'il n'en était rien de tout ce que lui reprochaient les « inconditionnels » de Baldé.

 

Que non, aux yeux de ces derniers ! Pensant ainsi se racheter auprès de ces « inconditionnels » de Abdoulaye Baldé, Assane Bâ avait vraisemblablement laissé suinter la goutte d'eau qui fit déborder leur vase. Au sens où les « frères politiques et amis » de Baldé restés en Casamance naturelle (sud du Sénégal), ont justement prétexté la sortie de Assane Bâ pour s'en prendre à lui. Donnant un point de presse lundi soir à Ziguinchor, les membres de la cellule locale de la « Génération de Concret » et du mouvement « Horizon 2012 » qui ont mis en scelle Karim Wade pour les élections présidentielles de 2012, ont tenu à « rappeler (à Assane Bâ) quelques vérités qu'il a dû omettre lors de sa sortie ».

 

Pour le président et le coordinateur de « Horizon 2012 » en l'occurrence MM. Fakéba Bodian et Babacar Gorgui Guèye, ces « omissions (ont été faites) à dessein et qui, si l'on y prend garde, (elles) risquent de saper l'unité et la cohésion qui ont toujours caractérisé depuis sa naissance la Génération du Concret ». Selon eux, ces « vérités » sont les suivantes : « que Assane Bâ sache que Karim Wade est le N°1 et Abdoulaye Baldé le N°2 de la Génération du Concret et que celui qui veut casser ce duo nous trouvera sur son chemin ». Au-delà de leur cible du jour, les membres de « Horizon 2012 »  ont mis « en garde quiconque tenterait de remettre en cause cet ordre naturel déjà établi par les membres de la Génération du Concret ».

 

Réagissant mardi, sur la radio privée « Wal fadjri FM », aux menaces proférées par ses « inconditionnels », le Secrétaire Général de la Présidence de la République a parlé de « débat puéril ». Abdoulaye Baldé dira qu' « au niveau de la Génération du Concret, on n'a pas ces problèmes de positionnement et j'ai toujours dit aux personnes qui se réclament de moi que je ne battais jamais pour des positions, mais je me battais pour des principes. Vraiment il ne faut des gens amènent des conflits artificiels qui vont miner la marche du Mouvement. Je condamne tous propos qui tendent à nous diviser au sein de la Génération du Concret…»

 

Boubacar DIASSY

lundi 05 mai 2008, a 21:54
Sénégal : Cette « insupportable » presse !

Les libéraux au pouvoir depuis Mars 2000 se sont particulièrement engagés dans une lutte de plus en plus violente contre une bonne partie de la presse fautive d'être un des fossoyeurs majeurs de la démocratie. De condition de cette démocratie, les médias en général seraient, aux yeux des néo-dirigeants sénégalais, en train de la détruire. Ce qui expliquerait, dit-on, l'aversion que le chef de l'Etat lui-même, Abdoulaye Wade, nourrit envers cette presse-là. Wade, il est vrai, s'est particulièrement investi, corps, âme et intelligence, dans une campagne de diabolisation de certains médias, véhicules selon lui de « contre-valeurs démocratiques ».

 

Le propos n'est pas tout à fait faux. Mais si la plupart des concitoyens lui accordent difficilement crédit, c'est sûrement parce que son ou ses auteurs auraient un réel problème avec la probité morale et avec l'intégrité éthique. N'est-il pas vrai que c'est le pouvoir libéral qui a institué au Sénégal une presse particulièrement injurieuse, conçue comme une arme à son service ? N'est-il pas vrai que sous Wade en particulier, semblent élevés au rang de valeurs suprêmes le prosélytisme, les amalgames, les catégorisations, les récupérations politiciennes, les uppercuts aux règles et procédures démocratiques ? N'est-il pas exact que sous l'ère libérale s'est instaurée l'impunité face aux malversations et aux détournements des biens publics ? Quid de l'achat des consciences ?

Le Sénégal traverse une période d'anomie à l'instar de la presque totalité des pays à l'échelle du monde, mais contrairement aux dirigeants qui sont, un tant soit peu, soucieux des formes et qui cherchent à juguler les crises et à restaurer les valeurs et la justice, les nôtres ne veulent toujours pas rompre les amarres de leur univers théocentré. Du président au plus petit ministron au Curriculum vitae falsifié, tous se pensent comme la Transcendance et ne manifestent absolument pas l'intention de faire le deuil de leur universalité. Dans ce contexte, la plus banale remarque de la presse (qui refuse d'intégrer le giron mental libéral) est aussitôt perçue comme un insupportable outrage. Un affront que les hautes autorités politiques et certaines de leurs affidés religieux préfèrent laver dans les eaux puantes de l'anathème, de la vindicte populaire, de la médisance et de l'amalgame manipulatrice.

Cela dit, le maelström médiatique sénégalais est une réalité et il est légitime, pour le lecteur, l'auditeur ou le téléspectateur au nom duquel on prétend écrire et parler, de questionner la responsabilité des médias dans le cadre de leur rôle de construction d'un espace démocratique qui rende possible la discussion à partir des éléments essentiels. Le propos est clair : au-delà de l'inacceptable qui règne dans les Rédactions, il s'agit, pour les journalistes, d'avoir de l'estime pour leur métier, de s'arracher des dogmes personnels pour se (re) connecter à des principes inconditionnés.

 

Source : www.xibar.net

 

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jeudi 01 mai 2008, a 22:23
Sénégal : La GOANA trouve preneurs en Casamance

         La Grande Offensive Agricole pour la Nourriture et l'Abondance (GOANA), ce projet très cher au Chef de l'Etat sénégalais Me Abdoulaye Wade pour arriver à l'autosuffisance alimentaire dans son pays, a rencontré l'assentiment d'une frange de la jeunesse casamançaise (sud du Sénégal). Il s'agit des Jeunesses libérales travaillistes « fidèles » au ministre de la Jeunesse Mamadou Lamine Kéita et résidant dans le département de Bignona.

 

C'est la première sortie publique provenant de cette région méridionale du Sénégal et soutenant le projet GOANA. Les membres de l'Union des Jeunesses libérales travaillistes notamment ceux du Comité de liaison fédérale (Clf) de Bignona (425 Km au sud de Dakar) ont en effet tenu un point de presse jeudi pour dire urbi et orbi qu'ils soutenaient le secrétaire général national du PDS (leur parti politique actuellement au pouvoir) qui se trouve être le Chef de l'Etat sénégalais.

 

Faisant référence à une rencontre tenue à Bignona le même jour, leur secrétaire administratif, M. Abba Yérouba Bokoum, a indiqué que « les jeunes libéraux du département de Bignona ont félicité Monsieur Le Président de la république Me Abdoulaye Wade pour les mesures qu'il a prises pour maîtriser la crise alimentaire, l'encouragent et le soutiennent sur le projet GOANA ». Selon lui, le projet de sortie de crise préconisé par le Président Wade, « prouve encore une fois de plus  la volonté et l'engagement qu'il a de faire du Sénégal un pays émergent qui a eu plus de quarante de retard causé par le régime socialiste (opposition) ».

 

Sans attendre qu'on leur donnât le la, les jeunes libéraux du « Fogny » (autre appellation du département de Bignona) « ont décidé d'avoir des champs dans les seize communautés rurales et dans les deux communes. » Mieux, ils iront auprès de qui droit pour obtenir le soutien nécessaire afin d'arriver à leurs « louables » fins. Ils ont promis de commencer naturellement par l'inventeur de la GOANA, Me Abdoulaye Wade avant de s'adresser à leur mentor le ministre sénégalais de la jeunesse Mamadou Lamine Kéita sans oublier son homologue de l'agriculture Hamath Sall.

 

Retenons que ce dernier, cité mercredi  par l'Agence de presse sénégalaise (Aps), repris jeudi par le journal en ligne Rewmi.com, a précisé que le Sénégal avait besoin de pas moins de « 344,7 milliards de FCFA (524,2 millions d'euros) » pour réaliser le projet GOANA. Selon le même site, « parmi les besoins estimés, figurent l'achat d'engrais (197 milliards de FCFA), les aménagements hydro-agricoles et travaux d'encadrement à réaliser (85 milliards de FCFA) et la production de semences (52 milliards) ».

 

Boubacar DIASSY

mardi 29 avril 2008, a 21:12
L'Inde dément le président Wade en stoppant ses exportations

L'Inde a décidé d'arrêter ses exportations de riz. Selon la chaîne de télévision française LCI, c'est une décision qui a été prise par le gouvernement indien. La mesure se justifie par la volonté exprimée par les autorités indiennes de faire face à la forte demande intérieure.

 

A en croire les autorités indiennes, la mesure découle de la forte demande des populations en riz. L'Inde, deuxième exportateur mondial de la céréale après la Thaïlande, doit faire face à un marché intérieur important. La situation est liée surtout à une croissance galopante de sa population avec quinze (15) millions de nouvelles naissances chaque année. L'Inde dispose avec 183,95 millions d'hectares de la plus grande superficie cultivable au monde. Elle a enclenché sa "Révolution verte" au milieu des années 60 qui, grâce à une politique agricole bien basée sur La maîtrise de l'eau pour l'irrigation, a permis un grand bond en avant dans le secteur de agricole.

La Thaïlande, première exportatrice de riz a maintenu ses exportations parce que sa production du riz est suffisante pour la consommation locale.

L'annonce d'un accord (informel ?) entre l'Inde et le Sénégal a été faite il y a une dizaine de jours par le président sénégalais Abdoulaye Wade, lors d'une déclaration annonçant une reprise en main du désordre causé par la flambée des prix des denrées de première nécessité dont le riz.

Le Me Wade avait déclaré que le gouvernement indien a promis de fournir au Sénégal 600 000 tonnes de riz de l'Inde par an, et durant six années.

Sur les ondes de Sud-Fm, le Pr. Abdoulaye Bathily, secrétaire général de la Ligue démocratique/ Mouvement pour le parti du travail (Ld/Mpt), parti d'opposition, avait émis des doutes sur l'existence d'un accord formel entre le Sénégal et l'Inde. « Que le chef de l'Etat donne le document de l'accord ! », avait-il douté.

Grand consommateur de riz, le Sénégal importe 2/3 de sa consommation.

 

Source : www.xibar.net

 

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vendredi 25 avril 2008, a 15:03
Le Sénégal rendra hommage à Aimé Césaire

Le Sénégal va organiser à une date non précisée une "journée nationale d'hommage" à Aimé Césaire, poète et homme politique décédé le 17 avril en Martinique, a annoncé le gouvernement dans un communiqué transmis aujourd'hui.

Le président sénégalais Abdoulaye Wade "a instruit le Premier ministre (Cheikh Hadjibou Soumaré) de coordonner l'organisation d'une journée nationale d'hommage" à M. Césaire.

Aucune indication n'a été fournie sur le programme et la date de cette manifestation.
Dans une déclaration peu après l'annonce du décès de M. Césaire, le président Wade avait estimé à Dakar qu'il s'agissait d'une "catastrophe, non seulement pour la Martinique, les Caraïbes, la France mais particulièrement pour l'Afrique et le monde noir".

"C'est par Césaire que nous avions été conscients du colonialisme, nous le récitions par coeur", avait-il affirmé.

 

Source : www.rewmi.com

 

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samedi 19 avril 2008, a 14:34
Les Chefs d'Etat africains maître de la franc-maçonnerie

         Ce sont trois catégories qui se dégagent dans les pratiques maçonniques. « Les frères au grand jour », ceux qui ne cachent point leur appartenance aux loges maçons, « les frères de l'ombre » où ceux qui s'abstiennent de confirmer et les « demi-frères », qui ont été approchés et envisagent d'embrasser les pratiques de la franc-maçonnerie. Et, nombreux sont les Chefs d'Etat qui sont membres à part entière de la Grande Loge nationale française. Qui sont-ils ? Des informations livrées par le journal « l'Express international » dans un dossier consacré à la pratique maçonne chez les touts puissants, et presque intouchables Chefs d'Etat africain.

 

            Ils sont nombreux à graviter autour de la Grande Loge nationale de la France , (Glnf). Tous autant qu'ils sont, de véritables maîtres dans leurs pays respectifs. Seulement, il est à signaler que c'est loin d'une pratique reposant sur la démocratie, et son essor dans leurs pays qu'ils le sont. Ou mieux, parce qu'ils se battent pour offrir de meilleures conditions de vie et d'existence de leurs populations, passant par des projets, solutions porteuses menant vers un développement durable. Sur le même registre, ils restent et demeurent très ou trop riches se permettant toutes les largesses, et ne point s'inquiéter d'une interpellation internationale sur leur gestion. Catastrophe. Aussi, cela s'explique par un fait, incontournable pour mieux se positionner et bénéficier d'un soutien sans faille.

 

 

            Par moments, comme l'ont révélé nos confrères à l'origine de ce dossier qui a comme dénominatif, « Franc-maçons ; l'Afrique aux premières loges ». Et de nous apprendre, « au-delà des fables, un fait : sur le continent, une douzaine de Chefs d'Etat de l'espace francophone ont « reçu la lumière ». Seul Oumar Bongo Ondimba, initié par un certain Naudy, inspecteur des Ptt, athée et socialiste, revendique cette allégeance. Maître du Congo-Brazzaville, son cadet Denis Sassou Ngesso (…), illuminé à Dakar ». Au-delà, les adeptes du Grand Orient (GO) en plus de la Grande Loge nationale française (Gnlf), sont bien nombreux parmi les Chefs d'Etat. Et le journal d'en donner un chiffre, et des noms qui dégagent la surprise. Car, « les maçons sont partout, la maçonnerie nulle part ». Donnant des exemples sur l'appartenance de ces Chefs d'Etat à la loge maçonnique, les auteurs de ce dossier diront, « le 90e anniversaire de la Grande Loge nationale française, fêté avec faste en décembre 2003 dans un palace cannois : un écran géant déployé dans le lobby du Grand Hôtel diffuse alors en boucle l'arrivée à l'aéroport de Nice d'une demi-douzaine de Présidents africains, Bongo et Ngesso en tête (…).

 

 

            À côté, nombreux sont également ceux qui embrassent la politique, qui sont propulsés au-devant de la scène pour leur appartenance à des loges maçonniques. Et, citant des Présidents de l'Afrique francophone comme Faure Gnassingbé, Joseph Kabila, Paul Biya, Idriss Déby Itno, Mamadou Tandjan, Blaise Compaoré, Thomas Boni Yayi, François Bozizé, Amadou Toumani Touré, ou encore Denis Sassou Ngesso et Oumar Bongo, l'Express International écrira à propos de celui du Sénégal, « il a, semble-t-il, pris ses distances avec sa loge. D'autant qu'il doit tenir compte de l'hospitalité de l'islam confrérique envers la maçonnerie ». Vérité ou simple présupposés ?

 

Source : www.loffice.sn

 

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samedi 19 avril 2008, a 13:31
Le Président sénégalais s'en prend à la Fao et dénonce l'escroquerie des Ong

La faim nourrit injustement beaucoup de monde. C'est l'avis de Me Wade qui a dressé un véritable réquisitoire contre certaines Ong qu'il accuse de faire des affaires autour de l'aide alimentaire.


Si Me Wade n'aime pas lancer des appels au secours sur le danger de famine qui menace le Sénégal et les autre pays du Tiers monde, c'est parce qu'il ne veut pas enrichir des businessmen qui vivent de la faim. 'Je n'aime pas les incantations, encore moins les conjurations, les appels au secours qui ne produisent que cautère sur jambe de bois', a martelé hier Me Wade au cours du conseil présidentiel tenu au Méridien président (Voir par ailleurs). ‘Tout le monde sait ce qu'il faut faire mais objectivement, on ne voit qu'agitation'. Puis d'ajouter que ‘la prétendue aide alimentaire est devenue un business de certaines Ong, voire une vaste escroquerie aux dépens des populations des pays donneurs'.

 

Me Wade souligne que les chefs d'Etat africains pourraient largement raconter chacun, comment des dons supposés arrivent amputés par les divers prélèvements au passage. Voilà pourquoi le président Wade estime que l'Union européenne et le secrétaire général des Nations Unies ‘devraient lancer des enquêtes sur ce scandale du siècle, ce qu'on appelle l'économie de la faim qui enrichit les ‘blouses noires', faux médecins, croque-morts de la faim prompts à se pencher sur le malade, le faire remonter à flot à un moment pour obtenir encore davantage de subsides'.


L'Afrique, affirme Me Wade, devrait refuser de jouer plus longtemps ce rôle. ‘Certes nous avons besoin d'aide, mais pas de celle dont nous ne sommes que des prétextes', fulmine encore le chef de l'Etat. Non sans dire ses quatre vérités à la Fao : ‘Je ne voudrais pas non plus que la Fao se transforme en permanence en main tendue de l'Afrique pour recevoir la pitance. Elle doit aussi cesser de prélever 20 % des aides qui passent entre ses mains et trouver des ressources de fonctionnement'.


Le président Wade souligne que lorsqu'il est arrivé au pouvoir en mars 2000, le gouvernement précédent avait déjà lancé un appel à la famine. ‘C'est le seul appel que j'ai assumé, à mon corps défendant. J'ai pu m'apercevoir que les professionnels de l'appel à la famine, ici au Sénégal comme à l'étranger, s'étaient encore illustrés. J'ai décidé que, sous mon mandat, le Sénégal ne lancerait plus d'appel de ce genre. La promesse a été tenue'.


Pour Me Wade, les pays africains pourraient échapper au danger éventuel de la famine s'ils étaient plus vigilants et mieux aidés. ‘Je dis mieux aidés car l'aide à la survie est une aumône. Aussi ne voudrais-je pas qu'on lance, en notre nom, une campagne de collecte d'argent qui finira dans l'escarcelle de la nébuleuse des Ong, de certaines Ong du moins', avertit le chef de l'Etat. Quant au Sommet ‘dit de la crise alimentaire' convoqué à Rome, Me Wade estime qu'il ne devra pas être un de ces éternels tours de table ‘où les médecins se penchent avec condescendance sur un malade en perpétuelle transfusion avec le sentiment que leur devoir ne va pas plus loin que le maintien en vie'.

 

Source : www.rewmi.com

 

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vendredi 18 avril 2008, a 11:13
USA : 3.260 détenus attendent leur exécution par injection létale

Amnesty International vient de recenser les condamnations à mort et les exécutions pour l'année 2007. Au moins 1.252 personnes ont été tuées dans 24 pays. Et au moins 3.300 personnes ont été condamnées à mort dans 51 pays. Le nombre total de personnes actuellement sous le coup d'une sentence capitale dans le monde avoisinerait les 27.000.

 

Les partisans de la peine de mort, aux États-Unis, pays de la piété, de la prière, de la compassion et de la justice divine, sont toujours majoritaires parmi la population américaine, se situant aux alentours de 60 à 65 %. La peine capitale est en vigueur dans 37 États sur 50. Ceux où elle est le plus souvent appliquée sont le Texas (405 exécutions depuis 1976) et la Virginie (98). Il y aurait à ce jour plus de 3.260 détenus dans les couloirs de la mort aux États-Unis en attente de leur exécution. Depuis 1976, selon le Centre d'information sur la peine de mort (de tendance abolitionniste), 929 condamnés ont été exécutés par injection létale, 154 par électrocution, 11 dans des chambres à gaz, trois par pendaison et deux par un peloton d'exécution.

 

Seul le Nebraska a encore recours à la chaise électrique. Les autres États qui appliquent la peine de mort ont recours pour ce faire à l'injection qui consiste en l'administration de trois produits : (le sodium de thiopental qui provoque une perte de connaissance et, à forte dose, un arrêt respiratoire ; le bromure de pancuronium qui entraîne une paralysie musculaire ; et le chlorure de potassium qui conduit à un arrêt cardiaque), autrement dit, le premier endort le condamné, le deuxième paralyse ses muscles, le troisième arrête son cœur. Ce qui peut laisser apparaître comme étant une mort paisible, dans un processus expiatoire, ne l'est pas du tout comme le démontrent plusieurs études scientifiques : si le premier produit est mal administré, les deux suivants sont extrêmement douloureux.

 

En septembre 2007, Ralph Baze et Thomas Bowling, deux condamnés du Kentucky, ont estimé que cette méthode d'exécution par injection mortelle était contraire à la Constitution. Ils ont déposé des recours devant la justice faisant valoir que ce risque de souffrances s'apparentait aux « châtiments cruels et inhabituels » interdits par la Constitution américaine. Les avocats des plaignants ont plaidé devant la Cour suprême le fait que l'évolution des méthodes d'exécution aux États-Unis, des pendaisons du XIXe siècle à la chaise électrique ou l'utilisation de gaz mortels, reflète une quête constante de mises à mort « plus humaines » mais que, au final, chacune de ces nouvelles méthodes s'est révélée beaucoup « moins humaine » que prévu.

 

Les adversaires de la peine de mort font valoir que le condamné peut subir une douleur intolérable sans avoir les moyens de crier si on lui administre une dose trop faible d'anesthésiant. L'argument en cause est que si l'anesthésique ne marche pas, les deux autres produits peuvent provoquer une douleur insoutenable, sans que le détenu, paralysé, puisse le faire savoir. En Floride et en Californie, certains condamnés ont mis jusqu'à une demi-heure à mourir. Pour ne pas être contraire au huitième amendement, l'injection létale doit être instantanée, indolore et non-prolongée. Or, certains condamnés à mort, exécutés par injection létale aux États-Unis, étaient conscients pendant leur exécution et ont enduré souffrances et torture, faute d'anesthésie suffisante, d'après une étude publiée dans la revue médicale britannique The Lancet parue en avril 2005.

Les plaignants, Ralph Baze et Thomas Bowling, ne demandaient pas un sursis ni une autre méthode mais souhaitaient recevoir une seule injection, de barbituriques, ou lieu de trois. Au minimum, arguaient-ils, l'État devrait être obligé d'imposer des contrôles plus stricts sur les exécutions par triple injection afin d'assurer que l'anesthésique est administré correctement.

 

Les honorables juges devaient décider si l'injection létale est constitutionnelle ou pas. Ils ont rendu leur verdict : « Les plaignants n'ont pas prouvé que le risque de souffrance liée à une mauvaise administration d'un protocole d'injection mortelle qu'ils reconnaissent humain, de même que le refus d'adopter des alternatives dont l'efficacité n'a pas été démontrée, constitue un châtiment cruel et inhabituel interdit par le texte fondateur », écrit le président de la Cour, le juge John Roberts. Sur l'administration d'une dose unique, demandée par les deux plaignants condamnés à mort, le juge Roberts considère que l'injection unique, fréquemment utilisée pour euthanasier les animaux, « présente des problèmes propres et n'a jamais été testée dans un seul État ».

Un fait qu'il faut préciser : ce jugement de la Cour suprême ne porte pas sur la constitutionnalité de la peine de mort. Bien qu'il en approuve le verdict et le raisonnement juridique, le président de la Cour, le juge John Roberts a confié être convaincu, à titre personnel, que la peine capitale, en elle-même, était inconstitutionnelle.

 

Cette décision n'a recueilli que trois voix contre deux mais quatre juges se sont soumis à l'avis majoritaire. Et cette majorité de la Cour suprême autorise en conséquence la reprise des exécutions, suspendues depuis plus de six mois dans le pays. Pour les deux juges de la minorité, Ruth Ginsburg et David Souter, ce risque ne peut pas être pris à la légère, et les États doivent appliquer « des garanties de base » pour s'assurer que le condamné est bien inconscient avant que les deux derniers poisons soient injectés.

La méthode de l'injection mortelle est conforme à la Constitution. Cette décision ne s'applique directement qu'au Kentucky. Mais le gouverneur Timothy Kaine, de la Virginie, a aussitôt levé le moratoire, imposé le 1er avril dernier, quand il avait sursis à l'exécution du condamné à mort Edward Nathaniel Bell. Cette exécution avait été reportée du 8 avril au 24 juillet. La cour suprême avait également sursis à une autre exécution en octobre.

 

Selon Le Monde, les juridictions des autres États doivent maintenant définir si cette décision s'applique sur leur territoire. Certaines validations pourraient traîner des années, mais d'autres devraient intervenir très rapidement, notamment dans les États du Sud comme le Texas, l'Oklahoma ou l'Alabama. En effet, si un plaignant se voit refuser une méthode alternative, et s'il est prouvé qu'elle est moins douloureuse, si un État refuse d'employer une méthode alternative qui entraînerait une baisse importante du risque de douleur, rien n'interdirait aux avocats de ce condamné ou de ces condamnés à engager d'autres recours contre l'injection létale.

 

Terminons avec un cas vécu. En Californie, le juge fédéral Jeremy Fogel avait demandé à la direction de la prison de San Quentin (Californie), le 15 février 2006, de modifier, pour les rendre moins douloureuses, les injections mortelles utilisées pour l'exécution des condamnés à mort de cet État. Selon ce juge, cela était arrivé pour 6 des 13 personnes exécutées dans cet État. Le juge avait refusé de suspendre l'exécution de Michael Morales, le 21 février, condamné à mort pour le viol et le meurtre d'une jeune fille de 17 ans en 1981, à la prison de San Quentin. Face à cette obligation, l'État choisit, dans un premier temps, de faire appel à deux anesthésistes anonymes : l'un dans la chambre d'exécution devant constater la perte de conscience du détenu lors de la première injection, l'autre en dehors pour aider à la mise à mort de Morales.

D'accord dans un premier temps, les deux anesthésistes réquisitionnés pour l'exécution de Morales, ont par la suite fait valoir leur droit de retrait pour des raisons d'éthique. Ils craignaient, en effet, d'avoir à intervenir pour abréger les souffrances de Morales.

 

Devant cette demande de retrait des anesthésistes, les responsables de la prison décident de reprogrammer l'exécution pour le soir, le temps pour eux d'envisager une méthode différente : une dose unique et massive de barbituriques. Cette décision est approuvée par le juge Jeremy Fogel mais conditionnée à sa mise en œuvre par du personnel médical licencié de l'État : médecin, infirmier, dentiste. Personne n'a accepté d'assumer cette fonction.

Même si un certain nombre de médecins acceptent encore de pratiquer l'injection létale sur les condamnés au nom d'un « devoir envers la société », ils se limitent à déclarer le décès ou exceptionnellement à insérer le cathéter dans les veines. Aucun professionnel de la médecine ne semble accepter aujourd'hui d'intervenir activement dans le processus de mise à mort en Californie au nom de raisons éthiques.

 

L'an dernier, 42 personnes ont été exécutées aux États-Unis où plus de 3.300 condamnés attendaient dans les couloirs de la mort. La voie est maintenant libre. Mince consolation pour les États-Unis : la Chine est le pays, selon Amnistie Internationale, qui a le plus recours à la peine capitale. Elle procède en moyenne à 22 exécutions par jour. Il faut souligner que les autorités chinoises ne communiquent pas de chiffres. Selon l'organisme, le nombre réel d'exécutions approcherait plutôt les 8.000 par an. La Chine passe donc en tête des pays faisant usage de la peine de mort.

 

Jacques Beauchamp, journaliste à la Société Radio-Canada, a rencontré l'un des condamnés qui ont porté la cause de l'injection létale jusqu'en Cour suprême des États-Unis. Une entrevue qui vaut le déplacement : Radio-Canada - Première chaîne - Desautels - sommaire du 16 avril 2008

 

Sources : www.centpapiers.com

 

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Titre : 24heures

jeudi 17 avril 2008, a 10:30
Sénégal: Comment le chef rebelle Salif Sadio a été débarqué de la direction de l’aile militaire du Mfdc

         Les 5 et 6 avril dernier, les combattants de l'aile militaire du Mfdc se sont réunis.Alors que tout le monde s'attendait à ce que la succession de l'abbé Diamacoune soit débattue, l'ordre du jour s'est focalisé sur la question du remplacement de Salif Sadio. Même si, officiellement, les termes du communiqué sont tout autres.

La rencontre convoquée par des responsables de l'aile militaire du Mfdc dans le maquis les 5 et 6 avril 2008 n'a pas fini de révéler ses secrets. Alors que l'on s'attendait à la désignation d'un nouveau secrétaire général en remplacement de l'Abbé Diamacoune et à la mise en place d'un nouveau chef d'état-major, la rencontre présidée par César Atoute Diatta s'est plutôt penchée, selon des sources très proches du Mfdc, sur des stratégies pour remplacer le mythique chef-rebelle Salif Sadio.

 

Selon notre source, les combattants présents sont parvenus par trouver un nom : il s'agit d'un jeune du village de Boutégol. Même si son nom est tu pour le moment, les combattants ont l'espoir que le jeune homme conduira le processus de paix dans le Front nord. Donc, incessamment, il prendra la place de Salif Sadio à la tête du Front nord. Cette décision est également approuvée par la partie gouvernementale qui croit ainsi, à travers ce jeune du village de Boutégol, infiltrer le front Nord et parvenir à une paix définitive sans Salif Sadio. La question que l'on se pose maintenant est celle-ci : Salif Sadio se laissera-t-il faire ? Va-t-on vers l'ouverture d'un second front ?


Officiellement, le Mfdc a écrit un communiqué, au terme de cette rencontre, en faisant 'un diagnostic sans complaisance de tous les problèmes qui secouent la branche militaire'. Et c'est pour ensuite 'regretter profondément tout ce qui s'est passé ces dernières années dans le maquis et les dégâts découlant de cette situation notamment les pertes en vies humaines'. Selon le communiqué, les combattants présents à la réunion 's'excusent publiquement auprès du peuple casamançais et de leur frère Salif Sadio pour ce qui s'est passé et les souffrances endurées inutilement et s'engagent à tourner définitivement cette page sombre de l'histoire de la lutte du peuple casamançais'.


Dans cette même lancée, les combattants du Mfdc 's'engagent solennellement devant le peuple casamançais et devant l'Histoire à ne plus jamais entreprendre ou encourager toute démarche de nature à ternir l'image du mouvement et à saper l'unité de l'aile militaire'. Enfin, les combattants se disent convaincus que le Mfdc est une 'famille, une et indivisible'. Ils tendent 'la main à leur frère Salif Sadio pour une réconciliation et pour sceller l'unité de l'aile militaire conformément aux vœux de feux abbé Diamacoune et Sidy Badji, respectivement secrétaire général et fondateur de la branche militaire Atika'

 

Source : www.rewmi.com

 

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