La famille du Prix Nobel de la Paix a préparé une fête intime pour vendredi, puis une réception se déroulera samedi avec quelque 500 invités, dont Thabo Mbeki, actuel président sud-africain.
Nelson Mandela, ancien président sud-africain, fête vendredi 18 juillet son 90e anniversaire en famille, dans le village qui l'a vu grandir, une pluie d'hommages et de vœux saluant l'homme d'Etat le plus populaire au monde.
La famille du Prix Nobel de la Paix (1993), symbole planétaire de réconciliation, a préparé une fête intime, une "surprise" dont rien n'a filtré, à la résidence où Mandela séjourne une partie de l'année avec son épouse Graça Machel, à Qunu dans le sud-est de l'Afrique du Sud. Cette fête marque aussi les 10 ans de mariage de Mandela avec Machel, veuve de l'ancient président mozambicain Samora Machel. Samedi, Qunu accueillera des festivités plus pompeuses, avec quelque 500 invités chez Mandela, dont Thabo Mbeki, qui prit sa suite en 1999 à la présidence du pays, et Jacob Zuma, actuel chef du Congrès national africain (ANC, au pouvoir) et à ce titre leur probable successeur en 2009. Médias et grand public n'ont pas été conviés aux célébrations.
Hommages, messages et témoignages
Les proches de Nelson Mandela, à l'apparence de plus en plus frêle, veulent le préserver après des semaines d'activités intenses pour un nonagénaire, à l'image de sa présence fin juin à Londres à un concert géant pour la lutte contre le sida. Toute la semaine, les médias sud-africains ont regorgé d'hommages, de messages, de témoignages, disant l'immense gratitude du pays envers l'homme qui guida la transition pacifique du régime d'apartheid – qui l'incarcéra 27 ans – à la démocratique multiraciale advenue en 1994. Dans plusieurs villes d'Afrique du Sud, des fêtes, concerts, manifestations sportives, sont prévus ce week-end en hommage au vieil homme. Depuis des mois, un site internet dédié à ce 90e anniversaire, www.happybirthdaymandela.com, recueille et affiche en boucle des dizaines de milliers de messages de puissants, célébrités ou anonymes émanant de tous pays, et invite à contribuer financièrement à sa Fondation caritative. Cet engouement, comme les vœux et félicitations qui devraient affluer vendredi, attestent à quel point le monde reste inspiré par l'héritage du "colosse moral" qu'est Mandela, selon le mot de son ami, l'archevêque et Prix Nobel de la Paix (1984) Desmond Tutu.
Les adeptes d'Apple se sont pressés jeudi dès 08H00 devant les boutiques Orange et les Fnac parisiennes pour se procurer dans une ambiance bon enfant le nouvel iPhone 3G, une semaine après sa sortie dans 21 pays dans le monde.
Un mois après le "non" retentissant des Irlandais au traité de Lisbonne, les propos de Nicolas Sarkozy suggérant de les faire "revoter" ont provoqué un tollé mercredi en Irlande, à quelques jours d'une visite délicate du président français à Dublin. "Les Irlandais devront revoter et je mettrai le veto à tout élargissement (de l'Union européenne) tant qu'il n'y aura pas de nouvelles institutions", avait déclaré mardi M. Sarkozy selon des députés de son parti l'ayant rencontré dans la journée.
Dans un pays soucieux de son indépendance, où 53% des électeurs ont rejeté le traité de Lisbonne lors d'un référendum le 12 juin dernier, ces quelques mots ont immédiatement provoqué la colère du camp du "non" et l'embarras du gouvernement irlandais.
"Cela illustre bien la nature anti-démocratique de ce qui se passe à Bruxelles", s'est insurgé Declan Ganley, l'un des chefs de file des "nonistes" irlandais.
Même indignation de la part de Sinn Féin, seul parti irlandais à avoir soutenu le "non" le 12 juin, pour qui la position attribuée au président français est "profondément insultante pour le peuple irlandais".
"Au cours du mois qui a suivi le rejet très net du traité de Lisbonne par les électeurs irlandais, nous avons entendu toute une série de dirigeants européens essayer de nous intimider et de nous forcer à faire ce qu'ils veulent", a commenté le porte-parole de Sinn Féin pour les questions internationales, Aengus O Snodaigh.
"Il est important que le président Sarkozy comprenne que le peuple irlandais exige que son vote soit respecté et, plus important encore, que ses inquiétudes soient prises en compte", a-t-il poursuivi, indiquant que son parti avait sollicité un entretien avec M. Sarkozy lors de son voyage en Irlande lundi prochain.
Même le Parti travailliste irlandais, qui a milité pour le "oui", estime que M. Sarkozy a "commis un sérieux faux-pas".
Du côté du gouvernement, la réserve semble de mise.
Selon le quotidien Irish Times, le Premier ministre Brian Cowen, actuellement en visite aux Etats-Unis, s'est employé à minimiser les propos du président français. "Nous devons reconnaître qu'il y a eu de nombreux avis exprimés en Europe sur les problèmes auxquels nous sommes confrontés après le rejet" du traité, a déclaré le chef du gouvernement, qui avec le "non" irlandais a essuyé une cuisante défaite personnelle, un mois à peine après son arrivée au pouvoir.
Le ministre irlandais des Affaires étrangères Micheal Martin a pour sa part souligné que M. Sarkozy, président en exercice de l'Union européenne, serait en "position d'écoute" lors de sa visite à Dublin.
"Nous n'avons pas l'intention de nous laisser intimider par qui que ce soit", a-t-il prévenu sur une radio irlandaise. "Nous allons étudier cela d'un point de vue irlandais, en fonction de ce qui sert au mieux les intérêts de l'Irlande."
A Paris, le conseiller spécial de M. Sarkozy, Henri Guaino, a tenu à nuancer les propos du chef de l'Etat: organiser un nouveau référendum n'est que "l'une des solutions" envisagées, a-t-il souligné. Et s'ils devaient revoter, les Irlandais le feraient "probablement" sur un texte qui ne serait "pas exactement le même".
Lors de sa visite à Dublin le 21 juillet, le chef de l'Etat "va essayer d'évaluer la situation", a insisté M. Guaino.
Mais pour le chef du Labour, Eamon Gilmore, les déclarations de M. Sarkozy augurent mal d'une réelle volonté d'écoute.
"On nous a fait comprendre que l'une des principales raisons de la visite du président en Irlande la semaine prochaine était de lui permettre d'écouter les positions du peuple irlandais sur ce qui doit être fait", a-t-il rappelé. "Cependant, s'il a déjà arrêté sa décision sur cette question, ça risque d'être une écoute plutôt vaine".
Internet est-il ou non une bonne nouvelle pour ceux qui espèrent voir la Chine devenir une démocratie ? Pierre Haski, fondateur du site Rue89 et bon connaisseur de la Chine, où il a été le correspondant de Libération jusqu'en 2006, raconte, dans un petit livre passionnant «Internet et la Chine», l'irruption du Web dans l'Empire du Soleil Levant. Une irruption massive et rapide – entre 2001 et 2007, le nombre d'internautes est passé de 21 à 210 millions – qui donne espoir à l'auteur : et si la démocratie arrivait en Chine par le Web ?
49 blogueurs emprisonnés
Pierre Haski semble persuadé de l'invincibilité du Net à long terme. Mais il est aussi un observateur honnête et scrupuleux d'une réalité qui laisse peu entrevoir ce genre de happy end. Des dizaines de milliers de cyber-policiers chinois contrôlent avec assiduité les textes publiés par quelques cinquante millions de blogueurs. Ceux-ci ont le droit d'écouter des groupes américains ou de parler de feuilletons ou de fringues. Car, dès que l'on s'évade du champ du divertissement, la liberté se paye cher, et Pierre Haski raconte le destin de quelques uns des 49 blogueurs emprionnés pour des écrits contestataires. Internet fonctionne en Chine comme un gigantesque Intranet : autrement dit les passages entre le Web chinois et le reste de la Toile sont peu nombreux et facilement contrôlables. L'auteur a ainsi vu son propre blog – pourtant en français et édité à partir de la France – censuré par les cyberpoliciers. Pierre Haski nous apprend aussi comment nombre de multinationales, et notamment Yahoo !, Google et Microsoft, se croient obligés de collaborer avec les autorités pour « protéger leur business », quitte à faciliter l'arrestation de blogueurs disssidents.
Mais il y a encore plus préoccupant : Haski reconnaît que l'immense majorité des internautes chinois se fichent comme une guigne de la démocratie et de la politique, dont leurs aînés ont, il faut le reconnaître, épuisé toutes les joies durant la sinistre révolution culturelle. Le deal entre les nouvelles classses moyennes et le régime apparait en filigrane dans le livre : nous vous laissons prospérer, laissez nous gouverner. Cette dimension orwélienne de la réalité chinoise est plus inquiétante : l'histoire nous enseigne que l'assentiment du peuple protège mieux les tyrans que les barbelés dont ils peuvent l'entourer.
L'hebdomadaire américain The New Yorker a publié lundi en couverture une caricature de Barack Obama en militant islamiste, jugée de "mauvais goût et offensante" par l'équipe de campagne du candidat démocrate à la présidence des Etats-Unis.
La caricature montre Obama dans le bureau ovale de la Maison Blanche, coiffé d'un turban et portant une djellaba, des babouches aux pieds, saluant sa femme Michelle portant quant à elle une kalachnikov en bandoulière tandis que le drapeau américain brûle dans la cheminée. Au mur, est accroché un portrait du chef d'Al-Qaïda, Oussama ben Laden. Le New Yorker, un des magazines préférés des intellectuels américains et plutôt classé à gauche, a expliqué qu'il voulait dénoncer avec cette caricature la "campagne de peur et de désinformation" menée contre le sénateur de l'Illinois.
"Le New Yorker peut penser que sa couverture est destinée à brocarder la caricature de Barack Obama faite par l'extrême droite mais beaucoup de lecteurs la jugeront de mauvais goût et offensante et nous sommes d'accord", a réagi le directeur de la communication de Obama, Bill Burton. Le porte-parole du candidat républicain John McCain, Tucker Bonds, a indiqué que l'équipe du sénateur de l'Arizona était "entièrement d'accord" avec l'état-major de campagne de Barack Obama.
Une caricature de l'hebdomadaire américain The New Yorker représentant le candidat présidentiel démocrate Barack Obama habillé en militant islamiste, et sa femme Michelle avec une kalachnikov en bandoulière, a provoqué lundi la consternation du camp démocrate.
En couverture du magazine, la caricature montre M. Obama dans le bureau ovale de la Maison Blanche, coiffé d'un turban et portant une djellaba, des babouches aux pieds, et sa femme Michelle, coiffure afro et habillée en guérillera, tandis que le drapeau américain brûle dans la cheminée. Au mur, un portrait du chef d'Al-Qaïda, Oussama ben Laden, est accroché.
Le New Yorker, un des magazines préférés des intellectuels américains et plutôt classé à gauche, a expliqué dans un communiqué qu'il entendait dénoncer avec cette caricature la "campagne de peur et de désinformation" menée contre le sénateur de l'Illinois.
"Le New Yorker peut penser que sa couverture est destinée à brocarder la caricature de Barack Obama faite par l'extrême droite mais beaucoup de lecteurs la jugeront de mauvais goût et offensante et nous sommes d'accord", a dit le directeur de la communication de M. Obama, Bill Burton.
Le porte-parole du candidat présidentiel républicain John McCain, Tucker Bonds, a indiqué que l'équipe du sénateur de l'Arizona était "entièrement d'accord" avec l'état-major de campagne d'Obama pour dénoncer cette couverture.
De nombreux sites d'extrême droite dépeignent M. Obama comme un musulman et M. McCain avait accusé il y a quelques semaines son adversaire démocrate d'être "le candidat préféré du Hamas".
Le New Yorker qui publie par ailleurs dans son numéro daté du 21 juillet une longue enquête sur les premiers pas de M. Obama en politique à Chicago de 1991 à 2004, accorde généralement une large place aux dessins et à la caricature, privilégiant un humour subtil et décalé.
"Notre couverture intitulée +la politique de la peur+ associe de nombreuses images grotesques associées à (Barack et Michelle) Obama et montrent combien elles sont de toute évidence contraires à la réalité", a affirmé le rédacteur en chef du magazine new-yorkais David Remnick. "C'est une satire", a-t-il insisté.
L'auteur de la caricature, le dessinateur Barry Blitt a expliqué quant à lui sur le site politique en ligne Huffington Post qu'il avait voulu illustrer combien était "ridicules" les attaques outrancières portées contre M. Obama par l'extrême droite. M. Blitt travaille régulièrement pour le New Yorker. Un de ses dessins publiés en Une l'an dernier montrait le président George W. Bush en valet de pied, plumeau à la main, du vice-président Dick Cheney.
Mais pour Jake Tapper, un éditorialiste politique de la chaîne ABC, la caricature de M. Blitt est "incendiaire". "Je me demande qu'elles auraient été les réactions si (des magazines conservateurs comme) Weekly Standard ou la National Review avaient publié cette caricature", a dit M. Tapper.
David Axelrod, le principal stratège de M. Obama, a dénoncé de son côté la caricature "peu brillante" du magazine mais ajouté que l'équipe du sénateur n'avait pas l'intention de se focaliser sur ce sujet.
Ce soir, Patrick Poivre d'Arvor présentera son dernier 20 Heures sur TF 1. Visiblement meurtri, le journaliste a reçu nos lecteurs, lundi, et a répondu à toutes leurs questions sur son remplacement par Laurence Ferrari et son avenir encore flou.
CE SOIR (Jeudi 10 Juillet 2008), à 20 h 40, une nouvelle vie débutera pour Patrick Poivre d'Arvor. Le présentateur vedette du 20 Heures de TF 1 quittera le fauteuil dont il avait pris possession le 31 août 1987 et qu'il comptait délaisser de son plein gré... en 2012, disait-il.
En refermant son dernier journal prématurément pour céder sa place à Laurence Ferrari dès le 25 août, PPDA tournera une page sur vingt-huit ans de JT, dont vingt et un sur la chaîne privée où il a piloté plus de 6 200 éditions.
Que retiendra le public de cette longévité ? L'impertinence du journaliste qui trouvait Nicolas Sarkozy « excité comme un petit garçon » peu après son accession à l'Elysée ? Ses casseroles (la fausse interview de Fidel Castro, l'affaire Botton...) ? Ou ses coups d'éclat et son oeil qui frisait encore lors de l'édition spéciale improvisée pour la libération d'Ingrid Betancourt, le 2 juillet ? A l'aube de ses 61 ans, Patrick Poivre d'Arvor laisse derrière lui le journal le plus regardé de France avec 8,1 millions de fidèles en moyenne depuis janvier (35 % de PDA). Séducteur jusqu'au bout, il a reçu les lecteurs de notre journal ce lundi 7 juillet, à TF 1, presque comme si de rien n'était. « Ah, enfin de vrais gens ! Je fais le ménage dans mon bureau et je vous accueille. Je suis dans les cartons. Il se passe quelque chose », a-t-il plaisanté. Jean foncé, veste marine sur chemise ciel, il a répondu près de deux heures durant, disponible, usant d'humour comme de pirouettes. Assis derrière son « bureau-bateau » avec vue sur la Seine et six écrans de télé, entouré de livres, d'affiches et de portraits (de sa fille Solenn, de Greta Garbo), il avait encore tout d'un capitaine. Un capitaine blessé de devoir rendre la barre du paquebot.
JEAN-MARC AUFFRET. Ferez-vous quelque chose de spécial pour votre dernier journal ?
PPDA. Je n'y ai pas pensé. Comme je n'arrive pas à dormir, une idée me viendra peut-être pendant la nuit ... ou pas. Mes collaborateurs, eux, ont prévu un petit pot sur la terrasse, s'il fait beau. C'est l'un des rares endroits que j'aimais bien, où on pouvait respirer l'air du large car, dans ce bâtiment, il est impossible d'ouvrir les fenêtres. La vue sur la Seine va me manquer.
ANNE-MARIE PUYNEGE-GAZONNEAU. On a dit beaucoup de choses sur la manière dont vous avez appris votre éviction. Quelle est la vérité ?
Je l'ai appris grâce à un papier du « Parisien »-« Aujourd'hui en France » évoquant des rumeurs sur mon départ. Première nouvelle ! Le lendemain, dans « le Journal du dimanche », le patron des programmes de Canal + assurait que Laurence Ferrari y resterait encore un an ou deux. Je n'y ai plus prêté attention, j'ai joué au tennis, déjeuné à Roland-Garros avec mon fils (NDLR : François) et avec Anne-Sophie Lapix, une bonne amie. J'étais serein. Après, je suis allé voir la finale Nadal - Federer, qui était assez ennuyeuse, d'où mes consultations de SMS. Mais je n'ai rien appris par SMS. C'est le soir, sur RTL, que j'ai su. Personne ne m'avait appelé. Je n'ai eu confirmation que le lendemain, par Nonce Paolini, directeur général de TF 1, lors d'un court déjeuner. Ce n'est pas un drame national. Beaucoup de gens perdent leur emploi.
« Moi, j'ai pu résister parce que j'ai les épaules et que j'ai été patron de mon journal »
MONIQUE ROCHETTE. Vous n'avez jamais eu de doutes ?
Non, parce qu'on avait des audiences excellentes : jeudi dernier, mon journal a été regardé par 8,2 millions de personnes, soit 36,7 % de part d'audience. C'est presque le double de celui de David Pujadas sur la Deux (4,2 millions de téléspectateurs, 18,9 % de PDA). Il y a quatre ans, avant la TNT, pour un journal en novembre, j'étais à 33-34 % de PDA contre 25-26 % sur France 2. L'écart s'est largement creusé, malgré l'arrivée de la TNT.
SEBASTIEN MALHER. Une intervention politique est-elle à l'origine de votre remplacement ?
J'ai toujours essayé d'être distant vis-à-vis des politiques, ce qui me vaut des ennuis, notamment avec ceux que je n'ai pas invités. Pendant la campagne présidentielle, par exemple, c'était à qui envoyait sa petite pique contre le journaliste X ou Y. Un jour, Nicolas Sarkozy m'a dit en plein direct : « Hier lors de votre interview de Ségolène Royal - entre parenthèses, interview si l'on peut dire... » Peu après, Ségolène Royal me renvoie la pareille... Je les connais tous, on a démarré ensemble, on s'est tutoyés, mais ça ne m'empêche pas d'avoir mes distances. Alors, on m'a dit beaucoup de choses, en effet, mais moi j'ai décidé de ne rien dire.
SEBASTIEN MALHER. Les liens que vous pouvez entretenir avec Bernadette Chirac ou Dominique de Villepin ont peut-être contribué à...
Le seul lien fort que j'ai entretenu, c'est avec Bernadette Chirac car elle a été formidable pour la création de la Maison de Solenn (NDLR : dédiée aux adolescents) . J'y ai mis toutes mes économies de l'époque, Bernadette Chirac a versé par deux fois la moitié du produit des Pièces jaunes. J'espère qu'on ne me reproche pas ça, sinon c'est à désespérer de l'espèce humaine.
ONDINE PEYROLES. La proximité entre pouvoir politique, médias et grandes firmes industrielles ne donne-t-elle pas une certaine orientation à l'information ?
J'ai eu la chance de ne jamais avoir un ordre ou une demande pressante ni de la part de Francis Bouygues, qui m'avait engagé, ni de la part de son fils Martin. Ce qui compte, ce n'est pas tant une pression que la capacité d'y résister. Moi, j'ai pu résister parce que j'ai les épaules et que j'ai été patron de mon journal. Cela a bien marché pendant vingt et un ans. Maintenant, visiblement, ça n'a plus l'air de marcher.
SEBASTIEN MALHER. Le livre « Madame, monsieur, bonsoir », écrit par des journalistes anonymes de TF 1, a écorné votre image. Nonce Paolini n'a pas affiché son soutien, cela vous a-t-il affecté ?
Il m'a téléphoné une semaine plus tard pour me dire : « Tu sais, je n'ai pas répondu parce que je considérais que c'était méprisable. » A sa place, j'aurais répondu. Il s'agissait d'une opération clairement décidée pour déstabiliser. L'éditeur a prétendu que les journalistes étaient de TF 1. C'est faux. Vous en aurez la preuve dans peu de temps.
SEBASTIEN MALHER. Vous avez une idée de leur identité ?
Oui, et ils ne sont pas cinq... En tout cas, c'est écrit avec les pieds. Que ce livre soit rédigé de manière anonyme et qu'on prenne ça pour argent comptant m'a choqué. Tout était faux. Il y avait - et c'est la raison pour laquelle j'ai porté plainte - des attaques épouvantables sur la vie privée, notamment sur ma santé. C'est écoeurant, mais j'ai dépassé ça.
JEAN-MARC AUFFRET. Comment qualifieriez-vous le monde de la télévision ? C'est un panier de crabes ?
L'entreprise audiovisuelle n'est pas plus détestable qu'une autre. Il y a des jalousies, des gens bien, beaucoup de passions... Dans ce bureau, il y a vingt et un ans de vie. Mais il y a surtout eu quarante ou cinquante journalistes qui sont venus en pleurant parce qu'ils avaient tel problème personnel et que j'ai essayé de dépanner. Ceux-là m'ont écrit des lettres somptueuses. Ce métier, c'est beaucoup d'investissement personnel, au détriment de notre vie privée, de notre famille souvent. Un exemple : j'étais seul dans la maison, à 21 h 30, quand une dépêche a annoncé la libération d'Ingrid Betancourt. J'ai trouvé un chef de production, une journaliste, on a prévenu Jean-Claude Dassier, Nonce Paolini, et l'édition spéciale s'est faite dans le studio de LCI. Tout ça a existé car j'étais encore là. En même temps, la vie est aussi ailleurs. Pour moi, elle est dans les livres.
« Je ne sais toujours pas où je vais atterrir à la rentrée, ni ce que je vais faire cet été »
JEAN-MARC AUFFRET. Etes- vous victime de votre âge ?
Je ne crois pas. Les téléspectateurs ont besoin d'être rassurés, de savoir que le type - ou la fille - a un vécu et qu'il ne s'en laisse pas conter. Quand j'avais 25-30 ans, il était plus facile de m'intimider.
MONIQUE ROCHETTE. Quel est votre meilleur souvenir de vos années à TF 1 ? Et le moins bon ?
Les moins bons sont liés à la mort de mes camarades dans l'exercice de leurs fonctions, comme mon meilleur ami Patrick Bourrat (NDLR : heurté par un char au Koweït en 2002) . Mes meilleurs souvenirs, ce sont les journaux que j'ai présentés depuis l'étranger, dans des conditions difficiles, après le 11 Septembre ou au Rwanda. J'ai aimé ces montées d'adrénaline, liées au direct mais aussi au bonheur de pouvoir dire les choses, un peu comme un prof qui partage son savoir.
Non. Quittant TF 1, j'arrête à regret cette émission littéraire dont je viens de fêter les 20 ans. Je pense avoir aidé beaucoup d'auteurs, d'éditeurs, et je continuerai sous une forme ou sous une autre. MONIQUE ROCHETTE. Souhaiteriez-vous écrire un livre sur votre carrière ? J'écris actuellement un roman très personnel. Mais tout est possible. ONDINE PEYROLES. Avez-vous des projets au cinéma ? Avec mon frère et un scénariste, nous sommes en train d'écrire l'adaptation de l'un de nos livres, « J'ai tant rêvé de toi ». Si je peux ensuite la réaliser, pourquoi pas ? Il faut aller au bout de ses rêves.
ONDINE PEYROLES. Comment se sont passées les négociations de votre départ de TF 1 ?
Pour l'instant, il y a zéro négociation. Je pense qu'ils attendent de savoir quand je vais partir. Quand j'ai quitté Antenne 2, c'était sans indemnités parce que c'était mon désir. Même chose avec Canal +. Là, j'ai été licencié. J'ai effectué mon entretien préalable et je vais recevoir ma lettre de licenciement.
SEBASTIEN MALHER. Guillaume Durand dit qu'à la place de Laurence Ferrari, il n'aurait pas accepté le poste d'un confrère évincé. Et vous ?
On m'a proposé vingt-cinq possibilités diverses, notamment ces derniers jours. Quand il s'agissait de prendre la place de quelqu'un, j'ai toujours refusé. Ce n'est pas dans mon éthique.
JEAN-MARC AUFFRET. Pensez-vous que Claire Chazal soit menacée ?
J'espère qu'elle sera maintenue à son poste. Je ne lui souhaite pas de passer par la tourmente que je viens de vivre. Dans un monde machiste, c'est encore pire quand les gens commencent à dire : « Oh là, elle a 50 ans. » On ne fait pas le même reproche aux hommes. C'est injuste, on ne devrait juger les gens que sur la qualité. Regardez, Philippe Bouvard : il a été viré de RTL et il est revenu triomphalement.
SEBASTIEN MALHER. Et si, comme Philippe Bouvard, on vous demandait de revenir dans six mois ?
Je suis plutôt dans l'attente d'une lettre de licenciement, mais on ne sait jamais. Il y a d'étonnants retournements de situation. TF 1 est une belle entreprise.
ONDINE PEYROLES. Comment vous entendez-vous avec Laurence Ferrari ? La trouvez-vous compétente ?
Laurence Ferrari était mon amie. Je l'ai connue avant tout le monde, quand elle étudiait à l'Efap (NDLR : Ecole française des attachés de presse) , à Lyon. Je pense l'avoir aidée et soutenue dans de nombreuses circonstances. Je lui souhaite bonne chance. Pour le reste, ce n'est pas à moi de juger. J'observe juste les comportements. Ainsi, mon remplaçant Harry Roselmack, que j'aime beaucoup, s'est toujours conduit avec beaucoup de dignité.
MONIQUE ROCHETTE. Que pensez-vous de votre marionnette des Guignols ?
Grâce à TF 1, je vais enfin pouvoir la regarder ! J'ai appris qu'elle continuerait à vivre, c'est très bien. Je ne lui ai pas porté préjudice.
ANNE-MARIE PUYNEGE-GAZONNEAU. Qu'allez-vous emporter de votre bureau ?
Je commence à faire mes cartons. Quand nous sommes arrivés ici, Francis Bouygues m'a dit de dessiner un bureau et j'y suis très attaché. Peut-être que TF 1 dira qu'il appartient à la maison. On verra. Il y a ici des souvenirs, comme le dessin de mon ami Jean-Edern Hallier, l'impertinence faite homme, ou l'affiche de ce train que je prenais entre Paris et Venise quand j'étais jeune contrôleur des Wagons-lits. Et puis, il y a les portraits de Solenn. Des trucs que j'emporterai, d'autres qui resteront.
MONIQUE ROCHETTE. Quel est votre programme pour les vacances ?
Avec ces événements, tout a explosé. Je ne sais toujours pas où je vais atterrir à la rentrée, ni ce que je vais faire cet été. Je veux juste terminer le chemin de Compostelle, entamé depuis bien longtemps : il me reste 300 km à parcourir. Après, outre la Bretagne, il y a d'autres endroits chers à mon coeur : le bassin d'Arcachon, Antibes, le centre de la France... Au fond, je suis fou de ce pays !
Patrick Poivre d'Arvor devait présenter jeudi soir son dernier JT sur TF1, après 21 ans à la tête du journal le plus regardé de France, sans cacher son amertume sur la façon dont il a été mis à l'écart par la nouvelle direction de la chaîne privée.
"J'aurai le plaisir de vous retrouver une fois de plus demain", a dit sobrement mercredi soir le journaliste en concluant son avant-dernier journal télévisé. Jusqu'au dernier moment, il a soutenu ne "rien avoir prévu" pour cet ultime rendez-vous.
Du côté de la chaîne, on indiquait que le journal de jeudi ne serait pas plus long qu'à l'accoutumée, qu'aucune personne extérieure à la chaîne ne serait admise sur le plateau. "PPDA a souhaité marquer le coup avec son équipe", a-t-on souligné. Seul un pot avec les membres de la rédaction était prévu. Sur la terrasse, s'il fait beau.
Dans la matinée, le présentateur vedette a annoncé sur France Inter avoir reçu sa lettre de licenciement, ajoutant trouver "très étrange" son éviction.
"J'ai reçu une lettre de licenciement, donc je suis viré", a-t-il déclaré. TF1 lui a proposé de poursuivre leur collaboration, mais pour lui "il n'était pas envisageable de rester dans un placard". Revenant sur son éviction du 20H00, le présentateur vedette a estimé qu'il n'y avait "aucun fait objectif" pouvant l'expliquer, tout en se refusant à "commenter les rumeurs" selon lesquelles elle serait due à des pressions politiques. Peu après l'annonce de sa disgrâce, PPDA avait critiqué "la brutalité" de la direction de la chaîne, jugeant qu'"après toutes ces années" de présentation du JT, il méritait "un peu plus d'élégance". Le journaliste, âgé de 60 ans, fait partie de ces dernières "figures historiques" de la chaîne, souvent en poste depuis 20 ans, que le président du groupe Nonce Paolini, arrivé en mai 2007, a poussé vers la sortie.
Dans un entretien au Parisien/Aujourd'hui en France publié jeudi, Poivre d'Arvor a affirmé qu'il y avait "pour l'instant zéro négociation" avec les dirigeants de la chaîne sur les modalités de son départ, alors que son avocat a déjà démenti les affirmations de plusieurs blogs évoquant des indemnités comprises entre 3,8 et 4,5 millions d'euros.
A aucun moment depuis l'annonce de sa mise à l'écart, PPDA n'a montré une émotion particulière à l'écran. "Aujourd'hui je ressens beaucoup de nostalgie, car je quitte une rédaction que j'ai passionnément aimée dans les moments forts comme dans les moments de drame", a-t-il reconnu. Il va aussi se séparer des téléspectateurs, pour lui "un lien capital à une heure précise de la journée" qui "va me manquer", a-t-il confié.
Quant à l'avenir, il compte sur les vacances pour l'aider à faire le point et à trier dans les nombreuses propositions qu'il indique avoir reçues. Dans un sondage réalisé pour le Journal du Dimanche, les deux-tiers des téléspectateurs interrogés souhaitaient qu'il présente à la rentrée prochaine un JT sur une autre chaîne.
En attendant, curiosité oblige, le journal le plus regardé de France pourrait bien réaliser jeudi soir un record d'audience.
Le 25 août prochain, Laurence Ferrari, ancienne présentatrice de TF1 passée par Canal+, s'assoira dans le fauteuil laissé vacant par PPDA.
Les habitants du quartier Quinzambougou n'en reviennent pas encore de ce qui leur est arrivé dans la nuit du samedi 5 au dimanche 6 juillet dernier. Alors qu'ils étaient plongés dans les bras de Morphée, subitement, aux environs de 3 heures 14 minutes du matin, ils ont entendu des coups de bâton. Les riverains qui ont accouru ont failli piquer une crise cardiaque. Ils ont retrouvé le vieux René Ntab, âgé de 60 ans, baignant dans une mare de sang. Sa fille Néné Léandre Ntab âgée de 40 ans était plantée devant le corps, les yeux hagards. Elle venait de tuer son papa.
Selon des témoignages recueillis, la fille avait des différends avec son père qui, chaque nuit, lui intimait l'ordre de laisser ouverte sa porte, voulant abuser d'elle. Mais elle a toujours opposé un niet catégorique à son père et s'en était ouverte aux voisins. Ces derniers étaient venus trouver le vieux pour le ramener à la raison si jamais ce que sa fille disait est vrai. Mais, apparemment, le vieux n'avait pas abandonné son sinistre dessein.
Dans la nuit du samedi 5 au dimanche 6 juillet dernier, après un tour en ville où il a levé le coude, le père de famille a trouvé sa fille dans sa chambre pour satisfaire sa libido. Une altercation s'en est suivie entre le père et sa fille qui ne voulait pas que son géniteur la force à entretenir des relations sexuelles avec lui. Lors de la bagarre qui s'en est suivie, la fille s'est emparée d'un gourdin pour asséner des coups, à l'aveuglette, son père. Ce dernier de s'affaler à terre pour ensuite se vider de son sang. Il finit par passer de vie à trépas. Après son acte odieux, la fille traîne son père jusque dans sa chambre pour fermer sa porte avant de nettoyer toutes les traces de sang qui étaient visibles sur le sol et le bâton avec lequel elle l'a tué.
Le commissaire Waly Camara, avisé, s'est rendu sur les lieux avec ses hommes et des éléments du sous-groupement n°6 des sapeurs-pompiers pour procéder au constat et évacuer la victime à la morgue du centre hospitalier régional de Tambacounda. La fille qui ne jouirait pas de toutes ses facultés mentales a été, néanmoins, mise aux arrêts. Une enquête est ouverte pour déterminer les véritables mobiles de ce parricide qui défraie la chronique.
Une étude de plus en plus précise vient d'être publiée pour analyser les violences conjugales en France. Un horizon très sombre de ce qu'il se passe au sein de beaucoup trop de foyers.
Quelle étrange phénomène que parmi deux personnes qui s'aiment ( ?) et décident de vivre ensemble, l'une d'elle (très souvent la femme) est victime des violences de l'autre, parfois jusqu'à en mourir. Pourtant, les études le démontrent et le confirment : beaucoup de femmes sont battues par leur conjoint ou ex-conjoint, et un peu moins d'hommes subissent le même sort.
Ce constat est à la fois révoltant et étonnant. Révoltant comme toutes les violences. Étonnant car aujourd'hui, les femmes font autant d'études que les hommes, et vivent une indépendance professionnelle et financière qui pourrait les détacher de leur conjoint violent, du moins plus facilement (matériellement) que dans le passé.
La mort de Marie Trintignant le 1er août 2003 n'a pas réduit ce phénomène, mais a permis au moins de le rendre plus connu de l'ensemble des citoyens et de sensibiliser les victimes sur les démarches à suivre.
Un observatoire pour scruter les violences en France
En 2003, Nicolas Sarkozy, alors Ministre de l'Intérieur, avait mis en place l'Observatoire National de la Délinquance (OND), rattaché comme un département de l'Institut National des Hautes Études de Sécurité (INHES).
Loin d'être une initiative personnelle de Nicolas Sarkozy, cet observatoire avait été proposé par un rapport rédigé et publié en janvier 2002 par les députés Robert Pandraud (UMP, ancien Ministre délégué à la Sécurité) et Christophe Caresche (PS, adjoint de Paris) missionnés le 23 juillet 2001 par son prédécesseur place Beauvau, Daniel Vaillant.
La mission de l'Observatoire National de la Délinquance est de recueillir et d'analyser toutes les statistiques correspondant à la délinquance en France, soit en collectant les informations auprès des forces de l'ordre (nombre de plaintes etc.) soit en diligentant auprès de l'INSEE des enquêtes de victimation (dont le but est de dénombrer les personnes subissant une atteinte, qu'elle soit matérielle, corporelle ou psychique). En 2007, l'observatoire comptait neuf employés à plein temps.
L'OND a publié ce 8 juillet 2008 son bulletin mensuel de juillet 2008 où il recense le nombre de cas de violences conjugales en 2007. Parmi les violences recensées, il y a les violences physiques (coups, mutilations, agressions sexuelles, séquestration, meurtres), psychologiques (insultes, chantages, menaces, humiliations) et autres (vol, destruction, confiscation etc.).
Une femme meurt tous les trois jours de violences conjugales en France
47 573 faits ont été enregistrés par la gendarmerie et la police, ce qui constitue une hausse de plus de 30% par rapport à 2004 (36 231), mais pas une augmentation du nombre de cas : il y a plus de déclarations qu'avant (encouragées par la police et la justice), et il y a une nouvelle définition de la violence conjugale qui inclut désormais les violences faites par un ancien conjoint.
Les violences conjugales représentent plus du quart de l'ensemble des actes de violence.
En 2006, 137 femmes sont mortesdes coups portés par leur compagnon (soit une femme tous les trois jours) et plus de 3 000 actes de violence ont entraîné une incapacité de travail supérieure à huit jours (en légère baisse, de 3 360 à 3 103).
Statistiquement, cela correspond à 18,7 faits de violence conjugale pour 10 000 femmes, mais avec des pointes dans certains département au-delà de 30 pour 10 000 femmes.
Ce nombre est à comparer avec une enquête de victimation réalisé en 2007 pour des faits de 2005 et 2006 : 410 000 femmes ont déclaré avoir subi des violences de leur conjoint ou ex-conjoint, soit 2,3% de l'ensemble des femmesâgées de 18 à 60 ans. Moins d'un quart ont donc donné lieu à un dépôt de plainte (21%).
Un homme meurt tous les dix jours de violences conjugales en France
Mais l'enquête de victimation révèle aussi que 127 000 hommes sont victimes de violences exercées par leur conjointes, soit 0,7% de l'ensemble des hommesâgés de 18 à 60 ans pour la même période. Or, seulement 2 317 plaintes ont été enregistrées pour de tels faits, les hommes renonçant encore plus que les femmes à déposer une plainte.
Ce qui signifie qu'un peu moins d'un quart des faits de violences conjugales sont exercés sur des hommes.
En 2006, 37 hommes mouraient, tués par leur conjointe, mais dans les trois quarts des cas, ces hommes battaient leur compagne.
En effet, dans la grande majorité des cas (54%), c'est une dispute qui a déclenché l'acte de violence. Puis viennent l'alcool pour 29% des cas, la séparation pour 27% et la jalousie pour 22%. La folie, l'absorption de drogues ou de médicaments et la dépression ne viennent que pour moins de 10% des cas (l'ensemble des % est supérieur à 100 en raison des réponses multiples possibles).
Réagir avant qu'il ne soit trop tard…
Depuis le 1er juin 2006, un numéro de téléphone spécial permet aux victimes de violences conjugales de rentrer en contact avec un service spécialisé : 3919.
Vu l'ampleur de ces violences, il n'est pas inutile de rappeler qu'il faut savoir couper les relations dès les premiers signes de violences, même si psychologiquement, cela peut s'avérer très difficile.
Un représentant du guide suprême Ali Khamenei (photo) annonce qu'en cas d'attaque étrangère, la première réponse de l'Iran serait de détruire Tel Aviv et les navires américains dans le golfe Persique.
L'Iran "mettra le feu" à Tel Aviv et à la flotte militaire américaine dans le Golfe s'il est attaqué, a averti l'hodjatolislam Ali Shirazi, représentant du guide suprême Ali Khamenei au sein des forces navales des Gardiens de la révolution, cité mardi par l'agence Fars.
"Le régime sioniste fait actuellement pression sur les dirigeants de la Maison Blanche pour préparer une attaque contre l'Iran. S'ils commettent une telle stupidité, la première réponse de l'Iran sera de mettre le feu à Tel Aviv et à la flotte américaine dans le Golfe Persique", a déclaré M. Shirazi.
Les Etats-Unis, comme Israël, n'ont pas exclu récemment un recours à la force contre l'Iran en réponse à son programme nucléaire, dont les Occidentaux craignent qu'il ne cache un volet militaire sous couvert de production d'électricité.
Les Gardiens de la révolution, l'armée d'élite du régime islamique iranien, effectuent des manoeuvres navales dans le Golfe, au centre des tensions à propos du dossier nucléaire de Téhéran, a rapporté mardi l'agence Fars.
"Les manoeuvres Grand Prophète III auxquelles participent les unités balistiques aériennes et des unités navales des Gardiens se déroulent en ce moment", a rapporté l'agence.
L'objectif de ces manoeuvres est d'améliorer les "capacités de combat des unités balistiques et navales" des Gardiens de la révolution, ajoute l'agence, qui ne précise pas quand ont commencé ces exercices.
Les Gardiens de la révolution islamique, crées au lendemain de la victoire de la révolution de 1979, est une armée parallèle avec ses propres forces terrestres, navales et aériennes.
Armée idéologique du régime, ils disposent de nombreuses missiles, notamment les Shahab-3 capables d'atteindre le territoire israélien et les bases militaires américaines dans la région.
Le chef des Gardiens, le général Mohammad Ali Jafari, a menacé samedi "les ennemis" de "frappes fatales" dans le Golfe.
Il a ajouté qu'en cas d'attaque contre l'Iran, "les tactiques (...) de guerre éclair des bateaux des Gardiens ne laisseront aucune chance de s'enfuir aux ennemis".
Le chef d'état-major de l'armée iranienne a également averti samedi que Téhéran pourrait fermer le détroit stratégique d'Ormuz, par où transite environ 40% du pétrole mondial, si les intérêts de l'Iran étaient en jeu.
Les Etats africains doivent relever le défi de la formation spécifique de leur agents et celui de la coopération pour faire face aux organisations mafieuses qui sont tellement contrôlées au Nord qu'elles cherchent à s'installer dans les pays du Sud, a déclaré lundi à Dakar Eric Legrand, conseiller technique au ministère de la Justice.
''Actuellement, vous avez des mafias qui sont tellement contrôlées en Europe et au Nord qu'elles vont chercher à s'installer au Sud'', a notamment indiqué Eric Legrand.
Il s'exprimait en marge de la cérémonie d'ouverture d'une session de formation des formateurs du Réseau africain francophone de formation judiciaire (RAFJ) en matière de lutte contre le blanchiment d'argent de capitaux et de financement du terrorisme au Centre de formation judiciaire (CFJ).
Citant des ''collègues'', il a à ce propos fait référence à l'exemple de la Guinée-Bissau où ‘'des gens sont en train de construire des aéroports privés de façon à faire atterrir des avions privés qui vont transporter la cocaïne ou d'autres produits de trafic partout en Afrique'', profitant de la quasi-absence d'Etat. ''Pour ces cartels, c'est pain béni'', a-t-il relevé, tout en attirant l'attention sur le risque que ces mafieux arrivent et prennent le pouvoir.
Il y a un Etat dans les Caraïbes, où ''le gouvernement a été acheté par les cartels colombiens'', lesquels gangrènent toute l'île, a relevé M. Legrand.
''Il est bon et légitime que l'Etat qui voit les investisseurs arriver à un fort niveau s'interroge'', a ajouté l'officiel qui est aussi un agent de la coopération française. ''Notre objectif est de former en Afrique de l'Ouest un dispositif de lutte hyper efficace'', a-t-il indiqué.
Pour cela, il est nécessaire, de former les gendarmes, les policiers et les magistrats à ‘'l'approche thématique'', ces derniers étant la plupart du temps ‘'formés pour les infractions d'ordre général''. Dès lors qu'on aborde une ‘'thématique particulière il faut les former de manière spécifique'', comme c'est le cas en Europe, a-t-il soutenu.
Quand un trafiquant d'origine africaine en Europe veut faire des réalisations en Afrique, il faut que l'argent qu'il a acquis de manière illicite, soit blanchi pour passer les frontières. Pour cela, il a besoin de passeurs et doit ''mobiliser et corrompre une bonne partie de la population dans laquelle (il) veut injecter cet argent''.
Lors de la cérémonie d'ouverture, Eric Legrand avait noté que le blanchiment de capitaux relève de la criminalité transnationale organisée, et par conséquent, appelle les Etats africains à unifier leurs efforts pour y faire face.
Ces organisations, a-t-il averti, ont ''les moyens de déstabiliser complètement l'économie d'un pays ou d'une région''.
Pour donner une idée de leur puissance, il a indiqué qu'un caïd de la drogue avait proposé de racheter la dette intérieure de la Colombie pour quelque 1500 milliards, en échange de sa liberté.
''A Dakar pour l'instant (…), le blanchiment d'argent sale existe, mais on n'est pas dans une approche financement du terrorisme, on est dans une approche où les gens utilisent l'argent qu'ils ont gagné illicitement pour réaliser leur vie'', a indiqué M. Legrand.
''La lutte contre le financement du terrorisme et (la lutte contre) le blanchiment d'argent ne sont pas forcément liées'', dans la mesure où les organisations terroristes ''n'ont pas besoin d'utiliser de l'argent sale'', qui d'ailleurs peut éveiller des soupçons pour mener leurs activités, a-t-il expliqué.
Les dirigeants des pays riches du G8 ont été soumis à une forte pression des pays africains pour tenir leurs promesses d'aide, vitale pour surmonter l'envolée des prix des matières premières et la crise alimentaire, lundi au premier jour du sommet de Toyako (Japon). Les chefs d'État et de gouvernement du G8 (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon, Russie) et ceux des pays africains invités (Afrique du Sud, Algérie, Éthiopie, Ghana, Nigeria, Sénégal, Tanzanie plus l'Union africaine) se sont retrouvés pour un déjeuner, suivi d'une séance de travail, dans un hôtel de luxe isolé dans les montagnes du nord du Japon. Les pays africains attendent notamment du G8 qu'il confirme l'engagement pris lors du sommet de Gleneagles (Écosse) en 2005 de doubler son aide annuelle à l'Afrique en 2010 par rapport à son niveau de 2004 (25 milliards de dollars). Selon eux, moins d'un quart des 25 milliards de dollars supplémentaires d'aide promis ont effectivement été débloqués jusqu'à présent. L'organisation non gouvernementale Oxfam a indiqué que "le texte du communiqué final sur les questions de développement ne comport[ait], selon les dernières informations disponibles, aucun rappel chiffré de [cette] promesse-clé".
Les "sherpas" (conseillers) des dirigeants du G8 ont tenté de dégager un accord sur plusieurs points, dont l'aide à l'Afrique et les questions du changement climatique, ainsi que les mesures à prendre face à la crise économique et alimentaire mondiale. Au cours de la réunion, les leaders africains ont demandé aux pays industrialisés "de tenir leurs promesses", car ils craignent que leurs objectifs de développement "deviennent plus difficiles à tenir si les prix des matières premières continuent à croître", a expliqué la chancelière allemande Angela Merkel.
Aucune manifestation n'a perturbé la première journée du G8
Les pays riches "doivent accepter de remplir leurs promesses existantes", a insisté le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon, selon qui "aucune nouvelle promesse n'est nécessaire" avant cela. Les dirigeants du G8 ont par ailleurs condamné le déroulement de l'élection présidentielle au Zimbabwe, grâce à laquelle le président Robert Mugabe, 84 ans entend s'accrocher à un pouvoir qu'il exerce depuis 1980. "Je suis extrêmement déçu par l'élection, que j'ai qualifiée d'élection truquée", a déclaré le président américain George W. Bush en présence du président de la Tanzanie également président en exercice de l'Union africaine (UA), Jakaya Kikwete. Ce dernier a toutefois rappelé le souhait de l'UA de voir se constituer un gouvernement d'union nationale à Harare, contrairement au voeu des Occidentaux qui voudraient que la page Mugabe soit tournée.
La première journée de travail des dirigeants du G8 n'a été perturbée par aucune manifestation à proximité. Une cinquantaine de militants altermondialistes, qui voulaient marcher vers l'hôtel du sommet à Toyako, ont été bloqués par une centaine de policiers antiémeutes. Ils se sont dispersés après un face-à-face tendu. La fatigue du long voyage vers le Japon a affecté le président de la Commission de l'Union africaine, le Gabonais Jean Ping, 65 ans, qui a été hospitalisé en raison d'un "surmenage". Les multiples entretiens en tête à tête ont permis un premier contact personnel entre le nouveau président russe Dmitri Medvedev et M. Bush, qui a qualifié le nouveau chef du Kremlin de "type intelligent". M. Medvedev a également proposé une normalisation des relations russo-britanniques, mises à mal par des crises à répétition du temps de son prédécesseur Vladimir Poutine.
Mardi, le G8 doit se consacrer aux problèmes économiques et politiques mondiaux. Une troisième journée, mercredi, abordera le thème du réchauffement climatique avec les dirigeants de sept autres pays invités, dont la Chine et l'Inde