Dès l'annonce du décès du chef de l'Etat, un putsch a été tenté à Conakry. Le pays est entre les mains des militaires.
Comme son prédécesseur, Sékou Touré, le général Lansana Conté est mort, lundi, sans avoir désigné de dauphin. En 1984, ce vide au sommet avait suscité un coup d'Etat au bout de quelques jours. Cette fois, il n'a fallu que quelques heures avant que la Guinée ne plonge dans la confusion.
En annonçant à la télévision la nouvelle de la mort du président, divulguée au beau milieu de la nuit, les autorités ont appelé la population au calme. Si les Guinéens ont prudemment vaqué à leurs occupations hier, l'armée, elle, n'a pas tardé à afficher ses divisions. En début de matinée, un capitaine, chargé officiellement de l'approvisionnement en carburant de l'armée, a annoncé à la radio «la dissolution du gouvernement, des institutions républicaines et de la Constitution». Le capitaine Moussa Dadis Camara appelait également les ministres à se rendre dans une caserne de Conakry pour leur «sécurité». Mais, un peu plus tard, le chef d'état-major assurait que les putschistes étaient «minoritaires» et que la situation était sous contrôle. Hier soir, alors qu'aucune violence n'était à déplorer, l'incertitude était toujours de mise.
Aval. La tournure prise par les événements montre où se situe le vrai pouvoir à Conakry. D'un point de vue constitutionnel, c'est le président du Parlement qui est censé assurer l'intérim avant l'organisation de nouvelles élections, sous soixante jours. En réalité, rien ne se fera sans l'aval de l'armée. «La transition devrait être l'occasion de rompre avec le système Conté», plaide le chercheur indépendant Gilles Yabi (1). Un système, selon lui, impliquant une série de clans gravitant dans l'entourage du défunt président : ses parents proches, les généraux, des hommes d'affaires… «La Guinée vivait dans une fiction de république, avec une Constitution et des institutions, ajoute-t-il. Dans les faits, l'armée a toujours constitué le socle du régime.»
C'est elle qui, fidèle à ses habitudes, avait violemment réprimé, début 2007, les manifestations contre la hausse exponentielle des denrées alimentaires dans ce pays en plein marasme. En mai, des soldats s'étaient brièvement mutinés pour obtenir le paiement d'arriérés de primes. Certains sous-officiers auraient également mal vécu les dernières vagues de recrutement favorisant l'ethnie de Lansana Conté, les Soussous (20 % de la population).
Atouts. Toutefois, Gilles Yabi ne croit guère en la menace d'une guerre civile en Guinée : «S'il y a des affrontements, ils se cantonneront à la sphère militaire, en l'absence de compétition entre des leaders régionaux.» Hier soir, tandis que la tentative de coup d'Etat était unanimement condamnée à travers le monde, l'ONU a toutefois appelé les «parties à la retenue.»
Exsangue après les longs règnes de Sékou Touré et Lansana Conté, la Guinée avait, sur le papier, tous les atouts pour assurer son décollage économique et sa stabilité : de la bauxite, de l'or, des diamants, un climat très favorable à l'agriculture. Son échec témoigne, jusqu'à la caricature, des dégâts causés par la mauvaise gouvernance.
Ramazan
Baydan est catégorique. Il l'a reconnue sur les images diffusées en boucle par
les chaînes de télévision. C'est sa chaussure que le journaliste irakien
Mountazer Al-Zaïdi a lancée sur le président américain, George Bush, le 14
décembre, au cours d'une conférence de presse à Bagdad. Un modèle noir, en
cuir, à la fois léger (300 g)
et solide, qu'il fabrique depuis dix ans et vend un peu partout en Turquie et au Moyen-Orient. Il a même
apprécié au passage son "aérodynamisme", dit-il. Ce fabricant de
chaussures, installé à Istanbul, affirme que le soulier du délit sort de son
usine.
Le modèle a été
rebaptisé "chaussure Bush", un argument de vente plus explicite que la Ducati 271, son ancien nom.
Et, depuis huit jours, les commandes affluent, assure Ramazan Baydan.
Au moins 370 000
paires sont attendues en Grande-Bretagne,
aux Etats-Unis et dans tout le Moyen-Orient. Quinze mille doivent être
expédiées dans les prochains jours en Irak. Une aubaine en temps de
crise pour cet industriel qui, d'habitude, écoulait à peine quelques milliers
d'exemplaires de la fameuse chaussure. Les effectifs de son usine de la
banlieue d'Istanbul ont plus que doublé, il dit avoir dû embaucher une centaine
d'ouvriers. Les vendeurs, eux aussi, ont reconnu les chaussures Baydan. Mais la
paire originale, celle lancée par le journaliste, a été saisie et détruite par
les militaires américains et irakiens.
PROCÈS LE 31
DÉCEMBRE
Le mystère
demeure. En Chine et au Liban, certains ont eu la
même idée. "C'est n'importe quoi, répond Durgham Al-Zaïdi, l'un des frères
de l'accusé. Ces gens qui cherchent à se faire de la publicité sur le dos de
mon frère sont des pêcheurs en eau trouble. Les Syriens clament que les
chaussures sont fabriquées en Syrie, les Turcs font pareil. Certains disent
qu'il les a achetées en Egypte. Autant que je sache, il les a achetées à Bagdad
et elles ont été fabriquées en Irak."
Le journaliste
lanceur, âgé de 29 ans, devenu un héros à travers le Moyen-Orient, doit
comparaître à partir du 31 décembre, à Bagdad, a annoncé, mardi 23 décembre, la
haute cour de justice irakienne. Il risque jusqu'à quinze années de prison pour
"attaque contre un chef d'Etat étranger". "Il m'a dit qu'il
n'avait aucun regret pour ce qu'il a fait et qu'il le referait", a déclaré
son frère Oudaï, qui lui a rendu visite dimanche. Selon son frère, Mountazer
Al-Zaïdi a été torturé durant trente-six heures, après son arrestation, à coups
de barre de fer et de câble électrique. Une accusation rejetée par la cour
irakienne.
En dépit de frêles esquifs pour nier l'existence de relations conflictuelles entre Abdoulaye Baldé et Karim Wade, ou du moins certains des fidèles de ce dernier dont Hassan Bâ, Abdoulaye Baldé n'a pas manqué de décrypter les petits sons de flûte qui précèdent souvent les oraisons politiques funèbres du côté du Palais de l'ex-avenue Roume. En tout cas, la riposte de ses partisans, aussi bien au Sénégal que dans la diaspora, à l'occasion de la visite du Président Wade à Paris, constitue une illustration que M. Baldé et ses proches ont pris la mesure de la menace qui rôde aux alentours.
Ce sont d'abord toujours de petits sons à peine audibles qui sont émis par de seconds couteaux du côté des officines du Pds ou de l'ex-Avenue Roume. Une musique en sourdine qui écorche des oreilles attentives, instruites par le sort réservé, ne serait-ce que durant cette alternance vieille bientôt de neuf ans, par Idrissa Seck, puis Macky Sall. Cette symphonie peu berçante, Abdoulaye Baldé n'en ignore pas la composition. Elle suinte chez ses adversaires libéraux et/ou de la « Génération du concret », qui, en perspective d'une éventuelle convocation de l'Anoci par l'Assemblée nationale, émettent déjà que Karim Wade n'a pas eu à gérer l'argent de l'Agence.
Et s'y invitent d'autres décibels, comme la montée non innocente de « sa » protégée, Innocence Ntap, au rang de ministre d'Etat, la nomination d'un directeur de Cabinet adjoint du président de la République qui arrache certaines prérogatives au secrétaire général à la Présidence de la République, l'exclusion récente de la « Génération du concret », pour la première fois, par un communiqué public, de Malick Sonko, estampillé proche de Baldé. On se souvient aussi de la convocation de la garde rapprochée d'Abdoulaye Baldé par la Direction générale de la sûreté nationale, alors qu'il se trouvait à l'étranger. Cette affaire révélée par notre confrère du quotidien Wal Fadjiri est intervenue dans un climat d'étuve au sein de la Génération du concret. Elle n'a toujours pas livré son mystère. Mais, à l'époque, M. Baldé avait souhaité que sa sécurité soit désormais assurée par des gendarmes en lieu et place des policiers. Encore une autre affaire qui se refuse à se dévoiler encore, celle dite du « Corbeau ». Il s'agit des accusations graves de Pape Malick Niaye portées contre Abdoulaye Baldé. Le « Corbeau », à la grande surprise de Baldé, à l'époque, avait été extrait de sa cellule par des « mains invisibles », avant se retrouver entre Londres et Paris.
Au moins, la visite de Mme Viviane Wade, en début novembre, à Ziguinchor, avait, elle, révélé une situation orageuse entre partisans de Baldé et Mme Ntap, tous deux de la « Génération du concret ». Or, alors que cet orage ne s'était pas encore dissipé, Wade épinglait sur le tailleur de Mme le ministre de la Fonction publique, le grade de ministre d'Etat. Ce qui a été perçu comme une sorte de coup de semonce en direction du patron de la Fédération Pds de Ziguinchor et comme une manière de tailler une base politique plus solide à l'ancienne militante de l'Afp. Par la suite, le 7 novembre 2008, lors d'une cérémonie de prestation de serment des volontaires américains du corps de la paix, Mme Innocence Ntap s'est évertuée à rassurer quant à l'état de ses relations avec Baldé. Avant de confier à nos confrères du site Ferloo.com : « Il faut surtout noter qu'aujourd'hui (sic !), la météo est bonne. Il n'y a point l'ombre d'un nuage. » Comme si la météo ne l'avait pas été avant !
Riposte des partisans de Baldé
Plus instructive encore est la sortie de partisans de Abdoulaye Baldé dans l'Hexagone, quelques jours avant l'arrivée du Président Wade, en France. « Riposte des partisans de Baldé. » Le titre du communiqué d'une douzaine d'associations et de mouvements basés en France et se réclamant de la « Génération du concret » est assez indicateur de la nature actuelle des relations plus ou moins détériorées au sein de la « Génération du concret ». En tout cas, ils sont douze associations et mouvements évoluant au pays de Marianne, à avoir sonné « la riposte », pour une « spéciale manifestation lors de la venue du Président Wade, le 26 novembre 2008, à Paris, pour apporter (leur) soutien à M. Abdoulaye Baldé ».
Trois jours après l'arrivée du Président Wade à Paris, tous les mouvements de soutien de la Gc en France avaient annoncé une conférence de presse au restaurant Chez Aïda à 15 heures. L'intitulé « Riposte des partisans de Baldé » était tout de même révélateur de leur volonté de former une ceinture de sécurité autour de leur mentor, suite à des rumeurs persistantes, relayées par la presse sénégalaise, sur une brouille entre celui-ci avec certains segments de la « Génération du concret », si ce n'est avec le président de ce mouvement, Karim Wade. Parmi les porteurs du projet d'une prochaine « riposte des partisans de Baldé » (contre qui ?), on peut citer l'Association de la Gc en France dirigée par Albin Bock, l'Association des artisans tailleurs du 18e art avec Baba Thiombane, celle de Diaspora Casamance (organisateur du Gala de l'Unesco : lire Le Quotidien du jeudi 20 novembre 2008), mais également l'Association des étudiants de la Casamance avec à sa tête Pipo Sané.
Du côté des mouvements, la riposte avait été brandie par le Mouvement des jeunes issus de l'immigration de la Gc que dirige, entre autres, un certain Ibrahima Sonko. Le Mouvement des Baye Fall de Paris de Cissé Yabsa Diop, celui des cadres de la Gc, coaché par Astou Dieng Kâ et Chérif Sy et Sos Casamance, avec Amadou Sylla, avaient clairement indiqué leur soutien à Baldé, à l'occasion de l'arrivée du Président Wade à Paris. Tout comme l'Observatoire des Sénégalais contre les Assises nationales, présidé par un entrepreneur sénégalais du nom de Ousseynou Seck, « la partie civile du Mfdc avec Mamadou Goudiaby et François Sané », les « Femmes manjacks de Mantes La Jolie avec Aïssata Dème, Marceline Manton… »
Les attaques à l'arme lourde perpétrées par les mutins, dans la nuit de samedi à dimanche (22 et 23 novembre) contre la résidence du président Joao Bernardo Nino Vieira de la Guinée-Bissau, pays voisin du Sénégal, préoccupent autant les autorités guinéennes que sénégalaises.
Le président sénégalais Abdoulaye Wade a déclaré dimanche à Radio France Internationale avoir reçu dans la nuit un coup de téléphone de son homologue bissau-guinéen, faisant état de tirs de soldats sur sa résidence.
"J'ai eu le président Vieira au téléphone, qui m'a dit que sept mutins ont été arrêtés et d'autres se sont sauvés", a-t-il affirmé, révélant qu'une enquête était ouverte à Bissau et que le président Vieira ne savait pas "qui est à l'origine de cette tentative".
Abdoulaye Wade a aussi déclaré avoir invité les militaires bissau-guinéens à regagner leurs casernes.
Pourquoi le Sénégal accorde-t-il tant d'intérêt à la situation qui prévaut en Guinée-Bissau?
"Dakar suit avec beaucoup d'intérêt l'évolution de la situation en Guinée-Bissau parce que la sécurité à l'intérieur des pays dépend en grande partie à la sécurité au niveau des frontières. Aucun pays ne peut garantir sa sécurité aussi longtemps s'il néglige ces frontières", analyse le politologue sénégalais, Aziz Diop.
D'après M. Diop, "pour des raisons de sécurité et d'intégrité territoriale, le Sénégal est obligé de s'intéresser à ce qui se passe en Guinée-Bissau à cause de la situation que connaît la partie Sud du pays (Casamance), région frontalière de la Guinée".
Autre raison expliquant l'intérêt du Sénégal pour cette reprise de la violence en Guinée-Bissau : "le Sénégal et la Guinée-Bissau sont si proches qu'il y a, dans le domaine économique, culturel etc., des mouvements de populations en permanence dans les deux sens. Ces deux pays sont donc obligés de coopérer", explique le politologue sénégalais.
Une instabilité politique au pays d'Amical Cabral est synonyme d'insécurité en Casamance, en proie à une rébellion depuis plus d'une vingtaine d'années.
Bien que le calme soit revenu à Bissau la capitale et que les autorités bissau-guinéennes aient affirmé que la "situation est sous contrôle", le gouvernement sénégalais a préféré jouer la carte de la prudence. Abdoulaye Wade a déclaré avoir dépêché des soldats sénégalais à la frontière.
Si la situation passe outre mesure, le Sénégal pourrait-t-il se contenter d'un renfort au niveau de la frontière?
"Il est dans l'intérêt des deux pays de ne pas dévoiler sur la place publique ce qu'ils concoctent sur le plan sécuritaire", ajoute M. Diop. L'intervention des militaires sénégalais en Guinée-Bissau a été déterminante en 1998, début de la chute du président Vieira.
La frontière avec la Guinée-Bissau avait servi de base arrière aux rebelles du Mouvement des forces démocratiques de Casamance ( MFDC). Cette présence est devenue une source d'insécurité en Guinée-Bissau.
Elle a été un des facteurs déclencheurs de la guerre civile en 1998-99. Lorsque le gouvernement de Vieira avait menacé de limoger le commandant de l'armée bissau-guinéenne, feu Ansoumane Mané, accusé d'avoir vendu des armes au MFDC, le Sénégal avait déployé 2. 500 soldats en renfort du gouvernement bissau-guinéen.
A la fin de la guerre civile, en 2000-2001, les membres du MFDC ont été expulsés de Guinée-Bissau.
Instabilité politique 1998-1999
Le premier coup d'Etat qui a porté l'actuel président Joao Bernardo Nino Vieira au pouvoir a été perpétré six ans après l'indépendance de la Guinée-Bissau. Il conserve le pouvoir pendant près de vingt ans en s'appuyant sur l'armée.
A sa chute des suites d'une guerre civile (1998-1999) menée par l'armée, la transition démocratique sera assurée par celle-ci.
Kumba Yalla sera le successeur élu de Vieira. Il s'appuiera aussi sur l'armée, jusqu'à ce qu'elle le renverse en 2003. L'ancien président Vieira fera son retour. A une période où son pays est devenu une plaque tournante de la drogue, il se heurte à la même résistance militaire.
Une plaque tournante du trafic de drogue
La Guinée-Bissau est devenue le point de transit de la drogue dure vers les marchés européens. Lors de la campagne électorale pour les élections législatives de novembre, le président du Parti de la Rénovation sociale (PRS), Kumba Yalla, accuse le président en exercice d'être responsable de l'introduction de la drogue en Guinée-Bissau.
"Le président Vieira devrait être jugé pour crime contre l'Humanité et pour son rôle dans l'introduction de la drogue, dans le pays d'Amical Cabral", a estimé Kumba Yalla auprès d'Apanews.
L'argent du trafic ayant exacerbé le taux de corruption dans l'armée et la sphère politique menace le processus démocratique. Dès lors, l'enjeu est considérable pour le Sénégal avec qui la Guinée-Bissau partage la frontière.
Dans un communiqué commun, les Nations Unies, l'Union européenne(UE) et la CEDEAO ont condamné avec "véhémence" cette attaque sur Bissau.
"Le rôle des forces de sécurité en ce moment critique est d'appuyer l'Etat de droit", déclare le communiqué. Cette mutinerie intervient seulement une semaine après les élections législatives dont l'UE a salué, vendredi, "le bon déroulement". "Les élections bissau-guinéennes se sont tenues dans une +atmosphère pacifique +", se félicite l'UE.
D'après les observateurs de l'UE, ce scrutin confirme " l'ancrage démocratique de la Guinée-Bissau".
Premier grand oral télé et premières grandes annonces: Barack Obama a confirmé dimanche ses promesses de campagne de fermer la prison de Guantanamo et de retirer les troupes américaines d'Irak. «J'ai dit plusieurs fois que je voulais fermer Guantanamo, et je vais m'y tenir», a-t-il déclaré lors de son premier entretien télévisé dans l'émission «60 minutes» sur la chaîne CBS depuis son élection le 4 novembre.
Le prochain président américain a promis plusieurs fois pendant sa campagne de fermer le centre de détention situé à Cuba, symbole des excès de «la guerre contre le terrorisme» menée par George W. Bush et critiqué par la communauté internationale.
Concernant la guerre en Irak, qui a fait plus de 4.000 morts dans les rangs de militaires américains depuis 2003, Obama a réitéré ses promesses: «J'ai dit au cours de la campagne, et je me suis tenu à cette position, que dès que je prendrai mes fonctions, j'appellerai l'état-major et les responsables de la sécurité nationale afin de lancer un plan de retrait de nos troupes». Libérer des soldats pour l'Afghanistan
Barack Obama entend notamment libérer des soldats et du budget pour la guerre en Afghanistan, dont il a fait une priorité de sa politique étrangère. Alors que la situation s'est améliorée sur le terrain en Irak depuis un an, le président-élu, qui s'était prononcé contre l'invasion de ce pays en 2003, veut retirer l'essentiel des troupes américaines en 16 mois, d'ici à l'été 2010.
Le gouvernement irakien a approuvé dimanche un accord avec les Etats-Unis prévoyant un retrait d'ici à 2011.
Roberto Schmidt AFP/Archives ¦ Un détenu de la base américaine de Guantanamo à Cuba le 17 janvier 2002
«Txeroki», responsable militaire présumé de l'organisation indépendantiste basque, a été interpellé lundi matin dans les Hautes-Pyrénées. Il serait le cerveau des attentats perpétrés par l'ETA.
Miguel de Garikoïtz Aspiazu Rubina, alias «Txeroki», était le dirigeant le plus recherché de l'ETA. Le chef militaire présumé de l'organisation terroriste basque a été arrêté lundi matin dans les Hautes-Pyrénées (sud-ouest de la France), a annoncé le ministère de l'Intérieur. «Txeroki», âgé de 35 ans, est soupçonné d'être l'auteur des meurtres des deux gardes-civils espagnols à Capbreton, dans les Landes, le 1er décembre 2007.
L'arrestation de »Txeroki» démontre «l'excellente collaboration entre la France et l'Espagne dans la lutte contre le terrorisme basque», s'est félicité le président Nicolas Sarkozy dans un communiqué. Il a demandé à la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, de «féliciter l'ensemble des forces de police» qui ont participé à cette opération.
Selon des médias espagnols citant des sources antiterroristes, «Txeroki» a été arrêté en compagnie d'une femme, suspectée d'être aussi membre de l'ETA, à 3h30, à Cauterets, dans les Hautes-Pyrénées, sud-ouest. Ils ont été placés en garde à vue sur place et devaient être transférés à Bayonne (sud-ouest) plus tard dans la journée, selon une source proche du dossier à Paris. Une arme de poing, de faux documents administratifs et un ordinateur ont été découverts au cours d'une perquisition, toujours en cours, a ajouté cette source.
Deux gardes civils espagnols assassinés
Cette arrestation d'un«gros bonnet» de l'ETA, qui porte un coup dur à l'organisation indépendantiste, intervient moins d'un an après l'assassinat de deux gardes civils espagnols.
Le 1er décembre 2007 au matin, à Capbreton, deux policiers en mission de renseignement en France avaient pris leur petit-déjeuner, par hasard, à une table voisine de celle de trois etarras présumés (»Txeroki» serait l'un de ces trois hommes). A la sortie du restaurant, les deux deux gardes civils espagnols avaient été froidement abattus par balles dans leur voiture. Raul Centeno, 24 ans, avait été tué sur le coup et son collègue Fernando Trapero, 23 ans, était décédé le 5 décembre.
L'ETA avait alors revendiqué le double meurtre dans un communiqué, annonçant sa volonté de frapper les forces de sécurité espagnoles «en tout lieu». Asier Bengoa Lopez de Armentia et Soaia Sanchez Iturregi, deux des trois membres de l'ETA présents le 1er décembre à Capbreton, avaient été interpellés et mis en examen quelques jours plus tard.
Début novembre, le ministre espagnol de l'Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba avait indiqué que «Texroki» avait été mis en cause par deux membres de l'organisation indépendantiste basque pour sa participation directe à ces deux assassinats.
«Txeroki» est réputé incarner l'aile dure de l'ETA
C'est en 2003 que «Txeroki» aurait pris la tête des commandos de l'ETA, devenant à ce titre responsable de l'organisation des attentats.
Il est réputé incarner l'aile dure de l'ETA, hostile au dialogue avec Madrid. Le chef militaire présumé de l'ETA est ainsi soupçonné d'avoir torpillé le processus de dialogue engagé en 2007 avec le gouvernement socialiste espagnol, en ordonnant un attentat de grande envergure à l'aéroport de Madrid (2 morts), le 30 décembre 2006.
Cet attentat commis en plein «cessez-le-feu permanent» de l'ETA, sans annonce préalable, avait conduit le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero à mettre fin à sa tentative controversée de solution négociée du «conflit basque».
Loin de baisser les armes, «Txeroki» aurait profité de la trêve pour mettre en place une «nouvelle ETA», avec de jeunes recrues issues de la kale borroka, la guérilla urbaine orchestrée au Pays Basque espagnol et en Navarre par les jeunes radicaux proches de l'ETA.
L'ETA, inscrite sur la liste des organisations terroristes de l'UE et des Etats-Unis, est tenue pour responsable de la mort de 824 personnes en 40 ans de violences pour l'indépendance du Pays Basque.
Le président élu Barack Obama a nommé dimanche trois nouveaux membres de l'équipe qui l'accompagnera à la Maison blanche
Pete Rouse, qui dirigeait la petite équipe de collaborateurs d'Obama au Sénat, deviendra l'un de ses proches conseillers à la Maison blanche. Rouse a travaillé par ailleurs pendant 19 ans pour l'ancien chef du groupe démocrate au Sénat Tom Daschle. Daschle, qui a conseillé Obama durant la campagne présidentielle, pourrait obtenir lui aussi un poste élevé dans la nouvelle administration démocrate.
En outre, Mona Sutphen, une Noire qui a travaillé au Conseil national de sécurité sous Bill Clinton, et Jim Messina, ancien proche collaborateur de deux sénateurs, seront les adjoints du futur secrétaire général de la Maison blanche Emanuel Rahm.
"Ces personnes apportent une importante contribution à l'équipe, par leur expérience et leur capacité à aider notre pays à surmonter des défis pressants, sur le plan intérieur comme sur le plan international", a déclaré Obama dans un communiqué.
Le président élu met en place peu à peu l'équipe qui l'entourera à la Maison blanche et continue de réfléchir aux choix possibles pour les ministres, pour lesquels aucune nomination n'a encore été annoncée.
Le gouvernement français a nommé, mercredi 12 novembre, un préfet d'origine africaine, en la personne de Pierre N'Gahane, un haut fonctionnaire originaire du Cameroun, a annoncé la ministre de l'intérieur Michèle Alliot-Marie, interrogée par la presse à l'Elysée. Pierre N'Gahane, 45 ans, sera affecté au département des Alpes-de-Haute-Provence. Depuis l'élection de Barack Obama aux Etats-Unis, divers mouvements noirs ont demandé au président Nicolas Sarkozy d'œuvrer à une meilleure représentation des minorités dans la classe politique et au sein de la haute administration. Comme on lui demandait si cette nomination était suscitée par l'effet Obama, la ministre de l'Intérieur a répondu : "C'est simplement la reconnaissance des qualités d'un homme qui exercait déjà les fonctions de préfet." M. N'Gahane avait déjà le rang de préfet, mais il ne dirigeait pas un département. Il était chargé de promouvoir l'égalité des chances dans les Bouches-du-Rhône.
Malgré cette nomination, le corps préfectoral reste assez peu représentatif de la France plurielle. On n'y recense que douze femmes sur cent vingt-cinq. On compte sur les doigts d'une main les représentants de la diversité : les Antillais Alain Zabulon et Marcelle Pierrot.
Soucieux de s'atteler sans tarder à la mise en place de sa future administration, Barack Obama a proposé mercredi à Rahm Emanuel, représentant démocrate de l'Illinois, d'occuper le poste de secrétaire général de la Maison blanche.
Emanuel, proche de l'entourage politique immédiat d'Obama et élu de Chicago comme lui, devrait accepter rapidement l'offre que lui a faite le sénateur de l'Illinois quelques heures après sa victoire à la présidentielle de mardi, déclare-t-on de source démocrate.
Agé de 48 ans et connu pour son tempérament combatif, Emanuel était considéré comme le candidat le mieux placé pour le poste de secrétaire général, qui ferait de lui le principal "gardien" du Bureau ovale.
Obama pourrait annoncer jeudi et les jours suivants les noms de certaines personnalités de premier plan de sa future administration, comme ceux du secrétaire au Trésor et du secrétaire d'Etat.
Il a déjà jeté les bases d'une équipe de transition et ses collaborateurs "s'empressent de composer (ses) équipes pour l'économie et la sécurité intérieure", indique une source démocrate.
Après sa victoire sur le républicain John McCain, celui qui sera le premier président noir des Etats-Unis n'a pas de temps à perdre.
Onze semaines de transition
Théoriquement, Obama, qui prendra ses fonctions le 20 janvier 2009, dispose de onze semaines pour soigner la transition entre l'administration sortante du républicain George Bush et l'arrivée aux commandes du Parti démocrate.
Mais, "avec deux guerres à l'étranger et une crise financière internationale en cours, il ne peut pas y avoir de période pendant laquelle la nouvelle administration se contente de chercher ses marques", estime William Galston, professeur à l'Université du Maryland et ancien conseiller de Bill Clinton pour les questions de politique intérieure.
"Le besoin d'avoir une transition parfaite est plus fort qu'il n'a jamais été ces dernières décennies", ajoute-t-il.
"Durant cette période de transition, je tiendrai le président élu pleinement informé des décisions importantes", a déclaré mercredi le président George Bush en précisant avoir félicité Obama de son "impressionnante victoire".
Obama, quant à lui, a fait savoir qu'il avait d'ores et déjà "une assez bonne idée" des personnalités qu'il pourrait appeler à de hautes fonctions et a souligné qu'il inclurait "absolument" des républicains dans son administration. Parmi les noms pressentis pour la future administration reviennent nombre de responsables qui occupaient des postes de rang élevé sous Bill Clinton, dans les années 1990.
Kerry ou Holbrooke au département d'État?
Les guerres d'Irak et d'Afghanistan étant toujours en cours, le président élu pourrait maintenir à son poste le secrétaire à la Défense sortant, Robert Gates. Mais il pourrait aussi se tourner vers l'un de ses conseillers de campagne, Richard Danzig, ancien secrétaire à la Marine sous Bill Clinton.
Pour ce qui est du département au Trésor, plusieurs noms circulent, comme celui de Lawrence Summers, 54 ans, qui occupa le poste durant les 18 derniers mois du second mandat Clinton, ou celui de Paul Volcker, président de la Réserve fédérale de 1989 à 1997, ou de Timothy Geithner, actuel président de la Réserve fédérale de New York.
L'économiste de Chicago Austan Goolsbee et Jason Furman, ancien conseiller de Bill Clinton, sont également dans les petits papiers du président élu.
Pour le secrétariat d'Etat, on parle surtout de l'ancien candidat démocrate à la Maison blanche John Kerry, battu par Bush en 2004, ou de l'ancien diplomate Richard Holbrooke, l'un des principaux artisans des négociations de paix en Bosnie, conclues sous Clinton par les accords de Dayton (fin 1995).
On cite aussi les noms du sénateur sortant républicain Chuck Hagel ou de l'ancien sénateur démocrate Sam Nunn, qui présida de 1987 à 1995 la commission des Forces armées du Sénat.
James Steinberg, ancien conseiller de Clinton, est bien placé pour devenir le conseiller à la sécurité nationale. Elle aussi ancienne collaboratrice de Clinton, Susan Rice pourrait prétendre à ce poste ou à une autre fonction élevée.
Obama s'appuie aussi sur trois spécialistes de la politique étrangère appartenant à son personnel de campagne et qui pourraient bien se retrouver à la Maison blanche ou au département d'Etat. Il s'agit de Mark Lippert et de Denis McDonough, qui ont tous deux travaillé au Sénat, et de Ben Rhodes, auteur de discours d'Obama sur la politique extérieure.
La victoire mardi soir (GMT - 4) du candidat démocrate aux présidentielles américaines Barack Obama a été ressentie jusque dans le sud du pays de Léopold Sédar Senghor, le Sénégal. En effet, la plupart des populations de Ziguinchor, comme plusieurs autres du monde, se sont réveillés mercredi matin avec un seul mot aux lèvres : satisfaction !
Un tour de micro dans cette petite ville de moins de 300 000 habitants, mercredi matin, rend compte de la satisfaction des Ziguinchorois, au sujet de l'élection de Barack Obama à la Maison Blanche (USA). Interrogée sur ce qu'elle en pense, Ndèye Sadio, 32 ans, n'a pas caché sa « joie de voir une famille noire résider à la Maison Blanche pendant au moins quatre ans ». Ndèye soutient que « rien que pour cela, ma satisfaction est totale ».
Pour sa part, Papa Lamine Ndour, 28 ans, estime lui, n'avoir « jamais imaginé qu'un noir foulerait le plancher de la Maison Blanche en sa qualité de Président des Etats-Unis ». Il est par conséquent « surpris et satisfait ».
Etudiant, Abdoulaye lui, 19 ans, indique qu'en dehors de son « entière satisfaction de voir les Républicains quitter le pouvoir aux Etats-Unis, (il se) satisfait aussi qu'un petit-fils de l'Afrique noir dirige la première puissance économique de la planète ».
Evidemment, plus on approche du jour du scrutin américain, plus les écarts se resserrent, et les sondages semblent tout à coup moins fiables. Prédicateurs et commentateurs de tout poil s'affolent. De fait, le candidat démocrate Barack Obama, qui caracolait en tête des sondages nationaux la semaine dernière, semble se faire rattraper par le républicain John McCain. En revanche, Etat par Etat, là où se joue l'élection, le sénateur de l'Illinois garde l'avantage. Bien sûr, le nombre de grands électeurs considérés comme lui étant acquis s'est quelque peu tari ; de plus de 300, on est passé à 291, selon le site Real Clear Politics (RCP)*. Obama conserve néanmoins une avance moyenne de cinq points dans l'Ohio, le Colorado, le Nevada, la Floride et la Virginie. Dans l'Indiana et le Missouri, où George W. Bush l'avait emporté en 2004, il vient même grignoter sur l'avance de McCain. « Il continue à avoir l'avantage », considère Roger Persichino, auteur des Elections présidentielles aux Etats-Unis (éd. FolioActuel).
«Effet Bradley»
Le doute persiste pourtant. Et si les sondages avaient tout faux ? Et si le fameux « effet Bradley », qui veut que les sondés n'osent pas avouer lors de l'enquête que dans l'isoloir ils ne voteront pas pour le candidat noir, n'avait pas été suffisamment pris en compte ? « Bien sûr, cette élection, qui devrait voir une plus grande participation de groupes habituellement plus abstentionnistes, les 18-30 ans et les Afro-Américains, est compliquée à analyser. Mais une erreur comme le fait d'attribuer la Floride aux démocrates en 2000 reste rare », affirme Roger Persichino.
La police dirait même craindre des émeutes.
Tout de même, si Obama perdait l'élection ? D'après The Hill, la blogosphère démocrate bruisserait d'appels à la désobéissance civile en cas de victoire de McCain. Dans certaines villes, comme Oakland, Detroit ou Chicago, la police dirait même craindre des émeutes. Un scénario qui convainc peu Roger Persichino « dans un pays où la contestation s'exprime surtout par voie judiciaire, même si des tensions sporadiques ne sont pas exclues ».
Au sein du staff Obama, la perspective est carrément hors de propos. Ainsi, ce week-end, David Plouffe, directeur de la stratégie électorale du candidat, a annoncé le lancement de publicités télévisées... en Arizona, le fief de McCain. Preuve que pour l'équipe démocrate, désormais, on peut aussi se permettre de faire dans le superflu. « Obama récolte les fruits d'une campagne extrêmement fine tactiquement, tant au niveau du financement de sa campagne, que de la mobilisation des électeurs. Par exemple en Virginie, quand McCain a 19 bureaux de partisans, Obama en a plus de 70, c'est aussi là-dessus que se joue l'élection », souligne Roger Persichino.
Il a fait les délices d'une foule de plusieurs milliers de personnes venue encourager le candidat républicain à la Maison-Blanche. Le gouverneur républicain de Californie et ancien acteur body-buildé Arnold Schwarzenegger a conseillé vendredi soir à Barack Obama de muscler sa politique et de prendre lui-même du muscle, lors d'un meeting de soutien à John McCain dans l'Ohio (nord).
Des conseils prodigués avec beaucoup de subtilité.
L'ancien acteur d'origine autrichienne, qui organise chaque année un tournoi de body-building à Columbus, dans l'Ohio, a commencé son discours en invitant M. Obama à s'y présenter. «Je veux inviter le sénateur Obama, parce qu'il doit faire quelque chose pour ses jambes maigrichonnes. Je lui ferai faire quelques flexions», a-t-il dit. «Et ensuite, nous lui ferons faire quelques exercices pour ses biceps, pour muscler ses petits bras décharnés. Et il pourrait aussi mettre un peu de chair autour de ses idées», a-t-il poursuivi.
John McCain, au contraire, «est bâti comme un roc. Son caractère et ses idées sont solides», a ajouté M. Schwarzenegger, qui a reçu plus d'applaudissements et de cris d'enthousiasme de la foule que le candidat qu'il était venu soutenir.
McCain doit absolument l'emporter dans l'Ohio, où les sondages donnent quelques points d'avance à son adversaire, s'il veut gagner la présidentielle du 4 novembre.
Les récoltes de riz ont atteint près de 105.000 tonnes dans la région de Ziguinchor et sont à même de couvrir le déficit vivrier de l'année dernière, selon le service régional du développement rural qui fait état d'''une situation exceptionnelle''.
Cette année à Ziguinchor, ‘'la distribution gratuite des semences de riz estimées à 100 tonnes a touché plus de 23.000 ménages. Cela a permis de cultiver 52.900 hectares avec un rendement moyen de deux tonnes par hectare, soit près de 105.000 tonnes de riz et 9.970 tonnes de récoltes de maïs'', rapporte Radio-Sénégal, citant le service régional du développement rural.
La production de riz de cette année suffit à elle seule pour couvrir le déficit vivrier de 2007, indique la même source, ajoutant que 25.000 hectares ont été emblavés pour la culture du mil. Les résultats de cette filière ne sont pas donnés.
La région de Ziguinchor a bénéficié d'''une situation phytosanitaire calme.''
''D'après les premières estimations, nous allons vraiment avoir une situation exceptionnelle en matière de récoltes. Maintenant, il faut préparer la période post-récolte, permettre aux paysans de pouvoir les conserver dans des magasins'', a dit le directeur régional du développement rural Mamadou Konté.
Un recensement des magasins de stockage de ces récoltes est en cours, a indiqué M. Konté qui s'exprimait lors d'un Comité régional de développement consacré au bilan de l'hivernage 2008.
Le niébé et le manioc n'ont toutefois pas connu ‘'autant de succès'' que le riz ou le maïs et les producteurs demandent d'être davantage soutenus par les services techniques de l'agriculture et les élus locaux.
Le Président gambien, Yahya Jammeh, a décrété lundi 13 octobre jour férié en hommage à la « performance » de l'équipe nationale de football, a appris APA, dimanche à Banjul.
La décision présidentielle fait suite au match nul concédé ramené de Dakar, samedi, par la Gambie face à l'équipe locale, le Sénégal, en match comptant pour la sixième et dernière journée du groupe 6 du deuxième tour des éliminatoires combinées de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) et de la Coupe du monde 2010. La radio nationale gambienne (service public) a qualifié le résultat de « victoire historique et inédite » comparable à la victoire décrochée par le Sénégal face à la France (1-0) en match d'ouverture du Mondial 2002 à Séoul, en Corée du Sud. La seule victoire (3-2) de la Gambie sur le Sénégal remonte à 1962. Avec ce résultat, la Gambie, avec 9 points au compteur, termine à la seconde place du groupe 6, derrière l'Algérie (10 pts, qualifiée). Mais les « Scorpions », qui n'ont pu se classés qu'à la 10ème place des meilleurs deuxièmes, sont éliminés pour le reste de la compétition. Le Sénégal (3e, 9 pts) et le Liberia (4e, 3 pts) sont également restés en rade.
C'est désormais officiel. Karim Wade va briguer la magistrature suprême. L'icône de la Génération du concret sera investie par ses partisans qui, depuis plus d'un an, sillonnent le pays pour « vendre » son image. Mais, sur la route vers le sommet, Wade fils devra inéluctablement croiser le fer avec Macky Sall. Le président de l'Assemblée nationale qui fait l'objet d'une surveillance policière renforcée depuis qu'il a émis l'idée de rompre les amarres avec le Pds et de se battre pour la postérité. En recevant lundi dernier un groupe de jeunes gens venus de Guédiawaye, Cheikh Diallo conseiller de Karim Wade a lâché un bout de phrase qui en dit long sur les ambitions politiques du fils du président de la République. Et pour cause, M. Diallo a déclaré : « Que les centaines de milliers de sympathisants et d'adhérents de la Génération du Concret se tiennent prêts. À leurs côtés, Karim Wade sera de toutes les batailles électorales avant, pendant et après 2012. C'est ma parole d'honneur. Organisez-vous, mobilisez-vous et attendez le mot d'ordre pour labourer toutes les circonscriptions électorales du Sénégal et de la diaspora ». Alea jacta est (le sort est jeté) ! Le président de l'Anoci sera candidat à la succession de son père. Cela se fera dans ou avec le Pds.
Même si du côté de l'état-major du parti de Wade, on affirme qu'il est prématuré de parler de la prochaine présidentielle. Mais les mots prononcés par Cheikh Diallo (qui a sans doute obtenu l'aval de Karim) sont clairs. Ils disent nettement que le leader de la Génération du Concret sera de toutes les batailles électorales, y compris celles (anticipées ?) de 2009.
La route vers le sommet passe par Macky
L'odyssée de Karim Wade vers le palais de l'avenue Léopold Sédar Senghor risque d'être tumultueuse. Car Macky Sall, en proie actuellement à une grande offensive visant à lui ôter la nourriture, pourrait en constituer un obstacle majeur. Surtout qu'il a manifesté à ses proches son intention de quitter le parti présidentiel, pour mieux se battre dans l'arène politique. Son bilan comme Premier ministre puis comme président de l'Assemblée nationale et son rôle en tant que numéro deux du Pds sont brandis par ses partisans qui voient en lui un digne successeur de Me Wade. Ils estiment aussi que le fait que le nom de Macky Sall ne soit pas cité dans des affaires de corruption ou de détournement de deniers publics constitue un sérieux avantage politique pour lui. Même si par ailleurs, ils restent conscients de la force de frappe de Me Abdoulaye Wade, redoutable homme politique, qui a réussi à neutraliser Idrissa Seck alors que ce dernier avait infiltré l'appareil d'Etat et du Parti démocratique sénégalais (Pds), sans parler du contrôle d'un fief politique aussi important que Thiès. Un constat qui nous pousse à nous demander si Macky Sall pourra réussir là où Idrissa Seck (et d'autres avant lui) ont échoué.
Surveillance policière renforcée et écoutes téléphoniques
En tout cas, depuis l'acte de « casus belli » qu'il a posé en convoquant le président de l'Anoci à l'Assemblée nationale, Macky Sall est perçu par certains proches du président de la République comme l'ennemi à abattre. Ces derniers sont-ils à l'origine du renforcement de la surveillance policière constatée autour du domicile du maire de Fatick et de ses fréquentations ? Les amis de l'ancien Premier ministre le croient dur comme fer. Ils s'inquiètent aussi des filatures dont ils font l'objet depuis plusieurs mois. L'un des proches de Macky affirme même que son mentor est mis sur écoute téléphonique avec la complicité de la Sonatel… Vrai ou faux ?
Mais, appréciant cet « arsenal répressif » autour du président de l'Assemblée nationale, notre interlocuteur affirme que les partisans de Macky n'ont rien à craindre, parce que toutes leurs actions sont inscrites dans la légalité.
Le journaliste nigérien Moussa Kaka, correspondant de Radio France internationale à Niamey, a été remis en liberté ce lundi 7 octobre. Il bénéficie ainsi d'une liberté provisoire après plus d'un an passé dans les liens de la détention.
Dans un communiqué publié ce lundi matin, Reporters sans frontières salue la remise en liberté provisoire ordonnée par la chambre d'accusation de la cour d'appel, le 7 octobre 2008, du journaliste Moussa Kaka, après 384 jours de détention. « Cette bonne nouvelle est une première étape qui, nous l'espérons, débouchera rapidement sur une issue honorable et juste. Nous partageons le soulagement de sa famille, qui a fait preuve de courage et de droiture tout au long de ce calvaire. Après 384 jours de détention, notre ami Moussa Kaka a le droit de voir se terminer cette trop longue épreuve », lit-on dans le communiqué de Rsf.
Cette libération est la conséquence de la décision de la chambre d'accusation de la cour d'appel de Niamey qui a décidé de requalifier les charges pesant contre le journaliste en « actes de nature à nuire à la défense nationale », le renvoyant devant un tribunal correctionnel. Les magistrats ont par ailleurs ordonné, selon Reporters sans frontières, la remise en liberté provisoire du directeur de Radio Saraounia, correspondant de Radio France Internationale (RFI) et de Reporters sans frontières au Niger, ouvrant la voie à sa sortie de la prison civile de Niamey, où il est incarcéré depuis le 26 septembre 2007.
Moussa Kaka a regagné son domicile en début d'après-midi, après avoir été accueilli par sa famille, ses confrères et ses amis à la sortie de la prison. « Je suis soulagé et je veux remercier tous ceux qui ont pensé à moi pendant toute cette année », a déclaré le journaliste à Reporters sans frontières quelques minutes après être arrivé chez lui.
Pour rappel, Moussa Kaka avait été arrêté le 20 septembre 2007. Il lui est reproché d'avoir fait preuve, au cours de contacts téléphoniques avec un chef de la rébellion touarègue du Mouvement des Nigériens pour la justice (Mnj), dans le cadre de sa mission de journaliste, d'une prétendue « connivence » avec ce groupe armé basé dans le Nord du pays.
Ceux qui luttent contre les deux grandes maladies des temps modernes sont à l'honneur. Le prix Nobel de médecine a récompensé l'Allemand Harald zur Hausen, qui a identifié le virus provoquant le cancer du col de l'utérus, et les Français Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier, à l'origine de la découverte du virus immunodéficitaire (VIH) responsable du sida.
Cette découverte « a été essentielle à la compréhension actuelle de la biologie de cette maladie et à son traitement antirétroviral », selon le comité Nobel, qui ne mentionne pas le professeur américain Robert Gallo, souvent considéré comme le codécouvreur avec Luc Montagnier du rétrovirus. « Ma première réaction est de penser à tous les malades du sida et à tous ceux qui sont toujours en vie et qui se battent contre la maladie », a déclaré, hier, Luc Montagnier, en marge d'une conférence internationale à Abidjan. Il a aussi annoncé la création d'un vaccin thérapeutique d'ici à quatre ans s'il dispose de moyens financiers. Près de 33 millions de personnes séropositives sont dénombrés dans le monde.
« Le prix Nobel va nous rebooster, qu'on soit chercheurs, décideurs, politiques ou médecins. Et montre que la lutte doit se poursuivre alors qu'il y a encore des éléments de blocage importants, avec la non-découverte du vaccin et des mesures de prévention qui restent à trouver », a assuré hier l'Agence française de recherches sur le sida et les hépatites. Les lauréats recevront leur prix le 10 décembre à Stockholm.
L'afflux des commentaires sur les blogs complique la tâche des blogueurs. Certains n'hésitent pas, tel Jean-Dominique Merchet, à supprimer carrément l'accès aux commentaires. D'autres, comme Pierre Assouline, les tamisent.
Comment or no Comment, that is the question. Que faire des commentaires ? C'est la question qui se pose aux blogueurs de tous poils, notamment à ceux qui sont dépassés par le succès de leurs sites. Le journaliste Pierre Assouline sur La République des Livres « gère », en moyenne, 300 commentaires par jour avec des pointes à plus de 1000. Un travail auquel il dit consacrer cinq heures par jour. Pourtant, Pierre Assouline n'affiche aucune lassitude. Au contraire, une vraie curiosité pour ce phénomène et une satisfaction sans pareille au point d'y consacrer un livre.
Un nouvel âge de la conversation
Dans « brèves de blogs », une sélection des contributions de son site, il évoque « les fragments d'un discours blogueux » en référence à Barthes voire « un nouvel âge de la conversation » où l'Autre serait une multitude non identifiée: « c'est une nouvelle forme de dialogue qui a vu le jour. Le contenu littéraire de mon blog incite certainement à la conversation, les gens se répondent, échafaudent des argumentaires mais il y a évidemment aussi beaucoup de commentaires hors-sujets, de trolls, de dérapages et de violences dans ces échanges. Cela fait partie de l'Internet. Au fil de la conversation, tout cela finit parfois par s'étioler pour revenir à l'essentiel. Mais en ce sens, ce n'est pas très différent de la conversation de tous les jours. On discute, on s'égare, on revient sur un sujet etc. Ce qui me rassure, c'est de voir que l'article qui a suscité le plus de commentaires portait sur Georges-Arthur Goldschmidt et l'art de la traduction. Il y a eu plus de 1200 échanges de très haut niveau sur ce sujet».
Secret-défense croule sous les commentaires
Tous les journalistes-blogueurs ne partagent pas cet enthousiasme. Ainsi, Jean-Dominique Merchet qui tient le blog Secret Défense, référence en matière d'actualité militaire, a décidé de fermer son blog aux commentaires : « A partir de juin 2008, il y a eu une succession d'événements forts, touchant aux questions de défense : le livre blanc, la bavure de Carcassonne, la tribune du groupe Surcouf dans Le Figaro. Puis en août, l'embuscade en Afghanistan dans laquelle sont tombés dix soldats français. Le blog qui faisait 20 à 25.000 pages vues par jour est passé à 50.000 puis 80.000 pages vues et jusqu'à 700 commentaires par jour. J'ai été submergé par ces commentaires. Il y avait de tout : insultes, propos racistes, des gens intéressés par les questions de défense qui essayaient de participer à des débats et des mythos qui se voyaient sauter sur Kolwezi tous les jours. En plus, parmi les militaires, le site est apparu comme un terrain de libre expression mais cela n'a jamais été sa vocation».
Si à plusieurs reprises, les autorités militaires lui ont fait comprendre que son blog leur posaient quelques soucis, c'est suite à une conversation avec l'un de ses amis militaires qu'il décide, le 3 septembre de suspendre les commentaires. Ce dernier estimait que cela nuisait fortement à son travail de journaliste : « je suis allé fermer les commentaires dans l'instant ».
Depuis, la fréquentation du site n'a pas baissé. Merchet n'a reçu que très peu de mails de protestations et la qualité du site ne s'en ressent pas : « les six premiers mois, les commentaires m'apportaient parfois des informations. Certains commentaires m'ont convaincu parfois de l'émotion qui régnait dans les milieux militaires et j'ai eu besoin de savoir ce qu'elle était. Après, la mauvaise monnaie chasse la bonne. Désormais, les gens qui ont des informations m'écrivent directement ».
Interactivité, convivialité, libre expression ?
Les deux journalistes se retrouvent sur un point : aucun ne croit au journalisme participatif. « De la même manière qu'il a un métier de chirurgien, il y a un métier de journaliste. Je refuse de tenir ce discours démago : tous journalistes ! » explique Pierre Assouline qui réfléchit constamment aux moyens d'améliorer l'interactivité sur son site.
Une préoccupation partagée par Jean-Dominique Merchet mais qui refuse de faire du commentateur la pierre angulaire de son site : « nous allons mettre en place dans les semaines qui viennent un forum parce que j'ai conscience qu'il y a une volonté d'expression et un besoin de convivialité sur Internet mais je ne m'en occuperai que de manière très ponctuelle ».
La démocratisation de l'information par les blogs ?
Une vision des blogs qui ne satisfera pas certains gardiens du temple Blog tel Versac qui, en son temps, fustigeait Jean-Michel Aphatie lequel -outrage !- ne respectait pas la logique des blogs : « il ne dialogue pas avec ses lecteurs, ne prend pas en compte les commentaires, et n'entre pas en conversation avec les blogueurs par ailleurs. (...) C'est simple : il ne devrait pas bloguer, et rester replié dans sa logique top-down ».
Le reproche vaudrait également pour Merchet, indifférent à la critique : « Pour être franc, je ne suis jamais allé sur le blog de Versac. J'ai créé un blog parce que l'occasion se présentait. Je fais simplement mon métier de journaliste sur un support numérique. Je l'invente tous les jours. Je ne m'impose aucune règle, aucune logique. Je découvre tout cela en marchant. je suis pragmatique».
Deux approches différentes des blogs qui invalident la thèse de ceux qui pointent « la difficulté des journalistes à descendre de leur piédestal » mais aussi relativisent le discours convenu qui voudrait que toute forme d'interactivité, établie comme un dogme, participerait d'une démocratisation de l'information échappant au contrôle de haut en bas des médias. Si l'argument vaut pour la diffusion des informations, rien n'est moins sûr pour ce qu'il en est de la valeur ajoutée à ces informations.
Plus d'une soixantaine de musiciens britanniques dont Robbie William, les groupes Radiohead, Kaiser chiefs et Iron Maiden ont créé une organisation pour protéger leurs intérêts face aux maisons de disques, dans le cadre du développement numérique.
Ce groupement, Featured Artists' Coalition (FAC) a expliqué qu'il a vocation à protéger les droits des chanteurs et musiciens. Brian Message, l'un des managers de Radiohead et Kate Nash, explique que la FAC "aidera les artistes, jeunes et vieux, connus ou non, à apporter les changements qui auraient dû intervenir depuis longtemps au sein de l'industrie dans leurs intérêts et celui des fans".
La FAC aura pour mission d'obtenir que les artistes conservent la propriété des droits de leur musique qui seraient loués ensuite à une maison de disque. Elle demandera aux majors d'indiquer aux artistes comment, où et pourquoi leur musique est utilisée. Elle demande aux maisons une part plus importante des profits.
Les signataires estiment qu'avec l'explosion du numérique, leurs chansons peuvent être exploitées de multiples nouvelles façons et qu'ils sont souvent oubliés dans les accords commerciaux. Plusieurs groupes, notamment Radiohead et Oasis, ont utilisé Internet sans passer par les majors.
C'était le 26 septembre 2002, au large du Sénégal. Le Joola, le célèbre bateau qui reliait Ziguinchor, la principale ville de Casamance, à la capitale Dakar, chavirait. La plus grande catastrophe de la navigation civile de tous les temps. 1 865 morts et disparus, dont 22 ressortissants français. Seules 64 personnes avaient survécu. Pour le Titanic, il y avait eu 1500 morts.
Très vite, les informations ont afflué. Le Joola était un résumé des trafics et des carences qui gangrènent nombre de pays africains, dont le Sénégal. Unbateau tellement pourri qu'il n'était plus assuré. Des failles majeures, allant du défaut d'entretienà l'insuffisance du nombre de gilets de sauvetage, et un bateau très souvent en surcharge. Le Joola qui dépendait du ministère des transports était passé sous l'administration du ministère de la défense. La sécurité des passagers était une préoccupation secondaire, malgré des témoignages et des rapports alarmants.
La justice pénale sénégalaise avait ouvert une enquête pour rapidement conclure à un lamentable non-lieu, reposant sur la fiction que toutes les fautes étaient imputables à des agents d'exécution, à commencer par le commandant du bateau, mort pendant la catastrophe. Grotesque vu d'ici. Minable vu de là-bas. La vie continue, il y a d'autres problèmes à résoudre.
Mais c'est là que l'équipe des blancs entre en jeu, et les familles des 22 victimes françaises décident de porter plainte à Evry, dans l'Essonne, en 2003. Régularité juridique parfaite. L'enquête est longue, très longue, pour mettre en lumière ce que tout le monde sait déjà. En janvier 2008, le juge d'instruction Jean-Wilfrid Noël, se rend à Dakar pour faire des auditions. Et ce vendredi, le juge, contre l'avis du parquet, délivre neuf mandats d'arrêt internationaux contre de hauts responsables sénégalais, dont l'ex-Première ministre Mame Madior Boye, les ex-ministres des Forces armées et des Transports, le chef d'état-major général des armées, ceux de la marine et de l'armée de l'air, ainsi que des responsables de la Marine marchande. Des mandats d'arrêt, qui valent mise en examen, et qui, transmis à Interpol, imposent l'arrestation des personnes concernées si elles s'aventurent en dehors des frontières du Sénégal.
Autant dire que les autorités sénégalaises sont furieuses. Abdoulaye Wade, avait annoncé des mesures de «réciprocité». Propos réitérés hier le ministre de la justice sénégalais Madické Niang.
Voilà l'histoire. La justice doit être rendue, et il n'y a pas de hiérarchie chez les victimes. D'accord. Mais là où ça ne va plus du tout, c'est quand la justice d'Evry découvre soudain que l'Etat sénégalais est miné par des failles graves, miné à tel point qu'il faudrait arrêter neuf haut responsables politiques. Cette justice d'Evry qui découvre qu'au Sénégal les normes de sécurité ne sont pas respectées. Creusons le filon, et le tribunal d'Evry ne manquera pas d'occupation… Il y a avait bien d'autres manières de s'approcher de l'idée de justice. En toute hypothèse, il n'est pas besoin de pénal pour cela. Une enquête publique, et la vérification du respect des droits de victimes. Je crois comprendre d'ailleurs que les victimes ont été reconnues et indemnisées.
Sur un plan plus technique, les mises en examen sont prononcées pour « homicides involontaires et défaut d'assistance à personne en danger ». Des infractions très difficiles à établir à l'égard des responsables politiques. Même quand les fautes sont établies, s'agissant de l'homicide involontaire démontrer leur imputabilité et la certitude du lien de causalité entre la faute et le décès est extrêmement difficile. Même chose s'agissant de la non-assistance à personne danger, avec la preuve de la connaissance personnelle du risque et de l'intention. La France est bien instruite de la vanité de ces procédures, après le naufrage du procès du sang contaminé.
La justice marque ici ses limites, car même si la procédure est régulière, j'aimerais bien qu'on me précise l'intérêt qu'il y a fragiliser ainsi un pays pauvre d'Afrique, qui, malgré d'évidentes difficultés, est un exemple démocratique dans le région et un ami fidèle de la France.
Le responsable d'un quotidien privé sénégalais, El Malick Seck, a été condamné vendredi à Dakar à trois ans de prison ferme, moins de deux semaines après avoir publié un article mettant en cause le chef de l'Etat, a-t-on appris auprès de son avocat.
"La parution de son journal, 24 Heures Chrono, a également été suspendue pour une durée de trois mois", a expliqué à l'AFP Me Demba Ciré Bathily, soulignant que cette mesure n'avait pas été demandée par le procureur.
Une peine de cinq ans de détention avait été réclamée contre le journaliste.
El Malick Seck, directeur de publication de 24 Heures Chrono, avait été arrêté le 28 août, quelques heures après avoir publié un article dans lequel il affirmait que le président Abdoulaye Wade, et son fils Karim étaient "mouillés" dans une affaire de blanchiment d'argent volé en Côte d'Ivoire.
Le tribunal des flagrants délits de Dakar l'a condamné à trois ans de prison ferme, après l'avoir jugé pour "acte de nature à troubler l'ordre public et à occasionner des troubles politiques graves", "diffusion de fausses nouvelles", "injure publique" et "recel de documents administratifs"
Son avocat ignorait, immédiatement après la condamnation, de quels chefs d'inculpation il avait été reconnu coupable.
"Aujourd'hui, alors que dans le monde entier on parle de dépénalisation des délits de presse, on condamne au Sénégal un journaliste à trois ans de prison ferme. C'est une décision politique (...) qui confirme la volonté d'éliminer El Malick Seck et son journal", a commenté Me Ciré Bathily.
24 Heures Chrono est l'un des deux journaux privés dont les locaux avaient été attaqués à la mi-août par des hommes de mains qui avaient détruit des ordinateurs et aspergé de gaz lacrymogène des employés.
Jeudi, douze hommes ont été condamnés à 5 et 6 ans de prison ferme pour ces faits, dont plusieurs avaient présenté le ministre des Transports aériens Farba Senghor, récemment limogé du gouvernement, comme le commanditaire des "expéditions punitives".
Le journaliste avait été emprisonné le 3 septembre, après six jours de garde à vue.
La ville de Ziguinchor servira de rampe de lancement à la 11e édition du tour du Sénégal cycliste prévu du 9 au 18 octobre prochain. Le coup d'envoi donné dans la capitale du sud est la principale innovation qui a été apportée par la direction du tour maîtresse d'oeuvre de la compétition internationale inscrite au calendrier international de l'Union cycliste internationale (Uci) et courue en neuf étapes en ligne sur un parcours total de 1238 Km.
Le tour du Sénégal du cycliste va amorcer un nouveau virage à l'occasion de la onzième édition prévue du 9 au 18 octobre prochain. Le tour cycliste va s'ébranler pour la première fois à partir de la ville de Ziguinchor point de départ de la première étape. Le choix de la capitale du sud pour le départ de la course cycliste constitue une innovation de taille par rapport aux circuits traditionnels. Selon Michel Thioub, directeur de la société du tour, qui a présenté hier, jeudi 4 septembre, les grandes lignes de cette compétition. Et il s'agira une fois de plus de relever les grands défis de l'organisation de cette course qui demande de gros efforts humains, financiers et logistiques. « Notre ambition sera de relever le défi de l'organisation digne de ce nom », souligne le directeur du tour.
12 formations ont pour le moment confirmé leur participation à cette course sur les 16 équipes invitées. Elles viendront du Maroc, de la Côte d'ivoire, du Cameroun, du Sénégal, de l'Italie, de la Belgique, du Maroc et des équipes françaises du Boulou, V.s Quimpérois et Rfi. Mais si la participation des équipes Italiennes de cosmopolite de la Selle Colombia Italia qui avaient vampirisé quatre des neuf dernières éditions ou encore de Universal Caffe qui avait dominé le début de l'épreuve 2007 se confirmait, la course est partie pour être l'une des plus relevées depuis plusieurs éditions.
En croire Michel Thioub, elle pourrait même être une hécatombe pour les écuries africaines.
En sa double qualité casquette de directeur technique et directeur du tour cycliste, ce dernier se veut cependant réaliste pour les équipes sénégalaises qui s'aligneront avec une équipe A et B
« Les coureurs du Sénégal se battront pour être performant et faire une participation honorable. Nous nous battons pour leur faire participer au tour Chantal Biya au Cameroun et du Maroc qui précèdent le tour du Sénégal. Même si du côté du ministère des Sports, on nous a fait comprendre qu'il ne nous prenait pas en charge », indique Michel Thioub. Malick Thiam et Bécaye Traoré qui se sont déjà illustrés sur les tours africains seront sur la grille de départ pour défendre les couleurs du Sénégal. Dans le domaine de l'innovation, les organisateurs vont expérimenter pour la première fois le transpondeur qui sera mis sur les roues des différentes coureurs. Une nouvelle technologie permettra aux juges arbitres de disposer le maximum de résultats fiables et évité les contestations à l'arrivée des différentes étapes.
Après la première étape disputée sur la boucle Ziguinchor-Cap Skiiring- Ziguinchor et le jour de repos à Dakar, le coup d'envoi de la 2e étape sera donné à Dakar le samedi 11 octobre. La course cycliste connaîtra son épilogue avec la 9e étape en ligne prévue le samedi 18 octobre entre la station balnéaire de Saly Portudal et Dakar.
El Malick Seck, le directeur de publication du quotidien privé sénégalais 24h Chrono risque cinq ans de prison. C'est la peine minimale qui été requise mercredi contre le patron de presse par le procureur du tribunal des flagrants délits de Dakar, rapporte Allafrica.com. El Malick Seck est poursuivi pour offense au chef de l'Etat. Son journal a publié à la mi-août un article qui implique le président sénégalais Abdoulaye Wade et son fils Karim dans le blanchiment de l'argent dérobé lors de casses dans les représentations de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest (Bceao) en Côte d'Ivoire.
La Casamance reste l'otage deux ans après la disparition de l'Abbé Augustin Diamacoune Senghor d'une conjoncture d'insécurité qui nourrit et/ou se nourrit de certains intérêts tout en laissant les pauvres populations dans le désarroi. La récente présence privée du président ivoirien en terre gambienne, la vive polémique entre les cadres casamançais et les partisans de l'ex-ministre des Transports aériens qui s'occupe,-s'en occupe-t-il toujours ?-, du dossier casamançais, n'arrangent point les choses dans la région méridionale du pays.
La région sud du Sénégal souffre de la situation de « ni guerre ni paix » depuis 26 ans. L'abbé Augustin Diamacoune Senghor, le chef historique du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc) repose à Senghalène, son village natal à 40 km à l'ouest de Ziguinchor dans le département de Oussouye.
Il s'est éteint à l'âge de 78 ans le 13 janvier 2007 à l'hôpital militaire du Val de Grâce à Paris où il avait été évacué par le gouvernement du Sénégal. Si sa disparition a accéléré la déchéance de son mouvement,- les actes sur le terrain que l'on met sur le compte de sa branche armée « Atika » renvoient en effet plus à un banditisme armé et invitent par conséquent à une réaction appropriée des forces de police,-il n'empêche que la Casamance reste l'otage d'une conjoncture « politico géostratégique » qui nourrit certains intérêts tout en laissant les pauvres populations dans le désarroi.
Le nouveau dispositif « réactif » de l'armée nationale a-t-il atténué depuis le dernier braquage de Mampalago le mois dernier la délinquance armée qui sévit dans les axes et localités isolées de la Casamance ? Tout porte à le croire, même si pour certains observateurs, il revient plus aux forces de police la tâche de « débarrasser » la région de la criminalité et de l'insécurité.
Par ailleurs, le chef de l'Etat ivoirien Laurent Gbagbo a récemment choisi la Gambie pour passer dix jours de congés du 18 au 28 août dernier, a renseigné un communiqué officiel de la présidence ivoirienne. Des sources se réclamant du Mfdc assurent qu'il aurait accordé audience à Kanilaye, la résidence secondaire du président Jammeh, son hôte au « général » Salif Sadio, « un habitué des lieux » avance-t-on. Simples fanfaronnades de la part d'éléments du maquis casamançais en mal d'audience et d'objectifs stratégiques ou information à prendre au sérieux ? Nous n'avons pas pu joindre des autorités de la diplomatie ivoirienne à Dakar pour recouper l'information, même s'il serait curieux qu'elles accréditent une telle information. De sources proches des forces de sécurité sénégalaises jointes, l'on se dit n'être pas informé et même sceptique vis-à-vis de l'information.
Toujours est-il que ce n'est pas la première fois que le nom du chef de l'Etat ivoirien est associé à celui du chef de guerre casamançais, Salif Sadio sans que, il est vrai, cela soit corroboré par des faits tangibles. N'empêche, sa présence en Gambie que d'aucuns en Côte d'Ivoire ont qualifiée de curieuse, le fait que plusieurs informations concordantes font état de la présence du chef rebelle à Kanilaye ou tout au moins dans les alentours, ajoutent à la suspicion.
La polémique qui fait rage entre les cadres casamançais qui affirment que leur président, l'architecte Pierre Goudiaby Atépa est menacé de mort et les partisans de l'ex-ministre des Transports aériens,-toujours Monsieur Casamance ?-, n'arrangeant point les choses et ajoute à la confusion que la situation de ni paix, ni guerre entraîne dans la région en plombant son essor et en appauvrissant ses populations.
Comme annoncé par nettali.com, le directeur de publication de 24 heures Chrono, El Malick Seck a été inculpé et placé sous mandat de dépôt, après son déferrement au parquet ce mercredi en début d'après-midi. El Malick Seck a été inculpé pour diffusion de fausses nouvelles, injures publiques, actes et manoeuvres de nature à troubler l'ordre public et créer des troubles politiques graves, recel de documents administratifs et offense au chef de l'Etat. Il sera jugé en flagrants délits le vendredi 5 septembre prochain.
Ces délits que le Procureur a signifiés à El Malick Seck lors d'un bref passage dans son bureau (entre 16 heures 20 et 16 heures 30), visent les articles 80, 254 et suite du Code pénal. L'article 80 dispose que "les (autres) manoeuvres et actes de nature à compromettre la sécurité publique ou à occasionner des troubles politiques graves, à enfreindre les lois du pays, seront punis d'un emprisonnement de trois ans au moins et cinq ans au plus". Alors que l'article 254 prévoit des peines d'emprisonnement allant de six mois à deux ans et d'une amende d'un million et un million 500 mille. L'article 255 évoque la diffusion de fausses nouvelles en prévoyant une peine d'emprisonnement d'un à trois ans avec les mêmes amendes prévues pour l'offense au chef de l'Etat.
Commentant l'inculpation de son client El Malick Seck, Me Demba Ciré Bathily a déclaré qu'il n'y avait "pas de matière à poursuivre son client". En effet, a-t-il dit, "il y a une disproportion entre l'article de presse incriminé et l'accusation". Car, ajoute-t-il, "depuis que l'article a été publié, il n'y a pas eu de troubles à l'ordre public et l'article n'est pas contenu sur une page". L'avocat sénégalais s'est dit ni optimiste ni pessimiste et qu'il va s'évertuer à sortir son client des nasses de la Justice.
El Malick Seck rejoint la Maison centrale d'arrêt et de correction de Rebeuss (Dakar) en attendant d'être présenté devant le juge ce vendredi.
Le roi de la pop Michael Jackson, qui a déjà vendu plus de 750 millions d'albums, a célébré vendredi son 50e anniversaire, promettant à ses fans que "le meilleur restait à venir".
Lors d'un entretien téléphonique accordé à l'émission "Good Morning America" sur la chaîne américaine ABC, il s'est dit "impatient de faire de grandes choses". "Je pense que le meilleur reste à venir".
"Les gens voient certaines des choses que je fais et me disent 'Pourquoi ne les montrez-vous pas au monde? Les gens ne savent pas que vous faites ces choses'. Et peut-être que je le ferais", a-t-il dit.
Michael Jackson a confié que les périodes au cours desquelles il a enregistré les albums "Thriller" et "Off the Wall" ont été les plus heureuses de sa vie. "Cela a beaucoup signifié pour moi".
Interrogé sur ses projets pour son anniversaire, il a simplement souhaité partager un gâteau avec ses enfants et regarder des dessins animés. Deux fois divorcé et père de trois enfants, le roi de la pop a déclaré souhaiter que ses rejetons profitent de leur enfance et mènent une vie aussi normale que possible. "Je veux qu'ils fassent des choses que je n'ai pas eu l'occasion de faire", a-t-il ajouté.
Voici le rappeur sénégalais "PACOTILLE" en pleine action à Boukitingho, une localité située dans le département d'Oussouye, située à l'extrême Sud -est du Sénégal, non loin de la frontière nord bissau-guinéenne. "Pacotille" danse ainsi le "Bombolong"...C'est sans commentaire.
Le nombre de chômeurs inscrits à l'ANPE en catégorie 1 a enregistré une nouvelle hausse de 0,1 % en juillet. 2.100 personnes de plus recherchent un emploi par rapport à juin, portant le nombre de chômeurs en France à un peu plus de 1,9 million en données corrigées des variations saisonnières, selon les chiffres du ministère de l'Emploi dévoilés jeudi. Les jeunes (moins de 25 ans) font figure d'exception avec une baisse de 0,3 % relativement à juin, même si leur courbe reste mal orientée depuis début 2008. C'est la cinquième hausse mensuelle des inscriptions à l'ANPE depuis le début de l'année, avec celle de janvier (+ 0,7 %), de mars (+ 0,4 %), de mai (+ 0,3 %) et de juin (+ 0,2 %), mais aussi la troisième hausse consécutive depuis le mois de mai. Sur un an, la tendance à la baisse des inscriptions que l'on observait depuis 2005 s'est encore amenuisée, n'atteignant plus que - 2,6 % en juillet par rapport à juillet 2007. La catégorie 1 de l'ANPE, qui sert de baromètre officiel depuis 1995, ne retient que les personnes cherchant un emploi à temps plein en CDI et n'ayant pas travaillé plus de 78 heures dans le mois écoulé.
"La situation de l'emploi nécessite toute notre vigilance"
En juillet, le nombre de chômeurs inscrits en catégories 1, 2 et 3 hors activité réduite, prêts à accepter également un temps partiel, un CDD ou un intérim, a augmenté par rapport à juin (+ 0,3 %), se maintenant au-dessus de la barre des deux millions (2.008.100). Ce chiffre s'approche de la définition retenue par l'Insee pour calculer son taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT), qui sera publié le jeudi 4 septembre. Après des mois de polémique, l'Insee ne publie plus depuis septembre 2007 d'estimation mensuelle du taux de chômage au sens du BIT à partir des données de l'ANPE. Si l'on englobe l'ensemble des inscrits en catégorie 1, 2, 3, 6, 7 et 8, c'est-à-dire incluant les chômeurs ayant un pied dans le chômage, un pied dans l'emploi, leur nombre a crû de 0,5 % à 3,06 millions (- 3,7 % en un an).
La ministre de l'Emploi Christine Lagarde s'est félicitée dans un communiqué de "la stabilisation globale du nombre de demandeurs d'emploi depuis 7 mois, dans un contexte économique pourtant rendu difficile par l'envolée du prix du pétrole et le rebond de l'inflation". Son secrétaire d'État Laurent Wauquiez a déclaré que "ceux qui ont crié à la récession jouent les oiseaux de mauvais augure artificiellement (...) Cela étant, la situation de l'emploi nécessite toute notre vigilance".
Le président sénégalais Abdoulaye Wade a relevé de ses fonctions jeudi le ministre de l'Artisanat et des Transports aériens, Farba Senghor, mis en cause dans des attaques récentes contre deux quotidiens privés, pour faciliter le travail de la justice.
"Le président de la République a décidé de mettre fin aux fonctions de Farba Senghor pour faciliter le travail de la justice en toute indépendance et en toute liberté", a déclaré à l'AFP le ministre de l'Information et porte-parole du gouvernement, Abdou Aziz Sow.
"Le président de la République a pris cette décision en prenant en compte la présomption d'innocence", a ajouté M. Sow.
M. Senghor, secrétaire général à la propagande au Parti démocratique sénégalais (PDS, au pouvoir) a été désigné par plusieurs journaux privés comme le commanditaire des attaques qui ont visé le 16 août dernier deux quotidiens privés à Dakar.
Selon le Comité pour la protection et la défense des journalistes (CPDJ), une organisation locale de défense de la presse, des hommes de main avaient surgi le 16 août dans les locaux de l'As et de 24h Chrono, deux quotidiens privés, pour asperger le personnel de gaz lacrymogène et détruire des ordinateurs.
Le 14 août, Farba Senghor s'était donné "le droit de riposter" à "une série d'agressions excessives d'une certaine presse", en déclarant ne voir "aucune différence entre violence verbale, violence écrite et violence physique".
Farba Senghor, qui n'était pas joignable jeudi après-midi, est actuellement "en voyage en Suisse", a déclaré à l'AFP un membre de son cabinet.
Avec le limogeage de M. Senghor, le département des Transports aériens est confié maintenant à Habib Sy, en plus de ses charges de ministre des Infrastructures, des transports terrestres, des télécoms et des TIC.
Aminata Lô hérite des charges liées à l'Artisanat en plus de ses attributions de ministre des Sénégalais de l'extérieur et du tourisme.
Le limogeage de M. Senghor, un proche du président Abdoulaye Wade et de sa famille, intervient dans un contexte de dégradation des relations entre le pouvoir et la presse privée depuis l'agression de deux journalistes sportifs par des policiers le 21 juin après un match de football.
Le 26 juillet, Farba Senghor avait appelé ses militants à boycotter les médias soutenant l'opposition.
Il avait également demandé aux entreprises du secteur public et à l'administration "de suspendre tous les contrats de publicité" avec ces médias.
Deux enquêtes ouvertes par la justice sont en cours sur respectivement l'attaque du 16 août contre les deux quotidiens privés et l'agression contre les journalistes sportifs.
Selon la presse locale, une dizaine de personnes ont été arrêtées par la police dans le cadre de la première affaire et doivent incessamment être déférées devant le parquet du tribunal régional de Dakar.
Au cours d'une conférence de presse lundi, le procureur général près le tribunal régional de Dakar avait assuré que "la justice fera toute la lumière" sur ces deux affaires.
Voici Mamadou Lamine Kéita, Ministre sénégalais de la jeunesse et de l'emploi des jeunes, qui cultive un champ en application de la G.O.A.N.A. un programme lancé par le Président Me Abdoulaye Wade pour, dit-il, "une autosuffisance alimentaire" au Sénégal; ceci, sinon cette année-même, du moins à partir de 2009.
Ce ministre cultive à l'aide d'un KADIANDOU, instrument aratoire pluriséculaire usité au Sud du Sénégal (Région d'origine du Ministre).
Peut-on arriver à une autosuffisance alimentaire avec de tels instruments, et voyez dans quelles conditions? No Comment!
Les Jeux olympiques en Chine ont été une véritable réussite sportive et logistique. Première au panthéon des médailles, la Chine a montré au monde l'étendue de sa puissance, tout en exposant les limites de sa tolérance.
Organisation quasi parfaite, pluies de records, exploits de légende : les premiers jeux Olympiques en Chine ont été un grand cru qui a permis au géant asiatique d'étaler sa puissance mais a souligné les limites de sa tolérance.
L'Histoire du sport retiendra que c'est à Pékin, en août 2008, que le nageur américain Michael Phelps a détrôné son compatriote Mark Spitz et ses sept médailles d'or glanées à Munich en 1972. Une de plus pour ce phénomène devenu l'athlète le plus titré de la saga JO: 14 médailles d'or, en deux éditions.
Son large sourire huit fois sur la plus haute marche du podium n'a pas pour autant éclipsé le médiatique Usain Bolt, autre star de ces XXIXe Olympiades.
Le Jamaïcain a été le premier sprinteur à réaliser le doublé olympique 100/200 m en battant les deux records du monde, illustration de la domination insolente de sa petite île des Caraïbes sur la piste du "Nid d'oiseau".
Un stade magnifique qui n'a pas souri au champion vénéré par une nation d'1,3 milliard de Chinois, privée de l'or de Liu Xiang au 110 m haies. Drame national, héros blessé, tout comme l'orgueil d'un peuple qui a largement de quoi se consoler: au final, plus d'or pour la Chine que pour les Etats-Unis.
Pour la première fois depuis son retour aux Jeux, à Los Angeles en 1984, la République Populaire de Chine surpasse les Etats-Unis. C'était écrit, la Chine la jouait modeste mais n'en pensait pas moins. Question de fierté patriotique et politique, même si ses dirigeants s'en défendent.
Chine première puissance olympique, c'est devenu officiel depuis ce dimanche 24 août.
"Ce que nous avons accompli durant ces Jeux constitue une formidable dynamique pour le futur", s'est félicité Liu Peng, ministre chinois des Sports, relevant quand même les faiblesses de son pays dans les disciplines reines des Jeux, l'athlétisme et la natation.
Respecté autant que craint, en raison de son poids économique et de ses ambitions internationales, le pays le plus peuplé de la planète n'a pas lésiné pour épater le monde entier. Pas seulement au plan sportif.
De mémoire d'athlètes et de journalistes, nul n'avait connu un niveau d'organisation et de services de cette facture. Et une telle énergie chez un gouvernement contre l'adversité, au point de mettre KO la pollution grâce à des mesures draconiennes, à peine les Jeux lancés le 8 août.
De ce point de vue, le Comité international olympique (CIO) ne regrette sûrement pas d'avoir choisi Pékin en 2001.
"Il est clair que la Chine a placé la barre très haut", s'est réjoui dimanche son président, Jacques Rogge, dans sa conférence de presse de bilan.
Des analystes comme Tang Wenfang, professeur de relations internationales à l'Université de Pittsburgh (USA), assurent même que ces Jeux "aideront le monde à percevoir la Chine de manière plus réaliste, plus positive".
Pour autant, il n'est pas certain que la Chine ait réussi à modifier en profondeur l'image négative qu'elle projette souvent en Occident.
Des trucages de la cérémonie d'ouverture, avoués tardivement, aux bavures sur les journalistes étrangers, en passant par la censure de l'opinion chinoise et les arrestations de militants pro-Tibet et dissidents, le régime communiste a maintenu le cap sévère d'avant les Jeux.
"La Chine n'est pas montée sur le podium olympique dans la catégorie liberté de la presse", juge le Club de la presse étrangère en Chine qui dénonce "le recours à la violence, les intimidations et le harcèlement" contre les journalistes.
Sophie Richardson, une des responsables pour l'Asie de l'organisation Human Rights Watch, tranche dans le vif: "Ces Jeux enterrent définitivement l'idée qu'ils apporteraient le meilleur. La réalité est qu'ils ont été un catalyseur des abus, des évictions, des détentions, de la répression politique et des violations répétées des libertés de la presse".
Une vision que ne partagent pas les milieux d'affaires. En terme de marketing, firmes chinoises et étrangères ne semblent pas regretter l'investissement.
Les experts s'accordent à dire que la Chine a bien vendu sa "marque" même si l'impact des JO sur son économie - bientôt en troisième place mondiale - s'annonce limité.
Hôte des prochains JO, Londres est "soufflée, émerveillée, impressionnée" par Pékin 2008. Prudent, le maire de Londres, Boris Johnson, espère pouvoir faire "aussi bien en 2012".
Il y a au moins un domaine où les Anglais feront forcément mieux: l'ambiance.
Ce n'était pas la fête à Pékin. Les autorités avaient clairement d'autres préoccupations en tête.
Le candidat démocrate à l'élection présidentielle américaine Barack Obama pourrait annoncer dès ce vendredi son choix pour un colistier dans la course à la Maison Blanche, selon des responsables du parti. Obama, ont-ils expliqué sous couvert de l'anonymat, annoncera son choix par SMS et courriels vendredi ou samedi. Il a prévu de présenter son colistier samedi lors d'un grande réunion publique dans son Etat de l'Illinois.
"J'ai fait mon choix, c'est tout ce que vous saurez", a-t-il lancé jeudi aux journalistes. D'après des responsables démocrates, le député texan Chet Edwards, le gouverneur de Virginie Tim Kaine, celui du Kansas Kathleen Sebelius et les sénateurs Joe Biden (Delaware) et Evan Bayh (Indiana) figurent parmi les possibles finalistes.
Si le président de la République renonçait à ses voyages ‘ inutiles ', les dépenses qui leur étaient affectées pourraient servir à subventionner le riz. C'est la conviction de l'Imam Mbaye Niang qui a, par ailleurs, abordé l'affaire du dépassement budgétaire ainsi que celle de la motion de censure que lui-même avait initiée contre le gouvernement Soumaré.
L'actualité, c'est la décision de l'Etat d'arrêter de subventionner le prix du riz. Comment le Mrds apprécie-t-il cette décision ?
Imam Mbaye Niang : L'Etat doit fonctionner en termes de priorité. Il se cache derrière les difficultés économiques pour supprimer cette subvention alors qu'il a d'autres dépenses inutiles qu'il est en train d'effectuer. Notamment la construction de la statue sur l'une des Mamelles à coup de milliards (elle va coûter 11 milliards, Ndlr). En somme, le prix de la subvention du riz pendant deux ans. Si le président de la République acceptait de renoncer à ses voyages inutiles, les sommes destinées à cela pourraient servir à subventionner le riz. Ce n'est pas un problème de possibilité, mais plutôt de priorité. Si des pressions étaient exercées sur l'Etat, il n'allait pas supprimer la subvention. Il allait, au contraire, supprimer d'autres dépenses inutiles.
Vous vous activez depuis l'affaire du dépassement budgétaire, à collecter des signatures au Parlement pour voter une motion de censure et renverser le gouvernement. Où en êtes-vous ?
Imam Mbaye Niang : Nous n'avons pas pu réunir les quinze signatures indispensables pour le dépôt de la motion de censure. Mais nous avons changé de stratégie en déposant une lettre au bureau de l'Assemblée nationale pour la convocation du Premier ministre et de son gouvernement à l'Assemblée pour qu'ils s'expliquent sur ces dépassements budgétaires. Conformément au règlement intérieur de l'Assemblée nationale, nous avons déposé la lettre au bureau de l'Assemblée depuis le 12 août. Parce qu'à défaut de pouvoir réunir les quinze signatures au niveau de l'Assemblée nationale, le règlement intérieur nous offre cette possibilité.
Selon des informations non démenties, les demandes d'explication que le chef de l'Etat a exigées de certains de ses ministres ont été reçues et acheminées aux bailleurs. Quelle lecture en faites-vous ?
Imam Mbaye Niang : Ma lecture, c'est que nous avons déploré le fait que ces dépassements budgétaires soient décelés par une institution internationale alors qu'au Sénégal, il y a beaucoup de dispositifs législatifs pour exercer un contrôle sur le gouvernement et ses démembrements. Cela dénote une léthargie de ces organes. Le premier organe de contrôle dans un pays démocratique, c'est l'Assemblée nationale. Elle doit pouvoir convoquer tous les démembrements de l'Etat pour les auditionner. Mais il faut regretter que tout au début, cela a été la volonté des députés, mais que cet élan a été brisé par le refus de l'Anoci de déférer à la convocation de l'Assemblée nationale. Mais les autres organes de contrôle ne devaient pas avoir des difficultés pour déceler un tel dépassement. Et le fait que le Fmi le fasse, montre que ces institutions sont beaucoup plus vigilantes que les nôtres, ce qui ne devait pas être le cas. Si on veut développer notre pays, il faudra que ces dispositifs législatifs en charge de contrôler l'Etat, soient efficaces. Ces organes de contrôle sont là, et les Sénégalais ne savent rien du tout de ce dépassement. Alors que des rapports annuels doivent être publiés pour permettre aux gens de voir leur utilité parce qu'ils engloutissent beaucoup d'argent.
Cette guerre caucasienne qui semble marquer le pas, si la paix est véritablement en route, devrait nous faire réfléchir tant sur les événements de ce monde qui est complètement fou que sur notre aptitude à l'appréhender en toute tentative d'impartialité. Et cela est malheureusement parfaitement impossible.
Un accord de cessez-le-feu en six points préparé par Medvedev en présence de Nicolas Sarkozy hier après-midi a été accepté ensuite par Saakachvili, mais avec le retrait du texte des termes "statut futur de l'Ossétie". La réalité est qu'à ce jour aucun accord n'est signé, que les ministres des Affaires étrangères des pays de la communauté européenne doivent se réunir aujourd'hui pour apporter son garant, qu'une résolution doit être, mais ne l'est pas encore, votée à l'ONU, que la Géorgie quitte la CEI et veut toujours rejoindre toujours l'Otan et enfin étaient présents hier soir à Tlibissi devant plus de cent mille manifestants fervents les présidents de l'Ukraine, de la Pologne et des pays baltes pour soutenir le président géorgien. La réalité de cet accord est aussi que le terme d'intégrité du territoire géorgien n'est pas écrit. La réalité de cet accord est que les troupes russes vont se retirer vers leurs positions antérieures, ce qui dans le flou de ces termes, peut laisser supposer que les troupes d'attaques russes - ce que du reste a déclaré Medvedev lors de son discours violent contre la Géorgie disant que ce pays était assoiffé de sang et que seule la chirurgie pouvait arrêter cette maladie - viendraient renforcer les troupes de maintien de la paix, elles aussi russes. En clair c'est une annexion militaire si elle n'est pas politique.
Là où je voudrais en venir c'est à deux réflexions dont l'une découle de la première. La première concerne cette folie qui se passe en Géorgie. Si l'on veut essayer d'être impartial, il faut évidemment ne pas être de parti pris dès le départ, regarder les faits connus, sans pour autant savoir s'ils sont vrais. Un des éléments primordiaux de toute réflexion est la chronologie. Mais cela est fort insuffisant. Par exemple, qui est responsable de cette guerre ? La Géorgie qui a envoyé ses troupes en Ossétie ? Peut-on faire commencer les hostilités par cette agression ? Ou alors peut-on se dire que cette agression n'est que la réponse à des attaques mineures, sourdes et répétées antérieures ? Peut-on dire que c'est parce que l'Ossétie au dernier moment a refusé les accords proposés d'autonomie par la Géorgie ? Mais doit-on s'arrêter à cela et doit-on remonter plus loin ? Par exemple à l'origine de la création de l'Ossétie, et même de la Géorgie ? Mais doit-on tenir compte qu'une partie des Ossètes sont ceux qui ont fui le régime stalinien ? Et de tout cela qui peut dire qui a raison et qui a tort ? Il y en a qui ont des réponses toutes trouvées : c'est la faute des Etats-Unis leur expansionnisme capitaliste est responsable de la folie de Saakachvili. Pour les autres, la Russie est impérialiste, elle a mal digéré la perte de son empire et trouve là le prétexte de reprendre la main. Pour d'autres, l'intérêt n'est que purement économique : le gaz et le pétrole de la mer Caspienne.
Ensuite, il y a ce règlement provisoire de paix. Alors que les faits et l'observation démontrent que l'Europe est fortement divisée, on se trouve pris au piège de ne pas pouvoir avoir une opinion divergente de félicitations à Nicolas Sarkozy car il est là et que la paix est essentielle. Toute critique reviendrait, dans l'ambiance actuelle, à de la plus pire mauvaise foi, du TSS indigne, de la bassesse. Vous êtes donc obligé de vous taire ou de vous faire insulter et mépriser si vous avez un discours légèrement différent, et que les faits et la chronologie vous donnent raison, cela ne fait rien vous serez de toute façon un horrible personnage. On a vu ce réflexe pour les soignantes bulgares. On vous montrera du doigt, celui qui n'est jamais content, celui qui cherche la petite bête, celui qui est aveuglé par sa haine, et autres douceurs. Eh bien, je serai celui-là. Quitte à en subir les foudres. Je vais énoncer ici un certain nombre de faits incontestables :
Nicolas Sarkozy, bien que présent avec Poutine à Pékin, n'est intervenu que le dimanche soir, alors que les combats ont commencé dans la nuit de mercredi à jeudi et que, j'espère, les services de renseignements français avaient dû le tenir informé ;
Bush est intervenu auprès de Poutine à Pékin le vendredi et aussi auprès de Medvedev ;
la Pologne est intervenue le samedi, l'Allemagne a réuni à Tbilissi les protagonistes le dimanche soir ;
tous les pays européens, l'Otan, les Etats-Unis avaient demandé un cessez-le-feu dès le vendredi ;
lundi soir, Saakachvili avait fait une proposition de cessation de la guerre ;
mardi matin (mardi matin avant la venue de Sarkozy), Medvedev avait annoncé l'arrêt des combats ;
l'accord de paix n'est pas signé, les Russes sont donnés gagnants par l'ensemble des observateurs, et il y a une annexion militaire de l'Ossétie et de l'Abkhazie ;
Nicolas Sarkozy a été non un négociateur, mais un messager entre les deux présidents russes et géorgien. Et à son habitude il s'est présenté, de façon usurpée, comme président de l'Europe. Mais il y a une phrase qui est lourde de conséquences : il a reconnu le droit aux Russes de se préoccuper des peuples russophones, non pas les Russes, les russophones. C'est ouvrir une boîte de Pandore. Et cela c'est une bourde extraordinaire. A vouloir toujours flatter le plus fort, c'est donner l'autorisation ultérieure de recommencer ailleurs.
J'en arrive à ce deuxième point de ma réflexion. A quel point peut-on réussir à être impartial ? Et cela me concerne au plus haut point. Dans cette tendance lourde qui est de rester solidaire de son pays lorsque la paix est en jeu, que tout le monde se met à féliciter Nicolas Sarkozy, ne serait-ce pas de ma part une critique aveugle et stupide envers lui uniquement parce que c'est lui ? En d'autres mots si Bayrou, puisque le leader du MoDem est plus ma tasse de thé que celui de l'UMP, avait fait la même chose aurais-je applaudi ? Avant d'écrire cette tribune libre je me suis posé la question, car, malgré l'image que je peux avoir, j'essaye d'être en cohérence avec moi-même et j'essaye d'être en conformité avec les faits et les déclarations. Il m'est arrivé de me tromper et je préfère le reconnaître car une attaque infondée est une attaque qui renforce son ennemi. Et aussi car je ne supporte pas la malhonnêteté intellectuelle et encore moins la mienne. Je suis plus au repos quand de ce côté-là je n'ai pas de souci. Alors, je me suis posé la question : suis-je juste ou injuste dans ma critique ? Il y a au moins deux faits concrets et que la chronologie des événements ne pourront jamais démentir c'est que Sarkozy n'est intervenu que dimanche soir, et que lundi soir Sakachvili a demandé l'arrêt des combats et que mardi matin Medvedev avait annoncé qu'il cessait les combats. Ce sont des faits. Bien sûr, il y a entre-temps les appels téléphoniques, mais il y a aussi toutes les autres interventions. On peut me rétorquer qu'il fallait bien quelqu'un pour transmettre les messages. On peut me dire que peu importe la manière, ce qui compte c'est la paix. Et si on inversait le problème : Sarkozy n'est que le jouet des Russes, il est la caution qui ne s'en rend pas compte. Et dans ce cas-là, la paix étant acquise dès le mardi matin, son rôle de Mercure n'est pas une bonne chose. Il se peut que je me trompe, mais il me paraît malsain de ne pouvoir exprimer une opinion divergente dans le concert des louanges actuelles.
Pour terminer, je vais développer cette notion d'impartialité, plutôt de partialité. J'ai lu avec attention les commentaires des différents articles sur ce sujet. J'avoue que j'ai été assez effaré de certains. La guerre finalement, avec ses morts, ses destructions et ses souffrances, ne devenait plus que le support à des beaux discours de stratèges internationaux, de donneurs de leçon, dont je ne m'exclue pas, ce qui me fait réfléchir pour le long terme, et a permis de déverser toute autre chose que le principal qui est la désolation et la folie de ces chefs d'Etats pour qui la vie humaine ne compte pas plus qu'un war game sur une console Nintendo. Ce fut des réflexions hallucinantes où certains trouvaient cette guerre finalement bien car cela remettait en place les Etats-Unis et leur puissance. Que cela reflétait enfin un monde multipolaire. Alors qu'un bon nombre d'intervenants ont un niveau culturel et intellectuel assez élevé, on se rend compte que, dès qu'il s'agit de politique ou de religion, l'aveuglement devient infini. Pour les uns, Israël et/ou les Etats-Unis c'est le mal absolu. Ils sont partout, ils voient tout, ils détruisent tout, ils sont responsables de tout, de cette guerre-ci, des désordres mondiaux. Pour les autres, les Russes ne sont que les dignes descendants d'Ivan le redoutable. Et tout cela fait dire des absurdités inimaginables que la constatation des faits pourtant devrait contredire. Ainsi, pour certains, les Russes ne sont-il plus communistes, sont une grande démocratie. Oublié Touslan, oublié le théâtre de Moscou, oubliée la Tchétchénie, oubliés les assassinats d'opposants russes en Angleterre et de journalistes sur leurs terres, oublié l'embastillement des opposants, oubliés les mafias gouvernementales et la mainmise du clan des dirigeants sur l'économie du pays, oublié Kasparov en prison, oubliées les élections truquées, oubliées les menaces à l'Ukraine, oublié que Poutine est un ancien du KGB et qu'il a des litres et des litres de sang sur les mains, oublié Poutine qui laisse crever des sous-mariniers parce qu'il ne veut pas l'aide de l'Occident. Il suffit donc que Poutine se dresse contre les Etats-Unis pour qu'il devienne blanc comme neige et sa nation un modèle de démocratie. Tout ceci est complètement hallucinant. Pour ceux-ci, les Américains non seulement sont responsables de tout, mais cela leur permet par contrecoup d'accepter les pires atrocités, les pires totalitarismes des autres pays parce qu'ils sont leurs ennemis. Hugo Chavez corrompu, fou à lier, mégalomane, devient une icône car il vomit les Américains.
Prenons un autre exemple : les pays Baltes prennent position pour la Géorgie. Deux voies s'ouvrent à nous : 1- ils le font car ils savent ce qu'est le régime de Moscou, ils en ont subi les avanies et parlent en connaissance de cause ; 2- ils sont manipulés par les Etats-Unis, la réponse fourre-tout des anti-américains maniaques. Plus cela va, plus je me rends compte que le monde est complexe, et que bien malin est celui qui sait d'où viennent les torts, je parle de tous les torts. Il y a des dominantes, les flux financiers non maîtrisés, l'appât du gain, les fortunes indécentes ont un impact moral dévastateur et un impact terrible sur la vie des plus pauvres. Les Etats-Unis avec leur modèle qui ne référence la réussite qu'à l'argent est un poison pour toute civilisation, mais la volonté de pouvoir des dirigeants religieux, des communistes est le poison de l'asservissement et de la dictature, les uns par la mise de Dieu comme régulateur, les autres par l'imposition d'une idéologie qui dénie à l'homme son libre-arbitre pour le remplacer par la toute-puissance de la société. C'est ainsi que l'aveuglement d'une position unique empêche de critiquer ce qui va mal ou très mal chez les ennemis de ceux que l'on combat. On perd tout libre arbitre, toute impartialité, on devient des machines stupides qui réagissent à la Pavlov. On ne cherche que des slogans, des arguments à charge. Et finalement on se met dans le même sac que ceux que l'on condamne. Le meurtre ici créera dix mille fois plus d'indignations que l'assassinat de mille personnes ailleurs. La Chine pourrait empêcher les massacres au Darfour et en Birmanie. Elle ne fait rien. Ils sont des centaines de milliers à en mourir et plus encore à être déplacés, mais cela est moins important que mille Palestiniens. Les morts n'ont pas le même prix selon le regard qu'on lui porte. Qu'est-ce qu'un Noir du Darfour ? De la poussière. Un Palestinien ? Un martyr. Et si la mort d'un innocent ici est terrible, la mort de mille innocents là est mille fois plus terrible et je suis contre cette stupide théorie que la vie n'a pas de prix et que la comparaison en nombre n'a pas de sens. Certes la vie d'une personne n'a pas de prix, mais la vie de deux hommes n'a pas deux fois de prix. C'est par définition deux malheurs à la place d'un. Et même on ira jusqu'à excuser terrorisme, ou destruction de vies innocentes pour des causes qui ne sont souvent même pas justes, car la mort d'un innocent qui se promène à la gare de Madrid ne peut être justifiée par aucune cause.
Et de tout ceci je retire que le monde est complètement fou et qu'il est temps d'y réfléchir pour ne pas être entraîné par lui vers le sectarisme, la haine sans recul, brute et dangereuse, celle qui aveugle. Avant d'essayer de changer le monde, commençons par nous, mais ne nous y arrêtons pas et engageons le combat pour tenter de le rendre moins fou, moins fou que deux leaders de deux pays ayant une frontière commune qui ont envoyé des hommes tuer et se faire tuer comme s'ils n'étaient que des soldats de plomb sur une carte d'état-major.
Le président géorgien est-il tombé dans le panneau de la provocation russe ? Toujours est-il qu'il a donné à Moscou une belle occasion de chercher à reconquérir son influence perdue dans le Caucase.
la crise ossète pour tenter de reconquérir une partie de sa zone d'influence perdue avec l'effondrement de l'URSS. En lançant ses blindés à l'intérieur du territoire géorgien, au-delà même des frontières de l'Ossétie du Sud, Moscou démontre que sa préoccupation dépasse le sort de ce petit peuple caucasien. Son but stratégique est de déstabiliser le président de la Georgie, Mikhaïl Saakachvili, résolument pro-américain au point d'avoir envoyé un contingent militaire combattre en Irak aux côtés des Etats-Unis.
Il y a quelques jours encore, l'affaire était moins claire. Lorsque les troubles ont éclaté en Ossétie du Sud, la partie russe pouvait faire valoir quelques arguments à l'appui de ses thèses. C'est le géorgien Joseph Staline qui a coupé en deux l'Ossétie, en 1922, attribuant sa partie sud à son pays d'origine. Or les Ossètes constituent un peuple caucasien dont la langue et la culture se distinguent nettement de celles de la Géorgie. A l'époque, l'Ossétie du Sud fut d'ailleurs constituée en région « autonome ». Mais la greffe n'a jamais pris. Les Ossètes du Sud se sont toujours sentis plus proches de leur frères du Nord, eux-mêmes rattachés à la fédération russe. Leur souhait a invariablement été de les rejoindre, et de passer par là-même dans le giron de la Russie. Celle-ci peut ici s'appuyer sur le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. L'argument serait toutefois plus convaincant si Moscou l'appliquait aux Tchétchènes, qui n'habitent pas très loin des Ossètes…
Cette question nationale récurrente a provoqué une guerre sanglante au début des années quatre-vingt-dix. En 1992, l'Ossétie du Sud a conquis son indépendance de fait. Mais elle restait formellement partie intégrante de la Géorgie. Et aucun pays ne reconnaissait ce petit « Etat ». Le conflit fut ainsi gelé pendant de nombreuses années. Jusqu'à ces dernières semaines…
Plusieurs facteurs expliquent l'éclatement du conflit. Le nationalisme imprudent du président géorgien Mikhaïl Saakachvili ne peut être passé sous silence. Il s'est fait élire en 2004 avec la promesse de « réunifier » son pays, c'est-à-dire de reprendre le contrôle des régions indépendantistes comme l'Ossétie du Sud ou l'Abkhazie. Ses pressions ont été tellement mal vécues que les Ossètes méridionaux ont proclamé leur « indépendance » par référendum en 2006. La semaine dernière, des troubles ont éclaté en Ossétie du Sud dans des conditions encore mal éclaircies. Ce qui est sûr, c'est que l'armée géorgienne en a profité pour essayer de reprendre le contrôle de la région.
L'ours russe sort ses griffes
Grave erreur stratégique. La Russie pouvait d'autant moins laisser passer cette offensive qu'elle avait plusieurs bonnes raisons de sortir ses griffes. Au début de l'année, Moscou avait d'abord prévenu l'Occident qu'il devait s'attendre à de sérieuses difficultés dans la région : quand le Kosovo a déclaré son indépendance, en février avec l'appui des Etats-Unis, les dirigeants russes ont clairement menacé de faire éclater d'autres frontières. Ils pensaient bien sûr à celles de la Géorgie. Comment reconnaître le droit des Kosovars à se dégager d'une tutelle nationale jugée oppressante et le refuser aux Ossètes ?
Au-delà de la question ossète, Moscou avait une autre raison stratégique pour s'en prendre à la Géorgie. Ce pays fait des pieds et des mains pour intégrer l'OTAN. Une perspective insupportable pour Vladimir Poutine, resté le véritable maître de la Russie. Une Géorgie déstabilisée serait, à coup sûr, dans l'incapacité de rejoindre l'alliance atlantique. Or Moscou cherche à réaffirmer son influence sur ce Caucase qui faisait partie de son empire à l'époque soviétique.
Restent de triviales considérations économiques qu'on ne saurait oublier. De par sa situation géographique, la Géorgie permet de contourner la Russie par voie d'oléoduc ou de gazoduc. Ce pays est devenu un axe de transport pétrolier avec l'inauguration de l'oléoduc Bakou (Azerbaïdjan)-Tbilissi (Géorgie)-Ceyhan (Turquie). La trop fameuse société russe Gazprom s'intéresse de très près à ce qui se trame sur le territoire géorgien…
Toutes les conditions étaient donc réunies pour que Moscou prenne le risque mesuré de provoquer des cris d'orfraie en Occident en donnant une bonne leçon à la Géorgie. Les Etats-Unis multiplient les protestations verbales et l'Europe cherche tant bien que mal à dégager les voies d'un compromis. En attendant, Poutine est à la manœuvre.
A chaque Jeux Olympiques, ses stars. Pour l'édition de Pékin, voici la 5e et dernière partie de notre sélection des athlètes qui vont faire l'évènement. Nathalie Coughlin va tenter d'entrer dans l'histoire des Jeux et Tony Estanguet être le premier Français trois fois champion olympique de rang.
TONY ESTANGUET
Pays: France
Sport: Canoe-Kayak
NatationAge: 30 ans
3eme participation
Titres olympiques: 2
Médailles olympiques: 2
Et si c'était lui, la véritable star française des prochains Jeux? Dans l'ombre de Laure Manaudou et d'Alain Bernard, plus médiatisés, et de Teddy Riner le petit prodige du judo, Tony Estanguet pourrait rentrer dans l'histoire de l'olympisme français à Pékin. Le porte-drapeau de la délégation tricolore a l'occasion de signer un triplé historique en slalom après ses médailles d'or à Athènes et Sydney. Mieux que Marie-Josée Perec, mieux que David Douillet ou encore Christian D'Oriola... "Ce serait un rêve de pouvoir réaliser ce premier triplé. On sait tous que ça va se jouer à rien , reconnait le Français. Mais déjà, je suis sûr de vivre un truc fabuleux parce que je serai au départ en me disant que c'est possible". Tony Estanguet devra faire avec la concurrence de son rival de toujours, le Slovaque Michal Martikan, deuxième derrière lui à Athènes mais champion du monde en 2007. L'Histoire avec un grand H est à portée de pagaie du Français.
NATHALIE COUGHLIN
Pays: Etats-Unis
Sport: Natation
Age: 25 ans
2eme participation
Titres olympiques: 2
Médailles olympiques: 5
A Pékin, Nathalie Coughlin pourrait, à l'instar de Michael Phelps, entrer dans l'histoire de la natation. Si elle ne vise pas sept titres comme son compatriote, la nageuse américaine rêve d'en glaner... six. Si elle le réalise, elle égalera alors le record de l'Allemande de l'Est Kristin Otto aux JO de Séoul (1988). Si elle rentre avec six breloques, quel que soit le métal, elle deviendra malgré tout l'athlète américaine la plus titrée lors d'une même Olympiade. Cette mission ne s'annonce pourtant pas de tout repos, hormis sur 100m dos où elle est championne olympique en titre, détentrice du record du monde (battu trois fois cette année et ramené à 58"97) et donc favorite. Sur le 100 m nage libre et le 200 m quatre nages, la concurrence sera plus rude pour la native de Concorde et sur les relais, elle devra compter sur ses partenaires. Mais quoi qu'il arrive, elle s'accordera une année sabbatique après les JO pour préparer son mariage en avril. Record ou pas.
JEREMY WARINER
Pays : Etats-Unis
Sport : Athlétisme
Age : 24 ans
2e participation
Titres olympiques : 2
Médailles olympiques : 2
Le mythique record du monde du 400 mètres de Michael Johnson (43''18) tombera-t-il un jour ? Longtemps inaccessible, ce chrono est désormais dans le viseur de Jeremy Wariner (43''45). Révélé à 17 ans, le jeune Texan rejoint vite l'Université Baylor où Michael Johnson avait lui aussi usé ses premières pointes. Les parallèles entre les deux prodiges du 400m est tellement inévitable que Wariner sera désormais entraîné jusqu'au 30 janvier dernier, date de leur séparation pour raisons financières, par Clyde Hart, l'ancien coach de la "Loco de Waco". Gravissant tous les échelons à une vitesse supersonique, Jeremy Wariner éblouit le monde à Athènes en 2004. Médaille d'or du tour de piste, l'homme aux éternelles lunettes noires confirme son extraordinaire potentiel en 2005 avec le titre de champion du monde à Helsinki, conservé en 2007 à Osaka. Entre-temps, la filiation toute tracée avec Michael Johnson s'est poursuivie, "M.J." devenant l'agent de "White Little" en 2006. Wariner voudra pourtant "tuer le père" à Pékin où il vise le titre et le record du monde.
PAOLO BETTINI
Pays: Italie
Sport: Cyclisme
Age: 34 ans
3eme participation
Titres olympiques: 1
Médaille olympique: 1
Oui, Paolo Bettini a 34 ans et oui, il n'a pas vraiment brillé cette saison. C'était déjà le cas lors de son titre olympique en 2004 et l'année dernière, pour les Championnats du monde où il avait conservé son titre. Cette saison a été plutôt morne d'ailleurs mais depuis un mois, l'Italien a remporté trois succès comme si, le parfum d'une nouvelle médaille d'or le boostait. "Lla réussite est revenue, d'un coup. C'est au championnat d'Italie que j'ai compris que les jambes étaient revenues, explique Il Grillo. Depuis, j'ai uniquement travaillé en fonction de Pékin. Je suis prêt. Maintenant, je veux me faire plaisir." L'Italien est l'homme des grands rendez-vous, ce qui en fait un favori logique pour Pékin où il sera le leader de la Squadra Azzurra. S'il conservait son titre conquis à Athènes, Bettini deviendrait alors le premier cycliste sur route à réaliser le doublé. Le premier, tout court, à être deux fois champion olympique dans toute l'histoire des Jeux.
GIBA
Pays : Brésil
Sport : Volleyball
Age : 31 ans
2e participation
Titre olympique : 1
Médaille olympique : 1
Au pays où le football est roi, Gilberto Amaury de Godoy Filho, dit Giba, a prouvé depuis longtemps que les Brésiliens étaient également habiles de leurs mains. Le réceptionneur-attaquant du club russe d'Odintsovo est considéré depuis plusieurs années comme le meilleur joueur du monde. Sa consécration est intervenue à Athènes quand ses attaques géniales ont porté la sélection auriverde au titre suprême. MVP de la compétition, Giba (308 capes au compteur) vise une deuxième médaille d'or à Pékin. S'il n'est pas immense (1,94m), le Brésilien, qui a souffert de la leucémie à sa naissance avant de se blesser gravement au bras étant enfant, se singularise par une souplesse et une détente impressionnantes (325 cm de hauteur en attaque) mises au service d'une créativité toute sud-américaine. Des caractéristiques qui ont valu au célèbre n°7 de remporter également deux titres mondiaux (2002 et 2006) et d'être élu sportif brésilien de l'année en 2006. Devant les footballeurs...
Des putschistes réunis en conseil militaire d'Etat dirigé par le Général Mouhamed Ould Abdelaziz, ancien numéro deux du Général Mouhamed Ould Vall, ont pris le pouvoir mercredi matin en Mauritanie, a appris l'APS de sources concordantes.
Les membres du Comité militaire ont peu après leur réunion publié un communiqué indiquant que Ould Abdallahi ‘'n'est plus le président de la République'', précisent les même sources.
Le chef de l'Etat mauritanien Sidi Ould Cheikh Abdallahi et son Premier ministre Yahya Ould Ahmed Waghf ont été arrêtés mercredi matin à Nouakchott par un bataillon de la garde présidentielle.
La radio et la télévision mauritaniennes ont cessé d'émettre après que des militaires ont chassé le personnel, rapporte l'AFP. Sidi Ould Cheikh Abdallahi est arrivé au pouvoir en juin 2007, deux ans après le coup d'Etat qui avait renversé Mawaouya Ould Taya.
Mercredi matin, le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi avait déjà remplacé plusieurs officiers supérieurs de l'armée dont le chef de la garde présidentielle, le Général Ould Abdelaziz.
La Mauritanie vit une crise politique depuis deux semaines, suite à une motion de censure contre le gouvernement.
Lundi soir, 49 parlementaires (25 députés et 24 sénateurs) avaient démissionné du Pacte national pour la démocratie et le développement (PNDD-ADHIL, principal parti de la majoritaire présidentielle).
Le parti majoritaire comptait 49 députés sur une Assemblée nationale de 95 députés et avait dans le même temps 43 sénateurs sur un Sénat qui en compte 56 membres.
Après Touba, Diourbel rejette la dépouille de l'homosexuel Serigne Mbaye Guèye, dont le corps a été exhumé. Certains interpellés, les membres de la famille du défunt ne savent plus où donner de la tête, nous dit Sud Fm.
Le défunt homosexuel Serigne Mbaye exhumé sur ordre du Procureur Les membres de la famille de Serigne Mbaye Guèye sont dans les liens de la prévention pour inhumation clandestine. De source proche de l'enquête, on indique qu'il s'agit du fils et des frères du défunt. L'homosexuel Serigne Mbaye Guèye a été inhumé clandestinement dans un champ, à la sortie de la ville de Diourbel. C'est le propriétaire du champ qui aurait averti la gendarmerie.
Informé, le procureur de la République a demandé l'exhumation du corps. A la mi-journée d'hier, des éléments d'information recueillis du côté de la morgue de l'hôpital Lubcke disaient que le corps de Serigne Mbaye Guèye qui y reposait, commençait à se décomposer. L'imam Ratib de la mosquée Thierno Kandji de Diourbel a tenu à porter un démenti formel après avoir reçu plusieurs coups de fil déclarant que Serigne Mbaye Guèye avait été enterré au cimetière de Sessène. Faux, indique Serigne Habib Kandji, l'imam de Diourbel. Selon des sources, Serigne Mbaye Guèye, qui était âgé d'une soixantaine d'années, est décédé de mort naturelle.
Lorsque sa mort avait été annoncée, au cours du mois de juillet dernier, le bruit avait couru qu'on voulait l'enterrer à Touba. Mais les autorités religieuses de la ville sainte s'y sont farouchement opposées, avant même l'arrivée de la dépouille dans la ville. Un contrôle strict des dépouilles à l'entrée de tous les cimetières de la capitale du mouridisme avait même été instauré.
Il faut dire également concernant cette affaire que le défunt avait longtemps été confondu avec son homonyme, homosexuel lui aussi, connu sous le nom de Tata Serigne Mbaye et tristement rendu célèbre par le mariage des homosexuels de Petit Mbao qui avait défrayé la chronique il y a quelques mois.
L'Iran "devra faire face à de nouvelles sanctions" s'il ne répond pas positivement d'ici mardi à l'offre de coopération des six puissances impliquées dans le dossier nucléaire iranien, a déclaré lundi le ministère français des Affaires étrangères. Paris "exprime sa déception devant l'absence de réponse claire de l'Iran" à ces propositions, indique le Quai d'Orsay dans un communiqué publié après un entretien téléphonique lundi entre le représentant diplomatique de l'Union européenne, Javier Solana, et le négociateur iranien Saïd Jalili.
"La France comprend qu'un document écrit doit parvenir demain 5 août à M. Solana, et espère que ce document apportera la réponse que la communauté internationale attend", poursuit le communiqué. "En l'absence de réponse positive à l'offre des Six (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne, Allemagne), l'Iran devra alors faire face à de nouvelles sanctions", ajoute le ministère.
Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et l'Allemagne, lors d'une rencontre avec M. Jalili le 19 juillet à Genève, avaient donné environ deux semaines à l'Iran pour répondre à leur offre. Les Etats-Unis avaient averti vendredi que les Iraniens iraient au devant de "conséquences négatives" s'ils ne répondaient pas dans les temps.
Les Six grandes puissances impliquées dans les discussions sur le programme nucléaire iranien ont menacé lundi Téhéran de nouvelles sanctions après un entretien peu concluant du négociateur iranien Saïd Jalili avec le chef de la diplomatie de l'Union européenne Javier Solana.
Les directeurs politiques des Etats-Unis, de Grande-Bretagne, France, Allemagne, Russie et Chine, réunis lundi matin en conférence téléphonique, ont convenu de "prendre d'autres mesures contre l'Iran" si Téhéran n'apportait pas une réponse positive "claire" à leur offre de coopération, a indiqué à la presse un porte-parole du département d'Etat américain, Gonzalo Gallegos.
Cette réunion faisait suite à une conversation téléphonique entre le négociateur iranien, Saïd Jalili, et le diplomate en chef de l'Union européenne, Javier Solana, au cours de laquelle M. Jalili a indiqué que l'Iran apporterait une réponse écrite aux Six mardi, a précisé le porte-parole.
Paris et Londres ont confirmé attendre une réponse formelle de Téhéran mardi, prévenant que de nouvelles sanctions seraient adoptées en cas de refus.
"S'il n'y a pas de réponse encourageante des Iraniens, il faudra s'orienter vers la voie de la fermeté, des sanctions, comme dans le passé", a déclaré Jean-Pierre Lacroix, chargé d'affaires français à l'ONU. Londres sera "déçue s'il n'y a pas de réponse aux propositions (des Six ndlr) d'ici demain (...) et nous n'aurons pas d'autre choix que de demander aux Nations unies d'appliquer de nouvelles sanctions", a déclaré un porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères.
Les grandes puissances ont offert une alternative à l'Iran: ou il accepte la coopération et suspend ses activités controversées d'enrichissement de l'uranium, que les Occidentaux soupçonnent d'être destinées à acquérir l'arme nucléaire, ou il fait face à des sanctions croissantes de la communauté internationale.
Sans attendre la réponse de Téhéran, l'Union européenne a décidé d'appliquer de manière ferme les sanctions imposées par la résolution 1803 de l'ONU, en allant un peu au-delà de ce que prévoit le texte stricto sensu. L'UE a ainsi décidé de restreindre les soutiens financiers publics pour les échanges commerciaux avec l'Iran et va étendre les contrôles maritimes à toutes les cargaisons considérées comme suspectes vers et en provenance d'Iran.
L'Iran fait déjà l'objet de trois séries de sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU à cause de son refus de suspendre l'enrichissement d'uranium.
Les passagers du vol Paris-Dakar d'Air France de mardi soir ont eu une petite frayeur, quand le pilote de l'avion à bord duquel ils voyageaient a du fait de la pluie qui tombait sur la capitale sénégalaise loupé sa première tentative d'atterrissage avant de ''remettre les gaz'' pour un essai qui ne s'avérera concluant que quarante minutes plus tard, a constaté l'Agence de presse sénégalaise.
La pluie a ''perturbé'' le plan d'atterrissage de l'appareil, a expliqué aux passagers le pilote depuis sa cabine avant d'ajouter qu'un appareil qui le précédait aurait renoncé à atterrir sur la piste de l'aéroport Léopold Sedar Senghor du fait des conditions climatiques.
Partant de là, le pilote qui devait se poser à 20h15 s'est mis à tourner en boucle au-dessus de l'océan Atlantique qui borde Dakar avant d'atterrir 45 minutes plus tard, soit à 21h. Fortement applaudi par les passagers, il leur a lancé cette explication : ''je voulais m'entourer de toutes les garanties d'atterrissage. Lors de la première tentative, il y avait beaucoup de vent derrière''.
La Chine va censurer l'internet utilisé par les médias pendant les JO de Pékin, a indiqué mercredi un responsable du comité d'organisation, revenant sur une promesse de leur laisser une liberté totale pendant les Jeux.
"Pendant les jeux Olympiques, nous fournirons un accès à internet suffisant pour les journalistes", a indiqué Sun Weide, porte-parole du comité d'organisation des JO. Mais il a confirmé que les journalistes n'auraient pas accès à des pages ou des sites contenant des informations sur le mouvement spirituel Falungong, qui est interdit en Chine. Il a également indiqué que d'autres sites ne seraient pas accessibles à la presse, sans préciser lesquels.
Le président du Comité olympique australien John Coates a affirmé que le CIO prendrait "très au sérieux" cette censure, "assurément décevante" pour les médias. Et le CIO a indiqué qu'il allait discuter de ces restrictions d'accès à l'internet avec les autorités chinoises. "Je vais parler aux autorités chinoises pour évoquer ces restrictions et voir quelle est leur réaction", a indiqué Kervan Gosper, un haut responsable du CIO.
A Pékin, les journalistes travaillant dans le principal centre réservé à la presse pendant les JO se sont déjà plaints de ne pas pouvoir accéder aux sites de l'organisation Amnesty International, la BBC, la radio allemande Deutsche Welle, les journaux de Hong-Kong, Apple Daily, et de Taïwan, Liberty Times. "Notre promesse était que les journalistes pourraient se servir d'internet pour leur travail pendant les jeux Olympiques", a ajouté M. Sun. "Et nous leur avons donné suffisamment d'accès pour cela."
Mais le comité d'organisation des JO, sous la pression du Comité international olympique (CIO), avait promis un accès complet à internet pour les milliers de journalistes en Chine pendant les Jeux du 8 au 24 août. Mardi, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères avait déjà indiqué que les sites du Falungong seraient bloqués sur les accès internet du centre réservé à la presse pendant les JO.
Dans l'ensemble du pays, la toile est étroitement contrôlée. Les surfeurs chinois ont accès à une version allégée d'internet, avec des sites censurés, notamment certains sites d'information, d'organisations de défense des droits de l'Homme et tous ceux jugés subversifs par le pouvoir communiste.
Par un ultime vote du Sénat, le Parlement a adopté mercredi soir le projet de loi «portant rénovation de la démocratie sociale et réforme du temps de travail». Derrière ce nom très officiel, une modification des règles de la représentativité syndicale et surtout une réforme en profondeur de la loi sur les 35h. 20minutes.fr fait le point sur les principaux points de cette loi. Est-ce la fin des 35h?
La loi portée par Martine Aubry en 1998, qui fixait la durée légale hebdomadaire du travail à 35 heures, n'est pas morte. Le gouvernement Fillon n'a en effet cessé de répéter qu'il souhaitait que «la durée légale du travail reste de 35 heures». Mais il sera désormais possible de négocier des accords sur le temps de travail entreprise par entreprise, et donc de dépasser cette durée. Les salariés pourront également travailler au maximum 48 heures par semaine (contre 44 actuellement). Les heures supplémentaires au-delà des 35 heures seront rémunérées 25% en plus.
Qui sont les principaux perdants de la réforme?
Les cadres. La CFE-CGC a dénoncé «un retour au siècle dernier». Elle appelle également à manifester (tout comme la CGT) ce mercredi pour protester contre les «graves atteintes à l'équilibre entre vie privée et vie professionnelle». Selon un récent sondage, 79% des cadres se disent attachés à leurs RTT et sont peu enclins à y renoncer, même contre des hausses de salaire. Pourtant, la nouvelle loi menace ce dispositif.
Comment sera fixé le temps de travail des cadres?
Aujourd'hui, les cadres travaillent en moyenne 215 jours par an (pour un maximum légal fixé à 218 jours). Ils bénéficient au minimum de 12 jours de RTT, cinq semaines de congés payés, et huit jours fériés chômés, en plus des samedis et dimanches. Avec la nouvelle loi, les entreprises pourront leur proposer de travailler 235 jours par an, voire jusqu'à 282 (le plafond maximum fixé par la législation européenne). Cela signifie que les cadres devraient renoncer à leurs RTT ainsi qu'aux jours fériés, sauf le 1er mai.
Comment se dérouleront les négociations au sein des entreprises?
Selon les nouveaux critères sur la représentativité syndicale, un accord d'entreprise devra recueillir les signatures d'un ou plusieurs syndicats représentant en tout au moins 30% des salariés. De plus, il sera nécessaire que les syndicats représentant 50% ou plus des salariés ne s'opposent pas à l'accord. Le but est d'éviter tout accord abusif sur le temps de travail. Mais les syndicats craignent que certaines entreprises usent de «chantage à l'emploi» pour imposer leurs vues.
Quelles sont les nouvelles règles de la représentativité syndicale?
Elle sera fixée en fonction des élections professionnelles. Pour être représentatif, un syndicat devra avoir obtenu au moins 10% des voix dans les entreprises, le seuil étant fixé à 8% dans les branches et au niveau professionnel. Une nouvelle règle qui frappe de plein fouet les «petites» organisations (CFTC, CFE-CGC…).
Sorti vendredi aux Etats-Unis, le nouveau Batman - « Le Chevalier noir » bat tous les records au box-office. Mais l'ambiance semble un peu gâchée puisque l'interprète de l'homme chauve-souris, Christian Bale, vient d'être arrêté, ce mardi, à Londres. L'acteur de 34 ans est soupçonné d'avoir agressé sa mère et sa sœur dimanche alors qu'il se trouvait dans sa suite à l'hôtel Dorchester, dans le centre de Londres. De son côté, Scotland Yard, qui ne communique pas l'identité des personnes arrêtées, a indiqué « qu'un homme de 34 ans s'était rendu dans un commissariat du centre de Londres ce mardi matin sur convocation. Il a été arrêté en relation avec des accusations d'agression. »
Quelques jours après cette arrestation surprise, des premières informations commencent enfin à nous arriver. Il semblerait que depuis la mort de son ami Heath Ledger, en janvier dernier, Christian Bale ait du mal à remonter la pente. De plus, s'ajoute à cela des problèmes avec son épouse. Plusieurs proches de la star se sont adressés aux médias pour tenter d'apporter quelques éléments supplémentaires.
Une source proche de l'acteur aurait parlé avec lui suite à cet événement, Bale est confiant de n'avoir rien fait de mal et rejette la faute sur sa mère. « L'attitude de Christian semble être de la faute de sa mère puisqu'elle s'est montrée très provocante dans la dispute qu'ils avaient. Les choses ont un peu dérapées et il regrette à présent de ne pas avoir quitté la pièce à ce moment là. D'habitude, Christian aurait appelé un ami pour aller dans un pub, relâcher la pression. Mais cette fois-ci, il était pris au piège avec sa sœur et sa mère à cause des paparazzi et des fans qui campaient à l'extérieur. »
« C'est un grand stressé, mais il n'a pas levé un seul doigt sur quelqu'un. Il s'est juste énervé parce que sa mère disait des choses scandaleuses sur lui, sa femme et son enfant. Son mariage est loin d'être parfait, mais sa relation avec sa mère lui apporte beaucoup plus de problèmes. »
Une arrestation et un scandale qui surviennent en plein milieu de la promotion du dernier Batman. L'équipe est à présent attendue à Barcelone (Espagne) pour poursuivre son marathon promotionnel. « Batman, The Dark Knight » sort aujourd'hui dans les salles belges. Les premières critiques sont excellentes et ce nouvel opus est déjà qualifié pour beaucoup comme l'un des meilleurs films de super héros jamais réalisé !
En un week-end d'exploitation aux Etats-Unis, le film a battu le record de recettes détenu jusqu'ici par un autre film de super-héros, « Spiderman 3 », avec plus de 158,4 millions de dollars. Par ailleurs, plusieurs critiques ainsi que les acteurs du film acclament la performance de Heath Ledger. Le comédien, qui incarne le terrifiant Joker, est décédé en janvier dernier à 28 ans d'une surdose de médicaments. Certains évoquent déjà un Oscar posthume pour cet acteur, révélé en 2005 par « Le secret de Brokeback Mountain » de Ang Lee.
Les couteaux sont sortis au PS. Avec l'échec de sa tentative de bloquer la réforme constitutionnelle de Nicolas Sarkozy, les socialistes s'offrent une nouvelle crise. Une de plus depuis la défaite de Ségolène Royal à l'élection présidentielle. Un spectacle que l'on observe avec satisfaction à l'Élysée. Mardi matin, lors d'une rencontre avec les chefs de la majorité, Nicolas Sarkozy s'est réjoui de voir «le PS en train d'exploser».
Si Jack Lang a concentré les critiques mardi et est désormais implicitement menacé d'exclusion, de nouvelles dissensions sont apparues au sein du parti. Dans une tribune publiée dans Le Monde, quatre députés socialistes, sur les dix-sept qui avaient appelé en mai à un compromis sur le texte de Nicolas Sarkozy, ont mis en cause la gestion de cette réforme par la direction du parti. «Le PS doit s'interroger sur sa stratégie de parti d'opposition, écrivent Manuel Valls, Gaëtan Gorce, Jean-Marie Le Guen et Christophe Caresche. Sa disqualification résulte de son incapacité à s'abstraire d'une forme d'antisarkozysme pavlovien qui le conduit à s'opposer systématiquement à tout projet émanant du président.» Réponse de Jean-Marc Ayrault : «Je crois que la question de la cohérence pour ces personnes, qui ont voté comme nous contre, ne se pose pas à moi mais à eux.» Le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale a en outre trouvé le moyen de s'occuper du cas d'Arnaud Montebourg. Défié par ce dernier qui voulait s'emparer de la présidence du groupe, Jean-Marc Ayrault lui a retiré le poste de vice-président qu'il occupait jusqu'alors, en lui laissant toutefois celui de la justice.
Personnalités incompatibles
Enfin, le PS s'est penché sur le cas des Radicaux de gauche de Jean-Michel Baylet qui ont constitué un précieux renfort pour l'adoption de la réforme. «S'ils changent d'alliance, il faut qu'ils nous le disent tout de suite. On ne va pas continuer à déposer des candidatures communes aux élections sénatoriales et législatives si ce parti franchit le Rubicon et s'en va dans la majorité», a menacé Jean-Marc Ayrault. Bref, au PS mardi, on essayait tant bien que mal de gérer la crise, à défaut de s'interroger sur la meilleure façon de gérer l'opposition à Nicolas Sarkozy.
Ce sera l'une des questions centrales du prochain congrès du parti en novembre à Reims. Elle n'est pas mince puisque, pour schématiser, elle divise le PS en deux camps. Les réformateurs, prêts à accompagner certaines réformes, et les traditionalistes, ancrés dans des mécanismes d'opposition frontale. Problème : à quatre mois du congrès de Reims, plus grand monde au PS n'ose prendre le risque d'afficher des sympathies pour des réformes sarkozystes. Si bien que le PS affiche aujourd'hui une géographie complexe et mouvante. «Plus personne n'y comprend rien», se désolait récemment le député de Paris Jean-Christophe Cambadélis. Et cela risque de durer encore un moment.
Dans la perspective de Reims, les principaux leaders du parti comptent mettre l'été à profit pour tenter de bâtir une majorité. Ce qui suppose un minimum de rapprochements. Mais, pour l'instant, les combinaisons qui permettent d'aboutir à une majorité supposent des alliances de personnalités incompatibles. Ségolène Royal veut aller seule jusqu'au bout. Martine Aubry, comme d'autres, ne veut plus de François Hollande. Ce dernier s'allierait bien avec Bertrand Delanoë mais le maire de Paris voudrait aussi y aller avec Martine Aubry. Le maire de Lyon Gérard Collomb ne veut pas de Laurent Fabius mais apprécie les strausskhaniens qui tentent pourtant de s'allier avec les fabiusiens. Deux courants qui aimeraient, eux aussi, rallier Martine Aubry. Voilà ! Comme le résume Jean-Christophe Cambadélis, «le PS consume son énergie dans un jeu de Rubik's Cub improbable».
En dépit de la crise politique qui menace de déchirer la Belgique, le roi Albert II a respecté les traditions lundi lors des célébrations du 178e anniversaire du pays.
Le roi des Belges, Albert II, a célébré lundi 21 juillet la fête nationale malgré la crise institutionnelle et politique que traverse actuellement son pays.
Le souverain et d'autres représentants de la monarchie, dont la reine Paola, ont donné le coup d'envoi des festivités à l'occasion du 178e anniversaire de la Belgique, en assistant à un office religieux célébré en la cathédrale royale de Bruxelles.
Albert II devait ensuite participer à une parade militaire traditionnelle en compagnie de dignitaires devant le palais royal.
La crise politique due aux dissensions entre Flamands et francophones sur la réforme des institutions est cependant venue jeter une ombre sur ces célébrations.
Profondes divisions
Le Premier ministre Yves Leterme a présenté la semaine dernière la démission de son gouvernement, soulignant que le "consensus politique" entre les Flamands et les francophones ne fonctionnait plus. "Le modèle fédéral de consensus a atteint ses limites", a-t-il déclaré. Dans une allocution télévisée, le roi Albert II a plaidé dimanche en faveur de l'unité et de la réconciliation entre les deux communautés.
Il avait demandé jeudi à trois personnalités politiques de l'aider à venir à bout des profondes divisions sur la réforme des institutions. Le cardinal Godfried Danneels a fait écho à l'appel du roi en faveur de l'unité lundi dans la cathédrale. "J'espère une meilleure compréhension entre les communautés, quelles que soient leurs différences", a-t-il souligné.
Yves Leterme et les membres de son cabinet ont assisté à l'office, mais le Premier ministre a évité les médias en entrant dans la cathédrale par une porte située sur les côtés.
Concerts, parades et feux d'artifice
La crise politique et le mauvais temps n'ont toutefois pas empêché des milliers de Belges de descendre dans les rues de la capitale pour participer aux festivités annuelles. Concerts, parades et feux d'artifice notamment figuraient au programme. Le gouvernement d'Yves Leterme, un chrétien-démocrate flamand, s'est effondré après seulement quatre mois au pouvoir.
Les différents partenaires de la coalition ne sont pas parvenus à s'entendre sur un transfert de compétences fédérales à la riche Flandre (nord) et à la Wallonie (sud), économiquement plus pauvre. Les néerlandophones réclament une autonomie accrue des régions, notamment en matière de sécurité sociale, de fiscalité et de transports.
Les francophones redoutent pour leur part une réduction des budgets accordés à la Wallonie, région la plus pauvre du pays, et à la capitale bilingue, Bruxelles.
Ils estiment également que les régions se sont vu transférer depuis les années 1980 assez de compétences fédérales, et soupçonnent les néerlandophones de chercher à faire sécession de la Belgique afin de pouvoir déclarer l'indépendance de la Flandre.
Le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy, qui assure la présidence de l'Union européenne, se rend à Dublin lundi pour des discussions sur la façon de progresser après le rejet par les Irlandais du traité européen.
Mais sa visite rapide (six heures prévues), lors de laquelle il doit rencontrer le Premier ministre irlandais Brian Cowen, des ministres ainsi que des groupes de pression favorables ou opposés au traité, est attendue avec circonspection à Dublin après ses déclarations sur la nécessité de faire "revoter" les Irlandais.
La campagne contre la Constitution européenne, un groupe de pression opposé au traité a prévu de manifester devant le gouvernement avec le mot d'ordre "Non c'est non". M. Sarkozy, qui s'est fixé la fin de l'année pour trouver une solution à la crise institutionnelle provoquée le 12 juin par le "non" à 53% au référendum irlandais, a dit vouloir à Dublin "écouter" et "comprendre" les raisons de ce vote, dans une interview au quotidien Irish Times.
M. Sarkozy sera accompagné du chef de la diplomatie française Bernard Kouchner, qui avait lui aussi provoqué la colère de Dublin en déclarant avant le vote que les Irlandais avaient "profité" de l'Europe plus que les autres et se devaient donc de voter oui. Aucune percée n'est attendue, Dublin ayant besoin de temps pour réfléchir à une sortie de crise, selon des diplomates français et irlandais.
Declan Ganley, l'homme d'affaires irlandais qui a mené une campagne très active contre le traité, a indiqué vendredi qu'il demandera à M. Sarkozy "de reconnaître que les Irlandais ont rejeté le traité de Lisbonne". Son organisation, Libertas, "ne participera à aucun débat sur le traité de Lisbonne lundi". "Ce débat a pris fin quand le peuple irlandais a voté +non+", a-t-il déclaré.
"Il ne peut pas y avoir de nouveau vote. Il faut un nouveau traité. Il (M. Sarkozy) doit entendre cela", a déclaré à l'AFP une porte-parole du Sinn Fein, le seul parti politique irlandais à avoir fait campagne contre le traité.
Ho AFP/Archives ¦ Nicolas Sarkozy et Brian Cowen le 19 juin 2008 à Bruxelles
La famille du Prix Nobel de la Paix a préparé une fête intime pour vendredi, puis une réception se déroulera samedi avec quelque 500 invités, dont Thabo Mbeki, actuel président sud-africain.
Nelson Mandela, ancien président sud-africain, fête vendredi 18 juillet son 90e anniversaire en famille, dans le village qui l'a vu grandir, une pluie d'hommages et de vœux saluant l'homme d'Etat le plus populaire au monde.
La famille du Prix Nobel de la Paix (1993), symbole planétaire de réconciliation, a préparé une fête intime, une "surprise" dont rien n'a filtré, à la résidence où Mandela séjourne une partie de l'année avec son épouse Graça Machel, à Qunu dans le sud-est de l'Afrique du Sud. Cette fête marque aussi les 10 ans de mariage de Mandela avec Machel, veuve de l'ancient président mozambicain Samora Machel. Samedi, Qunu accueillera des festivités plus pompeuses, avec quelque 500 invités chez Mandela, dont Thabo Mbeki, qui prit sa suite en 1999 à la présidence du pays, et Jacob Zuma, actuel chef du Congrès national africain (ANC, au pouvoir) et à ce titre leur probable successeur en 2009. Médias et grand public n'ont pas été conviés aux célébrations.
Hommages, messages et témoignages
Les proches de Nelson Mandela, à l'apparence de plus en plus frêle, veulent le préserver après des semaines d'activités intenses pour un nonagénaire, à l'image de sa présence fin juin à Londres à un concert géant pour la lutte contre le sida. Toute la semaine, les médias sud-africains ont regorgé d'hommages, de messages, de témoignages, disant l'immense gratitude du pays envers l'homme qui guida la transition pacifique du régime d'apartheid – qui l'incarcéra 27 ans – à la démocratique multiraciale advenue en 1994. Dans plusieurs villes d'Afrique du Sud, des fêtes, concerts, manifestations sportives, sont prévus ce week-end en hommage au vieil homme. Depuis des mois, un site internet dédié à ce 90e anniversaire, www.happybirthdaymandela.com, recueille et affiche en boucle des dizaines de milliers de messages de puissants, célébrités ou anonymes émanant de tous pays, et invite à contribuer financièrement à sa Fondation caritative. Cet engouement, comme les vœux et félicitations qui devraient affluer vendredi, attestent à quel point le monde reste inspiré par l'héritage du "colosse moral" qu'est Mandela, selon le mot de son ami, l'archevêque et Prix Nobel de la Paix (1984) Desmond Tutu.
Les adeptes d'Apple se sont pressés jeudi dès 08H00 devant les boutiques Orange et les Fnac parisiennes pour se procurer dans une ambiance bon enfant le nouvel iPhone 3G, une semaine après sa sortie dans 21 pays dans le monde.
Un mois après le "non" retentissant des Irlandais au traité de Lisbonne, les propos de Nicolas Sarkozy suggérant de les faire "revoter" ont provoqué un tollé mercredi en Irlande, à quelques jours d'une visite délicate du président français à Dublin. "Les Irlandais devront revoter et je mettrai le veto à tout élargissement (de l'Union européenne) tant qu'il n'y aura pas de nouvelles institutions", avait déclaré mardi M. Sarkozy selon des députés de son parti l'ayant rencontré dans la journée.
Dans un pays soucieux de son indépendance, où 53% des électeurs ont rejeté le traité de Lisbonne lors d'un référendum le 12 juin dernier, ces quelques mots ont immédiatement provoqué la colère du camp du "non" et l'embarras du gouvernement irlandais.
"Cela illustre bien la nature anti-démocratique de ce qui se passe à Bruxelles", s'est insurgé Declan Ganley, l'un des chefs de file des "nonistes" irlandais.
Même indignation de la part de Sinn Féin, seul parti irlandais à avoir soutenu le "non" le 12 juin, pour qui la position attribuée au président français est "profondément insultante pour le peuple irlandais".
"Au cours du mois qui a suivi le rejet très net du traité de Lisbonne par les électeurs irlandais, nous avons entendu toute une série de dirigeants européens essayer de nous intimider et de nous forcer à faire ce qu'ils veulent", a commenté le porte-parole de Sinn Féin pour les questions internationales, Aengus O Snodaigh.
"Il est important que le président Sarkozy comprenne que le peuple irlandais exige que son vote soit respecté et, plus important encore, que ses inquiétudes soient prises en compte", a-t-il poursuivi, indiquant que son parti avait sollicité un entretien avec M. Sarkozy lors de son voyage en Irlande lundi prochain.
Même le Parti travailliste irlandais, qui a milité pour le "oui", estime que M. Sarkozy a "commis un sérieux faux-pas".
Du côté du gouvernement, la réserve semble de mise.
Selon le quotidien Irish Times, le Premier ministre Brian Cowen, actuellement en visite aux Etats-Unis, s'est employé à minimiser les propos du président français. "Nous devons reconnaître qu'il y a eu de nombreux avis exprimés en Europe sur les problèmes auxquels nous sommes confrontés après le rejet" du traité, a déclaré le chef du gouvernement, qui avec le "non" irlandais a essuyé une cuisante défaite personnelle, un mois à peine après son arrivée au pouvoir.
Le ministre irlandais des Affaires étrangères Micheal Martin a pour sa part souligné que M. Sarkozy, président en exercice de l'Union européenne, serait en "position d'écoute" lors de sa visite à Dublin.
"Nous n'avons pas l'intention de nous laisser intimider par qui que ce soit", a-t-il prévenu sur une radio irlandaise. "Nous allons étudier cela d'un point de vue irlandais, en fonction de ce qui sert au mieux les intérêts de l'Irlande."
A Paris, le conseiller spécial de M. Sarkozy, Henri Guaino, a tenu à nuancer les propos du chef de l'Etat: organiser un nouveau référendum n'est que "l'une des solutions" envisagées, a-t-il souligné. Et s'ils devaient revoter, les Irlandais le feraient "probablement" sur un texte qui ne serait "pas exactement le même".
Lors de sa visite à Dublin le 21 juillet, le chef de l'Etat "va essayer d'évaluer la situation", a insisté M. Guaino.
Mais pour le chef du Labour, Eamon Gilmore, les déclarations de M. Sarkozy augurent mal d'une réelle volonté d'écoute.
"On nous a fait comprendre que l'une des principales raisons de la visite du président en Irlande la semaine prochaine était de lui permettre d'écouter les positions du peuple irlandais sur ce qui doit être fait", a-t-il rappelé. "Cependant, s'il a déjà arrêté sa décision sur cette question, ça risque d'être une écoute plutôt vaine".
Sénégalais. Journaliste depuis 2000. Encore en exercice.
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------’’Casser le stylo-bille d'un journaliste, c'est l'inciter à se servir d'un marker’’.
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''Tous les journalistes africains sont des suicidaires, à moins qu’ils renoncent à leur métier''.
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" La censure, quelle qu'elle soit, me paraît une monstruosité, une chose pire que l'homicide. La mort de Socrate pèse encore sur le genre humain."
Gustave Flaubert
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Au Sénégal, un journaliste OBJECTIF dans le traitement de l'information, est, par définition, le journaliste qui combat autrui. Par contre, un journaliste "CIRE-BOTTES", voici le meilleur journaliste. A vous de juger !
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J'AUTORISE mes lecteurs (y compris ceux des rédactions organisées) à reprendre mes propositions personnelles à l'UNIQUE CONDITION d'en préciser la source. Merci.
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