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24 heures
vendredi 27 juin 2008, a 11:38
Le TALK de 24 heures : Mamadou Lamine Sakho membre du bureau du Sénat (Sénégal)

Mamadou Lamine Sakho enseignant de profession, opérateur économique, secrétaire chargé des affaires politiques au niveau communal et membre du bureau du sénat

 

-Vous êtes l'un des personnages les plus influents et les plus importants du PDS à Ziguinchor. Pourtant vous participez rarement aux débats qui agitent votre formation politique et la marche de la nation. Qu'est ce qui explique une telle attitude ?

 

-C'est par principe. Je suis dans une équipe dirigée par le frère secrétaire général Abdoulaye Baldé. Et qui, à chaque fois que les questions se posent, donne son avis. Donc quand le patron au niveau départemental et régional se prononce, je me conforme à la discipline de Parti

 

-Le Sénat a été dissout dès l'arrivée au pouvoir du gouvernement. D'aucuns ont estimé que sa remise sur pied, quelques années après, est aussi inopportune. Est-ce votre avis ?

 

-Dans le cheminement d'une nation des décisions se prennent selon le contexte. En 2000 quand le président Wade arrivé au pouvoir, avait estimé n'était pas une opportunité de l'heure. Chemin faisant il a terminé son premier mandat. Pour le second, il a jugé que le contexte était favorable pour le retour au bicaméralisme qui e fait est une tradition dans es institutions des pays démocratiques. Pays où le pouvoir législatif est géré par deux institutions différentes. En grande Bretagne où j'ai vécu et que je connais bien, il y a la chambre haute et le chambre basse. Aux Etats-Unis il y a le  sénat et la chambre des représentants. Idem pour la France où il y a l'assemblée nationale et le sénat. Donc dans toutes les démocraties avancées le pouvoir législatif est géré par l'assemblée nationale sur la base de représentations populaires et le sénat constitué de professionnels et de sages pour légiférer valablement au niveau du pays

 

-En tant que sénateur élu, avez-vous eu à faire des propositions allant dans le sens de la prise en charge des préoccupations de vos mandants ?

 

-Nous sommes une institution qui légifère sur la base de propositions de loi qui sont soumises par l'exécutif mais aussi qui légifère sur la base de projets de loi qui peuvent être soumis par les parlementaires eux-mêmes. Nous venons en fait de naître. Donc nous sommes vraiment à la phase si vous voulez de mise en place. Mais nous fonctionnons correctement et les préoccupations des populations sont en tout cas prises en charge de manière convenable. Et surtout qu'au niveau du Sénat il y a deux élus qui représentent chaque département au niveau du Sénégal et il y a ceux qui sont cooptés et désignés par le Chef de l'Etat. C'est en fait cette symbiose qui constitue l'ossature du Sénat

 

- Mr le sénateur  comment se porte le PDS au niveau local ?

 

-Nous n'avons pas de problèmes au niveau local Parce que contrairement aux autres circonscriptions électorales ou politiques, nous avons la chance d'avoir un leader charismatique incontesté et tout le monde se retrouve autour de lui. Cette personne se trouve être le secrétaire général de la présidence et sur le plan politique le secrétaire général communal. Je veux nommer le frère Abdoulaye Baldé

 

-Le PDS à Ziguinchor ne vit qu'au rythme de la présence de son secrétaire général communal. D'ailleurs on a du mal à comprendre qui est qui et qui fait quoi. Est-ce votre lecture ?

Pas tout à fait. Pou les grandes manifestations d'envergure, la présence du frère Abdoulaye Baldé est effectivement toujours souhaitée. Mais quand il n'est pas là, parce qu'il occupe beaucoup de responsabilité tant au niveau étatique qu'au niveau de l'ANOCI qui a du boulot à faire pendant un 1 an encore, d'autres responsables sont là pur occuper le terrain politique, organiser des manifestations et faire des visites de proximité pour l'intérêt majeur du Parti

 

-Lors des dernières élections locales vous aviez largement contribué à porter Robert Sagna à la tête de l'équipe municipale de Ziguinchor. Quelles sont les raisons qui vous ensuite poussé à lui tourner le dos ?

 

-Le compagnonnage avec Robert était en fait un compagnonnage d'amitié. Je n'ai jamais été un militant du parti Socialiste. Robert était un ami personnel il m'avait demandé mon soutien au moment j'étais arrivé pour les vacances au Sénégal. N'ayant pas fait une lecture sérieuses du champ politique je lui ai donné un coup de main qui a semblé porter ses fruits. Maintenant les données ont changé quand j'ai décidé de revenir à la demande de Abdoulaye Baldé. Quand il a décidé de s'impliquer en politique pour l'intérêt de Ziguinchor j'ai pensé était vraiment de allier le PDS et de mettre la pâte au niveau de la chose politique

 

-Est-ce à dire qu'avec le recul, vous regrettez un tel choix ?

 

-Non pas du tout. Parce que quand je le faisait c'était sur un plan vraiment sentimental. Il n y avait pas de rapports objectifs, de causes objectives qui m'ont poussé à le faire. Bon j'ai pensé que Robert était un mai à moi et que je pouvais lui donner un coup de pouce. Je n'ai pas cherché à approfondir la réflexion. Mais quand j'ai décidé vraiment de m'impliquer dans la chose politique j'ai choisi le camp libéral

 

-Quelle lecture faites vous du report des élections ?

 

-Pour e report des élections, il faut dire que a cause est essentiellement d'ordre institutionnel. Le pouvoir exécutif avait décidé de créer de nouvelles régions au Sénégal. La mise en place de ces régions n'est pas terminée au niveau administratif. Donc il n'était pas opportun pour l'Etat d'organiser des élections, terminer ensuite la mise en place de ces circonscriptions administratives pour organiser à nouveau des élections. Donc si on avait tenu des élections, ces régions n'auraient pas été prises en compte. La sœur Aminata Tall a jugé bon de déposer une motion sur le bureau de l'Assemblée nationale pour le report des élections. Et je crois que c'est une bonne chose sur le plan administratif de se conformer aux textes

 

- Pensez vous que le PDS était réellement prêt pour gagner ces locales ?

 

-Le PDS est fait le seul Parti qui était prêt pour organiser ces élections. Nous étions les seuls à mettre sur pied des commissions électorales, à avoir désigné des superviseurs. Donc, nous on était fin prêt pour organiser ces élections contrairement à l'opposition. On n'avait pas en tout senti leur présence pour leur participation à ces locales. On avait même pensé au niveau local qu'ils allaient continuer sur leur lit de boycotter les élections comme ils l'avaient fait lors des législatives

 

-Une de vos ambitions les plus manifestes avec Baldé dont vous êtes l'un des plus proches collaborateurs est de conquérir la mairie de Ziguinchor. En cas de succès aux locales, quelles seraient les premières mesures que vous allez adoptez ?

 

-Ziguinchor depuis plusieurs années n'a pas évolué sur e plan social, des infrastructures, de la voirie, de l'assainissement et même du foncier. L'objectif majeur, et il ne faut pas qu'on se trompe d'objectif est de conquérir la mairie. Quand Abdoulaye Baldé avait décidé de la politique pour Ziguinchor c'était pur cet objectif. Et ce, compte tenu vraiment de la léthargie que nous avons connu, vécu au niveau de cette institution municipale. Les mesures à prendre seront nombreuses parce que tout est à refaire. A Ziguinchor depuis plusieurs années rien n'a été fait. Et moi mon apport personnel pour ce combat là n'a pas de limite pour l'intérêt de Ziguinchor

 

-Quel rôle serait vous prêt à jouer dans cette équipe municipale ?

 

-Je n'ai jamais été demandeur en politique. Ca c'est ma nature. Et c'est parc que sur le plan professionnel je suis indépendant et je tiens à assurer cette indépendance. En politique, c'est les autres qui désignent. Et l'image que j'ai de la politique, c'est qu'on ne se fait pas roi soi-même, c'est les autres qui désignent un roi et en font un roi. De toute façon nous ne pouvons qu'être dans l'arrière cour parce que le roi que nous allons désigner est tout à fait indiqué. Et l'objectif quand nous venions faire la politique à ses cotés c'est de faire de Baldé le maire de Ziguinchor

 

-Mr Sakho, quelle est votre lecture sur a génération du concret aujourd'hui présente –sur l'échiquier politique sénégalais ?  

 

-Moi je ne parle pas de manière radicale sur la question. C'est que je sais c'est que la génération du concret est un concept un cri de ralliement. Les sénégalais de manière générale se sont identifiés, se sont appropriés vraiment ce concept. Souvenez-vous en 2000, le PDS avec lancé le concept du Sopi et les gens s'y sont identifiés. Aujourd'hui ce qu'on constate avec la génération du concret. Nous ne sommes pas encore à la phase de matérialisation de cela au niveau du champ politique mais les résultats sont là. C'est qu'un duo de jeunes cades a fait ses preuves au niveau de l'organisation du dernier sommet de l'OCI mais aussi au niveau de l'appareil d'Etat. Et ce en tant que secrétaire général de la présidence avec Baldé et ministre conseiller du président de a république avec Karim. Des financements ont été trouvés dans ce cadre là, des réalisations ont été faites et la plus récente c'est 45 milliards de trouver pour la relance des activités au niveau des ICS

 

- En cas de candidature de Karim Wade en 2012, pensez vous qu'il a de réelles chances gagner les élections ?

 

- De manière objective Karim n'a jamais dit publiquement qu'il sera candidat en 2012. Il ne s'est pas encore impliqué sur le plan politique. Donc ce débat je crois n'est pas encore d'actualité& et en son temps les sénégalais apprécieront

 

-- Quel est votre avis sur la GONOA ?

 

-La GONOA a été un concept qui a été décliné par le Chef de l'Etat. Dans ce pays il faut reconnaître que de manière générale les sénégalais a tourné le dos à l'agriculture. Dans le contexte international avec la crise des céréales le retour à l'agriculture est une mutation incontournable. Je pense que la vision du président de la république doit se matérialiser. Les sénégalais doivent se mettre  à la tache car nous mangeons beaucoup de céréales alors que nous n'en produisons pas beaucoup. Nous sommes un des rares pays a importé plus de 600 mille tonnes l'an. C'est extrêmement volumineux comme quantité. Donc le retour à l'agriculture est une donnée incontournable Mais il faut aussi que les sénégalais apprennent à consomme ce qu'ils produisent. La diversification des cultures est une mesure d'accompagnement avec la GONOA mais aussi le changement de mode alimentaire doit être une condition pour la réussite de cette grande opération

 

- Sénateur élu, responsable politique à Ziguinchor, opérateur économique, proche collaborateur de Abdoulaye Baldé. Qu'est ce qui fait courir Mamadou Lamine Sakho ?

 

-L'amour pour Ziguinchor. J'aime vraiment cette vile. Je m'identifie à cette ville. Et je serais prêt à tout pour cette ville

 

- Que vous inspire l'affaire Malick Ndiaye dit « le Corbeau »

 

Toute l'affaire a été orchestrée dans le but d'entacher l'honnêteté et l'intégrité du frère Abdoulaye Baldé. Je pense que pour le rétablissement de la vérité, la justice de notre pays doit apporter toute la lumière sur ce dossier. Notre pays est une justice très indépendante, on ne doit pas permettre à des maîtres chanteurs comme Pape Malick Ndiaye animés par des desseins inavoués de jeter le discrédit sur un haut commis de l'état

 

Source : www.lexclusif.sn

 

Catégorie : Lu, Vu et Entendu

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Sénégalais. Journaliste depuis 2000. Encore en exercice.
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------’’Casser le stylo-bille d'un journaliste, c'est l'inciter à se servir d'un marker’’.
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''Tous les journalistes africains sont des suicidaires, à moins qu’ils renoncent à leur métier''.
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" La censure, quelle qu'elle soit, me paraît une monstruosité, une chose pire que l'homicide. La mort de Socrate pèse encore sur le genre humain."
Gustave Flaubert
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Au Sénégal, un journaliste OBJECTIF dans le traitement de l'information, est, par définition, le journaliste qui combat autrui. Par contre, un journaliste "CIRE-BOTTES", voici le meilleur journaliste. A vous de juger !
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