La guerre des tranchées au sein des organes régionales de Ziguinchor (sud du Sénégal) du Parti démocratique sénégalais (Pds), au pouvoir, bat son plein. Ce mardi, les partisans du secrétaire général de la Présidence de la République Abdoulaye Baldé s'en sont pris au député Séckou Sambou. Ils l'ont invité à ranger ses armes contre leur mentor. Cétait en marge d'un mouvement de contestation populaire pour l'obtention d'une meilleure route sur le tronçon Oussouye - Sam Sam, dans le département d'Oussouye.
Ceux qui sont montés au créneau ne sont personne d'autre que les membres du mouvement « Horizon 2012 ». Un mouvement qui a choisi Karim Wade le fils du président sénégalais Abdoulaye Wade, comme étant leur candidat aux élections présidentielles de 2012. D'où, d'ailleurs la dénomination de leur mouvement.
Profitant d'un mouvement de contestation des populations du département d'Oussouye, notamment de la sous-préfecture de Loudia Wolof, les souteneurs de Karim Wade, et par ricochet de son « frère et ami » Abdoulaye Baldé, ont pris à partie le député libéral Séckou Sambou. Ils ont taxé Séckou Sambou, pourtant du même parti qu'eux et Abdoulaye Baldé, d'avoir « délibérément » monté ses partisans contre ce dernier. Lesquels auraient fait une sortie fracassante la semaine dernière pour sommer Baldé de « ne point s'immiscer dans les affaires du Pds à Oussouye ». Rappelons que M. Baldé milite dans le département de Ziguinchor. Il est le secrétaire général de la section communale Pds de Ziguinchor alors que Séckou Sambou, lui, occupe le même poste au niveau de la fédération d'Oussouye.
Les partisans de Abdoulaye Baldé qui ont réagi sont : Souleymane Signaté le chargé des relations extérieures de « Horizon 2012 » et Babacar Gorgui Guèye dit Go qui en est aussi un des responsables. Selon Souleymane Signaté qui faisait allusion à Séckou Sambou, « ce responsable a mal orienté ses (jeunes) ». Quant à M. Guèye, il dira que « désormais » eux qui se réclament de Baldé, vont s' « ériger en bouclier partout » où le besoin se fera sentir, pour que « plus personne ne s'attaque » à leur mentor. « Il faut que ça cesse ! » a-t-il martelé.
Ces sorties politiques ont eu lieu en marge d'un mouvement de contestation enclenché par les populations de la sous préfecture de Loudia Wolof, située au Sud-est du Sénégal. Ces populations ont interpellé les autorités sénégalaises, leur demandant de « reprendre le dossier » du chantier de construction du tronçon Oussouye - Sam Sam via Loudia Wolof. Selon elles, cette route longue de 10 Km, est « très mal construite par l'entreprise » qui en a gagné le marché. Si bien que beaucoup d'entres elles commencent à tomber malades à cause de la poussière soulevée par les véhicules empruntant le tronçon. S'y ajoute que contrairement à la largeur de 7 mètres prévus, l'entreprise n'en a fait que quatre. Résultat, deux voitures ne peuvent pas se croiser sur la route.
Ces populations ont menacé de « barrer carrément la route » les prochains jours, si les autorités compétentes « ne réagissent pas » à leur appel.
Boubacar DIASSY |