Les passagers du vol Paris-Dakar d'Air France de mardi soir ont eu une petite frayeur, quand le pilote de l'avion à bord duquel ils voyageaient a du fait de la pluie qui tombait sur la capitale sénégalaise loupé sa première tentative d'atterrissage avant de ''remettre les gaz'' pour un essai qui ne s'avérera concluant que quarante minutes plus tard, a constaté l'Agence de presse sénégalaise.
La pluie a ''perturbé'' le plan d'atterrissage de l'appareil, a expliqué aux passagers le pilote depuis sa cabine avant d'ajouter qu'un appareil qui le précédait aurait renoncé à atterrir sur la piste de l'aéroport Léopold Sedar Senghor du fait des conditions climatiques.
Partant de là, le pilote qui devait se poser à 20h15 s'est mis à tourner en boucle au-dessus de l'océan Atlantique qui borde Dakar avant d'atterrir 45 minutes plus tard, soit à 21h. Fortement applaudi par les passagers, il leur a lancé cette explication : ''je voulais m'entourer de toutes les garanties d'atterrissage. Lors de la première tentative, il y avait beaucoup de vent derrière''.
Le Vendredi 11 juillet, le ministre de l'enseignement secondaire, des CUR et des universités s'est rendu au chevet des étudiants de l'Université de Ziguinchor (sud de Dakar) qui venaient de lever leur mot d'ordre de grève. Le Pr. Moustapha Sourang a été hué par une poignée d'étudiants sortis ex nihilo. Lesquels auraient ensuite, toutefois, présenté leurs excuses au bureau de leur amicale. Cet acte on ne peut plus regrettable nous amène à nous pencher sur l'existence, à Ziguinchor, de ces cliques qui infestent généralement les universités sénégalaises.
Les huées en question ont été condamnées avec la dernière énergie par toutes les parties en présence sur le campus de l'Université de Ziguinchor. A commencer par les délégués des étudiants eux-mêmes. Ceux-ci ont vite convoqué un point de presse pour fustiger « ces comportements ignobles et dégradants » adoptés par « des personnes irresponsables qui n'honorent guère notre établissement». A la suite des délégués des étudiants, l'administration de l'Université a donné son propre point de presse. Le Recteur qui a conduit le face-à-face avec la presse a, lui, été « étonné voire scandalisé par ces comportements qui n'honorent nullement notre région et notre pays ».M. Amadou Tidiane Ba a été d'autant plus offusqué par l'incident, premier du genre dans cet établissement dont il a activement participé à l'enfantement, qu'il a promis l'ouverture dans les meilleurs délais, d'une enquête. Le Recteur Ba a garanti de démasquer les fauteurs de troubles avant de leur infliger la sanction exemplaire qui sied, « pour que pareil cas ne se reproduise plus jamais ». De leur côté, les militants du Syndicat autonome de l'enseignement supérieur (Saes) ont publié une déclaration pour "condamner fermement ces incidents qui ont marqué la visite du Ministre à l'Université de Ziguinchor tout en appelant à plus de responsabilité dans la gestion de l'institution".
Et si l'Université de Ziguinchor devenait infréquentable ?
Mais, qui pourrait oser poser un tel acte dans cette université à vocation sous-régionale alors même qu'elle n'a pas encore été officiellement inaugurée ? Autrement dit, l'Université de Ziguinchor n'a même pas d'acte de naissance, encore moins de parrain. Alors, à peine a-t-elle commencé son développement embryonnaire, que certains étudiants (heureusement que ce ne soit pas ceux-là légitimement désignés par l'assemblée de délégués) ont opté pour faire valoir des velléités « inacceptables ». Pour preuve, les huées proférées contre un ministre de la République venu dans un établissement censé donner au Sénégal, à la sous-région ouest africaine et au monde entier, la crème dont ils ont besoin à court et moyen termes. Comme s'il n'y avait pas d'autres moyens d'exprimer son désaccord ou son mécontentement vis-à-vis de telle ou telle autre attitude ; pourvu qu'il y ait d'ailleurs un point d'achoppement dans la démarche des uns et des autres. A ce sujet, le Recteur Amadou Tidiane Bâ a assuré « qu'en dehors de la question des deux sessions, aucune autre n'était en suspens ». Cette affirmation a été confirmée par l'ensemble des délégués des étudiants de l'Université de Ziguinchor. Si tel était le cas, Ziguinchor ne serait-il pas, ipso facto, en train de jeter les bases de sa propre forclusion au banquet de la « fréquentabilité » et de l'excellence ? Ceci, même si le Recteur est resté « très optimiste » quant au fait que l'incident de vendredi ne pourrait pas déteindre sur l'image de l'institution.
Ce chef de clique logé au ministère ?
L'attitude des étudiants « casseurs » a été vite pris par l'administration de cet établissement, pour découlant de la manipulation. Et qui aurait intérêt à monter une poignée d'étudiants contre un ministre de la république ? Si le Recteur Amadou Tidiane Ba ne veut trouver aucune réponse à cette interrogation, les délégués des étudiants eux, en ont trouvé une.Selon eux, c'est un autre Ministre de la République (dont nous taisons volontiers le nom), par le truchement d'un de ses représentants résidant à Ziguinchor, qui aurait été derrière les fauteurs de troubles. Pire, ces derniers auraient scandé haut et fort le nom de ce Ministre de la République en lui accordant des slogans élogieux et, dansle même temps, en prononçant des propos hostiles au Pr. Sourang. Si la manipulation soupçonnée par l'administration de l'Université de Ziguinchor et clairement « constatée » par les responsables des étudiants, était avérée, force est alors de prévenir qu'une clique « pro-X » ou « pro-Y », a vu le jour dans l'établissement supérieur. Ce n'est pas tout. Car, selon des étudiants interrogés sur le site de Diabire, les partis politiques et certains mouvements politiciens ont aussi fini d'investir le périmètre de l'Université. En tout cas, on parle des entités comme le Pds, la Ld/Mpt, AJ/Pads, la Génération du Concret, le Rds Takku Défarat Sénégal, etc qui auraient déjà leurs cellules ou leurs représentants sur place. « Je suis prêt à déclarer qu'il y a des influences politiques dans cette université ; on a vu franchement certains mouvements qui ont commencé à avoir une petite ampleur ici » assure un délégué. Il préviendra toutefois que les étudiants répondant des hommes politiques, « ne sont pas des délégués ».Quant à ces derniers, ils «ont été démocratiquement élus et sont apolitiques ».
Des cliques au vu et au su de tout le monde ?
Certaines de ces cellules seraient dès lors connues de tous, alors que d'autres, encore en gestation, seraient pour le moment dans la clandestinité. Leurs buts : s'accaparer de l'essentiel des postes dits clefs au sein des futures instances de distribution des chambres ; exactement comme dans les autres universités du pays. Les plus modestes d'entre ces entités, qui n'auraient aucun pouvoir de décision, seraient prêtes à se poser en boucliers pour empêcher certaines dérives et autres abus de pouvoir de la part des géants. Pour tester leur « force de frappe » l'on apprend que ce sont généralement elles qui, au moindre retard des services du restaurant universitaire provisoire, préconiseraient et dirigeraient quelques fois les « nguènté toubab », ces festins consistant à manger au restaurant universitaire,par la force et à volonté, sans débourser le moindre rond.
Cet état de fait, que d'aucuns prendraient pour normal voire naturel dans un pays comptant plus de cent (100) partis politiques et des centaines de mouvements de soutien de tous bords, serait-elle la bienvenue dans une université dont la vocation première est de former des futurs dirigeants de la Gambie, de la Guinée-Bissau, de la République de Guinée et bien sûr du Sénégal ? N'oublions pas que l'Université de Ziguinchor a également pour fonction d'être le miroir méridional du Sénégal, tourné vers le reste de l'Afrique australe à qui il est appelé à faire parvenir le glamour d'un pays exemplaire à tous points de vue.
La Chine va censurer l'internet utilisé par les médias pendant les JO de Pékin, a indiqué mercredi un responsable du comité d'organisation, revenant sur une promesse de leur laisser une liberté totale pendant les Jeux.
"Pendant les jeux Olympiques, nous fournirons un accès à internet suffisant pour les journalistes", a indiqué Sun Weide, porte-parole du comité d'organisation des JO. Mais il a confirmé que les journalistes n'auraient pas accès à des pages ou des sites contenant des informations sur le mouvement spirituel Falungong, qui est interdit en Chine. Il a également indiqué que d'autres sites ne seraient pas accessibles à la presse, sans préciser lesquels.
Le président du Comité olympique australien John Coates a affirmé que le CIO prendrait "très au sérieux" cette censure, "assurément décevante" pour les médias. Et le CIO a indiqué qu'il allait discuter de ces restrictions d'accès à l'internet avec les autorités chinoises. "Je vais parler aux autorités chinoises pour évoquer ces restrictions et voir quelle est leur réaction", a indiqué Kervan Gosper, un haut responsable du CIO.
A Pékin, les journalistes travaillant dans le principal centre réservé à la presse pendant les JO se sont déjà plaints de ne pas pouvoir accéder aux sites de l'organisation Amnesty International, la BBC, la radio allemande Deutsche Welle, les journaux de Hong-Kong, Apple Daily, et de Taïwan, Liberty Times. "Notre promesse était que les journalistes pourraient se servir d'internet pour leur travail pendant les jeux Olympiques", a ajouté M. Sun. "Et nous leur avons donné suffisamment d'accès pour cela."
Mais le comité d'organisation des JO, sous la pression du Comité international olympique (CIO), avait promis un accès complet à internet pour les milliers de journalistes en Chine pendant les Jeux du 8 au 24 août. Mardi, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères avait déjà indiqué que les sites du Falungong seraient bloqués sur les accès internet du centre réservé à la presse pendant les JO.
Dans l'ensemble du pays, la toile est étroitement contrôlée. Les surfeurs chinois ont accès à une version allégée d'internet, avec des sites censurés, notamment certains sites d'information, d'organisations de défense des droits de l'Homme et tous ceux jugés subversifs par le pouvoir communiste.
Par un ultime vote du Sénat, le Parlement a adopté mercredi soir le projet de loi «portant rénovation de la démocratie sociale et réforme du temps de travail». Derrière ce nom très officiel, une modification des règles de la représentativité syndicale et surtout une réforme en profondeur de la loi sur les 35h. 20minutes.fr fait le point sur les principaux points de cette loi. Est-ce la fin des 35h?
La loi portée par Martine Aubry en 1998, qui fixait la durée légale hebdomadaire du travail à 35 heures, n'est pas morte. Le gouvernement Fillon n'a en effet cessé de répéter qu'il souhaitait que «la durée légale du travail reste de 35 heures». Mais il sera désormais possible de négocier des accords sur le temps de travail entreprise par entreprise, et donc de dépasser cette durée. Les salariés pourront également travailler au maximum 48 heures par semaine (contre 44 actuellement). Les heures supplémentaires au-delà des 35 heures seront rémunérées 25% en plus.
Qui sont les principaux perdants de la réforme?
Les cadres. La CFE-CGC a dénoncé «un retour au siècle dernier». Elle appelle également à manifester (tout comme la CGT) ce mercredi pour protester contre les «graves atteintes à l'équilibre entre vie privée et vie professionnelle». Selon un récent sondage, 79% des cadres se disent attachés à leurs RTT et sont peu enclins à y renoncer, même contre des hausses de salaire. Pourtant, la nouvelle loi menace ce dispositif.
Comment sera fixé le temps de travail des cadres?
Aujourd'hui, les cadres travaillent en moyenne 215 jours par an (pour un maximum légal fixé à 218 jours). Ils bénéficient au minimum de 12 jours de RTT, cinq semaines de congés payés, et huit jours fériés chômés, en plus des samedis et dimanches. Avec la nouvelle loi, les entreprises pourront leur proposer de travailler 235 jours par an, voire jusqu'à 282 (le plafond maximum fixé par la législation européenne). Cela signifie que les cadres devraient renoncer à leurs RTT ainsi qu'aux jours fériés, sauf le 1er mai.
Comment se dérouleront les négociations au sein des entreprises?
Selon les nouveaux critères sur la représentativité syndicale, un accord d'entreprise devra recueillir les signatures d'un ou plusieurs syndicats représentant en tout au moins 30% des salariés. De plus, il sera nécessaire que les syndicats représentant 50% ou plus des salariés ne s'opposent pas à l'accord. Le but est d'éviter tout accord abusif sur le temps de travail. Mais les syndicats craignent que certaines entreprises usent de «chantage à l'emploi» pour imposer leurs vues.
Quelles sont les nouvelles règles de la représentativité syndicale?
Elle sera fixée en fonction des élections professionnelles. Pour être représentatif, un syndicat devra avoir obtenu au moins 10% des voix dans les entreprises, le seuil étant fixé à 8% dans les branches et au niveau professionnel. Une nouvelle règle qui frappe de plein fouet les «petites» organisations (CFTC, CFE-CGC…).
Sorti vendredi aux Etats-Unis, le nouveau Batman - « Le Chevalier noir » bat tous les records au box-office. Mais l'ambiance semble un peu gâchée puisque l'interprète de l'homme chauve-souris, Christian Bale, vient d'être arrêté, ce mardi, à Londres. L'acteur de 34 ans est soupçonné d'avoir agressé sa mère et sa sœur dimanche alors qu'il se trouvait dans sa suite à l'hôtel Dorchester, dans le centre de Londres. De son côté, Scotland Yard, qui ne communique pas l'identité des personnes arrêtées, a indiqué « qu'un homme de 34 ans s'était rendu dans un commissariat du centre de Londres ce mardi matin sur convocation. Il a été arrêté en relation avec des accusations d'agression. »
Quelques jours après cette arrestation surprise, des premières informations commencent enfin à nous arriver. Il semblerait que depuis la mort de son ami Heath Ledger, en janvier dernier, Christian Bale ait du mal à remonter la pente. De plus, s'ajoute à cela des problèmes avec son épouse. Plusieurs proches de la star se sont adressés aux médias pour tenter d'apporter quelques éléments supplémentaires.
Une source proche de l'acteur aurait parlé avec lui suite à cet événement, Bale est confiant de n'avoir rien fait de mal et rejette la faute sur sa mère. « L'attitude de Christian semble être de la faute de sa mère puisqu'elle s'est montrée très provocante dans la dispute qu'ils avaient. Les choses ont un peu dérapées et il regrette à présent de ne pas avoir quitté la pièce à ce moment là. D'habitude, Christian aurait appelé un ami pour aller dans un pub, relâcher la pression. Mais cette fois-ci, il était pris au piège avec sa sœur et sa mère à cause des paparazzi et des fans qui campaient à l'extérieur. »
« C'est un grand stressé, mais il n'a pas levé un seul doigt sur quelqu'un. Il s'est juste énervé parce que sa mère disait des choses scandaleuses sur lui, sa femme et son enfant. Son mariage est loin d'être parfait, mais sa relation avec sa mère lui apporte beaucoup plus de problèmes. »
Une arrestation et un scandale qui surviennent en plein milieu de la promotion du dernier Batman. L'équipe est à présent attendue à Barcelone (Espagne) pour poursuivre son marathon promotionnel. « Batman, The Dark Knight » sort aujourd'hui dans les salles belges. Les premières critiques sont excellentes et ce nouvel opus est déjà qualifié pour beaucoup comme l'un des meilleurs films de super héros jamais réalisé !
En un week-end d'exploitation aux Etats-Unis, le film a battu le record de recettes détenu jusqu'ici par un autre film de super-héros, « Spiderman 3 », avec plus de 158,4 millions de dollars. Par ailleurs, plusieurs critiques ainsi que les acteurs du film acclament la performance de Heath Ledger. Le comédien, qui incarne le terrifiant Joker, est décédé en janvier dernier à 28 ans d'une surdose de médicaments. Certains évoquent déjà un Oscar posthume pour cet acteur, révélé en 2005 par « Le secret de Brokeback Mountain » de Ang Lee.
Les couteaux sont sortis au PS. Avec l'échec de sa tentative de bloquer la réforme constitutionnelle de Nicolas Sarkozy, les socialistes s'offrent une nouvelle crise. Une de plus depuis la défaite de Ségolène Royal à l'élection présidentielle. Un spectacle que l'on observe avec satisfaction à l'Élysée. Mardi matin, lors d'une rencontre avec les chefs de la majorité, Nicolas Sarkozy s'est réjoui de voir «le PS en train d'exploser».
Si Jack Lang a concentré les critiques mardi et est désormais implicitement menacé d'exclusion, de nouvelles dissensions sont apparues au sein du parti. Dans une tribune publiée dans Le Monde, quatre députés socialistes, sur les dix-sept qui avaient appelé en mai à un compromis sur le texte de Nicolas Sarkozy, ont mis en cause la gestion de cette réforme par la direction du parti. «Le PS doit s'interroger sur sa stratégie de parti d'opposition, écrivent Manuel Valls, Gaëtan Gorce, Jean-Marie Le Guen et Christophe Caresche. Sa disqualification résulte de son incapacité à s'abstraire d'une forme d'antisarkozysme pavlovien qui le conduit à s'opposer systématiquement à tout projet émanant du président.» Réponse de Jean-Marc Ayrault : «Je crois que la question de la cohérence pour ces personnes, qui ont voté comme nous contre, ne se pose pas à moi mais à eux.» Le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale a en outre trouvé le moyen de s'occuper du cas d'Arnaud Montebourg. Défié par ce dernier qui voulait s'emparer de la présidence du groupe, Jean-Marc Ayrault lui a retiré le poste de vice-président qu'il occupait jusqu'alors, en lui laissant toutefois celui de la justice.
Personnalités incompatibles
Enfin, le PS s'est penché sur le cas des Radicaux de gauche de Jean-Michel Baylet qui ont constitué un précieux renfort pour l'adoption de la réforme. «S'ils changent d'alliance, il faut qu'ils nous le disent tout de suite. On ne va pas continuer à déposer des candidatures communes aux élections sénatoriales et législatives si ce parti franchit le Rubicon et s'en va dans la majorité», a menacé Jean-Marc Ayrault. Bref, au PS mardi, on essayait tant bien que mal de gérer la crise, à défaut de s'interroger sur la meilleure façon de gérer l'opposition à Nicolas Sarkozy.
Ce sera l'une des questions centrales du prochain congrès du parti en novembre à Reims. Elle n'est pas mince puisque, pour schématiser, elle divise le PS en deux camps. Les réformateurs, prêts à accompagner certaines réformes, et les traditionalistes, ancrés dans des mécanismes d'opposition frontale. Problème : à quatre mois du congrès de Reims, plus grand monde au PS n'ose prendre le risque d'afficher des sympathies pour des réformes sarkozystes. Si bien que le PS affiche aujourd'hui une géographie complexe et mouvante. «Plus personne n'y comprend rien», se désolait récemment le député de Paris Jean-Christophe Cambadélis. Et cela risque de durer encore un moment.
Dans la perspective de Reims, les principaux leaders du parti comptent mettre l'été à profit pour tenter de bâtir une majorité. Ce qui suppose un minimum de rapprochements. Mais, pour l'instant, les combinaisons qui permettent d'aboutir à une majorité supposent des alliances de personnalités incompatibles. Ségolène Royal veut aller seule jusqu'au bout. Martine Aubry, comme d'autres, ne veut plus de François Hollande. Ce dernier s'allierait bien avec Bertrand Delanoë mais le maire de Paris voudrait aussi y aller avec Martine Aubry. Le maire de Lyon Gérard Collomb ne veut pas de Laurent Fabius mais apprécie les strausskhaniens qui tentent pourtant de s'allier avec les fabiusiens. Deux courants qui aimeraient, eux aussi, rallier Martine Aubry. Voilà ! Comme le résume Jean-Christophe Cambadélis, «le PS consume son énergie dans un jeu de Rubik's Cub improbable».
En dépit de la crise politique qui menace de déchirer la Belgique, le roi Albert II a respecté les traditions lundi lors des célébrations du 178e anniversaire du pays.
Le roi des Belges, Albert II, a célébré lundi 21 juillet la fête nationale malgré la crise institutionnelle et politique que traverse actuellement son pays.
Le souverain et d'autres représentants de la monarchie, dont la reine Paola, ont donné le coup d'envoi des festivités à l'occasion du 178e anniversaire de la Belgique, en assistant à un office religieux célébré en la cathédrale royale de Bruxelles.
Albert II devait ensuite participer à une parade militaire traditionnelle en compagnie de dignitaires devant le palais royal.
La crise politique due aux dissensions entre Flamands et francophones sur la réforme des institutions est cependant venue jeter une ombre sur ces célébrations.
Profondes divisions
Le Premier ministre Yves Leterme a présenté la semaine dernière la démission de son gouvernement, soulignant que le "consensus politique" entre les Flamands et les francophones ne fonctionnait plus. "Le modèle fédéral de consensus a atteint ses limites", a-t-il déclaré. Dans une allocution télévisée, le roi Albert II a plaidé dimanche en faveur de l'unité et de la réconciliation entre les deux communautés.
Il avait demandé jeudi à trois personnalités politiques de l'aider à venir à bout des profondes divisions sur la réforme des institutions. Le cardinal Godfried Danneels a fait écho à l'appel du roi en faveur de l'unité lundi dans la cathédrale. "J'espère une meilleure compréhension entre les communautés, quelles que soient leurs différences", a-t-il souligné.
Yves Leterme et les membres de son cabinet ont assisté à l'office, mais le Premier ministre a évité les médias en entrant dans la cathédrale par une porte située sur les côtés.
Concerts, parades et feux d'artifice
La crise politique et le mauvais temps n'ont toutefois pas empêché des milliers de Belges de descendre dans les rues de la capitale pour participer aux festivités annuelles. Concerts, parades et feux d'artifice notamment figuraient au programme. Le gouvernement d'Yves Leterme, un chrétien-démocrate flamand, s'est effondré après seulement quatre mois au pouvoir.
Les différents partenaires de la coalition ne sont pas parvenus à s'entendre sur un transfert de compétences fédérales à la riche Flandre (nord) et à la Wallonie (sud), économiquement plus pauvre. Les néerlandophones réclament une autonomie accrue des régions, notamment en matière de sécurité sociale, de fiscalité et de transports.
Les francophones redoutent pour leur part une réduction des budgets accordés à la Wallonie, région la plus pauvre du pays, et à la capitale bilingue, Bruxelles.
Ils estiment également que les régions se sont vu transférer depuis les années 1980 assez de compétences fédérales, et soupçonnent les néerlandophones de chercher à faire sécession de la Belgique afin de pouvoir déclarer l'indépendance de la Flandre.
Le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy, qui assure la présidence de l'Union européenne, se rend à Dublin lundi pour des discussions sur la façon de progresser après le rejet par les Irlandais du traité européen.
Mais sa visite rapide (six heures prévues), lors de laquelle il doit rencontrer le Premier ministre irlandais Brian Cowen, des ministres ainsi que des groupes de pression favorables ou opposés au traité, est attendue avec circonspection à Dublin après ses déclarations sur la nécessité de faire "revoter" les Irlandais.
La campagne contre la Constitution européenne, un groupe de pression opposé au traité a prévu de manifester devant le gouvernement avec le mot d'ordre "Non c'est non". M. Sarkozy, qui s'est fixé la fin de l'année pour trouver une solution à la crise institutionnelle provoquée le 12 juin par le "non" à 53% au référendum irlandais, a dit vouloir à Dublin "écouter" et "comprendre" les raisons de ce vote, dans une interview au quotidien Irish Times.
M. Sarkozy sera accompagné du chef de la diplomatie française Bernard Kouchner, qui avait lui aussi provoqué la colère de Dublin en déclarant avant le vote que les Irlandais avaient "profité" de l'Europe plus que les autres et se devaient donc de voter oui. Aucune percée n'est attendue, Dublin ayant besoin de temps pour réfléchir à une sortie de crise, selon des diplomates français et irlandais.
Declan Ganley, l'homme d'affaires irlandais qui a mené une campagne très active contre le traité, a indiqué vendredi qu'il demandera à M. Sarkozy "de reconnaître que les Irlandais ont rejeté le traité de Lisbonne". Son organisation, Libertas, "ne participera à aucun débat sur le traité de Lisbonne lundi". "Ce débat a pris fin quand le peuple irlandais a voté +non+", a-t-il déclaré.
"Il ne peut pas y avoir de nouveau vote. Il faut un nouveau traité. Il (M. Sarkozy) doit entendre cela", a déclaré à l'AFP une porte-parole du Sinn Fein, le seul parti politique irlandais à avoir fait campagne contre le traité.
Ho AFP/Archives ¦ Nicolas Sarkozy et Brian Cowen le 19 juin 2008 à Bruxelles
La famille du Prix Nobel de la Paix a préparé une fête intime pour vendredi, puis une réception se déroulera samedi avec quelque 500 invités, dont Thabo Mbeki, actuel président sud-africain.
Nelson Mandela, ancien président sud-africain, fête vendredi 18 juillet son 90e anniversaire en famille, dans le village qui l'a vu grandir, une pluie d'hommages et de vœux saluant l'homme d'Etat le plus populaire au monde.
La famille du Prix Nobel de la Paix (1993), symbole planétaire de réconciliation, a préparé une fête intime, une "surprise" dont rien n'a filtré, à la résidence où Mandela séjourne une partie de l'année avec son épouse Graça Machel, à Qunu dans le sud-est de l'Afrique du Sud. Cette fête marque aussi les 10 ans de mariage de Mandela avec Machel, veuve de l'ancient président mozambicain Samora Machel. Samedi, Qunu accueillera des festivités plus pompeuses, avec quelque 500 invités chez Mandela, dont Thabo Mbeki, qui prit sa suite en 1999 à la présidence du pays, et Jacob Zuma, actuel chef du Congrès national africain (ANC, au pouvoir) et à ce titre leur probable successeur en 2009. Médias et grand public n'ont pas été conviés aux célébrations.
Hommages, messages et témoignages
Les proches de Nelson Mandela, à l'apparence de plus en plus frêle, veulent le préserver après des semaines d'activités intenses pour un nonagénaire, à l'image de sa présence fin juin à Londres à un concert géant pour la lutte contre le sida. Toute la semaine, les médias sud-africains ont regorgé d'hommages, de messages, de témoignages, disant l'immense gratitude du pays envers l'homme qui guida la transition pacifique du régime d'apartheid – qui l'incarcéra 27 ans – à la démocratique multiraciale advenue en 1994. Dans plusieurs villes d'Afrique du Sud, des fêtes, concerts, manifestations sportives, sont prévus ce week-end en hommage au vieil homme. Depuis des mois, un site internet dédié à ce 90e anniversaire, www.happybirthdaymandela.com, recueille et affiche en boucle des dizaines de milliers de messages de puissants, célébrités ou anonymes émanant de tous pays, et invite à contribuer financièrement à sa Fondation caritative. Cet engouement, comme les vœux et félicitations qui devraient affluer vendredi, attestent à quel point le monde reste inspiré par l'héritage du "colosse moral" qu'est Mandela, selon le mot de son ami, l'archevêque et Prix Nobel de la Paix (1984) Desmond Tutu.
Les adeptes d'Apple se sont pressés jeudi dès 08H00 devant les boutiques Orange et les Fnac parisiennes pour se procurer dans une ambiance bon enfant le nouvel iPhone 3G, une semaine après sa sortie dans 21 pays dans le monde.
Un mois après le "non" retentissant des Irlandais au traité de Lisbonne, les propos de Nicolas Sarkozy suggérant de les faire "revoter" ont provoqué un tollé mercredi en Irlande, à quelques jours d'une visite délicate du président français à Dublin. "Les Irlandais devront revoter et je mettrai le veto à tout élargissement (de l'Union européenne) tant qu'il n'y aura pas de nouvelles institutions", avait déclaré mardi M. Sarkozy selon des députés de son parti l'ayant rencontré dans la journée.
Dans un pays soucieux de son indépendance, où 53% des électeurs ont rejeté le traité de Lisbonne lors d'un référendum le 12 juin dernier, ces quelques mots ont immédiatement provoqué la colère du camp du "non" et l'embarras du gouvernement irlandais.
"Cela illustre bien la nature anti-démocratique de ce qui se passe à Bruxelles", s'est insurgé Declan Ganley, l'un des chefs de file des "nonistes" irlandais.
Même indignation de la part de Sinn Féin, seul parti irlandais à avoir soutenu le "non" le 12 juin, pour qui la position attribuée au président français est "profondément insultante pour le peuple irlandais".
"Au cours du mois qui a suivi le rejet très net du traité de Lisbonne par les électeurs irlandais, nous avons entendu toute une série de dirigeants européens essayer de nous intimider et de nous forcer à faire ce qu'ils veulent", a commenté le porte-parole de Sinn Féin pour les questions internationales, Aengus O Snodaigh.
"Il est important que le président Sarkozy comprenne que le peuple irlandais exige que son vote soit respecté et, plus important encore, que ses inquiétudes soient prises en compte", a-t-il poursuivi, indiquant que son parti avait sollicité un entretien avec M. Sarkozy lors de son voyage en Irlande lundi prochain.
Même le Parti travailliste irlandais, qui a milité pour le "oui", estime que M. Sarkozy a "commis un sérieux faux-pas".
Du côté du gouvernement, la réserve semble de mise.
Selon le quotidien Irish Times, le Premier ministre Brian Cowen, actuellement en visite aux Etats-Unis, s'est employé à minimiser les propos du président français. "Nous devons reconnaître qu'il y a eu de nombreux avis exprimés en Europe sur les problèmes auxquels nous sommes confrontés après le rejet" du traité, a déclaré le chef du gouvernement, qui avec le "non" irlandais a essuyé une cuisante défaite personnelle, un mois à peine après son arrivée au pouvoir.
Le ministre irlandais des Affaires étrangères Micheal Martin a pour sa part souligné que M. Sarkozy, président en exercice de l'Union européenne, serait en "position d'écoute" lors de sa visite à Dublin.
"Nous n'avons pas l'intention de nous laisser intimider par qui que ce soit", a-t-il prévenu sur une radio irlandaise. "Nous allons étudier cela d'un point de vue irlandais, en fonction de ce qui sert au mieux les intérêts de l'Irlande."
A Paris, le conseiller spécial de M. Sarkozy, Henri Guaino, a tenu à nuancer les propos du chef de l'Etat: organiser un nouveau référendum n'est que "l'une des solutions" envisagées, a-t-il souligné. Et s'ils devaient revoter, les Irlandais le feraient "probablement" sur un texte qui ne serait "pas exactement le même".
Lors de sa visite à Dublin le 21 juillet, le chef de l'Etat "va essayer d'évaluer la situation", a insisté M. Guaino.
Mais pour le chef du Labour, Eamon Gilmore, les déclarations de M. Sarkozy augurent mal d'une réelle volonté d'écoute.
"On nous a fait comprendre que l'une des principales raisons de la visite du président en Irlande la semaine prochaine était de lui permettre d'écouter les positions du peuple irlandais sur ce qui doit être fait", a-t-il rappelé. "Cependant, s'il a déjà arrêté sa décision sur cette question, ça risque d'être une écoute plutôt vaine".
Internet est-il ou non une bonne nouvelle pour ceux qui espèrent voir la Chine devenir une démocratie ? Pierre Haski, fondateur du site Rue89 et bon connaisseur de la Chine, où il a été le correspondant de Libération jusqu'en 2006, raconte, dans un petit livre passionnant «Internet et la Chine», l'irruption du Web dans l'Empire du Soleil Levant. Une irruption massive et rapide – entre 2001 et 2007, le nombre d'internautes est passé de 21 à 210 millions – qui donne espoir à l'auteur : et si la démocratie arrivait en Chine par le Web ?
49 blogueurs emprisonnés
Pierre Haski semble persuadé de l'invincibilité du Net à long terme. Mais il est aussi un observateur honnête et scrupuleux d'une réalité qui laisse peu entrevoir ce genre de happy end. Des dizaines de milliers de cyber-policiers chinois contrôlent avec assiduité les textes publiés par quelques cinquante millions de blogueurs. Ceux-ci ont le droit d'écouter des groupes américains ou de parler de feuilletons ou de fringues. Car, dès que l'on s'évade du champ du divertissement, la liberté se paye cher, et Pierre Haski raconte le destin de quelques uns des 49 blogueurs emprionnés pour des écrits contestataires. Internet fonctionne en Chine comme un gigantesque Intranet : autrement dit les passages entre le Web chinois et le reste de la Toile sont peu nombreux et facilement contrôlables. L'auteur a ainsi vu son propre blog – pourtant en français et édité à partir de la France – censuré par les cyberpoliciers. Pierre Haski nous apprend aussi comment nombre de multinationales, et notamment Yahoo !, Google et Microsoft, se croient obligés de collaborer avec les autorités pour « protéger leur business », quitte à faciliter l'arrestation de blogueurs disssidents.
Mais il y a encore plus préoccupant : Haski reconnaît que l'immense majorité des internautes chinois se fichent comme une guigne de la démocratie et de la politique, dont leurs aînés ont, il faut le reconnaître, épuisé toutes les joies durant la sinistre révolution culturelle. Le deal entre les nouvelles classses moyennes et le régime apparait en filigrane dans le livre : nous vous laissons prospérer, laissez nous gouverner. Cette dimension orwélienne de la réalité chinoise est plus inquiétante : l'histoire nous enseigne que l'assentiment du peuple protège mieux les tyrans que les barbelés dont ils peuvent l'entourer.
L'hebdomadaire américain The New Yorker a publié lundi en couverture une caricature de Barack Obama en militant islamiste, jugée de "mauvais goût et offensante" par l'équipe de campagne du candidat démocrate à la présidence des Etats-Unis.
La caricature montre Obama dans le bureau ovale de la Maison Blanche, coiffé d'un turban et portant une djellaba, des babouches aux pieds, saluant sa femme Michelle portant quant à elle une kalachnikov en bandoulière tandis que le drapeau américain brûle dans la cheminée. Au mur, est accroché un portrait du chef d'Al-Qaïda, Oussama ben Laden. Le New Yorker, un des magazines préférés des intellectuels américains et plutôt classé à gauche, a expliqué qu'il voulait dénoncer avec cette caricature la "campagne de peur et de désinformation" menée contre le sénateur de l'Illinois.
"Le New Yorker peut penser que sa couverture est destinée à brocarder la caricature de Barack Obama faite par l'extrême droite mais beaucoup de lecteurs la jugeront de mauvais goût et offensante et nous sommes d'accord", a réagi le directeur de la communication de Obama, Bill Burton. Le porte-parole du candidat républicain John McCain, Tucker Bonds, a indiqué que l'équipe du sénateur de l'Arizona était "entièrement d'accord" avec l'état-major de campagne de Barack Obama.
Une caricature de l'hebdomadaire américain The New Yorker représentant le candidat présidentiel démocrate Barack Obama habillé en militant islamiste, et sa femme Michelle avec une kalachnikov en bandoulière, a provoqué lundi la consternation du camp démocrate.
En couverture du magazine, la caricature montre M. Obama dans le bureau ovale de la Maison Blanche, coiffé d'un turban et portant une djellaba, des babouches aux pieds, et sa femme Michelle, coiffure afro et habillée en guérillera, tandis que le drapeau américain brûle dans la cheminée. Au mur, un portrait du chef d'Al-Qaïda, Oussama ben Laden, est accroché.
Le New Yorker, un des magazines préférés des intellectuels américains et plutôt classé à gauche, a expliqué dans un communiqué qu'il entendait dénoncer avec cette caricature la "campagne de peur et de désinformation" menée contre le sénateur de l'Illinois.
"Le New Yorker peut penser que sa couverture est destinée à brocarder la caricature de Barack Obama faite par l'extrême droite mais beaucoup de lecteurs la jugeront de mauvais goût et offensante et nous sommes d'accord", a dit le directeur de la communication de M. Obama, Bill Burton.
Le porte-parole du candidat présidentiel républicain John McCain, Tucker Bonds, a indiqué que l'équipe du sénateur de l'Arizona était "entièrement d'accord" avec l'état-major de campagne d'Obama pour dénoncer cette couverture.
De nombreux sites d'extrême droite dépeignent M. Obama comme un musulman et M. McCain avait accusé il y a quelques semaines son adversaire démocrate d'être "le candidat préféré du Hamas".
Le New Yorker qui publie par ailleurs dans son numéro daté du 21 juillet une longue enquête sur les premiers pas de M. Obama en politique à Chicago de 1991 à 2004, accorde généralement une large place aux dessins et à la caricature, privilégiant un humour subtil et décalé.
"Notre couverture intitulée +la politique de la peur+ associe de nombreuses images grotesques associées à (Barack et Michelle) Obama et montrent combien elles sont de toute évidence contraires à la réalité", a affirmé le rédacteur en chef du magazine new-yorkais David Remnick. "C'est une satire", a-t-il insisté.
L'auteur de la caricature, le dessinateur Barry Blitt a expliqué quant à lui sur le site politique en ligne Huffington Post qu'il avait voulu illustrer combien était "ridicules" les attaques outrancières portées contre M. Obama par l'extrême droite. M. Blitt travaille régulièrement pour le New Yorker. Un de ses dessins publiés en Une l'an dernier montrait le président George W. Bush en valet de pied, plumeau à la main, du vice-président Dick Cheney.
Mais pour Jake Tapper, un éditorialiste politique de la chaîne ABC, la caricature de M. Blitt est "incendiaire". "Je me demande qu'elles auraient été les réactions si (des magazines conservateurs comme) Weekly Standard ou la National Review avaient publié cette caricature", a dit M. Tapper.
David Axelrod, le principal stratège de M. Obama, a dénoncé de son côté la caricature "peu brillante" du magazine mais ajouté que l'équipe du sénateur n'avait pas l'intention de se focaliser sur ce sujet.