Le gouverneur de Ziguinchor (sud), Léopold Wade, a procédé samedi à l'ouverture de journées de réflexion destinées à sceller l'unité du mouvement ‘'navétane'' de la région, a constaté l'APS.
La tenue de ces assises a été rendue possible grâce à la Mutuelle des volontaires et des contractuels qui s'est fortement impliquée pour le retour de l'unité dans les rangs dudit mouvement. Le comité des sages, qui réunit d'anciens sportifs, a également joué sa partition dans cette démarche.
Selon Moctar Dramé, représentant de la direction nationale de la Mutuelle des volontaires et contractuels, cette journée de réflexion est ‘'le fruit de plusieurs réflexions et travaux''. Autant d'efforts qui ont permis la mise en place d'un Comité d'initiative piloté par ladite mutuelle.
Pour M. Dramé, l'objectif premier de ces journées est de ‘'réfléchir sur tout ce qui (…) sépare'' ce mouvement. Le but ultime étant ‘' (d') arriver à une seule entité''. Si elle arrivait à voir le jour, cette entité sonnerait le glas de la situation actuelle marquée notamment par un éclatement du mouvement en plusieurs entités.
Mais la Mutuelle des volontaires et des contractuels, qui a engagé un processus visant à aider les associations sportives et culturelles (ASC) à se transformer en mutuelles ne devrait pas s'arrêter en si bon chemin. Elle pourrait aussi aider le mouvement ‘'navétane'' de la région de Ziguinchor à devenir une véritable structure de développement.
Les différentes personnalités qui ont pris la parole au cours de la cérémonie ont toutes salué cette initiative qualifiée de démarche ‘'très pertinente''.
Après avoir remercié la Mutuelle des volontaires et des contractuels d'avoir pris cette initiative, le gouverneur de Ziguinchor a souligné ‘'qu'il est heureux'' que les sages ‘'aident les jeunes à surmonter des moments difficiles''.
Léopold Wade a notamment justifié sa présence à la rencontre par sa volonté d'apporter la ‘'caution morale de l'autorité administrative'' à cette initiative. D'autant que cette autorité est fortement impliquée dans le mouvement ‘'navétane'' ‘'en tant que facilitateur''.
Il a ensuite appelé les acteurs à faire preuve de ‘'renonciation''. ‘'Lorsqu'on parle de dépasser une situation, c'est un appel à une renonciation'', a-t-il souligné, non sans rappeler que ‘'toute renonciation est douloureuse''.
Poursuivant son propos, il a ajouté que ‘'la crise du navétane ne peut pas être dépassée par une baguette magique'', mais ‘'par une renonciation et beaucoup de sacrifices''. Il a assuré que ‘'la jeunesse de Ziguinchor est capable'' d'un tel sursaut, avant de s'engager à ‘'aider à la mise œuvre des recommandations'' qui sortiront des journées de réflexion.
Le chef d'Al-Qaeda s'en est pris aux dirigeants occidentaux pour leur participation aux célébrations du 60ème anniversaire d'Israël et affirmé que les musulmans ne renonceraient à "aucun pouce de la Palestine", dans un message audio vendredi sur Internet.
Oussama ben Laden, qui dirige le réseau islamiste Al-Qaeda, affirme dans un message audio diffusé ce vendredi que le "djihad" est un devoir pour libérer les territoires palestiniens.
Ce message, dont la diffusion intervient alors qu'Israël commémore le soixantième anniversaire de la proclamation de sa création, a été mis en ligne sur un site islamiste.
"Nous ne renoncerons pas à la Palestine"
"Si Dieu le veut, nous continuerons la lutte contre les Israéliens et leurs alliés et ne renoncerons à aucun centimètre carré de terre de Palestine tant qu'il y aura au moins un musulman véritable sur la Terre", dit-il.
L'authenticité de l'enregistrement n'a pu être établie dans l'immédiat, mais la voix ressemble à celle de Ben Laden.
Le chef d'Al-Qaeda répète que le conflit israélo-palestinien est au coeur de la lutte engagée contre l'Occident et qu'il fut un facteur décisif des attentats du 11 septembre 2001 contre les Etats-Unis.
Il affirme que les cérémonies marquant le 60e anniversaire de l'Etat juif démontrent qu'Israël n'existait pas il y a soixante ans et qu'il s'est créé sur des terres confisquées de force aux Palestiniens.
Il s'en prend aussi aux médias occidentaux qui, accuse-t-il, évoquent depuis des années les Israéliens comme des victimes et les Palestiniens expulsés de leur terre comme des terroristes.
Le message est adressé aux "peuples occidentaux" et intitulé: "Les causes du conflit au 60e anniversaire de l'Etat d'occupation israélienne".
Le mardi 6 mai 2008 aurait dû être un jour heureux dans la vie du président Nicolas Sarkozy. Le premier anniversaire de son élection sera marqué par des sondages plus pessimistes les uns que les autres. Douze mois après son élection triomphale (53,06%), le tableau est morose. La cote de popularité du président est toujours au plus bas en dépit de sa récente intervention télévisée : 38% seulement des Français lui font « confiance » contre 57% de non, selon un sondage CSA Le Parisien-i télé vendredi.
Comme si cela ne suffisait pas, le président, dans les derniers sondages, semble entraîner François Fillion dans la spirale de l'impopularité. En effet, le Premier ministre glisse progressivement dans le sillage présidentiel : 51% des Français ne lui font pas confiance. Son décrochage - une chute de huit points par rapport à avril - ne lui fait « ni chaud ni froid », a déclaré François Fillion devant l'American Jewish Committee (AJC), dont il était l'invité d'honneur pour son 102e Congrès annuel, à Washington. Déclaration particulièrement odieuse, s'il en est une. « Quand on gouverne et qu'on réforme un pays, surtout au début, on a forcément à affronter une certaine impopularité », soutient le Premier ministre. Avec une pareille désinvolture à l'égard des préoccupations du peuple, François Fillion ne risque pas de remonter de sitôt sa cote de popularité. L'hebdomadaire L'Express s'interroge à bon escient : « Nicolas Sarkozy et François Fillon auraient-ils éprouvé au terme d'un an de pouvoir les limites de leur partenariat, plus complémentarité qu'osmose ? »
Nicolas Sarkozy confessait le 24 avril dernier avoir commis des « erreurs ». Aussitôt, renchérissait François Fillion : « J'assume ma part d'erreur ! » dans Le Journal du dimanche. Son « tort », selon lui, est d'avoir laissé les critiques de la gauche prospérer à propos du paquet fiscal, d'autant que le chef de l'État n'a pas supporté de se voir accusé d'avoir fait « une politique pour quelques-uns ». Cela étant dit, le « ni chaud ni froid » du Premier ministre, à Washington, ne s'élève au-dessus des meilleures déclarations politiques entendues au cours de la dernière année. Si Nicolas Sarkozy est vu comme un « hyperprésident », force est de constater que son premier ministre, François Fillon, peine à exister. Si le Premier ministre ne bénéficie plus d'un transfert de confiance dans l'opinion, il sera la victime expiatoire idéale, soufflait une source gouvernementale à L'Express.
C'est sur le front économique que les nouvelles sont les plus inquiétantes. Montée de l'euro et du prix du pétrole, inflation, crise du marché immobilier américain : le « choc de croissance » espéré n'est plus d'actualité. Et les Françaises et les Français en sont conscients. Selon une enquête, réalisée au lendemain de l'intervention télévisée du chef de l'État, 30% seulement des Français (dont 54% de sympathisants de droite) pensent que le président va terminer son mandat sans difficultés majeures, et 8% ne se prononcent pas (NSPP). Le pessimisme est nettement au rendez-vous : 62% des Français pensent que la France va traverser une grave crise d'ici la fin du mandat de Nicolas Sarkozy, selon un sondage CSA réalisé pour Marianne. Et comme l'indique AFP : « Le ton du président est loin de celui du vainqueur du second tour de la présidentielle - avec 53,06 pour cent des voix face à Ségolène Royal - qui prêchait la « rupture » et le volontarisme pour aller « chercher (ce) point de croissance » qui manque à la France ».
En pleine morosité, plus d'un Français sur deux (52%) pense que sa situation personnelle sera moins bonne en 2012 qu'aujourd'hui, et 68% des personnes interrogées pensent que leur pouvoir d'achat aura encore diminué en 2012. Plus que jamais, selon l'expression de François Fillon, les « caisses sont vides ». L'État doit se serrer la ceinture pour espérer tenir ses engagements européens. Et selon le Front monétaire international, présidé par Dominique Strauss-Kahn, « les prévisions que le FMI a faites pour l'économie française sont en dessous des prévisions que fait le gouvernement ». Parmi les 62% qui pensent que le pays va traverser une grave crise d'ici 2012, figurent 75% de sympathisants de gauche, 60% de sympathisants du MoDem et 41% de sympathisants de droite. Face à de tels résultats, faut-il se surprendre que 64% des personnes interrogées pensent que la société française sera plus divisée qu'aujourd'hui ?
Seulement 30% des personnes interrogées croient que le président « va terminer son mandat sans difficultés majeures ». Et seulement 49% des personnes interrogées souhaitent que Nicolas Sarkozy « garde François Fillon » comme Premier ministre jusqu'à la fin de son mandat. « Ca fait un an presque, dans quelques jours, que le Président de la République a été élu et je pense que dans les jours qui viennent on va voir fleurir mille articles et commentaires sur le bilan », a déclaré de Washington François Fillion. « Sans doute les procureurs seront plus nombreux que les avocats. Moi, vous savez, je fais un peu de course automobile, je fais des courses d'endurance. Quand on fait une course d'endurance, on fait pas le bilan au début de la course, on le fait plutôt à la fin », a déclaré le Premier ministre.
Nicolas Sarkozy n'aura, semble-t-il, d'autre choix que de mettre davantage son Premier ministre en avant-scène pour se concentrer lui-même sur les gros dossiers et être plus présent sur la scène nationale, alors que la présidence de l'Europe, à partir du 1er juillet, risque de l'éloigner des Français. Il semblerait que François Fillion deviendra le globe-trotter de la République, en lieu été place du président (depuis son entrée en fonction, Nicolas Sarkozy a parcouru 268.000 km). Selon France-Soir : « l'agenda diplomatique du Premier ministre comporte un nombre impressionnant de dates d'ici l'été : déplacements en Europe (Chypre, Malte, Bruxelles, Estonie, Finlande, Madrid, Berlin, Bruxelles…) ainsi que deux voyages transatlantiques (sommet UE-Amérique latine de Lima le 16 mai et les célébrations du 400e anniversaire de Québec, au mois de juillet) ! François Fillon est ainsi en passe d'établir un nouveau record de kilomètres parcourus par un chef de gouvernement français. En un an il fait aussi bien que Dominique de Villepin au cours de ses deux années passées à Matignon et il talonne déjà Jean-Pierre Raffarin sur la période 2002-2005 ! »
Nonobstant cela, la remontée sera longue et les réformes mettront du temps à produire des effets. Est-ce que la population française se laissera convaincre par les arguments de Pierre Giacometti, ancien dirigeant de l'institut Ipsos et personnage influent auprès du président, selon qui Nicolas Sarkozy essaie aujourd'hui d'installer l'idée que, s'il est impopulaire, c'est parce qu'il conduit des réformes difficiles, et pas pour de mauvaises raisons, par exemple sa vie privée.
Comme l'indique Le Parisien : « La « rupture », pour laquelle 53 % des Français s'étaient prononcés en l'élisant président le 6 mai 2007, a souvent un goût plus amer que sucré. Hier, dans la rue, les manifestants du 1er mai ne le lui ont pas envoyé dire. En guise de brins de muguet, ils lui ont offert leurs slogans du jour, de « ça ne peut plus durer, ça va péter » à « un seul poste à supprimer, celui de l'Élysée ». Projets sur les retraites, la Sécurité sociale, l'éducation : sur fond de crise financière mondiale et de moral historiquement bas, tout inquiète les Français et tout fait plonger un peu plus le couple exécutif dans la tourmente ».
Le président Nicolas Sarkozy devra, à l'avenir, mieux maîtriser ses dossiers. C'est le reproche que lui en fait expressément Challenges : « Quelques heures avant l'intervention télévisée du chef de l'Etat, le 24 avril, un conseiller de l'Élysée s'inquiétait : « Je peux d'ores et déjà vous dire qu'il abordera trop de questions à la fois. Il va être dans la justification permanente ». Comme l'indique Challenges, « pour se préparer à l'exercice, Nicolas Sarkozy a dévoré une tonne de fiches. Cette surabondance l'a conduit à ne pas repousser l'argumentation technique, là où il devait prendre de la hauteur, donner du sens. En voulant balayer trop de sujets, il s'est laissé aller à des simplifications, à des approximations. Il a même proféré un certain nombre d'inexactitudes. Mélangeant, par exemple, naturalisation et régularisation. S'embrouillant sur la croissance comparée entre la France et l'Allemagne, ou sur l'inflation des produits alimentaires dans les différents pays européens ».
Toutefois, rien n'est tout blanc. Rien n'est tout noir. Interrogés au lendemain de l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy, 61% des personnes interrogées se déclarent favorables à cette idée de « mise de place de sanctions pour les personnes refusant deux offres d'emploi correspondant à leur qualification », selon un sondage CSA.
Une vingtaine de personnes ont eu le pavillon de leur oreille gauche arraché, mercredi matin, dans le secteur de Boutoupa Camaracounda, non loin de la frontière bissau-guinéenne, a-t-on appris de source autorisée.
Les victimes, de jeunes hommes, sont tombées sur des bandes armées en divers endroits de la forêt où elles étaient parties à la recherche de noix de cajou.
Selon des sources concordantes, une partie des personnes qui ont subi ces exactions ont été appréhendées par des éléments armés non identifiés, près de Tampe, à sept kilomètres de Boutoupa Camaracounda, chef-lieu de la communauté rurale du même nom, situé à une dizaine kilomètres de la frontière entre le Sénégal et la Guinée-Bissau.
D'après les témoignages recueillis à l'hôpital régional de Ziguinchor où une partie des victimes sont arrivées mercredi après-midi, les éléments armés ont expliqué aux victimes, qu'il était formellement interdit de se rendre dans la zone.
Après avoir rappelé cette interdiction, ils ont ensuite coupé, à chacune des personnes arrêtées, le pavillon de son oreille gauche. L'amputation aurait été faite à l'aide d'une machette, selon un journaliste qui a recueilli le témoignage de certaines victimes venues se faire soigner à Ziguinchor.
Ce geste accompli, ils ont procédé à la libération des jeunes qui ont pu regagner leur village, grâce aux vélos que celles-ci avaient cachés dans la brousse.
Certaines personnes mutilées auraient été prises en charge dans les postes de santé de villages environnants, notamment à Niaguiss, à 20 km à l'est de Ziguinchor. Mais la plupart d'entre elles se sont rendues après leur libération, à l'hôpital régional de Ziguinchor, où elles ont reçu des soins.
Parmi les victimes, 16 seraient originaires du village de Agnack et deux de celui de Fanda, localités situées non lieu de Niaguiss, dans le département de Ziguinchor. Trois autres victimes seraient des habitants de Tampe.
Il est des moments où certains actes anodins, posés par les hommes politiques, n'ont aucune conséquence sur le cours normal de leur vie. Mais posés dans certaines conditions, ces mêmes actes deviennent si foudroyants qu'ils engendrent des dégâts quasi inestimables. C'est le cas de l'omission du nom du secrétaire général de la Présidence de la République du Sénégal par le Ministre - Conseiller en communication du Président Abdoulaye Wade Assane Bâ, lors d'une manifestation populaire dans la banlieue dakaroise.
Assane Ba et Abdoulaye Baldé ont tous les deux droit de cité dabs les entrailles de la Présidence de la République du Sénégal. Si le premier est Ministre - conseiller en communication du locataire des lieux, le second lui,en est le Secrétaire Général. A priori, ces deux fonctions ne sont pas antinomiques. Au contraire, ils sont complémentaires. Mais apparemment, certains Sénégalais veulent leur imposer des relations très médiatisées qui en autre que ce que l'on pouvait attendre. Ce qui est à l'origine de cette situation,c'est moins un éventuel télescopage fonctionnel que des ambitions dites conflictuelles au sein d'un mouvement populaire dénommé « Génération du Concret ». Ce mouvement a été créé par Karim Wade, fils du Président Wade et président du conseil de surveillance de l'Agence nationale pour l'organisation de la conférence islamique (Anoci). Cette agence est logée à la Présidence de la République.
Karim Wade est, par voie de conséquence, le président de ce mouvement international (puisque ayant des répondants aux Etats-Unis et dans plusieurs pays d'Europe dont la France) logé aussi à la Présidence de la République du Sénégal. Le Secrétaire général de la Présidence de la République, M. Abdoulaye Baldé son « proche ami et frère voire son alter ego » (pour certains) en est la deuxième personnalité. Depuis la création de la « Génération du Concret » il y a maintenant plusieurs mois, c'est le duo « Karim Wade/Abdoulaye Baldé » qui a toujours fait parler de lui ; faisant « bouger plus d'une montagne ». Mais la symphonie n'a duré que le temps des préparatifs du 11ème sommet de l'Organisation de la conférence islamique (Oci) tenu les 13 et 14 Mars derniers.
A peine les sénégalais ont-ils fini de savourer les « bons résultats » de cette manifestation grâce à laquelle la « Génération du Concret » a été, d'ailleurs, mise sur les fonts baptismaux qu'une nouvelle donne s'annonçât. Car, l'on reproche au Ministre – conseiller du Président Wade de vouloir « chiper » sa place à Abdoulaye Baldé. Un premier reproche a été fait récemment, qui a été vite démenti par le concerné Assane Bâ. Lequel pour prouver sa « bonne foi », s'est déplacé avec Abdoulaye Baldé le 26 Avril dernier à Ziguinchor, principale ville de la Casamance et fief du second. Là, M. Bâ a fait l'une de ses rares sorties radio – télévisées pour adresser des propos élogieux au Secrétaire Général de la Présidence de la République, Abdoulaye Baldé. Il l'a même qualifié de « géant politique et d'homme compétent ». Suffisant, non, pour prouver qu'il n'en était rien de tout ce que lui reprochaient les « inconditionnels » de Baldé.
Que non, aux yeux de ces derniers ! Pensant ainsi se racheter auprès de ces « inconditionnels » de Abdoulaye Baldé, Assane Bâ avait vraisemblablement laissé suinter la goutte d'eau qui fit déborder leur vase. Au sens où les « frères politiques et amis » de Baldé restés en Casamance naturelle (sud du Sénégal), ont justement prétexté la sortie de Assane Bâ pour s'en prendre à lui. Donnant un point de presse lundi soir à Ziguinchor, les membres de la cellule locale de la « Génération de Concret » et du mouvement « Horizon 2012 » qui ont mis en scelle Karim Wade pour les élections présidentielles de 2012, ont tenu à « rappeler (à Assane Bâ) quelques vérités qu'il a dû omettre lors de sa sortie ».
Pour le président et le coordinateur de « Horizon 2012 » en l'occurrence MM. Fakéba Bodian et Babacar Gorgui Guèye, ces « omissions (ont été faites) à dessein et qui, si l'on y prend garde, (elles) risquent de saper l'unité et la cohésion qui ont toujours caractérisé depuis sa naissance la Génération du Concret ». Selon eux, ces « vérités » sont les suivantes : « que Assane Bâ sache que Karim Wade est le N°1 et Abdoulaye Baldé le N°2 de la Génération du Concret et que celui qui veut casser ce duo nous trouvera sur son chemin ». Au-delà de leur cible du jour, les membres de « Horizon 2012 »ont mis « en garde quiconque tenterait de remettre en cause cet ordre naturel déjà établi par les membres de la Génération du Concret ».
Réagissant mardi, sur la radio privée « Wal fadjri FM », aux menaces proférées par ses « inconditionnels », le Secrétaire Général de la Présidence de la République a parlé de « débat puéril ». Abdoulaye Baldé dira qu' « au niveau de la Génération du Concret, on n'a pas ces problèmes de positionnement et j'ai toujours dit aux personnes qui se réclament de moi que je ne battais jamais pour des positions, mais je me battais pour des principes. Vraiment il ne faut des gens amènent des conflits artificiels qui vont miner la marche du Mouvement. Je condamne tous propos qui tendent à nous diviser au sein de la Génération du Concret…»
Les libéraux au pouvoir depuis Mars 2000 se sont particulièrement engagés dans une lutte de plus en plus violente contre une bonne partie de la presse fautive d'être un des fossoyeurs majeurs de la démocratie. De condition de cette démocratie, les médias en général seraient, aux yeux des néo-dirigeants sénégalais, en train de la détruire. Ce qui expliquerait, dit-on, l'aversion que le chef de l'Etat lui-même, Abdoulaye Wade, nourrit envers cette presse-là. Wade, il est vrai, s'est particulièrement investi, corps, âme et intelligence, dans une campagne de diabolisation de certains médias, véhicules selon lui de « contre-valeurs démocratiques ».
Le propos n'est pas tout à fait faux. Mais si la plupart des concitoyens lui accordent difficilement crédit, c'est sûrement parce que son ou ses auteurs auraient un réel problème avec la probité morale et avec l'intégrité éthique. N'est-il pas vrai que c'est le pouvoir libéral qui a institué au Sénégal une presse particulièrement injurieuse, conçue comme une arme à son service ? N'est-il pas vrai que sous Wade en particulier, semblent élevés au rang de valeurs suprêmes le prosélytisme, les amalgames, les catégorisations, les récupérations politiciennes, les uppercuts aux règles et procédures démocratiques ? N'est-il pas exact que sous l'ère libérale s'est instaurée l'impunité face aux malversations et aux détournements des biens publics ? Quid de l'achat des consciences ?
Le Sénégal traverse une période d'anomie à l'instar de la presque totalité des pays à l'échelle du monde, mais contrairement aux dirigeants qui sont, un tant soit peu, soucieux des formes et qui cherchent à juguler les crises et à restaurer les valeurs et la justice, les nôtres ne veulent toujours pas rompre les amarres de leur univers théocentré. Du président au plus petit ministron au Curriculum vitae falsifié, tous se pensent comme la Transcendance et ne manifestent absolument pas l'intention de faire le deuil de leur universalité. Dans ce contexte, la plus banale remarque de la presse (qui refuse d'intégrer le giron mental libéral) est aussitôt perçue comme un insupportable outrage. Un affront que les hautes autorités politiques et certaines de leurs affidés religieux préfèrent laver dans les eaux puantes de l'anathème, de la vindicte populaire, de la médisance et de l'amalgame manipulatrice.
Cela dit, le maelström médiatique sénégalais est une réalité et il est légitime, pour le lecteur, l'auditeur ou le téléspectateur au nom duquel on prétend écrire et parler, de questionner la responsabilité des médias dans le cadre de leur rôle de construction d'un espace démocratique qui rende possible la discussion à partir des éléments essentiels. Le propos est clair : au-delà de l'inacceptable qui règne dans les Rédactions, il s'agit, pour les journalistes, d'avoir de l'estime pour leur métier, de s'arracher des dogmes personnels pour se (re) connecter à des principes inconditionnés.
La Grande Offensive Agricole pour la Nourriture et l'Abondance (GOANA), ce projet très cher au Chef de l'Etat sénégalais Me Abdoulaye Wade pour arriver à l'autosuffisance alimentaire dans son pays, a rencontré l'assentiment d'une frange de la jeunesse casamançaise (sud du Sénégal). Il s'agit des Jeunesses libérales travaillistes « fidèles » au ministre de la Jeunesse Mamadou Lamine Kéita et résidant dans le département de Bignona.
C'est la première sortie publique provenant de cette région méridionale du Sénégal et soutenant le projet GOANA. Les membres de l'Union des Jeunesses libérales travaillistes notamment ceux du Comité de liaison fédérale (Clf) de Bignona (425 Km au sud de Dakar) ont en effet tenu un point de presse jeudi pour dire urbi et orbi qu'ils soutenaient le secrétaire général national du PDS (leur parti politique actuellement au pouvoir) qui se trouve être le Chef de l'Etat sénégalais.
Faisant référence à une rencontre tenue à Bignona le même jour, leur secrétaire administratif, M. Abba Yérouba Bokoum, a indiqué que « les jeunes libéraux du département de Bignona ont félicité Monsieur Le Président de la république Me Abdoulaye Wade pour les mesures qu'il a prises pour maîtriser la crise alimentaire, l'encouragent et le soutiennent sur le projet GOANA ». Selon lui, le projet de sortie de crise préconisé par le Président Wade, « prouve encore une fois de plusla volonté et l'engagement qu'il a de faire du Sénégal un pays émergent qui a eu plus de quarante de retard causé par le régime socialiste (opposition) ».
Sans attendre qu'on leur donnât le la, les jeunes libéraux du « Fogny » (autre appellation du département de Bignona) « ont décidé d'avoir des champs dans les seize communautés rurales et dans les deux communes. » Mieux, ils iront auprès de qui droit pour obtenir le soutien nécessaire afin d'arriver à leurs « louables » fins. Ils ont promis de commencer naturellement par l'inventeur de la GOANA, Me Abdoulaye Wade avant de s'adresser à leur mentor le ministre sénégalais de la jeunesse Mamadou Lamine Kéita sans oublier son homologue de l'agriculture Hamath Sall.
Retenons que ce dernier, cité mercredi par l'Agence de presse sénégalaise (Aps), repris jeudi par le journal en ligne Rewmi.com, a précisé que le Sénégal avait besoin de pas moins de « 344,7 milliards de FCFA (524,2 millions d'euros) » pour réaliser le projet GOANA. Selon le même site, « parmi les besoins estimés, figurent l'achat d'engrais (197 milliards de FCFA), les aménagements hydro-agricoles et travaux d'encadrement à réaliser (85 milliards de FCFA) et la production de semences (52 milliards) ».
Sénégalais. Journaliste depuis 2000. Jounaliste politique depuis 2004. Encore en exercice.
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Gustave Flaubert
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J'AUTORISE mes lecteurs (y compris les rédactions organisées) à reprendre mes propositions personnelles à l'UNIQUE CONDITION d'en préciser la source. Merci.
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