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24 heures
mardi 29 avril 2008, a 21:12
L'Inde dément le président Wade en stoppant ses exportations

L'Inde a décidé d'arrêter ses exportations de riz. Selon la chaîne de télévision française LCI, c'est une décision qui a été prise par le gouvernement indien. La mesure se justifie par la volonté exprimée par les autorités indiennes de faire face à la forte demande intérieure.

 

A en croire les autorités indiennes, la mesure découle de la forte demande des populations en riz. L'Inde, deuxième exportateur mondial de la céréale après la Thaïlande, doit faire face à un marché intérieur important. La situation est liée surtout à une croissance galopante de sa population avec quinze (15) millions de nouvelles naissances chaque année. L'Inde dispose avec 183,95 millions d'hectares de la plus grande superficie cultivable au monde. Elle a enclenché sa "Révolution verte" au milieu des années 60 qui, grâce à une politique agricole bien basée sur La maîtrise de l'eau pour l'irrigation, a permis un grand bond en avant dans le secteur de agricole.

La Thaïlande, première exportatrice de riz a maintenu ses exportations parce que sa production du riz est suffisante pour la consommation locale.

L'annonce d'un accord (informel ?) entre l'Inde et le Sénégal a été faite il y a une dizaine de jours par le président sénégalais Abdoulaye Wade, lors d'une déclaration annonçant une reprise en main du désordre causé par la flambée des prix des denrées de première nécessité dont le riz.

Le Me Wade avait déclaré que le gouvernement indien a promis de fournir au Sénégal 600 000 tonnes de riz de l'Inde par an, et durant six années.

Sur les ondes de Sud-Fm, le Pr. Abdoulaye Bathily, secrétaire général de la Ligue démocratique/ Mouvement pour le parti du travail (Ld/Mpt), parti d'opposition, avait émis des doutes sur l'existence d'un accord formel entre le Sénégal et l'Inde. « Que le chef de l'Etat donne le document de l'accord ! », avait-il douté.

Grand consommateur de riz, le Sénégal importe 2/3 de sa consommation.

 

Source : www.xibar.net

 

Catégorie : Lu, Vu et Entendu

vendredi 25 avril 2008, a 15:03
Le Sénégal rendra hommage à Aimé Césaire

Le Sénégal va organiser à une date non précisée une "journée nationale d'hommage" à Aimé Césaire, poète et homme politique décédé le 17 avril en Martinique, a annoncé le gouvernement dans un communiqué transmis aujourd'hui.

Le président sénégalais Abdoulaye Wade "a instruit le Premier ministre (Cheikh Hadjibou Soumaré) de coordonner l'organisation d'une journée nationale d'hommage" à M. Césaire.

Aucune indication n'a été fournie sur le programme et la date de cette manifestation.
Dans une déclaration peu après l'annonce du décès de M. Césaire, le président Wade avait estimé à Dakar qu'il s'agissait d'une "catastrophe, non seulement pour la Martinique, les Caraïbes, la France mais particulièrement pour l'Afrique et le monde noir".

"C'est par Césaire que nous avions été conscients du colonialisme, nous le récitions par coeur", avait-il affirmé.

 

Source : www.rewmi.com

 

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samedi 19 avril 2008, a 14:34
Les Chefs d'Etat africains maître de la franc-maçonnerie

         Ce sont trois catégories qui se dégagent dans les pratiques maçonniques. « Les frères au grand jour », ceux qui ne cachent point leur appartenance aux loges maçons, « les frères de l'ombre » où ceux qui s'abstiennent de confirmer et les « demi-frères », qui ont été approchés et envisagent d'embrasser les pratiques de la franc-maçonnerie. Et, nombreux sont les Chefs d'Etat qui sont membres à part entière de la Grande Loge nationale française. Qui sont-ils ? Des informations livrées par le journal « l'Express international » dans un dossier consacré à la pratique maçonne chez les touts puissants, et presque intouchables Chefs d'Etat africain.

 

            Ils sont nombreux à graviter autour de la Grande Loge nationale de la France , (Glnf). Tous autant qu'ils sont, de véritables maîtres dans leurs pays respectifs. Seulement, il est à signaler que c'est loin d'une pratique reposant sur la démocratie, et son essor dans leurs pays qu'ils le sont. Ou mieux, parce qu'ils se battent pour offrir de meilleures conditions de vie et d'existence de leurs populations, passant par des projets, solutions porteuses menant vers un développement durable. Sur le même registre, ils restent et demeurent très ou trop riches se permettant toutes les largesses, et ne point s'inquiéter d'une interpellation internationale sur leur gestion. Catastrophe. Aussi, cela s'explique par un fait, incontournable pour mieux se positionner et bénéficier d'un soutien sans faille.

 

 

            Par moments, comme l'ont révélé nos confrères à l'origine de ce dossier qui a comme dénominatif, « Franc-maçons ; l'Afrique aux premières loges ». Et de nous apprendre, « au-delà des fables, un fait : sur le continent, une douzaine de Chefs d'Etat de l'espace francophone ont « reçu la lumière ». Seul Oumar Bongo Ondimba, initié par un certain Naudy, inspecteur des Ptt, athée et socialiste, revendique cette allégeance. Maître du Congo-Brazzaville, son cadet Denis Sassou Ngesso (…), illuminé à Dakar ». Au-delà, les adeptes du Grand Orient (GO) en plus de la Grande Loge nationale française (Gnlf), sont bien nombreux parmi les Chefs d'Etat. Et le journal d'en donner un chiffre, et des noms qui dégagent la surprise. Car, « les maçons sont partout, la maçonnerie nulle part ». Donnant des exemples sur l'appartenance de ces Chefs d'Etat à la loge maçonnique, les auteurs de ce dossier diront, « le 90e anniversaire de la Grande Loge nationale française, fêté avec faste en décembre 2003 dans un palace cannois : un écran géant déployé dans le lobby du Grand Hôtel diffuse alors en boucle l'arrivée à l'aéroport de Nice d'une demi-douzaine de Présidents africains, Bongo et Ngesso en tête (…).

 

 

            À côté, nombreux sont également ceux qui embrassent la politique, qui sont propulsés au-devant de la scène pour leur appartenance à des loges maçonniques. Et, citant des Présidents de l'Afrique francophone comme Faure Gnassingbé, Joseph Kabila, Paul Biya, Idriss Déby Itno, Mamadou Tandjan, Blaise Compaoré, Thomas Boni Yayi, François Bozizé, Amadou Toumani Touré, ou encore Denis Sassou Ngesso et Oumar Bongo, l'Express International écrira à propos de celui du Sénégal, « il a, semble-t-il, pris ses distances avec sa loge. D'autant qu'il doit tenir compte de l'hospitalité de l'islam confrérique envers la maçonnerie ». Vérité ou simple présupposés ?

 

Source : www.loffice.sn

 

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samedi 19 avril 2008, a 13:31
Le Président sénégalais s'en prend à la Fao et dénonce l'escroquerie des Ong

La faim nourrit injustement beaucoup de monde. C'est l'avis de Me Wade qui a dressé un véritable réquisitoire contre certaines Ong qu'il accuse de faire des affaires autour de l'aide alimentaire.


Si Me Wade n'aime pas lancer des appels au secours sur le danger de famine qui menace le Sénégal et les autre pays du Tiers monde, c'est parce qu'il ne veut pas enrichir des businessmen qui vivent de la faim. 'Je n'aime pas les incantations, encore moins les conjurations, les appels au secours qui ne produisent que cautère sur jambe de bois', a martelé hier Me Wade au cours du conseil présidentiel tenu au Méridien président (Voir par ailleurs). ‘Tout le monde sait ce qu'il faut faire mais objectivement, on ne voit qu'agitation'. Puis d'ajouter que ‘la prétendue aide alimentaire est devenue un business de certaines Ong, voire une vaste escroquerie aux dépens des populations des pays donneurs'.

 

Me Wade souligne que les chefs d'Etat africains pourraient largement raconter chacun, comment des dons supposés arrivent amputés par les divers prélèvements au passage. Voilà pourquoi le président Wade estime que l'Union européenne et le secrétaire général des Nations Unies ‘devraient lancer des enquêtes sur ce scandale du siècle, ce qu'on appelle l'économie de la faim qui enrichit les ‘blouses noires', faux médecins, croque-morts de la faim prompts à se pencher sur le malade, le faire remonter à flot à un moment pour obtenir encore davantage de subsides'.


L'Afrique, affirme Me Wade, devrait refuser de jouer plus longtemps ce rôle. ‘Certes nous avons besoin d'aide, mais pas de celle dont nous ne sommes que des prétextes', fulmine encore le chef de l'Etat. Non sans dire ses quatre vérités à la Fao : ‘Je ne voudrais pas non plus que la Fao se transforme en permanence en main tendue de l'Afrique pour recevoir la pitance. Elle doit aussi cesser de prélever 20 % des aides qui passent entre ses mains et trouver des ressources de fonctionnement'.


Le président Wade souligne que lorsqu'il est arrivé au pouvoir en mars 2000, le gouvernement précédent avait déjà lancé un appel à la famine. ‘C'est le seul appel que j'ai assumé, à mon corps défendant. J'ai pu m'apercevoir que les professionnels de l'appel à la famine, ici au Sénégal comme à l'étranger, s'étaient encore illustrés. J'ai décidé que, sous mon mandat, le Sénégal ne lancerait plus d'appel de ce genre. La promesse a été tenue'.


Pour Me Wade, les pays africains pourraient échapper au danger éventuel de la famine s'ils étaient plus vigilants et mieux aidés. ‘Je dis mieux aidés car l'aide à la survie est une aumône. Aussi ne voudrais-je pas qu'on lance, en notre nom, une campagne de collecte d'argent qui finira dans l'escarcelle de la nébuleuse des Ong, de certaines Ong du moins', avertit le chef de l'Etat. Quant au Sommet ‘dit de la crise alimentaire' convoqué à Rome, Me Wade estime qu'il ne devra pas être un de ces éternels tours de table ‘où les médecins se penchent avec condescendance sur un malade en perpétuelle transfusion avec le sentiment que leur devoir ne va pas plus loin que le maintien en vie'.

 

Source : www.rewmi.com

 

Catégorie : Lu, Vu et Entendu

vendredi 18 avril 2008, a 11:13
USA : 3.260 détenus attendent leur exécution par injection létale

Amnesty International vient de recenser les condamnations à mort et les exécutions pour l'année 2007. Au moins 1.252 personnes ont été tuées dans 24 pays. Et au moins 3.300 personnes ont été condamnées à mort dans 51 pays. Le nombre total de personnes actuellement sous le coup d'une sentence capitale dans le monde avoisinerait les 27.000.

 

Les partisans de la peine de mort, aux États-Unis, pays de la piété, de la prière, de la compassion et de la justice divine, sont toujours majoritaires parmi la population américaine, se situant aux alentours de 60 à 65 %. La peine capitale est en vigueur dans 37 États sur 50. Ceux où elle est le plus souvent appliquée sont le Texas (405 exécutions depuis 1976) et la Virginie (98). Il y aurait à ce jour plus de 3.260 détenus dans les couloirs de la mort aux États-Unis en attente de leur exécution. Depuis 1976, selon le Centre d'information sur la peine de mort (de tendance abolitionniste), 929 condamnés ont été exécutés par injection létale, 154 par électrocution, 11 dans des chambres à gaz, trois par pendaison et deux par un peloton d'exécution.

 

Seul le Nebraska a encore recours à la chaise électrique. Les autres États qui appliquent la peine de mort ont recours pour ce faire à l'injection qui consiste en l'administration de trois produits : (le sodium de thiopental qui provoque une perte de connaissance et, à forte dose, un arrêt respiratoire ; le bromure de pancuronium qui entraîne une paralysie musculaire ; et le chlorure de potassium qui conduit à un arrêt cardiaque), autrement dit, le premier endort le condamné, le deuxième paralyse ses muscles, le troisième arrête son cœur. Ce qui peut laisser apparaître comme étant une mort paisible, dans un processus expiatoire, ne l'est pas du tout comme le démontrent plusieurs études scientifiques : si le premier produit est mal administré, les deux suivants sont extrêmement douloureux.

 

En septembre 2007, Ralph Baze et Thomas Bowling, deux condamnés du Kentucky, ont estimé que cette méthode d'exécution par injection mortelle était contraire à la Constitution. Ils ont déposé des recours devant la justice faisant valoir que ce risque de souffrances s'apparentait aux « châtiments cruels et inhabituels » interdits par la Constitution américaine. Les avocats des plaignants ont plaidé devant la Cour suprême le fait que l'évolution des méthodes d'exécution aux États-Unis, des pendaisons du XIXe siècle à la chaise électrique ou l'utilisation de gaz mortels, reflète une quête constante de mises à mort « plus humaines » mais que, au final, chacune de ces nouvelles méthodes s'est révélée beaucoup « moins humaine » que prévu.

 

Les adversaires de la peine de mort font valoir que le condamné peut subir une douleur intolérable sans avoir les moyens de crier si on lui administre une dose trop faible d'anesthésiant. L'argument en cause est que si l'anesthésique ne marche pas, les deux autres produits peuvent provoquer une douleur insoutenable, sans que le détenu, paralysé, puisse le faire savoir. En Floride et en Californie, certains condamnés ont mis jusqu'à une demi-heure à mourir. Pour ne pas être contraire au huitième amendement, l'injection létale doit être instantanée, indolore et non-prolongée. Or, certains condamnés à mort, exécutés par injection létale aux États-Unis, étaient conscients pendant leur exécution et ont enduré souffrances et torture, faute d'anesthésie suffisante, d'après une étude publiée dans la revue médicale britannique The Lancet parue en avril 2005.

Les plaignants, Ralph Baze et Thomas Bowling, ne demandaient pas un sursis ni une autre méthode mais souhaitaient recevoir une seule injection, de barbituriques, ou lieu de trois. Au minimum, arguaient-ils, l'État devrait être obligé d'imposer des contrôles plus stricts sur les exécutions par triple injection afin d'assurer que l'anesthésique est administré correctement.

 

Les honorables juges devaient décider si l'injection létale est constitutionnelle ou pas. Ils ont rendu leur verdict : « Les plaignants n'ont pas prouvé que le risque de souffrance liée à une mauvaise administration d'un protocole d'injection mortelle qu'ils reconnaissent humain, de même que le refus d'adopter des alternatives dont l'efficacité n'a pas été démontrée, constitue un châtiment cruel et inhabituel interdit par le texte fondateur », écrit le président de la Cour, le juge John Roberts. Sur l'administration d'une dose unique, demandée par les deux plaignants condamnés à mort, le juge Roberts considère que l'injection unique, fréquemment utilisée pour euthanasier les animaux, « présente des problèmes propres et n'a jamais été testée dans un seul État ».

Un fait qu'il faut préciser : ce jugement de la Cour suprême ne porte pas sur la constitutionnalité de la peine de mort. Bien qu'il en approuve le verdict et le raisonnement juridique, le président de la Cour, le juge John Roberts a confié être convaincu, à titre personnel, que la peine capitale, en elle-même, était inconstitutionnelle.

 

Cette décision n'a recueilli que trois voix contre deux mais quatre juges se sont soumis à l'avis majoritaire. Et cette majorité de la Cour suprême autorise en conséquence la reprise des exécutions, suspendues depuis plus de six mois dans le pays. Pour les deux juges de la minorité, Ruth Ginsburg et David Souter, ce risque ne peut pas être pris à la légère, et les États doivent appliquer « des garanties de base » pour s'assurer que le condamné est bien inconscient avant que les deux derniers poisons soient injectés.

La méthode de l'injection mortelle est conforme à la Constitution. Cette décision ne s'applique directement qu'au Kentucky. Mais le gouverneur Timothy Kaine, de la Virginie, a aussitôt levé le moratoire, imposé le 1er avril dernier, quand il avait sursis à l'exécution du condamné à mort Edward Nathaniel Bell. Cette exécution avait été reportée du 8 avril au 24 juillet. La cour suprême avait également sursis à une autre exécution en octobre.

 

Selon Le Monde, les juridictions des autres États doivent maintenant définir si cette décision s'applique sur leur territoire. Certaines validations pourraient traîner des années, mais d'autres devraient intervenir très rapidement, notamment dans les États du Sud comme le Texas, l'Oklahoma ou l'Alabama. En effet, si un plaignant se voit refuser une méthode alternative, et s'il est prouvé qu'elle est moins douloureuse, si un État refuse d'employer une méthode alternative qui entraînerait une baisse importante du risque de douleur, rien n'interdirait aux avocats de ce condamné ou de ces condamnés à engager d'autres recours contre l'injection létale.

 

Terminons avec un cas vécu. En Californie, le juge fédéral Jeremy Fogel avait demandé à la direction de la prison de San Quentin (Californie), le 15 février 2006, de modifier, pour les rendre moins douloureuses, les injections mortelles utilisées pour l'exécution des condamnés à mort de cet État. Selon ce juge, cela était arrivé pour 6 des 13 personnes exécutées dans cet État. Le juge avait refusé de suspendre l'exécution de Michael Morales, le 21 février, condamné à mort pour le viol et le meurtre d'une jeune fille de 17 ans en 1981, à la prison de San Quentin. Face à cette obligation, l'État choisit, dans un premier temps, de faire appel à deux anesthésistes anonymes : l'un dans la chambre d'exécution devant constater la perte de conscience du détenu lors de la première injection, l'autre en dehors pour aider à la mise à mort de Morales.

D'accord dans un premier temps, les deux anesthésistes réquisitionnés pour l'exécution de Morales, ont par la suite fait valoir leur droit de retrait pour des raisons d'éthique. Ils craignaient, en effet, d'avoir à intervenir pour abréger les souffrances de Morales.

 

Devant cette demande de retrait des anesthésistes, les responsables de la prison décident de reprogrammer l'exécution pour le soir, le temps pour eux d'envisager une méthode différente : une dose unique et massive de barbituriques. Cette décision est approuvée par le juge Jeremy Fogel mais conditionnée à sa mise en œuvre par du personnel médical licencié de l'État : médecin, infirmier, dentiste. Personne n'a accepté d'assumer cette fonction.

Même si un certain nombre de médecins acceptent encore de pratiquer l'injection létale sur les condamnés au nom d'un « devoir envers la société », ils se limitent à déclarer le décès ou exceptionnellement à insérer le cathéter dans les veines. Aucun professionnel de la médecine ne semble accepter aujourd'hui d'intervenir activement dans le processus de mise à mort en Californie au nom de raisons éthiques.

 

L'an dernier, 42 personnes ont été exécutées aux États-Unis où plus de 3.300 condamnés attendaient dans les couloirs de la mort. La voie est maintenant libre. Mince consolation pour les États-Unis : la Chine est le pays, selon Amnistie Internationale, qui a le plus recours à la peine capitale. Elle procède en moyenne à 22 exécutions par jour. Il faut souligner que les autorités chinoises ne communiquent pas de chiffres. Selon l'organisme, le nombre réel d'exécutions approcherait plutôt les 8.000 par an. La Chine passe donc en tête des pays faisant usage de la peine de mort.

 

Jacques Beauchamp, journaliste à la Société Radio-Canada, a rencontré l'un des condamnés qui ont porté la cause de l'injection létale jusqu'en Cour suprême des États-Unis. Une entrevue qui vaut le déplacement : Radio-Canada - Première chaîne - Desautels - sommaire du 16 avril 2008

 

Sources : www.centpapiers.com

 

Catégorie : Lu, Vu et Entendu

 

Titre : 24heures

jeudi 17 avril 2008, a 10:30
Sénégal: Comment le chef rebelle Salif Sadio a été débarqué de la direction de l’aile militaire du Mfdc

         Les 5 et 6 avril dernier, les combattants de l'aile militaire du Mfdc se sont réunis.Alors que tout le monde s'attendait à ce que la succession de l'abbé Diamacoune soit débattue, l'ordre du jour s'est focalisé sur la question du remplacement de Salif Sadio. Même si, officiellement, les termes du communiqué sont tout autres.

La rencontre convoquée par des responsables de l'aile militaire du Mfdc dans le maquis les 5 et 6 avril 2008 n'a pas fini de révéler ses secrets. Alors que l'on s'attendait à la désignation d'un nouveau secrétaire général en remplacement de l'Abbé Diamacoune et à la mise en place d'un nouveau chef d'état-major, la rencontre présidée par César Atoute Diatta s'est plutôt penchée, selon des sources très proches du Mfdc, sur des stratégies pour remplacer le mythique chef-rebelle Salif Sadio.

 

Selon notre source, les combattants présents sont parvenus par trouver un nom : il s'agit d'un jeune du village de Boutégol. Même si son nom est tu pour le moment, les combattants ont l'espoir que le jeune homme conduira le processus de paix dans le Front nord. Donc, incessamment, il prendra la place de Salif Sadio à la tête du Front nord. Cette décision est également approuvée par la partie gouvernementale qui croit ainsi, à travers ce jeune du village de Boutégol, infiltrer le front Nord et parvenir à une paix définitive sans Salif Sadio. La question que l'on se pose maintenant est celle-ci : Salif Sadio se laissera-t-il faire ? Va-t-on vers l'ouverture d'un second front ?


Officiellement, le Mfdc a écrit un communiqué, au terme de cette rencontre, en faisant 'un diagnostic sans complaisance de tous les problèmes qui secouent la branche militaire'. Et c'est pour ensuite 'regretter profondément tout ce qui s'est passé ces dernières années dans le maquis et les dégâts découlant de cette situation notamment les pertes en vies humaines'. Selon le communiqué, les combattants présents à la réunion 's'excusent publiquement auprès du peuple casamançais et de leur frère Salif Sadio pour ce qui s'est passé et les souffrances endurées inutilement et s'engagent à tourner définitivement cette page sombre de l'histoire de la lutte du peuple casamançais'.


Dans cette même lancée, les combattants du Mfdc 's'engagent solennellement devant le peuple casamançais et devant l'Histoire à ne plus jamais entreprendre ou encourager toute démarche de nature à ternir l'image du mouvement et à saper l'unité de l'aile militaire'. Enfin, les combattants se disent convaincus que le Mfdc est une 'famille, une et indivisible'. Ils tendent 'la main à leur frère Salif Sadio pour une réconciliation et pour sceller l'unité de l'aile militaire conformément aux vœux de feux abbé Diamacoune et Sidy Badji, respectivement secrétaire général et fondateur de la branche militaire Atika'

 

Source : www.rewmi.com

 

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mercredi 16 avril 2008, a 17:34
Le Talk de 24 heures : Fakéba Bodian patron de « Horizon 2012 » à Ziguinchor (Sud du Sénégal)

« La candidature de Karim Wade sera portée par le PDS soutenu par un vaste mouvement populaire»

 

Dans un an, ce sera les élections locales prévues pour mars 2009. Mais pour ce qui est des  élections présidentielles, 2012 est encore loin. Pourtant du côté de Ziguinchor, des mouvements tel Horizon 2012 s'active depuis plusieurs mois pour imposer la candidature de Karim aux sénégalais et porter ce dernier au pouvoir dans 4 ans. Est il l'homme e mieux indiqué au sein de la famille libérale pour succéder à son père ? Est-ce à cause de sa proximité avec le secrétaire général de la présidence que les proches de ce dernier sont aujourd'hui au premier plan pour le triomphe du ticket Karim-Baldé ? Dans une interview, Fakéba Bodian coordonnateur de Horizon 21012 a tenté d'apporter d'éclairer la lanterne des sénégalais sur ces questions. Non sans manquer de préciser que la candidature de Karim Wade doit être porter par le PDS et non des structures qui gravitent autour du Parti libéral

 

- Mr Bodian, qu'est qu a motivé la création du Mouvement Horizon 2012 ?

 

- Après une analyse sérieuse de la situation politique nationale, nous avons décidé de mettre sur pied un large rassemblement. Ce mouvement a comme objectif principal de créer les conditions de la candidature de Karim Wade en 2012. C'est en toute responsabilité que nous l'avons mis sur pied

 

- Croyez-vous très sincèrement à la candidature de Karim Wade en 2012 ?

 

- Bien sûr je crois à la candidature de Karim Wade. Renoncer à cette éventualité brisera l'espoir de millions de sénégalais qui comptent sur lui. Ne serait ce que pour cette raison, il sera sensible, je l'espère, à notre appel

 

- Si tel est le cas, pensez-vous que cette candidature doit être porté par les structures ou des mouvements tels que le votre ou plutôt par le PDS ?

 

- Vous savez KarimWade n'appartient pas au seul Parti, le PDS. Il est finalement devenu un phénomène national. Il symbolise aujourd'hui l'espoir de tous les libéraux, de milliers de l'opposition, de a société civile. En somme de tous les segments de la société. Donc pour être beaucoup plus précis sa candidature sera portée par le PDS soutenu par un vaste mouvement populaire

 

- Karim Wade a-t-il les compétences requises pour diriger ce pays ?

 

- D'abord, il faut que les gens arrêtent de diaboliser la candidature de Karim Wade. A ces derniers d'ailleurs qui passent à longueur de journée à occuper les médias, nous leur lançons cet appel solennel : qu'ils montent dans le bateau Karim Wade avant qu'ils ne soit trop tard pour eux

 

- Cette question ne se pose donc pas selon vous ?

 

- Nous nous acceptons un débat sain basé sur la morale, sur la compétence, etc. Mais par contre on ne peut accepté un débat stérile basé sur la calomnie et le mensonge. C'est pour vous dire que Karim a les compétences requises. Et mieux il a les relations internationales pour traduire en acte concret la vision qu'il a pour ce pays. N'est ce pas il a pu traduire en acte concret, avec Baldé, la vision du président de la république lors de l‘organisation du dernier sommet de l'OCI qui a été une occasion pour notre de diversifier ses partenaires économiques 

 

- D'aucuns dans la commune et au sein même de votre formation politique estiment que Horizon 2012 est constitué d'une poignée de personnes qui s'agitent. Que répondez vous à ces derniers ?

 

- Ces gens n'ont pas dit ce qu'ils ressentent au fond d'eux-mêmes. La vérité, c'est qu'ils ne sont pas d'accord avec le combat que nous menons. Et cela est normal en démocratie. Seulement ce qui est aujourd'hui tangible, vous trouverez partout dans la région et même dans les communautés rurales des fiches d'adhésion à notre mouvement. Aussi, les gens nous écoutent religieusement quand nous leur parlons de ce duo que constituent Karim Wade et Abdoulaye Baldé

 

- Ces critiques sont peut-être liées au fait que votre mouvement contrairement à la génération du concret, est peu visible sur le terrain politique. Est-ce votre avis ?

 

- Je pense  sincèrement que ces personnes cherchent tout simplement à nous divertir

 

- Etes-vous prêt à fondre votre mouvement au sein de la génération du concret dont vous partagez les mêmes objectifs que vous ?

 

- Je pense que cette éventualité ne peut pas se poser à notre niveau. Pour nous, notre mission prendra fin le jour où Karim Wade sera installé au palais de la république du Sénégal

 

- Quel regard portez-vous sur la génération du concret ?

 

- L'avènement de la génération du concret est comparable à celui du Sopi avec Me Abdoulaye Wade et le PDS. C'est un cri de ralliement à une cause, un concept qui a une grande signification. Maintenant que certains évènements sont derrière nous, je souhaite que cette structure s'engage beaucoup plus sur le terrain politique

 

- Des rumeurs vont bon train quant à la volonté de certains responsables tapis au sommet de l'Etat de casser la collaboration et les relations qui existent entre Abdoulaye Baldé et la famille présidentielle. Si tel le cas, quelle sera la position de Horizon 2012 ? 

 

- Nous n'avons aucune crainte ç ce niveau dans la mesure où Abdoulaye Baldé sert loyalement le président de la ré^publique. Quant à vouloir mettre fin à ses relations avec son frère jumeau Karim Wade, c'est peine perdue pour ces fossoyeurs. Cependant, cela ne nous empêche pas d'être vigilant car on ne laissera personne comploter sur le dos de nos deux leaders

 

- Pour parler toujours de votre candidat, d'aucuns l'accusent d'avoir une mainmise aujourd'hui sur le PDS et que certaines nominations à certains postes de responsabilité dans ce pays portent son empreinte. Est-ce le cas ?

 

- Vous savez au Sénégal les gens font des accusations gratuites. La nomination d'un ministre ou la nomination à la tête d'une direction nationale est du ressort du président de la république et de son premier ministre

 

- Karim Wade parle peu sinon jamais en public. Cela ne constitue t il pas une source de méfiance chez les sénégalais quant à son élection en 2012 ?

 

- Cela constitue plutôt une force. Au moment où les faux politiciens occupent les médias, lui et son ami Baldé s'attèlent à traduire en acte concret les projets du chef de l'Etat. C'est pour cela d'ailleurs qu'en un temps record ils ont pu changé le visage de la capitale sénégalaise. Vous savez aussi, qu'en certaines occasions, Karim Wade a su montrer ses talents de communicateur

 

- Qui, selon vous peut aujourd'hui freiner l'ascension du fils du président de la république ?

 

- Seul le bon dieu en est capable.  Et je crois véritablement que le bon dieu, qui protège les hommes de cœur de la trempe de Karim Wade, est avec lui

 

- D'ici 2012 quelle stratégie allez-vous d'abord adopter pour imposer la candidature de Karim Wade au sein du PDS et la vendre ensuite aux sénégalais ?

 

- Nous n'avons pas à imposer la candidature de Karim Wade. Notre stratégie sera tout simplement d'expliquer la pertinence de notre choix. Son sérieux, sa discrétion, sa compétence, son carnet d'adresses et son amour pour le pays font de lui le candidat idéal pour notre Parti et la majorité des sénégalais

 

- Avec le foisonnement de structures qui gravitent autour du PDS à Ziguinchor, peut on conclure que le Parti dans son fonctionnement vit une certaine léthargie ?

 

- Non pas du tout. Notre frère Abdoulaye Baldé secrétaire général communal à Ziguinchor est au service du chef de l'Etat et du PDS. Et je pense très sincèrement qu'il gère bien le PDS au niveau de Ziguinchor

 

- Quelle appréciation faites-vous du report des élections locales ?

 

- Nous nous sommes des républicains et nous respectons à cet effet la séparation des pouvoirs. Les parlementaires sont donc libres de déposer des projets de loi. Et si les lois sont votées, nous devons nous soumettre à leur application, même si elles vont à l'encontre de nos intérêts.

 

- Beaucoup d'observateurs ont estimé que les chances pour le PDS de gagner ces locales étaient minces. Ce qui a valu à ce report des élections. Partagez-vous cet avis ?

 

- Je vais peut-être vous surprendre. En tant que ziguinchorois, je suis vraiment abattu par ce report. Pour nous, toutes les conditions étaient réunies pou porter Abdoulaye Baldé à la tête de la municipalité afin qu'il abrège les souffrances des populations. Donc je ne suis pas de cet avis car le Parti dans son ensemble était prêt pour gagner ces élections. En tout cas à Ziguinchor où toutes les conditions étaient réunies pour une victoire éclatante avec notre tête de liste Abdoulaye Baldé. C'est pourquoi nous demandons d'ailleurs à Aminata Tall de venir présenter des excuses publiques à la population ziguinchoroise 

 

Source : l'Exclusif

 

Catégorie : Lu, Vu et Entendu

mercredi 16 avril 2008, a 10:44
La mère de Bob Marley n'est plus

La mère de Bob Marley, Cedella Marley-Booker, vient de s'éteindre à l'âge de 81 ans d'une mort naturelle, dans sa résidence de Miami.
Elle avait été chanteuse et avait écrit deux livres sur son fils : Bob Marley, mon fils, et Bob Marley, un portrait intime par sa mère.
Bob Marley est décédé d'un cancer le 11 mai 1981, au sommet de sa gloire.
Plusieurs projets cinématographiques autour du chanteur/prophète rasta sont en cours de préparation pour les mois à venir.

 

Source : www.rewmi.com

 

Catégorie : Lu, Vu et Entendu

 

Voici une vidéo de Bob Marley en Allemagne



mardi 15 avril 2008, a 22:07
Sénégal : Le député Séckou Sambou invité à ranger ses armes contre Abdoulaye Baldé

La guerre des tranchées au sein des organes régionales de Ziguinchor (sud du Sénégal) du Parti démocratique sénégalais (Pds), au pouvoir, bat son plein. Ce mardi, les partisans du secrétaire général de la Présidence de la République Abdoulaye Baldé s'en sont pris au député Séckou Sambou. Ils l'ont invité à ranger ses armes contre leur mentor. Cétait en marge d'un mouvement de contestation populaire pour l'obtention d'une meilleure route sur le tronçon Oussouye - Sam Sam, dans le département d'Oussouye.

 

            Ceux qui sont montés au créneau ne sont personne d'autre que les membres du mouvement « Horizon 2012 ». Un mouvement qui a choisi Karim Wade le fils du président sénégalais Abdoulaye Wade, comme étant leur candidat aux élections présidentielles de 2012. D'où, d'ailleurs la dénomination de leur mouvement.

 

            Profitant d'un mouvement de contestation des populations du département d'Oussouye, notamment de la sous-préfecture de Loudia Wolof,  les souteneurs de Karim Wade, et par ricochet de son « frère et ami » Abdoulaye Baldé, ont pris à partie le député libéral Séckou Sambou. Ils ont taxé Séckou Sambou, pourtant du même parti qu'eux et Abdoulaye Baldé, d'avoir « délibérément » monté ses partisans contre ce dernier. Lesquels auraient fait une sortie fracassante la semaine dernière pour sommer Baldé de « ne point s'immiscer dans les affaires du Pds à Oussouye ». Rappelons que M. Baldé milite dans le département de Ziguinchor. Il est le secrétaire général de la section communale Pds de Ziguinchor alors que Séckou Sambou, lui, occupe le même poste au niveau de la fédération d'Oussouye.

 

            Les partisans de Abdoulaye Baldé qui ont réagi sont : Souleymane Signaté le chargé des relations extérieures de « Horizon 2012 » et Babacar Gorgui Guèye dit Go qui en est aussi un des responsables. Selon Souleymane Signaté qui faisait allusion à Séckou Sambou, « ce responsable a mal orienté ses (jeunes) ». Quant à M. Guèye, il dira que « désormais » eux qui se réclament de Baldé, vont s' « ériger en bouclier partout » où le besoin se fera sentir, pour que « plus personne ne s'attaque » à leur mentor. « Il faut que ça cesse ! » a-t-il martelé.

 

            Ces sorties politiques ont eu lieu en marge d'un mouvement de contestation enclenché par les populations de la sous préfecture de Loudia Wolof, située au Sud-est du Sénégal. Ces populations ont interpellé les autorités sénégalaises, leur demandant de « reprendre le dossier » du chantier de construction du tronçon Oussouye - Sam Sam via Loudia Wolof. Selon elles, cette route longue de 10 Km, est « très mal construite par l'entreprise » qui en a gagné le marché.  Si bien que beaucoup d'entres elles commencent à tomber malades à cause de la poussière soulevée par les véhicules empruntant le tronçon. S'y ajoute que contrairement à la largeur de 7 mètres prévus, l'entreprise n'en a fait que quatre. Résultat, deux voitures ne peuvent pas se croiser sur la route.

 

            Ces populations ont menacé de « barrer carrément la route » les prochains jours, si les autorités compétentes « ne réagissent pas » à leur appel.

 

Boubacar DIASSY

mardi 15 avril 2008, a 18:25
Le talk de 24 heures : Serigne Fallou Dieng, président du Cercle des intellectuels Soufi du Sénégal

«Il faut que Karim Wade clarifie ses relations avec les cercles mafieux»

 

Serigne Fallou Dieng, président du Cercle des intellectuels Soufi du Sénégal, ne veut pas entretenir des relations obscures avec la vérité. Sur les menaces contre Madiambal Diagne, administrateur du Groupe Avenir communication, sur les relations entre les hommes politiques et les chefs religieux, il assène ses vérités, sans détour.


Madiambal Diagne a été menacé de mort par des jeunes Mbacké-Mbacké suite à l'interview que Sophie Ndiaye Cissokho, (ex-)épouse de Serigne Bara a accordée au magazine Week-end. Qu'en pensez-vous ? (Ndrl : l'entretien a eu lieu quelques heures avant le dénouement de cette affaire)


Je voudrais, tout d'abord, condamner ces menaces. Certes, je suis un mouride ; Serigne Bara est mon marabout et je suis aussi petit-fils de Serigne Touba, mais je condamne ces menaces parce que le mouridisme, tel qu' enseigné par son fondateur (Khadim Rassoul) ne connaît pas la vendetta. Que tout le monde sache qu'on est dans un Etat de droit. Par conséquent, nul n'a le droit de se faire justice soi-même. Donc, vouloir lyncher ou tuer des journalistes relève de l'intolérance. A mon avis, ce n'est pas un acte découlant de la foi.
Même si, en revanche, je condamne la publication des photos de Serigne Bara dans le magazine et l'évocation de sa vie privée. Car, Serigne représente une personnalité religieuse, très sacrée. Quand cette dame (Sophie Ndiaye Cissokho) s'est confiée au magazine, évidemment, ce magazine va publier ces confidences.
Par ailleurs, les épouses des guides religieux doivent être des modèles, c'est-à-dire avoir un comportement digne d'une femme musulmane. Puisque Dieu parle dans le Coran des sanctions qu'encoure la famille du Prophète Mohamed (Psl), en l'occurrence ses épouses, en ces termes : «Ô, vous qui êtes de la famille du Prophète, si vous commettez une quelconque ignominie, Dieu vous infligera un double châtiment !»
Alors, il y a un comportement que doit avoir l'épouse d'un guide religieux. Vraiment, j'avais mal lorsque j'ai lu (l'interview) de l'épouse de mon marabout dans le magazine. La faute n'incombe pas, au magazine, mais plutôt à la dame.
Maintenant, il revient à l'Etat, garant de la sécurité des citoyens, de protéger Madiambal Diagne qui est un citoyen à part entière. Même si je n'accorde aucun crédit à ces menaces. Ce n'est que du bluff. D'autant que Serigne Bara (le Khalife général des mourides) n'a donné l'ordre à personne pour lyncher qui ce se soit. C'est un homme de paix, un pieux.


Votre frère, Serigne Modou Bousso Dieng a eu, récemment, des démêlés judiciaires pour avoir été mêlé à une histoire de trafic de passeports diplomatiques. Qu'en pensez-vous?


Serigne Modou est mon frère cadet, de même père et de même mère. J'ai assisté à ses ennuis judiciaires. Mais, je souhaite ne pas trop m'épancher sur cette affaire. Je compatis à sa douleur parce que c'est mon jeune frère. Je suis une personne respectueuse des lois et règlements (du pays). Peut-être, qu'il s'agit d'un règlement de comptes entre lui et l'Etat comme il a eu à le déclarer. C'est une affaire qui est derrière nous.


Le pays traverse, depuis quelques temps, une crise sociale avec la hausse des prix de denrées de première nécessité. Des marches initiées dans ce sens par des organisations consuméristes ont été sévèrement réprimées. Quelle est votre appréciation ?


Cela prouve, simplement, qu'on est dans un Etat policier. Ce qui me fait le plus mal, c'est qu'au moment où les tenants du pouvoir se la coulent douce, les populations, elles, vivent dans la misère et le dénouement total. Les paysans vivent dans la disette. Les citoyens croulent sous le poids de la flambée des prix de denrées de première nécessité, à savoir le sucre, le lait, le riz, l'eau, l'électricité. Même si l'envolée du prix du riz s'explique par des raisons exogènes.
En tout cas, la politique d'ajustement structurel qu'avaient adoptée les socialistes avait abouti à un embellissement des indicateurs macro-économiques, un environnement des affaires propice. Certes, cette politique d'ajustement structurel a été assortie par des mesures d'austérité et une déflation dans les entreprises, mais, au bout du compte, cela s'est traduit par un environnement sain et une santé financière.
Toutefois, nous ne faisons pas la fine bouche par rapport aux réalisations de Me Wade qui sont visibles avec la stratégie de réduction de la pauvreté qui est providentielle. L'emploi des jeunes est perceptible, les conditions des travailleurs nettement améliorées avec l'augmentation des salaires, les infrastructures scolaires sont renforcées. Sans oublier les infrastructures que nous envie toute l'Afrique. Dakar a changé de visage avec ses ponts, ses tunnels dont l'Anoci est le maître d'œuvre.
Toutes ces réalisations sont, cependant, entachées par des projets de promotion personnelle, des dépenses de prestige, une spéculation foncière, une mauvaise répartition des richesses.


On parle de l'achat d'un nouvel avion présidentiel. Qu'est-ce que cela vous inspire dans un contexte de morosité sociale ?


Cela traduit un manque de respect de Me Wade à l'égard du peuple sénégalais, dans la mesure où tout le monde ressent le coût élevé de la vie. Sans parler de la famine qui secoue le monde rural. Donc, l'urgence est ailleurs. Par exemple, le Sénégal a besoin d'emblaver 75 000 hectares de blé, pour combler son gap en céréales. L'importation annuelle en blé est de 300 000 tonnes pour le Sénégal. Et il suffit de 45 milliards pour financer 75 000 hectares de blé pour pouvoir assurer son autosuffisance alimentaire pour ce produit. Il en est de même pour le riz car, le Sénégal importe, annuellement, 600 000 tonnes (de riz). Ce qui lui coûte 100 milliards de francs Cfa par an. Si le gouvernement avait investi 5 milliards dans l'agriculture, le Sénégal pourra assurer son autosuffisance en riz.


Pourtant, lors de son adresse à la nation du 3 avril denier, le président Wade a émis le souhait de voir ce projet se réaliser d'ici 2015…


Ce ne sont que des vœux pieux. Me Wade prend des décisions sans lendemain, et le Sénégal continue d'être la proie des malversations à grande échelle. Si le train de vie de l'Etat continue sa courbe ascendante, le Sénégal n'atteindra jamais l'autosuffisance alimentaire. Me Wade sait que, n'eût été la complicité de certains chefs religieux, il n'oserait pas se permettre de faire certaines choses qui frisent l'aberration. Le Sénégal a atteint l'âge d'or de l'hypocrisie religieuse. Au lieu d'attaquer les fléaux qui minent la société, tels que la délinquance sexuelle, le trafic de stupéfiants, l'homosexualité, l'exploitation humaine, beaucoup d'hommes religieux s'adonnent à un plaidoyer pour dédouaner les gouvernants. Ils s'érigent en basse-cour à la solde de l'Etat dans le but de faire avaler au peuple la pilule amère (…)


Donc, la complicité qu'entretiennent les chefs religieux et les hommes du pouvoir est à la base de la situation que nous vivons ?


Il y a une de mafia politico-religieuse qui a mis le Sénégal à genoux. A chaque fois que les autorités étatiques commettent une bourde, des exactions contre le peuple, c'est une certaine classe maraboutique qui se dresse en rempart pour prendre fait et cause pour l'Etat. C'est pourquoi les Sénégalais commencent à être importunés, voire ulcérés par ces dénouements d'attrape-nigaud que connaît tout différend financier. Toutes les crises découlant d'un détournement financier finissent toujours par se résorber à la faveur des médiations religieuses. L'Etat se réfugie derrière les missions de bons offices entreprises par des khalifes généraux pour noyer les scandales politiques. Me Wade utilise, maintenant, un subterfuge dans les scandales financiers. Il active les corps de contrôle de l'Etat qui épinglent quelqu'un, comme ce fut le cas avec Idrissa Seck. Mais, s'il veut l'acquitter, il prend prétexte de la médiation du khalife général des mourides pour mettre une croix dessus. C'est le cas avec Mbaye Jacques Diop qu'on accuse d'avoir détourné 300 millions. C'est Me Wade en personne qui a dit qu'il y a un trou de 300 millions au Craes (Conseil économique pour les affaires économiques et sociales). Quel est le sort des 300 millions qui appartiennent aux Sénégalais ? Est-ce que les gens ont accepté de rembourser les 300 millions lors de la médiation ? Au demeurant, je salue la médiation du khalife, mais elle ne devrait pas être utilisée comme un moyen de cacher la vérité aux Sénégalais, car il faut connaître la traçabilité de l'argent public.
Ceux qui complotent contre la nation en y impliquant une clientèle religieuse doivent faire gaffe car, il existe des poches de résistance plus vigilantes pour y faire face.


Il y a eu le mariage des homosexuels à Mbao qui avait défrayé la chronique. Quelle est votre position en tant qu'homme religieux ?


Lorsque les gens s'agitaient autour de cette affaire, en son temps, je ne me suis pas prononcé. Je l'ai toujours dit : il y a une certaine connexion malsaine entre le réseau des homosexuels et les pratiques bien de chez nous. Il y a des femmes de certains marabouts qui s'accompagnent avec des homosexuels dans les cérémonies. Les homosexuels sont aussi les auxiliaires des artistes-musiciens. Pour extirper ce mal, il faut s'attaquer aux pratiques, typiquement, sénégalaises.
D'ailleurs, les arguments fournis par le gouvernement pour libérer les homosexuels ne sont pas fondés. Il a invoqué l'article 7 de la Constitution qui dit que tous les citoyens sont égaux. Et, par conséquent, ils (les homosexuels) sont libres de faire ce qu'ils veulent. C'est ce même article qui stipule que les hommes et les femmes sont égaux en droit. Pourquoi, alors, en matière de succession, l'homme a le double de la femme? Donc, si on suit cette logique, on peut en déduire que cette manière de procéder est une anomalie.


La classe politique épilogue sur la réussite ou non du 11e sommet de l'Oci. Quelle est votre position ?