Si l'otage franco-colombienne malade est relâchée, la Colombie s'engage à faciliter la libération des Farc emprisonnés.
«Il suffit simplement qu'Ingrid Betancourt soit immédiatement libérée pour que nous considérions qu'un accord humanitaire se fasse en octroyant les bénéfices d'une suspension de peine aux membres de la guérilla (des Farc, NDLR)», a annoncé jeudi soir Luis Carlos Restrepo, haut commissaire colombien à la paix.
Après plusieurs années d'impasse, Bogota semble donc prête à faire des concessions envers la guérilla marxiste, à en croire le décret signé jeudi soir par le président Alvaro Uribe. «Les bases juridiques d'un échange humanitaire sont jetées et nous avons réduit autant que possible les exigences», a-t-il ajouté, en précisant qu'il n'y aurait «pas de limites quant au délit commis, ni au type de peines de prison» des guérilléros libérables. Les Farc ont proposé de libérer 39 otages, dont Ingrid Betancourt et trois Américains, en échange de la libération par le gouvernement de 500 de ses membres emprisonnés.
Quelques heures avant l'annonce de ce décret présidentiel, Wolmar Perez, médiateur colombien pour les droits de l'homme, avait confirmé que la santé d'Ingrid Betancourt s'était gravement détériorée et qu'elle nécessitait une assistance dans de brefs délais. Selon ses informations, l'otage séquestrée depuis février 2002 serait atteinte d'une hépatite B et de leishmaniose, une maladie de peau transmise par des piqûres d'insectes.
Des nouvelles que les autorités colombiennes ont aussitôt jugées infondées. «Nous n'avons pas octroyé de grande crédibilité à ces rumeurs», a ainsi indiqué Luis Carlos Restrepo, soulignant que «rien n'avait pu être corroboré», mais que le président colombien Alvaro Uribe «restait préoccupé» par la santé d'Ingrid Betancourt
«Prudence extrême des proches»
En France, les proches de l'otage ont assuré prendre «avec une prudence extrême» ces nouvelles révélations sur son état de santé. «La personne qui a donné ces informations n'a jamais, à ma connaissance, travaillé sur ce dossier», a noté Hervé Marro, membre de son comité de soutien à Paris.
Plusieurs journaux colombiens se sont récemment fait l'écho de l'aggravation de son état et de la possibilité d'une libération imminente. Mardi, le quotidien El Colombiano de Medellin avait repris des témoignages de paysans du département de Guaviare affirmant l'avoir aperçue dans un état de santé alarmant. Le journal avait souligné que les Farc pourraient la libérer «à court terme» dans cette région, où six otages ont déjà été relâchés unilatéralement depuis le début de l'année.
Parmi eux, l'ex- sénateur Luis Eladio Perez, qui fut le confident d'Ingrid Betancourt durant sa captivité, avait dès sa remise en liberté lancé l'alerte sur la fragilité de son état.
Au Venezuela, le président Hugo Chavez, qui mène une médiation non officielle auprès de la guérilla, a récemment confié qu'il n'avait plus de nouvelle, depuis la mort d'un haut dirigeant des Farc, abattu lors d'un raid colombien en Equateur début mars. Selon lui, «un degré de probabilité de (parvenir) à la libération d'Ingrid avait été atteint, mais cette probabilité s'est écroulée».
Une lettre signée par Nicolas Sarkozy a fait son apparition au cœur de l'affaire Hamon, un dossier judiciaire portant sur des détournements de fonds publics. En s'appuyant sur ce courrier, Me Philippe Gumery, le conseil du collectionneur d'art Jean Hamon, réclame que la juge d'instruction Nathalie Andreassian enquête sur les flux financiers autorisés par M. Sarkozy, quand il était président du conseil général des Hauts-de-Seine.
André Santini, le secrétaire d'Etat à la fonction publique, est mis en examen dans cette affaire. Selon Me Gumery, les faits délictueux reprochés à M. Santini pourraient concerner également M. Sarkozy.
La cour d'appel de Versailles doit se prononcer, vendredi 28 mars, sur un complément d'information réclamé par Me Gumery. Ce dernier a produit à l'audience, le 14 mars, une lettre signée par le chef de l'Etat, le 13 octobre 2004, à l'époque où il présidait le conseil général des Hauts-de-Seine. Ce courrier, selon Me Gumery, atteste de sa connaissance du dossier Hamon. L'avocat souhaite aussi l'audition de la garde des sceaux, Rachida Dati, qui fut directrice générale adjointe des services du conseil général des Hauts-de-Seine.
Les faits remontent à décembre 2000. Le syndicat mixte de l'île Saint-Germain (SMISG) est créé, entre le conseil général des Hauts-de-Seine et la ville d'Issy-les-Moulineaux, pour recevoir du collectionneur Jean Hamon une donation de 192 œuvres d'art, estimée à 7,58 millions d'euros. Le projet finira par échouer, non sans que des flux financiers suspects aient été identifiés entre diverses sociétés, mais aussi entre le SMISG et le syndicat d'économie mixte des Hauts-de-Seine (SEM 92), piloté par le conseil général. L'enquête du juge Andreassian aboutit à la mise en examen de nombreuses personnalités, dont Jean Hamon, Charles Pasqua – poursuivi pour "détournements de fonds publics" –, et André Santini, maire d'Issy-les-Moulineaux, suspecté de "détournements de fonds publics", mais aussi de "prise illégale d'intérêts".
Les infractions présumées auraient été commises entre 2001 et 2003. Or un rapport de la chambre régionale des comptes a été versé au dossier d'instruction, portant sur la gestion du SMISG. Ce document précise ainsi qu'au 31 décembre 2005 – et ce alors que, initialement, la saisine du juge ne dépassait pas 2003 –, la SEM 92 avait perçu du SMISG la somme de 3 833 000 euros, au titre d'une rémunération sur des travaux de construction qui n'ont jamais eu lieu.
Dès lors, une question se pose : le juge doit-il enquêter sur des faits postérieurs à 2003 et donc s'intéresser aux mouvements financiers autorisés par Nicolas Sarkozy, en tant que président du conseil général, mais aussi du SMISG ? Pour le parquet général de Versailles, dans un réquisitoire daté de décembre 2007, "la saisine du juge d'instruction s'étend au-delà de la période allant de 2001 à 2003". Le juge Andreassian répond, le 25 janvier, en estimant que le réquisitoire "n'engage que son auteur, pour autant qu'il ne soit pas sorti de son contexte".
L'argument invoqué par Me Gumery est simple : soit le rapport de la chambre régionale des comptes est hors saisine, et donc il faut l'annuler, soit le juge est autorisé à enquêter sur des faits postérieurs à 2003, et rien n'interdit donc à la justice de se pencher sur les flux financiers autorisés par M. Sarkozy. "On considère que les paiements effectués de 2001 à 2003 seraient délictuels, s'indigne Me Gumery dans son mémoire, alors que ceux effectués en 2004, 2005, 2006, 2007 par M. Nicolas Sarkozy, successeur de Charles Pasqua dans les fonctions de président du SMISG, ne le seraient pas !" Selon l'avocat, plus de 274 000 euros auraient été versés en sus, sans justification. M. Sarkozy demeure protégé par l'immunité liée à son statut présidentiel.
Le Sommet de l'OCI (Organisation de la Conférence Islamique) a terminé ses travaux à Dakar le 14 Mars 2008. L'OCI a été créée le 25 Septembre 1969 à Rabat, suite à l'incendie criminel de la mosquée Al Aqsa le 21 Août 1969.
Ce fût une idée de génie de feu le Roi Hassan II, qui a saisi cet événement pour rassembler la « Oumma » islamique. Les buts de l'OCI à l'origine étaient la sauvegarde des lieux saints de l'Islam, le soutien à la cause palestinienne, et la solidarité et l'entraide entre les pays islamiques.
L'OCI a adopté sa première Charte en 1972, et se veut être plus qu'une organisation religieuse, puisqu'elle poursuit également des objectifs politiques, économiques, sociaux et culturels. Elle a tenu plusieurs conférences au Sommet, dont la 3ème session extraordinaire qui s'est tenue à la Mecque les 7 et 8 Décembre 2005, qui a adopté un plan décennal très ambitieux.
Le Sommet de l'OCI à Dakar a pleinement réussi, puisqu'il a réuni 37 chefs d'Etat, a adopté une Déclaration solennelle et une nouvelle Charte, ainsi qu'une dizaine de résolutions. Dans la Déclaration de Dakar, l'OCI a réaffirmé que l'Islam est un vecteur irremplaçable de progrès, et un message de salut pour l'homme. Elle a réaffirmé également la nécessité de l'unité de « Omma » islamique, pour faire face aux défis du 21ème siècle. Elle a déclaré que l'Islam est une religion de paix, qui bannit toutes les formes d'exclusivisme et d'extrémisme.
Face à la montée de l'Islamophobie, l'OCI condamne le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations, et déclare qu'il s'agit d'un fléau mondial, qui n'est lié à aucune religion, race, couleur ou pays.
Elle appuie le dialogue des civilisations, et propose l'organisation d'une Conférence internationale sur le dialogue inter-religieux. Elle accorde beaucoup d'importance aux notions de droits de l'Homme et de bonne gouvernance, ainsi qu'à la promotion de la femme, de la famille et de l'enfance.
Sur le plan des relations internationales, elle marque son attachement à la préservation de la paix et la sécurité, et au respect de la légalité internationale. Sur le Moyen-Orient, elle apporte son soutien à la création d'un Etat palestinien dans des frontières internationalement reconnues, à la libération de plateau du Golan, et au respect de la souveraineté territoriale du Liban.
Elle est prête à apporter son aide au combat des catastrophes naturelles et aux défis environnementaux, notamment le réchauffement climatique. Elle s'engage, notamment par des contributions volontaires, à éradiquer la pauvreté, à contribuer à résoudre la fraction numérique, et à trouver des solutions à la question lancinante de l'énergie.
En ce qui concerne les pays membres, l'OCI s'engage à développer la solidarité inter-islamique, notamment par l'appui au développement et la lutte contre la pauvreté en Afrique.
Cette aide revêtira deux formes : l'allégement de la dette bilatérale et multilatérale des pays africains à faible niveau, et l'instauration d'un Fonds spécial de solidarité islamique, doté d'un capital de 10 milliards de $. Un effort sera également fait pour l'accélération du développement des ressources humaines de haute qualité, notamment par des Bourses qui seraient accordées aux étudiants par la Banque islamique de développement.
A noter également tout un ensemble de mesures pour promouvoir la coopération entre Etats membres sur les plans de la justice, de la sécurité, de l'économie, de la culture et des médias.
La Conférence au Sommet de l'OCI à Dakar a adopté également une nouvelle Charte, qui remplace celle de 1972, qui avait été établie en pleine guerre froide, et dans des circonstances internationales qui ont beaucoup changé actuellement. Cette nouvelle Charte a modifié les critères d'adhésion à l'Organisation, le statut des membres et des observateurs, les pouvoirs du Secrétaire Général qui ont été renforcés.
Elle a également adopté une nouvelle approche sur le problème palestinien, dans le sens d'une solution politique au conflit. Elle a enfin adopté les droits humains qui n'étaient pas abordés dans l'ancienne version de la Charte sous la forme suivante : « Les Etats membres soutiennent et favorisent au niveau national et international, la bonne gouvernance, la démocratie, les droits humains, les libertés fondamentales et l'Etats de droit ».
Le thème de cette Conférence au Sommet de l'OCI à Dakar était « La Oumma islamique du 21ème siècle ». On peut se demander, à l'issue des résultats de cette Conférence, quel avenir pour le monde musulman qui regroupe 57 pays et 1,3 milliard d'habitants ?
On ne peut être que satisfait de la réaffirmation de l'Islam en tant que religion de la modération, de la mesure et de la co-existence pacifique. La condamnation du terrorisme international est très importante, dans la mesure où l'OCI se démarque de tous les actes terroristes, quelque soient leurs auteurs.
La décision d'alléger la dette des pays africains pauvres, et l'instauration du Fonds de solidarité islamique sont également à souligner positivement. De même les initiatives prises au niveau de la formation de haut niveau, de la coopération tout azimut entre les pays membres, ainsi que l'importance accordée aux médias.
Force cependant est de constater qu'au niveau du développement humain, à part les pays pétroliers, les membres de l'OCI sont classés par le PNUD dans la catégorie développement humain moyen et faible. En effet, tant au niveau de la santé, de l'éducation que du niveau de vie, les indicateurs sont insatisfaisants. D'autre part sur le plan politique, ce n'est que la nouvelle Charte de l'OCI qui parle de démocratie et de droits humains, d'ailleurs dans des termes très mesurés.
Aussi, le monde musulman a-t-il besoin d'un véritable « aggiornamento » sur les plans politique, économique, social et culturel. Sinon, dans le cadre de la mondialisation galopante, il sera de plus en plus marginalisé, et son poids deviendra de plus en plus faible sur la scène internationale. Aussi, faut-il faire des efforts soutenus pour instaurer progressivement la démocratie dans ces pays, pour éradiquer l'analphabétisme et relever le niveau d'éducation. Sur le plan social, il y a lieu d'émanciper la condition de la femme, indispensable pour le développement économique.
Il faut que les pays riches de l'OCI (les pays pétroliers), et les pays relativement développés (Malaisie, Turquie) accordent d'avantage leur aide au pays pauvres, pour les aider dans leur développement. Il faut aussi pour corriger l'image de l'Islam dans le monde, promouvoir une vaste campagne audio-visuelle et par la presse écrite, afin d'expliquer ce qu'est véritablement la religion musulmane.
L'une des personnes a eu le temps de déployer une banderole sur laquelle était inscrit "Boycottez le pays qui piétine les droits de l'Homme".La flamme des jeux Olympiques de Pékin a été allumée lundi à Olympie, berceau des Jeux antiques, au cours d'une cérémonie placée sous haute surveillance. Des militants de l'association Reporters sans Frontières (RSF) ont réussi à brièvement perturber lundi la cérémonie d'allumage de la flamme des jeux Olympiques de Pékin, malgré l'important dispositif policier mis en place à Olympie (sud).
Trois hommes, dont le secrétaire général du mouvement Robert Ménard, ont tenté de s'approcher de la tribune pendant le discours du responsable chinois du Comité d'organisation des jeux (Bocog), Qi Liu.
L'un d'eux a eu le temps de déployer une banderole sur laquelle était inscrit "Boycottez le pays qui piétine les droits de l'Homme". Un autre a crié de derrière la tribune officielle "liberté, liberté". Ils ont été aussitôt interpellés.
Sur les images télévisées retransmises dans le monde par la télévision publique grecque Net, on a pu voir rapidement un court mouvement de foule vers la tribune, avant que les caméras ne passent en plan serré sur Qi Liu.
La télévision chinoise a pour sa part suspendu brièvement la retransmission, sans explication, peu après le début du discours de Qi Liu. A la place ont été diffusées des images d'archives du site d'Olympie et d'une torche.
Le gouvernement grec a peu après "condamné" l'incident, dénonçant un acte n'ayant "aucune relation avec l'esprit olympique". "Je pense que c'est toujours triste lorsqu'il y a des manifestations, mais elles étaient non-violentes et c'est la chose la plus importante", a réagi pour sa part le président du Comité international olympique (CIO), Jacques Rogge.
Peu après la fin de la cérémonie, une dizaine de militants de la cause tibétaine, certains barbouillés de peinture rouge, se sont allongés dans une rue d'Olympie, où ils ont chanté des slogans hostiles au gouvernement chinois, avant d'être rapidement délogés par la police grecque, qui a conduit certains d'entre eux au commissariat.
Par ailleurs, un défenseur de la cause tibétaine, Tenzin Dorjee, responsable de l'association Etudiants tibétains pour un Tibet libre, basée à New York, a été arrêté par la police alors qu'il s'apprêtait à conduire une "action" à Olympie, ont rapporté des journalistes qui l'accompagnaient.
Les militants de RSF ont eux été conduits dans un commissariat de Pyrgos, à 80 km de là, où ils sont actuellement interrogés, a rapporté à l'AFP un militant qui les accompagne.
Quelques milliers de personnes ont assisté à la cérémonie sur le site du sanctuaire antique autrefois dédié à Zeus, un public uniquement composé d'officiels, de journalistes et de personnes munies de tickets, l'accès au site ayant été strictement encadré.
Un temps légèrement découvert a permis à la torche d'être allumée à l'aide d'un miroir parabolique poli recueillant directement les rayons du soleil, comme le veut la tradition. "La flamme olympique va faire rayonner la lumière et la joie, la paix et la fraternité, l'espoir et les rêves du peuple de Chine et du monde entier", a déclaré Qi Liu, qui n'a pas interrompu son discours lorsque les militants de RSF ont tenté de s'approcher de lui mais a brièvement tourné la tête vers eux.
La flamme a été ensuite transmise au premier relayeur, le Grec médaillé d'argent de taekwondo au JO de 2004 à Athènes, Alexandros Nikolaidis. A l'issue d'un périple de 137.000 km à travers les cinq continents, elle sera portée dans le stade olympique de Pékin le 8 août, pour l'ouverture des Jeux.
Le site d'Olympie, qui a accueilli les premiers Jeux antiques, sert depuis depuis 1936 à l'allumage de la flamme des JO d'été et d'hiver.
Alors que les appels au boycott se multiplient en raison de l'intensification de la répression chinoise après les émeutes survenues il y a dix jours au Tibet, Jacques Rogge a estimé lundi qu'il n'y avait pas d'"élan" pour un tel boycott.
Lundi, un militant chinois qui avait fait diffuser une lettre ouverte sous le slogan "Nous voulons les droits de l'Homme, pas des jeux Olympiques" a été condamné à cinq ans de prison dans son pays.
La capitale européenne sera musulmane dans vingt ans. C'est du moins ce qu'affirme une étude publiée la semaine dernière dans le quotidien La Libre Belgique.
La capitale européenne sera musulmane dans vingt ans. C'est du moins ce qu'affirme une étude publiée la semaine dernière dans le quotidien La Libre Belgique. Près d'un tiers de la population de Bruxelles étant déjà musulmane, indique Olivier Servais, sociologue à l'Université catholique de Louvain, les pratiquants de l'islam devraient, en raison de leur forte natalité, être majoritaires «dans quinze ou vingt ans». Depuis 2001, Mohamed est, chaque année, et de loin, le premier prénom donné aux garçons nés à Bruxelles.
«Il faut relativiser ces chiffres, insiste Mahfoud Romdhani, député socialiste et vice-président du Parlement francophone bruxellois. Les immigrés de pays musulmans ne sont pas tous musulmans ! Moi-même, je suis de culture musulmane, mais agnostique.» Olivier Servais se veut d'ailleurs prudent sur les projections à long terme, Bruxelles subissant des flux de population importants en tant que capitale de l'Union européenne.
Reste, constate La Libre Belgique, que «si leurs parents n'étaient guère pratiquants», pour faciliter l'intégration dans leur pays d'accueil, «les jeunes marquent un retour important vers le fait religieux». Quelque 75 % des musulmans s'estiment aujourd'hui pratiquants. Auteur d'Infiltrée parmi les islamistes radicaux*, la journaliste flamande Hind Fraihi va plus loin : «Les jeunes sont de plus en plus radicalisés, affirme-t-elle. Ils rejettent les valeurs occidentales, même leurs parents s'en inquiètent. À Bruxelles, il existe des îlots, comme Molenbeek, où l'on a parfois du mal à se croire en Belgique…»
Du bazar Tafoukte à la bijouterie Mohammed, les musiques du Maghreb envoûtent le passant. Encombrée de seaux en plastique multicolores, de chaussures de sport et de caftans chatoyants, la ruelle piétonnière du Prado conduit à la mairie de Molenbeek, le quartier marocain de Bruxelles. Presque toutes les femmes sont voilées et les commerçants parlent arabe. «On se sent mieux, ici, qu'en France ou en Espagne, assure Akim, gérant d'un magasin de vêtements. Peut-être parce qu'on est une grande communauté. C'est comme au pays !»
Il y a quelques années, raconte Philippe Moureaux, le bourgmestre PS de Molenbeek, «des musulmans sont venus me trouver : ils voulaient que je sois le “président” de leur nouvelle mosquée…». C'est dire si cet ancien ministre, pourtant agnostique, est bien vu par le «gros tiers» de musulmans parmi ses 83 000 administrés. Création d'un Conseil consultatif des mosquées doté d'allocations de la mairie, ouverture d'un abattoir municipal pendant la fête du sacrifice, présentation d'une liste électorale comprenant une majorité de musulmans… «Ce sont des gestes de respect qui m'ont valu la confiance de cette communauté, explique le bourgmestre. On a été très loin, certains disent trop loin. Mais pour moi, la seule solution, c'est l'ouverture.»
Selon Alain Escada, président de l'association Belgique et chrétienté, «on va d'abandon en abandon». «De plus en plus de cantines introduisent des menus halal aux dépens des chrétiens, déplore-t-il. Les autorités ne font plus leur travail : les politiques, qui, avec une vision à court terme, sont prêts à tout pour séduire un nouvel électorat, mais aussi le clergé, qui met les musulmans et les chrétiens sur un pied d'égalité, alors que c'est loin d'être réciproque : voyez cet archevêque assassiné récemment en Irak !»
Pour l'instant, «l'essentiel de l'islam belge est paisible et familial, souligne Olivier Servais, mais un jour il y aura peut-être une revendication claire d'islam. Je n'exclus pas des explosions sociales.» Des partis communautaristes, redoute-t-il, pourraient capitaliser sur le taux de chômage très élevé à Bruxelles (plus de 20 % de la population), qui frappe notamment la population musulmane.
Jean-François Bastin, un Belge de 65 ans coiffé d'un turban à carreaux et la barbe teinte au henné, s'appelle aujourd'hui Abdullah Abu Abdulaziz Bastin. Converti à l'islam, il a fondé en 2004 le Parti des jeunes musulmans. Abdullah ne serre pas la main des femmes. «C'est tromper Allah, lâche-t-il. C'est aussi tromper celle à qui l'on donne la main, en lui faisant croire que vous êtes égaux. Mais je vous fais un grand sourire !» s'empresse-t-il d'ajouter.
Lui-même clame que les sourires, que certains politiques font aux musulmans ne sont qu'une «instrumentalisation grossière : Il y en a assez de cette sorte de néocolonialisme, s'emporte-t-il. Ils prétendent qu'ils vont nous défendre, et ensuite ils interdisent le foulard à l'école !». Aux dernières élections municipales, le PJM, qui ne se présentait que dans deux quartiers de Bruxelles, a rassemblé moins de 5 000 voix. «Nous pourrions prendre appui sur cette étude pour exiger plus de mosquées visibles, des appels à la prière, des cimetières, des écoles, des maisons de retraite…, s'emballe le converti. Moi je dis aux musulmans : “Perdez cet esprit de colonisé ! Les colons se sont fait bouter hors d'Algérie, c'est peut-être ce qui se passera ici.”» Les immigrés, conclut-il, en ont assez fait, et «même trop» pour s'intégrer : «c'est désormais à la Belgique de s'adapter».
Reporters Sans Frontière (RSF) dans une lettre adressée au ministre sénégalais de l`Intérieur, Me Ousmane Ngom, a invité les autorités sénégalaises à mettre un terme à la campagne d`intimidation que les Services de renseignement de la Gambie sont en train de mener contre les journalistes gambiens en exil au Sénégal, a appris la PANA. Selon RSF, le ministre de l`Intérieur a besoin d`être informé de la situation avant “qu`on lui notifie un enlèvement ou un meurtre".
Pour étayer ses propos, l`organisation de défense des journalistes a cité le récent cas de Yahya Dampha, un journaliste exilé à Dakar qui a échappé à une tentative d`enlèvement par des personnes supposées aux Services de renseignement gambiens.
La lettre a également évoqué d`autres cas de “menace et surveillance des journalistes exilés au Sénégal” durant les dernières années comme Musa Saidykhan l`ancien rédacteur en chef de l`hebdomadaire privé, "The Independent" qui a fait objet d`appels téléphoniques anonymes et de filatures à Dakar.
Isatou Jagne, ancienne employée du quotidien basé à Banjul, "The Point" et témoin oculaire de l`assassinat en décembre 2004 de Deyda Hydara correspondant de l`AFP et RSF à Banjul a également reçu des appels téléphoniques anonymes.
"Nous pensons que ces incidents répétés et ce climat de peur imposé par les Services de renseignement de la Gambie sur le territoire sénégalais sont assez inquiétants pour que les autorités sénégalaises prennent des mesures idoines pour y mettre fin".
Certains de ses partisans de la Droite l'y invitent. La Gauche lui demande d'avoir une autre attitude. Le chef de l'Etat français doit donc corriger le tir, « tenir compte des résultats des dernières consultations électorales comme il l'avait promis au cours de la campagne.
Le président français Nicolas Sarkozy a remanié hier son service de communication, au lendemain de la défaite du parti de droite Ump aux élections municipales, a-t-on appris dans l'entourage du chef de l'Etat.
La fonction de porte-parole, jusqu'ici occupée par David Martinon, qui quitte la présidence et pourrait devenir consul général de France aux Etats-unis (New York ou Los Angeles), est supprimée.
La présidence sera dorénavant dotée d'un "pôle politique", placé sous la responsabilité d'une conseillère de M. Sarkozy, l'ancienne journaliste Catherine Pégard, qui chapeautera un service de communication plus étoffé, a-t-on indiqué de même source.
La Gauche française, elle, mais également une partie de la Droite, exigeaient lundi du président Nicolas Sarkozy un changement de politique et d'attitude au lendemain de la sévère défaite du parti au pouvoir aux élections municipales.
Près de dix mois après sa large défaite à l'élection présidentielle, le Parti socialiste (Ps) s'est refait dimanche une santé électorale, ravissant à l'Ump (Droite, au pouvoir) une quarantaine de villes, dont certaines emblématiques comme Toulouse (Sud-Ouest), Strasbourg (Est) ou Metz (Est).
La Gauche a globalement recueilli 49% des suffrages contre 47,5% à la Droite. Celle-ci évite la déroute en conservant, de justesse, Marseille (Sud-Est), la deuxième ville de France.
"Les Français sanctionnent Sarkozy", titrait lundi le journal populaire « Le Parisien », alors que le quotidien de Gauche « Libération » parlait de "désaveu cinglant" pour le chef de l'Etat. "Le charme sarkozyen s'est rompu en quelques mois", estimait le quotidien.
Forte de sa victoire, la Gauche a appelé à un changement de la politique gouvernementale. "Je n'attends qu'un seul remaniement qui est le remaniement du comportement du président de la République et le remaniement de sa politique", a déclaré lundi le chef du Parti socialiste, François Hollande.
Le "message des Français" est "essentiellement sur le pouvoir d'achat", a-t-il ajouté, appelant à une "revalorisation immédiate des petites retraites" et "l'augmentation du salaire minimum".
La baisse du pouvoir d'achat est la préoccupation première des Français et l'une des raisons de la chute spectaculaire du président Sarkozy dans les sondages.
Le chef de l'Etat, en retrait durant la campagne, n'avait toujours pas commenté les résultats lundi en milieu de journée.
Entre les deux tours, il avait assuré qu'il "tiendrait naturellement compte" du résultat des élections, mais sans préciser comment. Selon son entourage, il ne devrait pas y avoir de remaniement gouvernemental de grande ampleur, mais plutôt des changements dans le style et l'équipe à l'Elysée.
Le gouvernement semble par ailleurs déterminé à garder le cap des réformes, quitte à les accélérer et les amplifier, afin de répondre à ce qui est perçue à Droite comme une "impatience" des Français.
La secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères et aux Droits de l'Homme Rama Yade a reconnu dimanche soir sur France 2 l'échec de la liste UMP de Nicole Goueta à Colombes (Hauts-de Seine), sur laquelle elle figurait en troisième position."On partait de loin. La ville était présentée comme perdue d'avance parce que de gauche. J'ai quand même voulu me présenter", a-t-elle déclaré. Interrogée sur le fait de savoir si sa présence au gouvernement avait pu être handicapante dans ce scrutin, la secrétaire d'Etat a répondu: "Pas du tout, les Colombiens ont très rarement parlé de questions nationales".
Les Forces françaises du Cap- Vert (FFCV) stationnées au Sénégal ne seront pas concernées par la réorganisation de la présence militaire française en Afrique annoncée au Cap (Afrique du Sud) par le président français Nicolas Sarkozy, a appris la PANA vendredi à Paris, de source militaire.
La France souhaite le maintien de sa base militaire au Sénégal afin d'assurer une meilleure coopération dans le domaine de la sécurité et de la prévention des conflits avec la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), a indiqué la même source. "Nous abordons désormais les questions de sécurité à l'échelle sous-régionale. Il est donc indispensable pour nous de maintenir notre présence au Sénégal pour avoir une coopération efficace avec la CEDEAO", a expliqué à la PANA un officier français, sous couvert de l'anonymat. 'exprimant sur le sujet lors de son dernier passage à Paris, le président Abdoulaye Wade a indiqué qu'il entendait renégocier les accords de défense franco-sénégalais du 29 mars 1974. En vertu de ces accords, quelque 1.200 soldats français appartenant à différentes armes (terre, air, mer) stationnent au Sénégal avec à leur tête un état-major de 75 militaires organisés en divisions et bureaux. Le président français, Nicolas Sarkozy, avait annoncé le 29 février dernier, en Afrique du Sud, une réorganisation de la présence militaire française en Afrique, assurant que "la France n'a pas vocation à maintenir indéfiniment des forces armées en Afrique". La France a signé des accords de défense avec le Cameroun, les Comores, la Côte d'Ivoire, Djibouti, le Gabon, la Centrafrique, le Sénégal et le Togo.
L'effervescence notée jeudi à l'ouverture du 11ème sommet de l'OCI, contraste avec l'ambiance feutrée qui régnait après-midi, au Méridien Président de Dakar, au deuxième et dernier jour de la Conférence des Souverains, Chefs d'Etat et de Gouvernement de l'organisation islamique, a-t-on constaté dans la capitale sénégalaise.
Si les chefs de délégations ont massivement répondu à la cérémonie solennelle d'ouverture, les rangs étaient clairsemés au huis-clos de vendredi consacré à l'examen des résolutions et à la préparation de la déclaration de Dakar. Nombre de chefs n'ont pas effectué le déplacement au Palais des Congrès, préférant déléguer leur ministres des affaires étrangères les représenter à la séance d'approbation des résolutions finales.
Pour ce type de rencontres au sommet, « les présidents privilégient en général les rencontres bilatérales au cours desquelles sont aplanies les difficultés ou dissipés des malentendus diplomatiques entre voisins ou partenaires » murmure un diplomate maghrébin très au fait des arcanes et des coulisses. Le monde musulman regorge de délicatesses allant de la crise au Liban à celle de la Palestine, de l'Afghanistan au Comores, en passant par le Tchad, le Soudan et sa région septentrionale du Darfur, voire les enclaves musulmanes de Bosnie Herzégovine. A cet égard, le président algérien Abdel Aziz Bouteflika est resté toute la journée dans ses appartements privés après une harassante journée d'audiences accordées jeudi à diverses personnalités.
Le roi du Maroc, dont l'agenda du jour est tenu secret n'est pas en reste au regard du ballet diplomatique observé dans les alentours de sa résidence. Jovial et plein d'humour, le président Wade, également président en exercice de l'OCI, savoure le succès de sa médiation dans le conflit opposant les président Omar El Béchir du Soudan et Idriss Déby Itno du Tchad, qui ont su parvenir à un accord de non agression signé jeudi tard dans la soirée. Anonymes et personnalités marquantes fraternisent, le temps d'une dévotion, dans une salle transformée, pour la circonstance, en lieu de prière, là ou le président iranien Ahmedinajad a prié en toute simplicité jeudi sous les yeux d'un gendarme stupéfié par la scène.
Téléphones portables à l'oreille, les entourages présidentiels multiplient les signes de courtoisie et de politesse pendant que ministres et hauts fonctionnaires dévalent les escaliers, se faufilent entre gendarmes et hôtesses d'un pas décidé, s'ils ne s'éclipsent derrière les épaisses portes des salons lambrissés du luxueux complexe hôtelier remis à neuf pour les besoins de la Conférence au Sommet.. Rare lieu de frénésie, la salle de presse est visitée et revisitée par des lobbyistes de tous bords, des militants des causes générales ou par les conseillers de presses distribuant annonces et communiqués relatifs aux activités des souverains, des chefs d'Etat et de gouvernement.
En revanche, les journalistes rongent leurs ongles ou consultent leur courrier électronique s'ils ne s'affalent par moment, sur leur siège pour de furtifs sommeils réparateurs dans l'attente d'être sollicités pour les points de presse, la déclaration finale ou l'issue incertaine de la révision de cette fameuse charte de l'Organisation. A19 H (TU) et quelques poussières de minutes, le jeune préposé à la tâche, finissait de prononcer la dernière note des versets de Coran lus devant une Assemblée attentive. Peu après le désormais président de l'Organisation pour les trois prochaines années, annonce solennellement la clôture du 11 sommet de l'OCI. Avec la satisfaction pour le Chef de l'Etat sénégalais, Abdoulaye Wade d'avoir obtenu que Dakar marque un nouveau point départ, avec l'adoption consensuelle de la Charte révisée.
Le Président sénégalais a haussé le ton, jeudi, contre la désunion des différentes factions palestiniennes face à l'occupation israélienne. Me Abdoulaye Wade parlait ainsi à la cérémonie officielle d'ouverture du 11ème sommet de l'Organisation de la conférence islamique (Oci). Le président Wade a pris les sensibilités rivales en activité en Palestine et dans la sous région moyen-orientale pour responsables des lenteurs notées en direction de l'obtention d'un « Etat indépendant et viable ». Abdoulaye Wade demandera aux Israéliens aussi de quitter tout bonnement les territoires occupés et d'arrêter les « réactions disproportionnées » contre les palestiniens. C'était en présence de Mahmoud Abass, président de l'autorité palestinienne et de Ban ki-Moon, secrétaire général de l'Organisation des Nations Unis.
A peine a-t-il pris la parole pour s'adresser à son auditoire constitué de plusieurs milliers de personnes, dans l'hôtel où se tenait le 11ème sommet de l'Oci, le président du Sénégal n'a pas attendu midi à quatorze heures pour évoquer la question palestinienne. Abdoulaye Wade s'est ainsi voulu catégorique et direct. Il qualifiera d'abord la cause palestinienne de « juste et légitime ». « Aujourd'hui, la juste et légitime cause palestinienne…reste au cœur de notre organisation » a indiqué le président du 11ème sommet de l'Oci. Une cause qui selon lui, est évidemment « la raison d'être historique » de l'organisation de la conférence islamique. Une organisation dont, à l'en croire, la lutte contre « l'intolérance criminelle » constitue l'un des objectifs. Pour rappel, cette institution regroupant une soixantaine de pays entièrement et partiellement musulmans, a vu le jour le 25 Septembre 1969, à cause d'un incendie criminel perpétré contre la mosquée d'Al Aqsa, à Jérusalem. Ce fut le 21 Août 1969. Cette mosquée est le troisième lieu saint de l'Islam après ses homologues de la Mecque et de Médine, deux métropoles d'Arabie Saoudite.
Soutien « indéfectible » de l'Oci au Peuple palestinien
Le président Wade a dit ensuite « avec vigueur notre soutien indéfectible à nos frères et sœurs de la Palestine ». Seulement, cela ne semble pas suffisant pour le président du 11ème sommet de l'Oci. Non content de son soutien au peuple palestinien, Maître Wade a eu une autre préoccupation. C'est vraisemblablement la division fratricide des sensibilités politiques palestiniennes, qui pourtant défendent théoriquement le même objectif, à savoir l'indépendance de la Palestine.Le nouveau président de l'Oci opte alors pour une exhortation à l'union, de toutes les forces palestiniennes. « J'exhorte toutes les forces politiques palestiniennes à s'unir d'abord en organisant sans délais un congrès du peuple palestinien » a –t-il avancé avec véhémence. Cette exhortation ira aussi à l'attention des organisations palestiniennes en activité tant dans les territoires occupés que dans la sous région moyen-orientale « de la Jordanie à Gaza ». Aux yeux du président Sénégalais, les palestiniens on ne peut plus divisés de manière quasi irréversible, devraient s'unir « autour de l'essentiel pour l'avènement d'un Etat indépendant etviable ».
Aucune alternative si ce n'est l'union des forces palestiniennes
Selon Me Wade, nulle autre alternative ne pourra amener les palestiniens à obtenir gain de cause dans la trop longue recherche de la libération et de l'indépendance que ce qu'il leur a proposé. Le nouveau présidentde l'Oci ajoutera : « Votre unité est le premier gage de votre succès et de votre salut. Unissez-vous en lieu et place d'affrontements fratricides. Discutez en toute fraternité pour établir une direction collégiale unique, fédératrice de toutes vos sensibilités pour la réalisation de vos objectifs communs ». Le troisième président du Sénégal indépendant engagera aussi la communauté islamique dans ses déclarations en ces termes : « vos frères et sœurs de la Ummah islamique qui vous ont toujours soutenus sans équivoque, sont toujours prêts à vous assister et à défendre avec vous les droits imprescriptibles du peuple palestinien sur ses terres et ses ressources. Par ma voix, le Sénégal offre d'abriter votre congrès, si cette proposition vous convenait ».
Israél, « puissance occupante »
Le président Wade, connu pour son franc-parler, n'a pas manqué d'« interpeller » le peuple israélien qu'il a qualifié de « puissance d'occupante ». Sur ce, le président de l'Oci enjoint : « j'interpelle solennellement le gouvernement israélien, puissance occupante, en lui demandant de mettre fin sans délais à toutes les activités illégales dans les territoires occupés, (de) mettre fin à la répression aveugle infligée au peuple palestinien et (d') arrêter les réactions disproportionnées ! » Selon lui, sa priorité à la présidence de l'Oci, « sera le problème palestinien avec l'établissement d'un Etat palestinien internationalement reconnu, à l'intérieur de frontières sérieuses ». Aussi, l'autre priorité du nouveau président de la deuxième plus grande institution internationale, sera –t-elle « la paix entre la Palestine et Israél dans l'exercice du droit inaliénable du peuple palestinien à la reconnaissance internationale sous la forme d'un Etat aux frontières sûres ». Au-delà du conflit israélo-palestinien, le président Wade projette de restaurer une « paix globale au Moyen-Orient ». A l'arrivée, la volonté de Me Wade et des membres de la communauté islamique internationale, est d'obtenir « une paix juste et durable entre la Palestine et Israél »
Le Président Wade en « sapeur pompier »
Le président sénégalais a dit que sa déclaration était sa « réponse à toutes les interpellations qui (lui) sont adressées sur cette question, c'est ma réponse au président Shimon Pérès qui déjà, il y a plusieurs années, à l'époque de Feu (Yasser) Arafat, m'avait demandé d'accepter une médiation entre Israél et la Palestine et qui, aujourd'hui à la tête d'Israél, me demande officiellement d'intervenir en faveur de la paix entre les deux pays ». Il lancera un appel aux israéliens et aux palestiniens « d'arrêter aujourd'hui - même (jeudi) les violences d'où qu'elles viennent en action ou en réaction et d'observer un cessez-le-feu pour me permettre de faire les consultations et des propositions sur un processus de paix ». Me Wade ajoutera : « j'espère que les deux parties auront la lucidité de saisir l'exceptionnelle opportunité qui leur est faite de parvenir enfin à une paix juste et durable ».
Wade prend à témoin la communauté internationale
Ces déclarations de Wade ont été faites en présence de plus de soixante (60) délégations officielles dont celles dirigées par Ban Ki-Moon, secrétaire général de l'Organisation des Nations Unis. Il en a profité pour demander le soutien de la communauté internationale afin qu'il puisse réussir le pari d'« une paix juste durable entre israéliens et palestiniens ». « J'en appelle à la communauté internationale pour me soutenir dans la mission que me demande l'Etat d'Israél et que j'assume naturellement depuis toujours pour la Palestine… » Rappelons que le thème du 11ème sommet de l'Oci, tenu à Dakar lesjeudi 13 et vendredi 14 mars, est : « la Ummah islamique au 21ème siècle ».
Des peines de prison sans sursis, allant de 2 à 5 ans, et de 5 à 10 ans. Des amendes de 1 à 5 millions (1560 à 7800 Euros). Tel est le contenu de la proposition de loi visant à combattre l'homosexualité et les comportements impudiques, déposée hier sur la table du président de l'Assemblée nationale par les députés Mbaye Niang (Mrds), Ndèye Fatou Touré (Tekki), Cheikh Bamba Dièye (Fs/dbj), et Mously Diakhaté (alliance Jëf jël).
Lorsque l'affaire Goudi Town a éclaté de même que l'histoire du mariage des homosexuels, il y a eu un débat. Avec beaucoup de paroles et peu d'actes. Des députés du peuple ont décidé d'agir «avant que ça ne soit trop tard». Pour l'instant, ils ont pour noms : Imam Mbaye Niang, Ndèye Fatou Touré, Cheikh Bamba Dièye, et Mously Diakhaté. Ces députés membres de l'opposition parlementaire ont été à l'origine d'une proposition de loi. C'est précisément la Proposition de loi n°09/2008 rajoutant un second alinéa à l'article 318 du code pénal et créant les articles 319 bis-1 et 319-2 du code Pénal. Déposée depuis hier après-midi, cette proposition de loi vise l'outrage public à la pudeur, c'est-à-dire les actes «attentatoires à la pudeur, au regard de nos mœurs et commis dans un endroit privé ouvert au public». Mais aussi les « actes homosexuels, gestes, comportements impudiques ou contre nature ou utilisation d'images, de son, manipulation ou autres procédés de quelque nature que ce soit commis par un individu envers un autre de même sexe». Les peines proposées vont de «2 à 5 ans de prison et d'une amende de 1 à 5 millions sans que ces peines ne puissent être assorties du sursis» pour un outrage public à la pudeur. Et de « 5 à 10 ans pour auteur d'acte homosexuel et d'une amende de 1 ; à 5 millions sans sursis ». Dans la proposition de loi les harcèlements sexuels ne sont pas de reste. (voir proposition de loi).
Le groupe libéral mis à l'épreuve
A l'instar de la proposition de loi reportant des locales, cette nouvelle proposition de loi intervient à la fermeture de la session de l'Assemblée. Donc, il faut 76 députés pour convoquer une session extraordinaire. Faute de quoi Mbaye Niang et Cie devront attendre l'ouverture de la 2ième session, dans quelques mois. Donc ces députés dépositaires de la nouvelle proposition de loi ont forcément besoin de l'appui de la majorité pour d'abord l'ouverture d'une session extraordinaire mais aussi pour l'adoption de la proposition de loi. A ce propos, lors de la plénière Doudou Wade qui faisait allusion à cette proposition de loi avait promis devant les députés de soutenir Imam. Qu'en sera-t-il ? Déjà Imam Mbaye Niang soutient q