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24 heures
jeudi 28 février 2008, a 18:16
LE CORPS DE KATOUCHA RETOUVRE: l'ex-mannequin d'Yves Saint-Laurent, est officiellement décédée...

C'est désormais une certitude : le corps qui a été retrouvé à la hauteur du pont du Garigliano est bien celui de l'ancien mannequin, dont on était à la recherche depuis un mois.

 

Katoucha Niane, d'origine guinéenne, l'un des premiers tops models noirs, avait disparu dans la nuit du jeudi 31 janvier au vendredi 1er février, à Paris. Après une soirée arrosée dans la capitale, le top de 47 ans est raccompagnée par des amis à bord de la péniche où elle vit, à proximité du pont Alexandre III. Ce soir de pluie, ce que ses proches ignorent, c'est que Katoucha vit en réalité sur une seconde péniche, amarrée à la première...Depuis cette nuit, elle n'avait plus donné aucun signe de vie, et son sac - contenant tous ses papiers et son portable - avait été retrouvé sur le bateau.


Egérie de grandes maisons de couture comme Yves Saint-Laurent, Paco Rabanne et Christian Lacroix au début des années 80, elle avait quitté les podiums dans les années 90 pour se consacrer à ses enfants.


Katoucha fait reparler d'elle au début des années 2000. Elle veut se consacrer aux autres. Elle s'occupe donc d'Ebène Top Model - un évènement annuel destiné à lancer des mannequins africains - qui combine ses deux passions : l'Afrique et la mode.

Après un retour à la télé en 2005, avec sa participation dans Top Model 2005 sur M6, Katoucha se retire à nouveau de la scène médiatique, pour écrire.


En septembre 2007, elle revient avec un livre choc : Dans ma chair. Katoucha y raconte l'horreur de l'excision subie à l'âge de 9 ans. « Ma mère, une intellectuelle formée en France, sait détourner notre attention des atrocités du régime. Malgré l'endoctrinement, les délations, les pendaisons publiques, j'ai le cœur léger. Mais cette parenthèse dorée va se noircir en quelques secondes. Sous une lame. »

Avec la sortie de ce livre, cette mère de trois enfants - Amy, 29 ans, Alexandre, 22 ans, et Aiden, 9 ans - décide de faire avancer les choses... Elle crée alors sa propre association : KPLCE (Katoucha Pour la Lutte Contre l'Excision), et parcourt les villages du Sénégal pour combattre cette tradition - qui consiste à mutiler les organes génitaux pour priver les femmes de plaisir sexuel.

La démarche de Katoucha porte ses fruits. Bon nombre d'exciseuses acceptent de renoncer à cette activité.

Les souffrances et le combat de l' ex-top model n'auront pas été vains : Katoucha a permis d'éviter de nouvelles mutilations. Comme l'affirmait Théodore Monod : "Le peu, le très peu que l' on peut faire, il faut le faire quand même".

 

Source: www.xibar.net

 

Catégorie: Lu, Vu et Entendu

mercredi 27 février 2008, a 09:38
Sénégal : Grève à « Nestlé », la production bloquée, plusieurs milliers d’Euros en l'air

Les ouvriers de l'usine de production de lait appelée Nestlé-Sénégal, située au km15 sur la route de Rufisque, sont en grève depuis jeudi dernier, pour défendre un délégué syndical victime de licenciement. L'arrêt de production observé pour cause de grève aurait déjà entraîné une lourde perte pour l'usine estimée dans l'ordre de 180 millions de francs, soit 30millions de francs par jour de travail. Et l'usine fonctionne en temps normal 24 h/24.
La grève déclenchée jeudi dernier à l'usine de fabrique de lait, Nestlé-Sénégal, n'a encore connu de dénouement.  

Et le personnel uni comme un seul homme a fini par paralyser tout le système de production. Il semble très déterminé à faire rétablir dans son droit un de leurs délégués syndicaux licencié par la Direction. Ainsi avec une valeur de production évaluée à 30 millions FCFA par jour, Nestlé-Sénégal aurait alors perdu pour les six jours qu'a duré le mouvement de grève quelque 180 millions de FCFA. Les travailleurs maintiennent leur décision de paralyser la production tant que la direction de l'usine ne reviendra pas sur sa mesure. En effet, des délégués renforcés par d'autres travailleurs font la sentinelle pour imposer à tous les travailleurs le respect du mot d'ordre. « Nous gardons le statu quo. Nous avions été hier (ndlr-lundi) à l'Inspection du travail qui a pris la décision après avoir entendu les différentes parties de rendre son verdict dans les quinze jours à venir. Mais nous maintenons notre position initiale qui consiste à tout paralyser. En attendant cette décision. Il y a une médiation des anciens travailleurs de l'usine et certaines bonnes volontés qui se concertent avec la direction. Nous, nous attendons », a déclaré Mor Ndiaye, délégué syndical à l'usine.

 

Auparavant, Mor Ndiaye avait expliqué les raisons de la grève en ces termes : « Ils veulent licencier un camarade délégué du personnel qui a fait 18 ans de carrière et autant d'années de syndicalisme. C'est quelqu'un qui a toujours tenu tête. Et nous avons constaté qu'il y a un chef d'équipe recruté sous contrat et dont la seule mission consiste à tout faire pour liquider notre camarade, Basile Preira », a souligné en substance notre interlocuteur. Par ailleurs, entre autres problèmes qui ont poussé le mouvement syndical à se radicaliser figure le rôle joué par le Directeur des Ressources humaines dans la vie de l'entreprise qui cherche à bafouer les acquis sociaux des travailleurs. « Ce directeur n'est que depuis quatre ans et il ne fait que bafouer nos acquis sociaux. Nous étions en négociation de plate-forme revendicative comportant neuf points. Par la suite, il y a eu un déficit de personnel qui les a fait instaurer un système de rotation sur les pauses que nous avions refusées.

 

 La direction a sauté sur l'occasion d'une demande d'explication que le chef d'équipe nommé tantôt avait envoyé à notre camarade pour attiser le feu en menaçant de le licencier pour réduire nos forces. Mais c'est sans compter avec la détermination de l'ensemble du personnel qui est soudé très solidairement. Pour briser le mouvement, la direction est passée à la vitesse supérieure. Une situation à laquelle nous nous opposons en paralysant tout le système de production. Ainsi, depuis six jours, rien ne fonctionne plus ici à Nestlé-Sénégal », a martelé Mor Ndiaye.
Pour sa part, le secrétaire général adjoint de l'Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal (Unsas), Mamadou Diop Castro, qui s'était rendu jeudi dernier sur les lieux pour engager une médiation entre les protagonistes, avait déclaré : « Je suis là au nom de mon secrétaire général empêché et au nom de tous les militants de notre mouvement syndical. Il s'agit pour nous de lutter contre l'arbitraire patronal au lendemain du lancement du manuel sur les droits des travailleurs sur la sécurité sociale. Nous pensons qu'il doit y avoir un nouveau style de gestion des relations sociales entre gouvernement, patronat et travailleurs.

 

Il doit y avoir des concertations permanentes pour sauvegarder les droits des travailleurs et également pour défendre l'outil de travail. C'est pour cette raison que nous sommes contre la volonté du patronat de liquider le collège des délégués, de liquider le délégué du personnel, de l'ostracisme également qui les frappe dans les consultations et dans les discussions sur l'avenir de l'entreprise », a-t-il souligné avant de dire toute sa satisfaction sur la mobilisation des travailleurs qui ont fait bloc pour neutraliser la production. Toutefois, il est à noter qu'une tentative de recueillir la version de la Direction a été infructueuse. Monsieur Alvaro Labarka, Directeur général de l'usine a simplement refusé de se prononcer sur la situation.

 

Source : www.rewmi.com

 

Catégorie : Lu, Vu et Entendu

 

Titre : 24heues

lundi 25 février 2008, a 10:08
Sarkozy : 'Casses-toi, pauvre con'

«Protéger» le Président. C'est Jean-Pierre Raffarin qui l'a dit hier, en réclamant que le gouvernement et l'UMP «aident» davantage Nicolas Sarkozy. Le protéger de lui-même? Le sénateur de la Vienne n'est évidemment pas allé jusque-là, assurant même que le chef de l'Etat «ne ralentira pas». Mais si protection il doit y avoir, c'est bien que quelque chose ne tourne pas rond à l'Elysée.

 

Alors que les sondages sont toujours à la baisse et que la cacophonie a dominé en fin de semaine dernière, retour sur un week-end, entre fébrilité manifeste au Salon de l'agriculture et bras-de-fer lourd de conséquences avec le Conseil constitutionnel. «Casse-toi alors, pauv'con» La perle du Salon de l'agriculture, filmée et diffusée sur le site du Parisien, a circulé allègrement sur Internet ce week-end. Lors de sa traversée éclair du salon samedi matin, en plein bain de foule, Sarkozy croise un visiteur récalcitrant qui refuse sa poignée de main. «Ah non, touche-moi pas», prévient-il. Le chef de l'Etat rétorque sans détour : «Casse-toi, alors.» «Tu me salis», embraye l'homme. Le sourire se crispe. Sarkozy lâche, desserrant à peine les dents, un raffiné «Casse-toi alors, pauv'con, va». Du plus bel effet.

 

Le badaud n'est pas le premier à faire les frais des écarts verbaux d'un Sarkozy qui manque de sang-froid. Chahuté en novembre, lors de sa visite aux marins pêcheurs du Guilvinec, le Président avait piqué une colère. L'oreille chauffée par les insultes, il avait pris à parti l'un des pêcheurs: «C'est toi qui as dit ça? Ben descends un peu le dire, descends un peu…» La prise de becs du Salon de l'agriculture est plus discrète mais elle trahit l'humeur présidentielle du moment. A fleur de peau. L'avis du Conseil constitutionnel «Stupéfiante atteinte à l'Etat de droit» pour le chef de file des députés socialistes, Jean-Marc Ayrault ; «dérive dangereuse», selon André Vallini, secrétaire national PS à la justice.

 

 Nicolas Sarkozy a ulcéré, ce week-end, les responsables de l'opposition qui l'accusent de mettre à mal la fonction présidentielle et, désormais, de faire tanguer les institutions en appuyant sur le détonateur d'une nouvelle controverse. Il faut dire que le président de la République s'est attaqué à un intouchable: les «sages» de la rue Montpensier. Au cœur de cette levée de boucliers, sa décision de demander au premier président de la Cour de cassation de plancher sur des propositions pour permettre l'application immédiate de la rétention de sûreté. Une tentative de contournement de l'avis rendu jeudi par le Conseil constitutionnel qui a donné son feu vert au principe de centres d'enfermement à vie pour les criminels dangereux, prévue dans le projet de loi Dati.

 

Il a en revanche limité la possibilité d'appliquer cette mesure à des criminels condamnés avant la promulgation du texte. Habilement, le président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré a préféré garder le silence, laissant nombre de voix - de Robert Badinter aux syndicats de magistrats, en passant par Dominique de Villepin qui qualifie «l'étonnante question de la rétention de sûreté» de «monstruosité sur le plan juridique» - exprimer un point de vue sur lequel il n'a rien à redire. Un silence qui entend aussi de ne pas déplacer un problème éminemment juridique sur celui de la politique, voire de la polémique. Mais il n'empêche, cette attaque directe du Président est une première qui ne passe pas. La cacophonie des conseillers «Tous ceux qui ne sont ni des élus ni des membres du gouvernement doivent s'astreindre à une plus grande réserve.» Qui parlait ainsi en fin de semaine dernière, dans Le Monde? Edouard Balladur.«S'exprimer, c'est un métier! On ne passe pas de l'ombre à la lumière sans éclats.» C'est qui cette fois ? Jean-Pierre Raffarin.

 

 Dans la ligne de mire des deux anciens Premiers ministres : la belle cacophonie au plus haut niveau de l'Etat, après les polémiques sur l'enseignement de la Shoah en CM2 ou plus récemment sur les sectes, «un non-problème» en France selon la conseillère de l'Elysée Emmanuelle Mignon. Dans les deux cas, le cafouillage a dominé, le chef de l'Etat comme le Premier ministre devant contredire, sur les sectes, les propos des entourages. Un désordre de plus pas franchement au goût des élus UMP à quinze jours des municipales. C'est pourtant eux que Raffarin appellent à la rescousse pour… «protéger» le Président.

 

 

Source : www.rewmi.com

 

Catégorie : Lu, Vu et Entendu

vendredi 22 février 2008, a 14:29
L'homophobie se radicalise au Sénégal

La publication début février du dossier d'Icône sur l'homosexualité n'en finit pas de faire des vagues. Le magazine people semble avoir exacerbé l'hostilité des leaders religieux et politiques du Sénégal à l'égard des gays et lesbiennes. Dans cet Etat à 90% musulman, leur ressentiment s'est même accru. C'est notamment la conséquence de la libération sans procès de prétendus homosexuels, soupçonnés d'avoir menacé de mort le directeur de publication d'Icône.

 

Pour protester contre cette remise en liberté, qui serait le fait de pressions des autorités, une manifestation s'est tenue le 15 février à Dakar malgré son interdiction par le préfet de la capitale sénégalaise. La marche était placée sous le signe de la lutte contre « la dépravation des mœurs et la libération d'homosexuels ». Elle était organisée par Mbaye Niang, imam et député du Mouvement de la réforme pour le développement social. Le chef de ce parti minoritaire estimait que les cinq personnes placées en garde à vue auraient dû rester derrière les barreaux car elles « ont été pris en flagrant délit ». Les laisser partir équivalait donc, selon lui, à une « une violation de la loi », puisque l'homosexualité est passible de cinq ans de prison.


Croisade religieuse contre l'homosexualité


Dimanche dernier, un comité de suivi sur la « dégradation des mœurs et le non respect des valeurs religieuses dans les médias » a lancé une pétition nationale. Des propos fermement soutenus par plusieurs dignitaires religieux. Le pasteur Waly Sarr, président de la Fraternité évangélique du Sénégal, a rappelé sur le site du quotidien sénégalais Walf Fadjri que « l'homosexualité est sévèrement condamnée dans la Bible ». Il qualifie au passage cette orientation sexuelle de « perversion sexuelle » et « péché grave ».
« Le combat contre l'homosexualité et toutes les déviances qui déshumanisent l'individu est un combat légitime et moral, mais aussi hautement civique et patriotique », a pour sa part déclaré mercredi Abdou Latif Guèye, secrétaire général du Rassemblement démocratique Sénégalais (opposition) et président de l'organisation non gouvernementale islamique Jamra. Précisant que le « combat » devait se mener sans violence, l'imam souligne que cette recommandation n'est en aucune façon « une compassion hypocrite ni une complaisance coupable envers une pratique abjecte condamnée irrémédiablement par la loi de Dieu et celles des hommes ».


Psychose chez les homos


Le climat est tel que plusieurs associations ont fait part de leurs préoccupations. Au Sénégal, la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l'Homme rapporte « une inquiétante montée de l'homophobie ». Aides, Sidaction et Act Up Paris, basées en France, ont appelé à « la réforme du code pénal sénégalais afin d'abolir les lois contre les homosexuels et de mieux lutter contre le sida ». Une abolition également formulée par un collectif d'organisations des droits humains et de défense des lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels. De même, le groupe appelle les autorités sénégalaises à « assurer le respect de l'intégrité physique et morale des personnes mises en cause dans cette affaire et plus généralement [à] condamner avec la plus grande fermeté les actes homophobes, susceptibles de porter atteinte à l'intégrité physique et morale des personnes homosexuelles ».


Cet appel a été lancé le 8 février. Depuis, les événements ont prouvé que les homosexuels du Sénégal ont bel et bien besoin de protection. Ils sont en proie à une véritable psychose, alimentée par des rumeurs qu'il est difficile de confirmer ou d'infirmer. Surtout, d'après le site du magazine français gay et lesbien Têtu, plusieurs « goorjigeen » - comme on les surnomme - ont appelé le Collectif contre l'homophobie pour lui exposer leurs craintes. Deux gays présumés ont été lynchés à Kaolack le 14 février, d'après un témoin interrogé par ce média. « Ce que j'ai vu était tellement horrible, a raconté l'homme interrogé, lui-même homosexuel et terrorisé par la scène qu'il a vue. Ce n'était pas humain, c'était sauvage. Tous les gens qui passaient leur tapaient dessus : les hommes, les femmes, les enfants. Ils donnaient des coups de pied, des coups de poing, des coups de bâton. » Pour sauver leur vie, les gays doivent redoubler de prudence ou, pour ceux qui en ont les moyens, fuir le pays.

 

Source : www.rewmi.com

 

Catégorie : Lu, Vu et Entendu

mercredi 20 février 2008, a 19:42
Sénégal : Le triste sort des victimes de mines

         Le Sénégal, dit-on, est le pays de la « Téranga ». Cette « hospitalité– altruisme »  est multidimensionnelle et légendaire. Tout le monde en bénéficie y compris les étrangers.  Mais il semble que ce ne soit pas le cas des victimes de mines. Leur sort, qu'ils n'ont nullement choisi, est d'autant plus curieux, que le siège de leur Association nationale partage la même aire communale que le Centre national d'action antimines du Sénégal (Cnams) sensé les prendre en charge sur toute la ligne.

 

            Prise au sens large, l'expression « victimes de mines » concerne l'ensemble des populations de la région méridionale du Sénégal. C'est la Casamance naturelle, où les relations interindividuelles sont si imbriquées que tout le monde est apparenté à tout le monde. Le sud du Sénégal ayant en effet ployé sous un quart de siècle de conflit avec son cortège de malheurs causés entre autres par les mines, est la seule qui ait directement connu cette page sombre de l'histoire de ce pays de l'Afrique occidentale. Oui, certes ! Mais « les victimes directes », tel qu'on les nomme à Ziguinchor, principale ville de la Casamance, sont évaluées à moins d'un millier. Ils sont estimés à un peu plus de sept cent trente (730) dont près de cent soixante dix (170) sont déjà décédés. Le reste, estimé à plus de cinq cent cinquante, traîne encore les vicissitudes aussi bien psychologiques, physiques que matérielles dues à leurs conditions de « victimes – handicapés » pour la plupart d'entre eux, à vie.

            Maintenant qu'ils sont condamnés à vivre différemment, donc autrement que leurs compatriotes sénégalais, il se pose la question à savoir : à qui incombe leur prise en charge ? Cette question, aussi facile que lapidaire, n'en demeure pas moins pertinente. Au sens le Sénégal est un pays qui a ratifié « la Convention sur l'interdiction de l'emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction ». Ceci n'est que l'intitulé dudit document, autrement nommé «  La Convention d'Ottawa ».

 

La problématique de la prise en charge

 

La question de la prise en charge des victimes de mines trouve sa réponse à trois niveaux distincts. Il s'agit d'abord de ce qu'on pourrait désigner sous l'expression d'« auto prise en charge ». Laquelle reste tout à fait vitale. Car à défaut, toutes les victimes disparaîtraient pour n'avoir pas cherché de survivre à leurs « nouvelles » conditions. L'autre niveau est celui-là familial et sociétal. Cette prise en charge est d'autant naturelle que la cellule familiale, et au-delà, la société sénégalaise n'est pas du tout individualiste. A ce niveau, elle existe pleinement et entièrement à la mesure du niveau de vie des familles respectives directement touchées par les méfaits des engins de la mort. Reste maintenant, la prise en charge des victimes de mines par les autorités compétentes. Là, c'est tout un débat, pour ne pas dire, une polémique grandeur nature que les uns et les autres entretiennent en fonction de leurs intérêts assez divergents.

Car, s'il est constant que les victimes de mines qui ont trouvé nécessaire de s'organiser au sein de l'Association sénégalaise des victimes de mines (Asvm) pour mieux prendre en charge leurs revendications existentielles, s'accordent avec l'autorité sur le fait que c'est cette dernière qui doit s'occuper d'elles, la définition de l'expression « une prise en charge » reste le point d'achoppement. 

 

L'indignation des « nécessiteux »

 

C'est justement à ce niveau que Sarani Diatta, le président de l'Asvm avance qu'ils n'ont « pas senti la main de l'Etat ». M. Diatta  peiné par les dures conditions de vie que traversent ses consoeurs et ses compères, lesquelles conditions sont exacerbées par la modicité des moyens de subsistance de ces derniers, sera catégorique là-dessus : « Nous ne sentons absolument pas la main de l'Etat ». Une main, que les victimes de mines attendaient dans tous les domaines : par exemple ceux de la formation, de la création de microprojets, des Groupements d'intérêt économique, mais aussi au niveau de la gratuité des prothèses. Le seul effort des autorités compétentes, aux yeux de la personne morale de l'Asvm, reste la cooptation de trois membres de leur association, pour les employer comme « un gardien et deux femmes de ménage » en service au Cnams. « C'est tout ! » dit-il avec indignation. Est-ce suffisant pour faire taire des hommes et des femmes qui souffrent dans leur chair et dans leurs âmes. Du tout ! Car, pour Sarani, « ce n'est pas ce que nous attendions de l'Etat, nous attendions beaucoup plus que cela ». Par exemple la subvention des prothèses qui coûtent chères. Selon lui, les prothèses coûtent entre quarante (40) et quatre-vingt dix (90.000) Francs CFA (140 Euros). Et puis, «nos membres nous reviennent toujours avec des factures. Au moment où je vous parle, les victimes de mines paient leurs prothèses » déplore-t-il.

 

L'appréciation de l'Etat à travers le Cnams

 

Les années passées, les victimes de mines bénéficiaient des subventions d'une Ong internationale en activité en Casamance. Ces subventions s'élevaient à plus d'un million de nos francs. Elles ont été logées, selon le responsable de l'Asvm, « au centre hospitalier régional de Ziguinchor (sud du Sénégal), pour d'une part alléger les frais liés à la pose de prothèses par le centre orthopédique, de l'autre à la prise en charge des soins d'urgence ; mais la première est finie depuis, alors que la seconde est en passe de l'être ». M. Diatta concédera qu'une quarantaine d'entre eux, les victimes de mines,  ont eu la faveur de bénéficier de la première subvention, entre 2005 et 2006. Ce sera tout ? Non, pas encore ! Le Directeur du Cnams, Pape Omar Ndiaye reconnaîtra, lors d'un point de presse, l'existence des trois emplois octroyés à l'Asvm et du fonds déposé par l'Ong en question au Centre hospitalier régional de Ziguinchor. Mais, côté définition de l'expression « prise en charge », le patron chargé de la problématique mine en Casamance voudra, lui, donner deux acceptions pour le moins mitigées. Le directeur parlera d'« indemnisation et d'assistance ». A l'en croire, appréhender la prise en charge des victimes de mines comme étant une « indemnisation », revient à chercher un interlocuteur autre que lui et le service qu'il dirige. Si, par contre ses vis-à-vis évoquent la question sous l'angle de l'« assistance », le directeur du Cnams se considère alors comme étant leur interlocuteur privilégié. Sous ce rapport, ce qui a dû échapper à M. Ndiaye, c'est que les vocables « indemnisation et assistance » appellent tous les deux, la notion de dépendance. Quelle que soit l'expression utilisée il ne serait pas exagéré de prendre les autorités pour les dépositaires du devoir d'assister les victimes de mines.

 

Qu'en est-il de la Convention d'Ottawa

 

Cette assertion est d'autant plus vraie que le Sénégal est, à l'image de 155 autres pays et nations du monde,  signataire de la Convention d'Ottawa. Dakar l'a ratifiée en 1998 et elle entrera en vigueur un an plus tard, en 1999 ; soit depuis prés de 10 ans maintenant. Une Convention qui stipule, en son article 6, alinéa 4, que c'est à lui qu'incombe le devoir de fournir « une assistance pour les soins aux victimes des mines, pour leur réadaptation, pour leur réintégration sociale et économique ainsi que pour des programmes de sensibilisation aux dangers des mines. Cette assistance peut être fournie, entre autres, par le biais des organismes des Nations Unies, d'organisations ou institutions internationales, régionales ou nationales, du Comité international de la Croix-Rouge, des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant -Rouge et de leur Fédération internationale, d'organisations non gouvernementales ou sur une base bilatérale ». Si, à la lumière de cet extrait, et comme l'a soutenu le directeur du Cnams, c'est grâce à la diligence de l'Etat que l'Ong ci-devant citée a déposé une caution au Centre hospitalier, il reste tout aussi vrai que c'est toujours Dakar qui doit assurer la continuité de la subvention, à partir du moment où la somme versée venait à être épuisée.

Or, le Sénégal a beaucoup de  partenaires en matière de coopération bilatérale, notamment dans le cadre de la résolution de la problématique mine en Casamance. Retenons simplement, Pape Omar Ndiaye aidant, que l'Union Européenne a investi pas moins de « 4 millions d'Euros dont 3,5 millions sont exclusivement destinés au déminage » de la Casamance. « C'est acquis ! » a-t-il informé. D'autre part, « rien que sur la question des mines, le Gouvernement du Sénégal met plus de 200 millions (de FCFA soit 312.500 Euros) par an ! C'est considérable ! » a-t-il ajouté. Quelle place a été réservée alors à la prise en charge des victimes de mines ? M. Ndiaye avancera ceci : « Nous faisons ce que nous pouvons » ;  avant de reconnaître lors du même point de presse : « Je suis d'accord qu'il reste à faire ».

 

 

                                                                                              Boubacar DIASSY



mercredi 20 février 2008, a 12:15
Sénégal : Le Président Wade crache ses vérités à Ahmadinejad

Dans son édition d'hier, «Jeune Afrique», à sa page «confidentiel» écrit : «L'Organisation de la conférence islamique, qui tiendra son 11e sommet à Dakar les 13 et 14 mars prochains, doit-elle changer de dénomination ? C'est le souhait du Président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, qui verrait bien l'institution se transformer en Organisation des pays islamiques et qui souhaiterait, par ailleurs, la signature d'un accord de défense entre ses pays membres (…)». Il y a du vrai et du faux dans les révélations de nos confrères, et pour cause.

 

Le pacte radical que l'Iran voulait imposer


Selon des sources bien informées, l'Iran souhaitait une révision de la charte de l'Organisation de la conférence islamique (Oci,) engageant tous les pays de la Oummah à défendre les pays membres attaqués. Une sorte de pacte de défense, du reste, très radical et contraignant pour les intérêts des membres. Le Sénégal, par exemple, qui entretient de bonnes relations avec les Etats-Unis, se verrait mal signer ce pacte, à cause des relations tendues entre Washington et Téhéran. Pour justifier ce pacte, les Iraniens avaient invoqué une résolution du sommet de Dakar de 1991, qui faisait état de la nécessité, pour les pays musulmans, de se défendre ensemble, en cas d'agression. Mais une résolution est loin d'être une charte…Aussi, aucun pays membre de l'Oci n'a-t-il soutenu pas cette proposition de l'Iran. A commencer par le Sénégal. Est-ce pour faire passer sa proposition, lors du sommet de Dakar, que l'Iran, après avoir promis 60 véhicules au Sénégal, lui en a donné 40 de plus ? En tout cas, même s'il entretient des relations particulières avec le Président iranien, Wade lui a affirmé quelques vérités, dimanche dernier, lors d'un échange téléphonique. Après avoir écouté son homologue iranien, le chef de l'Etat sénégalais lui a fait comprendre que sa proposition méritait réflexion, mais qu'elle ne peut pas être adoptée, lors du sommet de l'Oci.
 

L'Arabie Saoudite et le Pakistan ne veulent plus de «Oci»


«Jeune Afrique» se trompe lourdement, en affirmant que c'est l'Iran, qui veut proposer le changement du sigle «Oci». Ce n'est pas l'Iran, qui veut ce changement, mais d'autres pays, qui, en lieu et place de «Organisation de la conférence islamique », ont proposé «Organisation du monde musulman». C'est, en partie, l'objet de la première phase de la réunion des hauts fonctionnaires de l'Oci en conclave, depuis hier. Le point inscrit à l'ordre du jour n'a pas fait encore l'objet de discussions, même si les premières informations laissent croire que ce putsch, pour changer le sigle du sommet, va échouer. En effet, certains pays, comme l'Arabie Saoudite et le Pakistan, ont proposé que le sigle «Oci» cèdent la place à «Organisation du monde musulman» ou à «Organisation islamique mondiale». Ce, en référence aux conclusions du sommet de la Mecque, qui avait demandé aux pays membres de l'Oci de réfléchir sur la réforme de l'organisation. Mais, pour le Sénégal et le groupe africain, ce changement est inopportun.  Du fait que, si on change le sigle en vigueur depuis 1969, on aura du mal à imposer un nouveau nom, alors que celui-là est déjà très connu.


Autant dire, donc, que de chaudes empoignades auront lieu, lors du sommet des chefs d'Etat et souverains, mais aussi, lors de la rencontre des ministres des Affaires étrangères, qui va la préparer. N'empêche, cette rencontre des chefs d'Etat et souverains se fera en l'absence du Roi d'Arabie Saoudite, Sa Majesté Abdallah bin Abdelaziz Al Saoud, Serviteur des deux Saintes Mosquées. Des sources renseignent que, sauf changement, il va envoyer une délégation, contrairement à ce qui avait été annoncé. Ce qui ne sera pas le cas pour le Président iranien, qui risque, avec ses positions très radicales, de devenir la vedette du sommet….


 Le Sénégal reconnaît le Kosovo !


 Les bonnes relations entre le Sénégal et la Russie n'ont pas empêché le Sénégal de reconnaître l'Indépendance du Kosovo, comme la France et les Etats-Unis. En adoptant cette position, notre pays est le quatrième pays de l'Oumah islamique à reconnaître cet Etat après la Turquie, l'Albanie et l'Afghanistan.  Dans une déclaration du gouvernement portant signature du ministre des Affaires étrangères, le Sénégal décide de reconnaître le nouvel Etat. Mieux, notre pays s'engage à apporter son appui à tous les efforts visant à préserver la paix et la stabilité et les bons rapports entre les peuples et les Etats dans la région des Balkans.

 

Source : www.rewmi.com

 

Catégorie : Lu, Vu et Entendu

mardi 19 février 2008, a 11:53
FIDEL CASTRO NE REVIENDRA PAS AU POUVOIR

Après un demi-siècle à la tête de Cuba, Fidel Castro annonce qu'il renonce à la présidence du pays. "Je n'aspirerai ni n'accepterai, je répète, je n'aspirerai ni n'accepterai la charge de Président du Conseil d'Etat et de Commandant en chef", écrit-il dans une tribune publiée par l'organe officiel Granma.


"Je trahirais ma conscience en occupant une responsabilité qui requiert mobilité et dévouement total alors que ma condition physique ne me le permet pas", ajoute t-il, mettant un terme à une période de transition qui a commencé le 31 juillet 2006, lorsque Fidel Castro, malade, a provisoirement délégué son pouvoir à son frère Raul.

Cette déclaration intervient alors que le nom de son successeur doit être annoncé, dimanche prochain, lors d'une session de l'Assemblée nationale. Plusieurs noms circulent, à commencer par ceux de Raul Castro mais aussi du Premier ministre Carlos Lage. Correspondant de France 24 à La Havane, José Goita souligne que Fidel Castro n'a pas, dans son message, désigné directement son frère. Il évoque en effet des "cadres de l'ancienne garde" qui "disposent de l'autorité et de l'expérience nécessaires pour garantir le remplacement", sans nommer de personnes en particulier.


"Soldat des idées"

La nouvelle du retrait politique de Fidel Castro est tombée à Cuba en pleine nuit, via le site internet de Granma. "Beaucoup de Cubains n'ont pas accès à Internet et l'apprendront demain en achetant le journal", indique José Goita. De fait, nous avons contacté par téléphone une jeune blogueuse de La Havane, à qui nous avons appris la nouvelle.

"Après tant d'années de lutte, mon obligation première était de préparer notre peuple à mon absence, psychologiquement et politiquement, écrit Fidel Castro. Mon désir a toujours été d'accomplir mon devoir jusqu'à mon dernier souffle. C'est ce que j'ai pu offrir." Spécialiste de politique internationale à France 24, Jean-Bernard Cadier estime que ce "départ en douceur fera sans doute entrer Fidel Castro dans la légende" qui, à l'inverse d'un Franco en Espagne, "ne s'est pas accroché au-delà de ce qui est raisonnable". "Il a décidé de son heure, et a relativement bien réussi sa sortie", commente-t-il.

A présent, Fidel Castro entend "combattre en tant que soldat des idées". "Je continuerai à écrire mais sous le titre de "Réflexions du camarade Fidel", poursuit-il. Cela sera une arme de plus dans l'arsenal sur lequel on pourra compter. Peut-être que ma voix sera entendue. Je serai prudent ". Le Lider Maximo redevient ainsi un "simple" camarade.

 

Source : www.france24.com

 

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mardi 19 février 2008, a 10:33
SENEGAL : L'INSTABILITÉ GOUVERNEMENTALE Sous tous des aspects: Wade écarte 77 ministres sur 105, en 8 ans de règne

Le président Abdoulaye Wade est connu pour être un faiseur de ministres. En huit ans de règne, (deux mandats dont le second a moins d'un an) il a nommé 105 ministres. Sur ces derniers, 77 ont été remerciés au cours de 9 remaniements et autant de réaménagements.

 

L'alternance démocratique survenue au Sénégal au soir du 19 mars 2000 a été saluée par tout un peuple, qui venait d'humer, pour la première fois, l'air du changement après quatre décennies de régime socialiste. C'est dans cette atmosphère que les Sénégalais ont accueilli le premier gouvernement composé de 27 ministres, pour conduire les changements. Dirigé par Moustapha Niasse, ce gouvernement a été mis en place par le décret présidentiel n° 2000-266 du 3 avril 2000. Un coup de théâtre intervient avant même la tenue du premier conseil des ministres. Le premier réaménagement s'opère dans le nouvel attelage gouvernemental du régime libéral.

Les populations de la région de Kolda qui n'ont pas leur part du gâteau sont passées par là. Réclamant un maroquin, ils obtiennent gain de cause avec la nomination de leur responsable politique, M. Bécaye Diop, actuel ministre d'État, ministre des Forces armées, au poste de ministre délégué chargé de l'alphabétisation et des langues nationales, cinq jours après la formation du nouveau gouvernement qui passe de 27 à 28 ministres. Ainsi, la machine du changement mise en branle ne cesse de tourner. Trois jours après, un autre coup de théâtre est survenu. Celle qui était nommée jusque-là ministre de l'Éducation nationale et de la formation professionnelle perd son poste. Marie-Lucienne Tissa Mbengue est dessaisie de son portefeuille. Il a fallu au président nouvellement élu plus de vingt-quatre heures pour lui trouver un remplaçant en la personne de Kansoubaly Ndiaye. Pour la deuxième fois en l'espace de dix mois dans le secteur de l'Éducation, un autre changement est enregistré, à la suite de la mort tragique de l'étudiant Balla Gaye en fin janvier 2001.
Un homme de lettres du nom de Madior Diouf devient ministre de la Culture en cédant sa place, au département de l'Enseignement technique à M. Libasse Diop. Ce dernier qui est membre de l'Alliance des Forces du Progrès (Afp) ne durera à ce poste que le temps d'une rose.

Cinq Premiers ministres en moins de 8 ans

Le premier mandat du président Wade (de mars 2000 à février 2007) est fortement marqué par les départs des Premiers ministres à la Primature. Durant ce mandat, les chefs de gouvernement de Wade se suivent et se succèdent. Au cours de ce septennat, quatre Premiers ministres sont emportés par les courants des remaniements. De l'Alternance en mars 2000 jusqu'à la fin du premier mandat du successeur de Diouf, aucun de ses Premiers ministres n'a pu se prévaloir d'une stabilité excédant deux ans sans qu'un décret présidentiel ne vienne le "secouer" à la station primatoriale. Qu'il s'appelle Moustapha Niasse (avril 2000-mars 2001) , Mme Mame Madior Boye (mars 2001-mai 2001/ mai 2001-nov. 2002), Idrissa Seck (nov.2002-août 2003/août 2003-avril 2004) et Macky Sall (avril 2004-juin 2007). Ce dernier a été le seul Premier ministre (Pm) que Wade a pu garder à la Primature pendant trois ans. Mais, cette longévité du maire de Fatick comme Pm cache mal les différents remaniements ministériels intervenus tout au long de son règne. Il a connu trois remaniements (mars 2005, août 2005 et novembre 2006) avant de rendre sa démission au lendemain des élections législatives. Il n'a pas été reconduit à ce poste. Le président Wade contre toute à attente a fait de son ancien ministre délégué chargé du budget auprès du ministre de l'Économie et des Finances M. Cheikh Hadjibou Soumaré, son cinquième Premier ministre.

Des ministres météores

Avec neuf remaniements au total en un septennat, c'est dire qu'il ne se passe pas un semestre en moyenne sans que l'attelage gouvernemental ne soit touché et/ou modifié. Conséquence, des ministres quittent et d'autres entrent. Cette situation s'impose par la volonté du Président-Maître, qui répondant à ce propos à l'interpellation des journalistes français avait toutefois lâché : "J'ai une équipe de football composée de onze millions de sénégalais où chacun est ministrable". Parmi les 28 ministres du premier gouvernement de l'Alternance, seuls quatre restent encore aux affaires (Bécaye Diop, Abdoulaye Diop, Omar Sarr et Cheikh Tidiane Gadio). Mais ce dernier choisi comme chef de la diplomatie sénégalaise depuis le 3 avril 2000 demeure inamovible à ce poste. A ce rythme précis, les réaménagements et remaniements à n'en plus finir ont fait passer à la trappe soixante-dix sept ministres sur les cent cinq nommés jusqu'ici par le chef de l'État, Me Abdoulaye Wade. Dans ce bataillon de ministres de la République écartés, nous décelons ceux qui ont eu un passage éphémère dans l'exercice de leur fonction ministérielle. Parmi ces ministres météores nous pouvons citer, entre autres, Mme Marie-Lucienne Tissa Mbengue, M. Libasse Diop, Mme Penda Mbow et le Dr. Aminata Diallo.

Le cas de la première citée est le plus patent. Mme Mbengue a été dessaisie de son portefeuille avant même la tenue du premier conseil des ministres sous l'Alternance, le 13 avril 2000. Le cas de ce ministre, remplacé huit jours seulement après sa nomination restera à jamais gravé dans la mémoire du commun des Sénégalais. Dans le même ordre d'idées, Mme Penda Mbow n'a séjourné au département de la Culture que le temps d'une rose (mars 2001-mai 2001). Madame le Professeur d'université reconnue et connue pour son franc-parler n'a pas été reconduite lors du gouvernement dirigé par Mme Boye au lendemain des législatives anticipées du mois d'avril 2001. Un ministre qui est conscient qu'il fera peut-être long feu à son poste ne s'attellera pas à réaliser les choses qui concernent son département. La preuve en est qu'on a aujourd'hui des ministères qui ont connu le passage de près d'une dizaine de ministres en moins de huit ans.

Ministères les plus instables


Au rang des ministères les plus instables, nous pouvons citer ceux de la Santé, de la Culture et de la Fonction publique. Les deux premiers ministères cités ont comme dénominateur commun une instabilité endémique. Car de 2000 à nos jours, ils ont eu à changer de titulaires huit fois. C'est dire que ces deux départements ministériels se sont révélés être des trappes à ministres.

Au niveau de ces entités du gouvernement, la moyenne est d'un ministre par an. Pour ce qui est du ministère de la Santé, les va-et-vient étaient incessants. Abdou Fall qui était le ministre nommé en premier à la Santé a occupé deux fois ce poste. M. Fall a ensuite cédé sa place à Mme Eva Marie Coll Seck. Cette dernière qui a le plus duré dans ce ministère a été à son tour défenestrée, après deux ans de fonction. C'est ensuite l'arrivée de Issa Mbaye Samb, qui, à son tour, a quitté ce poste suite au départ de Idrissa Seck de la Primature. Mais le Dr. Aminata Diallo, qui le remplace est rattrapée par son passé. Son départ a permis le retour de son prédécesseur qui lui aussi va céder sa place au premier occupant, M. Abdou Fall. Mais ce dernier restera quelques mois seulement à la tête du ministère de la Santé avec le nouveau come-back du Dr. Issa Mbaye Samb. Nommé en fin septembre dernier ministre des Sports, Mme Safiatou Thiam a hérité du portefeuille de la Santé. Portant ainsi le nombre de ministres de la Santé à huit.

 

Source : www.xibar.net

 

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mardi 19 février 2008, a 09:32
Le talk de 24 heures : George Bush: «Je suis frustré par la lenteur» des progrès au Darfour

La dernière tournée africaine de George Bush en tant que président des Etats-Unis le conduit au Bénin, en Tanzanie, au Rwanda, au Ghana et au Liberia. Lors de cette visite, il évoquera avec les dirigeants africains la lutte contre le sida, le paludisme, l'aide au développement, les crises au Darfour et au Kenya et bien sûr la lutte contre le terrorisme. Avant son départ, le président Bush a accordé un entretien à quelques radios étrangères dont RFI.

 

George Bush : Tout d'abord, je me réjouis beaucoup de ce voyage. Il s'agira de mon deuxième voyage en Afrique, du cinquième pour mon épouse. La raison pour laquelle je me réjouis de ce voyage, c'est que je veux que les populations du continent africain sachent que les Américains se soucient beaucoup de la condition humaine. Lorsque l'on voit de la souffrance, cela trouble nos consciences, et nous voulons aider. Et je crois que ceux à qui il a beaucoup été donné doivent faire beaucoup. Et l'Amérique a été bénie. C'est pourquoi nous devons beaucoup faire pour aider la souffrance humaine, la faim, la maladie et le désespoir.

 

Par conséquent, il va s'agir d'un voyage, qui sera accompagné de la bonne volonté des Américains, avec une stratégie pour aider les pays à gérer leurs problèmes. Je suis reconnaissant envers les dirigeants d'Afrique, et je me réjouis de pouvoir travailler justement avec ces dirigeants en tant que partenaires pour résoudre certains des problèmes qui, je pense, peuvent effectivement être résolus. Merci d'être venu. Je suis prêt à répondre aux questions.

 

RFI : La situation au Darfour a toujours été une source de graves préoccupations pour vous. Les officiels des Nations unies disent que la situation sur le terrain s'est aggravée au cours de ces dernières journées. Il y a également eu des combats très importants au Tchad. Pensez-vous qu'il y ait un lien entre ces deux éléments, entre le Darfour et le Tchad. Et que faire quant à l'avenir ?

 

- Je vous remercie. Je crois effectivement que ce lien existe. Tout d'abord, permettez-moi un retour en arrière. Je vais vous dire que les Etats-Unis ont décrit cette situation au Darfour comme étant un génocide. Et, j'ai pris une décision très tôt selon laquelle nous travaillerons par le biais des Nations unies pour aider à envoyer des troupes, qui pourraient lutter contre la souffrance et donner de l'espoir aux négociations entre les groupes rebelles et le gouvernement. Malheureusement, les groupes rebelles, qui étaient au nombre de trois, sont maintenant des multiples de trois. On aurait pu faire la différence au début, Khartoum aurait pu faire quelque chose au début, mais ils ont choisi de faire autrement.

 

Par conséquent, les Etats-Unis continuent d'œuvrer auprès de la communauté internationale pour faire pression sur le gouvernement du Soudan. J'ai imposé des sanctions très dures contre des individus et contre des sociétés soudanaises. Je l'ai également fait contre au moins un dirigeant rebelle à ma connaissance car je veux communiquer ce signal selon lequel les mauvais comportements impliquent des conséquences. Nous continuons de travailler avec d'autres pays pour les encourager à suivre cette même approche dure avec tous les pays du monde. Certains pays sont réticents, d'autres sont très désireux d'aider. En ce qui concerne les conditions sur le terrain, il y a une chose que nous avons faite, c'est apporter de l'aide en quantité massive. Bien sûr, ce qui nous préoccupe, c'est de savoir si effectivement cette aide parvient dans les camps de réfugiés.

 

De plus, j'ai dit aux responsables de l'ONU que nous apporterions des formations, de l'entraînement, les équipements pour faciliter l'envoi de troupes. Mais la question qui se pose : est-ce que les troupes viendront ? Et bien, justement une chose que je peux faire, c'est appeler le monde à passer à l'action quand je serai au Rwanda pour féliciter les troupes rwandaises qui se rendront là-bas, et remercier le gouvernement du président Kagamé pour son volontarisme.

 

Je suis frustré par la lenteur des situations du développement sur le terrain. Je ne suis pas heureux de cela du fait que d'autres pays, certains autres pays, ne prennent pas les mesures nécessaires pour appliquer une pression sur le gouvernement.

 

J'ai nommé un nouvel envoyé au Soudan dont la tâche est de créer un cadre de négociations qui puisse être efficace. Un des problèmes d'application, c'est que les groupes rebelles sont passés de trois jusqu'à dix, douze, voire dix-huit, si je ne m'abuse. Il faut par conséquent que les Etats-Unis et d'autres rassemblent tous ces groupes pour qu'il y ait quelqu'un avec qui on puisse négocier, qui pourrait parler au nom de tous avec une voix unique.

 

Je crois effectivement que l'instabilité au Darfour affecte le Tchad et les intérêts français. Et je remercie le gouvernement de Nicolas Sarkozy pour son travail responsable, pour avoir rallié des forces de l'Union européenne pour venir en aide.

 

Il s'agit d'une situation triste et malheureuse. C'est frustrant, mais en revanche, il y a des moments d'espoir, par exemple, le fait que nombreux sont ceux dans le monde entier qui apportent de l'aide aux gens dans les camps. Mais, le problème, c'est que les gens dans les camps, on voudrait qu'ils rentrent dans leur village.

 

- Au sujet du Kenya, Monsieur le président. Cela fait un mois et demi maintenant qu'il y a de la violence ethnique. Qui a emporté les élections ? Que faut-il faire pour mettre fin à cette violence ?

 

- Je ne sais pas si l'on peut dire avec certitude qui a gagné l'élection ? Ca, c'est justement une partie du problème. Deuxièmement, je pense qu'il y a une marche à suivre, et la marche à suivre dit que les parties doivent se réunir de bonne foi et trouver une marche à suivre, un cap jusqu'à ce qu'il y ait de nouvelles élections dont la date devra être fixée par les parties.

 

Je ne pense pas que ni les Etats-Unis ni personne d'autre ne doivent intervenir et dire « il faut qu'il y ait des élections maintenant ». Mais on peut aider Kofi Annan à encourager les parties à travailler ensemble de manière positive, encourageante. Ainsi les gens pourront voir qu'il y a une sortie, un avenir. Lorsque je serai au Rwanda, je vais demander à Condi [Condoleezza Rice] de se rendre au Kenya et de rencontrer les dirigeants au Kenya pour voir si nous pouvons aider Kofi Annan à faire évoluer le processus.

 

Source : www.rfi.fr

 

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lundi 18 février 2008, a 09:44
Sénégal: Lancement d'une pétition nationale contre la dégradation des mœurs

Une pétition nationale pour le respect des valeurs morales, religieuses et contre la dégradation des mœurs a été lancée dimanche à la Mosquée du Point E (quartier de Dakar), a constaté un reporter de l'APS. Cette pétition est la conclusion du travail du comité de suivi du forum du 7 mai 2006 sur ‘'la dégradation des mœurs et le non-respect des valeurs religieuses dans les médiats'', a expliqué le docteur Momar Kane, professeur à l'Ecole nationale des travailleurs sociaux spécialisés (ENTSS) et membre dudit comité.


‘'La pétition est un outil de travail en démocratie pour faire pression aux dirigeants de prendre en compte les préoccupations des citoyens'', a souligné le docteur Kane, précisant que l'initiative vise à ‘'préserver la société de la dégradation des mœurs''.

‘'Depuis l'avènement de la pluralité des médias au Sénégal, nous avons constaté la dégradation des mœurs. Les programmes de chaines de télévision ne sont pas conformes à nos réalités culturelles et religieuses'', a indiqué Momar Kane.

Par le biais de la pétition, les membres du comité de suivi du forum du 7 mai 2006 veulent, selon leur rapporteur, montrer les ‘'frustrations des Sénégalais''.


‘'Il y a eu beaucoup de séminaires et de rencontres mais cela n'a rien donné'', a martelé le professeur en sciences sociales.

Il a par ailleurs indiqué à l'assistance que d'éminentes personnalités telles Abdou Aziz Sy (Junior), Serigne Assane Cissé, Sérigne Abo Mbacké, le khalife des Niassènes, etc. ont déjà signé la pétition.

Dans la pétition qu'il vient de lancer, le comite de suivi demande à l'Etat de verrouiller certains programmes de télévision.


‘'Nous demandons à l'Etat d'associer les religieux dans la composition du Conseil national de régulation de l'audiovisuel (CNRA) et de créer un conseil de surveillance des programmes de télévisions', a indiqué le docteur Momar Kane.

Plusieurs représentants des familles religieuses, d'anciens ambassadeurs (Falilou Kane), d'avocats (Maître Massokhna Kane) député (Mbaye Niang) ont assisté à la manifestation.

‘'Quand un pays est en train d'être détruit, ses responsables ne doivent pas regarder la situation se détériorer'', a déclaré l'imam Fadilou Tall, vice-président du comité.


Des délégations venues des régions de Saint-Louis, Louga, Tambacounda et Thiès étaient présentes au lancement de la pétition.

 

Source : www.rewmi.com

 

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vendredi 15 février 2008, a 09:35
Livre : « Nelson Mandela, un homme d'exception » : La trajectoire épique d'un militant des libertés

            Les portes de la prison Victor Verster se sont ouvertes le 11 février 1990. L'histoire avait déjà écrit ses premières pages avec le refus de l'oppression. L'installation des premiers Européens - des Hollandais -, en 1632, est un moment décisif. Ils seront rejoints, au début du 19e siècle, par les Britanniques. Les jeux d'intérêt sont manifestes. Ces convoitises sont exacerbées par la découverte de gisements de diamant en 1867 et de filons aurifères en 1885. La guerre des Boers s'en est suivie. L'an 1910 verra la naissance de l'Union sud-africaine qui, en quittant le Commonwealth en 1961, donne la République d'Afrique du Sud. Entre-temps, que sont devenus les autochtones ?

 

Les sujets de multiples interdits dans un pays évoluant à plusieurs vitesses selon la couleur de la peau du « citoyen ». Le système de développement séparé, sur un sol riche en ressources minières, a produit des martyrs. Il a aussi offert au reste du monde l'une des trajectoires les plus prestigieuses. Voilà la raison d'être du livre « Nelson Mandela, un homme d'exception ». Les Editions du Jaguar appartenant au Groupe panafricain de Paris, Jeune Afrique, se penchent sur la destinée singulière de cet héritier de la lignée royale du peuple xhosa qui a offert sa vie au rêve pluriel d'une Afrique du Sud « arc-en-ciel ». Sa pugnacité, face aux pierres à casser sur Robben Island comme face à la police de l'Apartheid, n'est pas le fruit du hasard. A neuf ans (1927), Rolilahlah Mandela (son nom à la naissance, Nelson étant son prénom de baptême à l'école de la mission britannique) perd son père. Placé sous l'autorité du régent Jongintaba, il est renvoyé plus tard de l'école Fort Hare pour indiscipline.

 

 Il tient bon et marque une nette préférence pour son prénom traditionnel, Madiba. Il trouve un emploi comme veilleur de nuit dans une société minière à Johannesburg. Là, il rencontre Walter Sisulu, fils d'un magistrat blanc et d'une Xhosa. Le Congrès national africain est le réceptacle naturel de leur mécontentement. Ils s'en saisissent et en paient le prix : plusieurs séjours en prison. Le plus célèbre et le plus douloureux pour ce jeune avocat a duré vingt-sept ans, entre les geôles de Pretoria, Robben Island ou encore Victor Verster. Une génération. Ces pages douloureuses en ont ouvert une autre pour ce militant africain hors pair en 1990. Oublié le procès de Rivonia pour haute trahison en 1964, l'Afrique du Sud se réconcilie avec elle-même et porte, quatre années plus tard, Mandela au pouvoir.

 

 L'unité de cette nouvelle nation est son sacerdoce. Il s'attelle à en consolider les bases. Ce livre est une sorte de musée sur papier. Les textes n'étouffent pas la qualité des illustrations. la trajectoire de Mandela y est décrite en images. Il y a des pièces intéressantes comme les retours de l'ancien prisonnier à Robben Island et à la hutte ronde de Mqhekezweni où sa mère l'avait conduit à la disparition de son père. Cette dernière séquence a forgé le caractère du futur héros de lutte anti-apartheid. Il y a aussi cette image de son laissez-passer qu'il brûle en signe de révolte après le massacre de Sharpeville en 1960. L'homme avait un autre laissez-passer : sa foi en un combat juste pour une société elle-même juste. « J'ai chéri l'idéal d'une société libre et démocratique dans laquelle tous les hommes vivraient en harmonie et avec des chances égales. C'est un idéal que j'espère défendre ma vie durant. Mais s'il le faut, c'est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir ». Une profession de foi dite au procès de Rivonia. Plus que de simples mots ! Le monde s'en est rendu compte plus tard...

 

Source : www.rewmi.com

 

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