L'ambassadeur de France au Sénégal Jean-Christophe Rufin a déclaré dimanche à Dakar avoir été ''très triste'' d'apprendre la nouvelle du rappel à Dieu vendredi à Touba du Khalife général des mourides, avant d'ajouter qu'au contact des ''grands marabouts'' et saints mourides et tidianes, il a senti que ces derniers ''dégagent quelque chose de très fort, de très puissant''.
''J'ai été très triste'' à l'annonce du décès de Serigne Saliou Mbacké, a dit le diplomate français interrogé au cours de ''Grand jury'', émission politique hebdomadaire de la Radio futurs médias (RFM, privée). Il a rappelé avoir rencontré très longuement'' le défunt Khalife qui lui avait dernièrement accordé une audience, précisant que celui-ci avait été ‘'très chaleureux'' au cours de cette entrevue. ''J'avais évidemment bien senti qu'il était extrêmement malade, je suis sorti de cette entrevue en étant très pessimiste sur son état de santé, mais il a été je dois dire très chaleureux'', a précisé Jean-Christophe Rufin. ''Je lui avais demandé de me raconter une anecdote de la vie de Cheikh Ahmadou Bamba qui me donnerait au fond un message. Et il m'avait raconté une anecdote concernant les relations entre Cheikh Ahmadou Bamba et les autorités coloniales françaises de l'époque'', a-t-il rapporté. Cette audience avec Serigne Saliou Mbacké s'est terminée selon l'ambassadeur de France au Sénégal ''par quelque chose de très aimable, de très chaleureux''. ''Finalement, a-t-il dit, il avait beaucoup insisté, malgré toutes les vicissitudes de la vie de Cheikh Ahmadou Bamba, tous ses démêlés avec la France, sur le fait qu'il aimait notre pays et qu'il espérait qu'effectivement que le mouridisme, dans l'ensemble, servirait de trait d'union avec la France et j'étais très touché''. ''J'ai trouvé un homme rayonnant, malgré sa faiblesse déjà, et je suis très triste. Je présente mes condoléances à tous ses fidèles et d'une manière générale à tous les Sénégalais, puisque je crois que c'est un homme qui appartenait vraiment au Sénégal dans son ensemble'', a poursuivi le diplomate.
Le président sénégalais Abdoulaye Wade a magnifié vendredi à Dakar les ‘'largesses'' de la politique africaine des pays d'Asie et dénoncé en même temps ‘'le chantage'' de l'Union européenne dont la présence en Afrique ‘'est en train de régresser''. ‘'Les Européens ont beau dire, ils ne pourront pas effacer la Chine, l'Inde et le Japon en Afrique, parce que ces pays ont signé des accords avec nous sans rien exiger de nous en retour'', a déclaré Abdoulaye Wade lors dune conférence à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar.
‘'L'Europe est en train de perdre des positions en Afrique. C'est cela son problème. C'est pourquoi elle cherche à nous sacrifier'', a-t-il ajouté. ‘'La Chine a tellement de ressources qu'elle ne sait quoi en faire et elle fait preuve de libéralités dans l'allocation des ressources aux pays africains'', a-t-il dit devant un millier de personnes dont des étudiants, des universitaires et des militants de son parti. Qualifiant la compétition que se livrent la Chine et l'Union européenne en Afrique de ‘'bataille de géants'', il a estimé que ce duel, à certains égards, doit se mener ailleurs ‘'pas en Afrique''. ‘'Elle (l'Europe) va rencontrer la Chine ailleurs, mais pas en Afrique. C'est une bataille de géants'', a-t-il expliqué. A propos des accords de partenariat économique (APE), le président de la République a dénoncé ‘'le chantage de l'Union européenne'' qui consiste, selon lui, à dire aux pays ACP : ‘'vous ne signez pas les APE, on va vous appliquer des droits de douanes'' élevés. ‘'L'Union européenne ne peut pas ignorer que certaines de ses décisions vont dans le sens de la déstabilisation des pays ACP'', a-t-il souligné, avant de poursuivre : ‘'toutes les affirmations (de l'UE) sur les APE sont fausses. Si l'Afrique était unie, ces mesures de l'UE ne la dérangeraient pas.'' Lors du deuxième sommet UE-Afrique, les 8 et 9 décembre derniers à Lisbonne (Portugal), les APE avaient été officiellement rejetés par plusieurs chefs d'Etat africains dont Abdoulaye Wade et Thabo Mbeki d'Afrique du Sud. Il est d'avis que les pays ACP peuvent ‘'se passer de l'OMC (Organisation mondiale du commerce)'' qui n'est autre qu'''un système global très contraignant'' auquel il convient de ‘'substituer des accords régionaux à défaut de la supprimer''.
Entre Wade et Macky Sall, l'on n'est plus dans la guerre des tranchées : c'est à visage découvert que les têtes des deux principales institutions de la République s'affrontent. Armes politiques et moyens juridiques sont brandis pour maintenir la bataille à un niveau conventionnel. Une guerre qui en rappelle une autre : celle de 1962 entre Senghor et Mamadou Dia. Avec le niveau atteint hier dans l'escalade des relations entre le président de la République et celui de l'Assemblée nationale, tous les éléments constitutifs d'une crise institutionnelle semblent réunis. Et c'est l'histoire qui semble bégayer. En effet, ce début d'incendie entre le Palais de la République et le perchoir de l'Assemblée nationale rappelle curieusement des événements intervenus il y a 45 ans entre Léopold Sédar Senghor et Mamadou Dia. Si les enjeux sont, éminemment, différents, les méthodes et les procédés, les manifestations visibles et les logiques guerrières de part et d'autre font qu'il n'est pas exagéré d'établir une comparaison entre ces deux étapes de l'histoire politique du Sénégal. Si Mamadou Dia s'arc-boutait sur la primauté du parti pour régenter des conflits internes, Macky Sall s'adosse lui sur des éléments de légalité pour justifier son refus de céder aux injonctions du président de la République. Une posture qui s'abreuve aux sources constitutionnelles et légales qui font que, dans une démocratie normale, l'Assemblée nationale encore moins son président ne peut être à la botte de l'Exécutif. ‘Je suis un élu ; le pays fonctionne sur la base de lois et règlements', aurait répondu Macky Sall à Me Wade qui l'avait sommé de démissionner. Alors, l'on s'achemine de manière irréversible vers une guerre entre le droit et la politique. Le droit étant l'arme de Macky Sall alors que, en l'état actuel des choses, Me Wade ne dispose que d'instruments politiques pour combattre le président de l'Assemblée nationale.
Mais, l'histoire renseigne qu'ayant dos au mur, donc contraint à guerroyer frontalement contre son Président du conseil, Léopold Sédar Senghor avait brandi l'argument du coup d'Etat pour arrêter et emprisonner Mamadou Dia avant de le faire traduire devant la Cour de sûreté de l'Etat. Wade ira-t-il jusque-là ? Nul ne peut être affirmatif à cette étape de la guéguerre ! Ce qui est, en revanche, sûr, c'est que, à moins d'invoquer des artifices de droit pour avoir la peau de Macky Sall, Me Wade ne peut, dans la rigueur des principes, démettre individuellement Macky Sall. Ce qu'il peut, en l'état actuel du droit constitutionnel positif, c'est dissoudre l'Assemblée nationale dans sa globalité. Une hypothèse pour le moins surréaliste si l'on sait que l'article 87 érige, exprès, un corset qui dispose que ‘la dissolution ne peut intervenir durant les deux premières années de législature'. Ainsi, installée au mois de juin dernier, la onzième législature ne peut être remise à plat que si le président de la République parvient à abroger l'article 87. Une attitude suicidaire si l'on sait que, regardé de l'extérieur comme étant une vitrine de la démocratie, le Sénégal, à travers son président, ne peut se payer le luxe de tripatouiller les textes pour régler des comptes politiques. Suicidaire, également, aux yeux de l'opinion qui comprendrait difficilement que Me Wade aille jusqu'à cette extrémité pour débarquer Macky Sall.
En définitive, une déjà lointaine histoire rappelle que Senghor avait usé de la théorie du complot pour se défaire de Mamadou Dia. L'histoire récente retient, quant à elle, que les lois et règlements, les forces de sécurité et la Justice avaient été mobilisées pour faire payer à Idrissa Seck des fautes réelles ou supposées. Aujourd'hui, d'autres pages de l'histoire commencent à s'écrire. Dans les deux derniers cas, il y a toujours en vedette le même Wade dans le rôle de
L'ancien Premier ministre Benazir Bhutto a été inhumée vendredi dans le mausolée familial dans le sud du Pakistan, en présence d'une foule immense de partisans en deuil au lendemain de son assassinat qui a déclenché des émeutes ayant fait 19 morts.
Le réseau terroriste Al-Qaïda est "selon toute probabilité" derrière la mort de Benazir Bhutto, 54 ans, dans un attentat-suicide, a indiqué vendredi le porte-parole du ministère pakistanais de l'Intérieur.
Enveloppé du drapeau noir, vert et rouge du Parti du peuple pakistanais (PPP), le cercueil de l'ex-chef de file de l'opposition a été enterré peu après 11H00 GMT dans le mausolée de Garhi Khuda Bakhsh, près de la ville de Larkana, dans sa province natale du Sind, a annoncé la télévision d'Etat.
Plusieurs centaines de milliers des personnes se sont massées pour un hommage à la défunte, qui repose désormais auprès de son père Zulfiqar Ali Bhutto, premier chef du gouvernement élu du pays, renversé par l'armée en 1977 puis pendu.
Dans ce pays en pleine crise politique, les élections législatives prévues le 8 janvier apparaissent plus que jamais incertaines.
Leur maintien conduirait à la "destruction" du Pakistan, a averti Nawaz Sharif, ex-Premier ministre et désormais principal opposant au président Pervez Musharraf.
Un responsable gouvernemental a toutefois indiqué que le gouvernement n'avait pas encore pris de décision concernant un éventuel report du scrutin.
Les forces de l'ordre ont reçu vendredi l'ordre de tirer à vue dans la province du Sind après des émeutes sporadiques dans tout le pays qui ont fait au moins 19 morts, selon un haut responsable des services de sécurité.
A Peshawar (nord-ouest) une foule en colère a incendié le bureau du parti soutenant Pervez Musharraf.
Des affrontements entre policiers et partisans de Bhutto avaient éclaté jeudi dans plusieurs villes du pays où des véhicules et des bâtiments ont été incendiés.
Quatre personnes, dont un membre du parti au pouvoir du président pakistanais, ont par ailleurs été tuées dans un attentat à la bombe vendredi dans la vallée de Swat (nord-ouest), selon la police.
Quelque 16.000 hommes dans la province du Sind, dont 10.000 pour sa seule capitale, Karachi, ont été déployés.
Un deuil national de trois jours a été décrété en hommage à celle qui fut, en 1988, la première femme à avoir dirigé un pays musulman.
L'attaque-suicide s'est produite à Rawalpindi, près d'Islamabad, à l'issue d'un meeting électoral de Benazir Bhutto.
Selon des sources policières, le kamikaze a d'abord ouvert le feu, l'atteignant d'une balle au cou alors qu'elle saluait la foule depuis le toit ouvrant de sa voiture blindée, puis a déclenché la bombe qu'il portait.
Benazir Bhutto est morte à l'hôpital. Au moins 20 autres personnes ont été tuées et 56 blessées.
Sa mort a réveillé les craintes de chaos dans ce pays de 160 millions d'habitants doté de l'arme nucléaire, craintes qui ont provoqué un recul des marchés boursiers en Asie et en Europe et une hausse des cours pétroliers.
Les Etats-Unis, dont Islamabad est un allié-clé dans leur "guerre mondiale contre le terrorisme", ont insisté pour que les élections législatives et provinciales aient bien lieu le 8 janvier.
L'assassinat de Benazir Butto, qui avait promis d'"éliminer la menace islamiste" du pays, est le dernier d'une série record d'attentats-suicide dans l'histoire du Pakistan, qui ont fait près de 800 morts en 2007.
Le plus meurtrier avait eu lieu le 18 octobre, quand deux kamikazes avaient tué 139 personnes dans un gigantesque défilé de sympathisants qui célébraient à Karachi le retour de Bhutto après six années d'exil.
Benazir Bhutto en avait réchappé mais les autorités avaient multiplié depuis les avertissements, assurant que des informations "précises" laissaient redouter que des terroristes islamistes ne tentent de la tuer.
Selon un courrier électronique dévoilé jeudi par les médias américains, Bhutto avait accusé le président Musharraf de lui refuser une protection adéquate ces derniers mois.
Invoquant la menace terroriste islamiste, le général Musharraf avait instauré l'état d'urgence le 3 novembre. Après quelques jours de tergiversations, Benazir Bhutto avait mis un terme à ses négociations avec le chef de l'Etat dans la perspective des élections du 8 janvier.
Le mouvement terroriste Al-Qaida a revendiqué le meurtre de l'ex-première ministre pakistanaise Benazir Bhutto morte jeudi dans un attentat-suicide dans la banlieue d'Islamabad, ont annoncé vendredi plusieurs chaînes de télévision locales. "Nous avons tué une espionne américaine au Pakistan", a annoncé Al-Qaida dans un communiqué diffusé par la chaîne de télévision anglophone Aaj-TV.
Aucun commentaire officiel n'a été émis jusqu'à présent pour confirmer cette information. L'ex-première ministre pakistanaise, Benazir Bhutto, est décédée jeudi après-midi à l'hôpital après avoir été blessé dans un attentat. Un kamikaze a ouvert le feu contre le véhicule de l'opposante avant de se faire sauter pendant un meeting rassemblant plusieurs milliers d'opposants à Rawalpindi, dans la banlieue d'Islamabad.
L'attentat a coûté la vie à une vingtaine de personnes, dont plusieurs policiers, et a fait au moins quinze blessés. Dans la nuit de jeudi à vendredi, la dépouille de Benazir Bhutto a été transportée par avion militaire dans sa ville natale de Larkana, dans la province méridionale du Sindh. L'opposante sera inhumée vendredi aux côtés de son père Zulfikar Ali Bhutto dans le mausolée familial. Son mari Asif Zardari et leurs trois enfants assisteront à la cérémonie.
Les autorités pakistanaises ont décrété un deuil national de trois jours et placé en état d'alerte la police et l'armée face à la menace terroriste. Après des années d'exil, Benazir Bhutto a regagné le Pakistan le 18 octobre dernier. Le jour de son retour, lorsque son cortège traversait le centre de Karachi, deux bombes ont explosé tuant plus de 140 personnes. Le parti de Benazir Bhutto allait participer aux élections législatives du 8 janvier prochain.
L'ancien Premier Ministre pakistanais Benazir Bhutto, 54 ans, a été assassinée cet après midi temps universel lors d'un attentat qui a fait 15 autres morts et une cinquantaine de blessés. Elle venait de terminer un meeting électoral à Rawalpindi dans la banlieue d'Islamabad. Elle a succombée des suites de ses blessures dans un hôpital d'Islamabad, en martyr, les armes à la main. Cette brave dame était celle-là sur qui toute la planète comptait pour restaurer la démocratie dans ce pays à la dictature moderne, n'aura ainsi pas échappée au second attentat visant sa personne. Le premier attentat perpétré par ceux qui voulaient sa peau, avait fait 150 morts. C'était le 18 octobre dernier à Karachi. La communauté internationale doit se mobiliser au côté des Pakistanais pour que le processus de paix se poursuive dans cette dictature et que ce pays détenteur de l'arme nucléaire ne sombre pas dans une guerre civile inextricable. Car, les partisans de Bhutto risquent de vouloir venger leur martyr et bonjour les violences à l'infini.
Le procureur général de la Cour criminelle de N'Djamena a requis de 7 à 11 ans de travaux forcés contre les six Français de l'Arche de Zoé.
Le procureur général de la Cour criminelle de N'Djamena, au Tchad, a requis de sept à onze ans de travaux forcés à l'encontre des six accusés français dans le procès de l'Arche de Zoé. « Un réquisitoire très rapide, de moins d'une demi-heure », a constaté sur place l'envoyée spéciale de France 24 Sophie Claudet.
Au cours d'un réquisitoire aux propos « extrêmement durs », selon notre correspondante, le procureur a affirmé n'avoir « aucun doute » sur leur culpabilité. « Ils ont basculé dans l'inhumanitaire », a-t-il ajouté lors de ce quatrième et dernier jour de procès. Les six Français sont accusés d'avoir tenté d'enlever 103 enfants africains.
Pour chacun de ses enfants, le procureur a demandé 60 000 euros de compensation financière. Les parties civiles avaient quant à elles réclamé 1 million d'euros par enfant.
Verdict attendu mercredi
Les avocats de la défense, qui plaident à la suite du procureur, devraient demander l'acquittement. Le verdict, qui pourrait menacer les relations entre la France et son ancienne colonie, est attendu mercredi.
De nombreuses manifestations de colère ont eu lieu à N'Djamena contre les membres de l'Arche de Zoé, l'association au cœur du scandale depuis l'arrestation de ses membres le 25 octobre.
Le groupe a déclaré que ses intentions étaient purement « humanitaires » et qu'ils ont voulu prendre en charge les enfants pour les sauver du conflit du Darfour au Soudan voisin.
Le gouvernement tchadien affirme que l'Arche de Zoé n'avait pas la permission d'emmener les enfants hors du pays, et que la plupart des enfants ne sont pas orphelins, et sont d'origine tchadienne et non du Darfour, contrairement aux dires de l'association.
Vendredi, Eric Breteau, président de l'Arche de Zoé, a déclaré à la cour que l'association menait « une mission humanitaire légitime ».
Une extradition probable
Des spéculations demeurent sur le fait que les accusés pourraient purger leur peine en France sur la base d'une convention franco-tchadienne. Leurs peines devraient alors être modifiées, puisque que les travaux forcés n'existent plus en France.
Mario Stasi, un avocat français, a déclaré à FRANCE 24 qu'une extradition était probable. « Suite à une demande des autorités judiciaires françaises, les accusés pourraient être transférés si les autorités tchadiennes l'acceptent. » a-t-il expliqué. Il ajoute : « le climat n'est pas encore conflictuel et l'on peut espérer que ce soit rapide. »
Une autre alternative serait une grâce présidentielle accordée par le président tchadien Idriss Déby.
Un Soudanais et trois Tchadiens sont également poursuivis pour complicité dans l'affaire qui a tendu les relations franco-tchadienne. Ce procès a également posé la question de l'adoption à l'échelle internationale.
Deux des trois Mauritaniens en fuite au Sénégal après avoir tué lundi quatre touristes français à Aleg (250 km à l'est de Nouakchott) sont proches d'un groupe terroriste islamiste affilié au réseau Al-Qaïda, ont indiqué mardi soir les autorités mauritaniennes. Parmi les trois auteurs de l'attaque figurent "deux jeunes Mauritaniens qui sont soupçonnés d'appartenance à des groupes extrémistes salafistes", a annoncé le parquet général de Nouakchott dans un communiqué.
Les trois hommes ont attaqué lundi un groupe de cinq touristes français à une vingtaine de kilomètres d'Aleg. Quatre d'entre eux ont été tués, le cinquième, blessé par balles, a été évacué à Dakar. Les agresseurs ont pris la fuite vers la frontière sénégalaise et le gouverneur de la région de Brakna, où s'est produit l'attaque, a annoncé mardi soir qu'ils avaient "traversé la frontière". "Les autorités sénégalaises sont mobilisées et les fugitifs seront sans doute arrêtés s'ils sont encore sur leur territoire", a déclaré le gouverneur régional Sidi Mouloud Ould Brahim à la radio nationale. "Nous avons reçu des informations a ce sujet et avons déployé des forces dans la région nord", a déclaré à l'AFP le commandant Daouda Diop, chargé de la communication de la gendarmerie sénégalaise.
Deux des trois agresseurs avaient été arrêtés en 2006 pour appartenance présumée au Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien, rebaptisé depuis Branche d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (BAQMI). L'un des deux hommes a été libéré sans inculpation alors que l'autre a été acquitté de l'inculpation d'appartenance à un réseau terroriste.
Le parquet a fait appel et l'affaire demeure devant les tribunaux. Le parquet rappelle par ailleurs que le deuxième homme "avait suivi des entraînements militaires (du GSPC) à l'extérieur du pays". "Une des personnes interrogées avait été condamnée à deux ans de prison avec sursis en 2006 à Nouakchott pour appartenance à un groupe terroriste", a ajouté l'autorité judiciaire. Il s'agit, selon le gouverneur de Brakna, de Mohamed Elmoustapha Ould Abdel Kader, surnommé "Abou Elghassem". Le touriste français blessé, un septuagénaire touché par une balle à la jambe gauche, a été transféré dans un hôpital de Dakar. Selon l'ambassadeur de France à Dakar, Jean-Christophe Rufin, sa vie n'est pas en danger et son rapatriement en France est prévu pour mercredi. Les corps des Français tués, transférés lundi à Nouakchott, devaient être transportés mardi soir ou mercredi à Paris.
Mardi matin, le ministère français des Affaires étrangères a précisé que les Français tués étaient les fils adultes du septuagénaire blessé, le frère de ce dernier ainsi qu'un ami de la famille. Ce drame intervient moins d'une dizaine de jours avant le départ du rallye-raid Dakar-2008, qui prévoit cette année neuf étapes en territoire mauritanien. En 2007, des menaces du GSPC algérien avaient conduit les organisateurs du rallye à annuler les deux étapes prévues entre Nema et Tombouctou (Mali).
Trois membres présumés de ce groupe terroriste avaient été brièvement détenus trois jours avant l'arrivée du rallye dans le pays. Début juin 2005, le GSPC algérien avait mené une attaque contre une base militaire dans le nord-est mauritanien, faisant 15 soldats tués et 17 blessés. En avril 2005 et juin 2006, les autorités mauritaniennes avaient procédé à deux vagues d'arrestations contre les membres présumés du GSPC, arrêtant au total plus de 30 suspects.
A l'instar des pays comme les Etats-Unis et l'Allemagne, le Royaume d'Espagne s'intéresse de plus en plus à la région de la Casamance. Ce Royaume a fait ses premiers pas dans la partie méridionale de notre pays, au début de l'alternance, dans la communauté rurale de Djimbéring, à l'Ouest du département d'Oussouye. Aujourd'hui, avec un programme estimé à 9,5 milliards de nos francs, le Royaume de Juan Carlos ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. Car déjà, ses interventions en Casamance ont atteint l'ensemble des trois départements de Ziguinchor. Et cap sur 2012. Et pourquoi donc l'Espagne s'intéresse-t-elle à la Casamance ?
Interpellée le 13 décembre dernier à Ziguinchor, à propos du choix porté par son pays sur la région méridionale du pays, Rita Santos Suàrez, représentante du bureau technique de la coopération espagnole à Dakar, s'est voulue claire. La Casamance est, selon elle, l'une des « deux régions prioritaires de la coopération espagnole au Sénégal ». Si on l'en croit, la coopération espagnole, fort bien entretenue avec le pays de la Téranga depuis maintenant plusieurs années, est présente sur toute l'étendue du territoire national, ou presque. Mais ce sont les régions de Saint-Louis (au nord) et de la Casamance (au sud) qui ont le plus retenu l'attention « du Peuple espagnol ». Sachant les tragédies à répétition, découlant des nombreux voyages de clandestins à bord de pirogues de fortune quittant entre autres les côtes casamançaises, à Elinkine, on est forcément enclin à croire que c'est pour y trouver une solution définitive que le Royaume ibérique prend soin de cette partie méridionale du pays.Que non ! L'on se souvient que ces tragédies ont fait plusieurs centaines de victimes entre début et mi-2007. Lesquelles étaient des jeunes Sénégalais, Gambiens, Guinéens et même maliens qui prenaient le départ à Elinkine, situé à l'extrême Ouest du département d'Oussouye.
L'émigration clandestine n'est pas une priorité de l'Espagne en Casamance
Mme Suàrez précisera, en marge d'un atelier régional de capitalisation pour la poursuite des interventions espagnoles en Casamance, que la question liée à l'émigration clandestine ne fait pas partie des sujets qui ont amené l'Espagne à s'intéresser à la Casamance. « Le sujet de l'émigration ne rentre pas dans notre préoccupation » a-t-elle prévenu. La représentante du bureau technique de la coopération espagnole à Dakar ajoutera que même si l'objectif visé par Madrid dans la région naturelle pourrait avoir comme effets collatéraux de donner un coup de frein au fléau de l'émigration clandestine vers la péninsule ibérique, il reste sûr que ce n'est pas cela qui est à l'épicentre de leurs efforts. En l'occurrence, selon elle, deux choses constituent le mobile des interventions espagnoles en Casamance. Ce sont : le développement et la réduction de la pauvreté. « C'est vrai que l'émigration est un phénomène qui touche nos deux pays, mais c'est surtout l'appui au développement et la réduction de la pauvreté à court terme, que nous voulons » a avancé Mme Rita SantosSuàrez.
9,5 milliards de Fcfa pour lutter contre la pauvreté
A noter que la coopération espagnole, à travers l'Agence espagnole de coopération internationale (Aeci), déroule en Casamance depuis 2000 et ce, jusqu'en 2012, un programme estimé à 9,5 milliards de nos francs. Si l'on en croit Boubacar Sonko, directeur de l'Agence régionale de développement (Ard), ce programme en deux volets, « concerne les départements de Bignona, Ziguinchor et Oussouye ». Les deux volets, complète Mme Rita Santos Suàrez, sont : « la coopération bilatérale Etat - Etat, et l'appui direct à la base, notamment l'appui aux Ard ». Pour elle, c'est le second volet qui a été favorisé en Casamance. En ce sens que l'Espagne souhaite à travers cette démarche « toucher vraiment la population dans le cadre de la lutte contre la pauvreté ».
Madrid suit sa propre logique
En s'inscrivant dans cette dynamique, Madrid entend respecter sa propre logique concernant la coopération bilatérale à travers le monde. « C'est cela l'objectif de la coopération espagnole dans le monde. Notre plan directeur est la lutte contre la pauvreté à côté de notre appui au processus de décentralisation » a indiqué la représentante du bureau technique de la coopération espagnole à Dakar. Revenant sur quelques réalisations du Royaume ibérique en Casamance, Mme Suàrez citera les domaines de la santé, de l'éducation, de la formation professionnelle, de l'accès à l'eau potable, etc. Les élus locaux ne sont pas en reste au sens où, jeudi dernier, ils ont bénéficié d'un atelier de capitalisation en vue d'une meilleure gestion de la chose publique à la base.
Rappelons qu'en plus de l'Aeci (Espagne), la dynamique de paix et du développement de la Casamance bénéficie, entre autres, des interventions de l'Usaid (Etats-Unis) qui, entre 2000 et 2007 y a injecté plus de 15 millions de Dollars Us, et de la Gtz (Allemagne) qui a prévu de mettre dans son Programme Casamance (Procas) une somme de 21 millions d'Euros étalés sur 12 ans. Ces interventions ont-elles été faites parpure philanthropie ? Là gît la question.
Quatre touristes français ont été tués et un cinquième blessé dans l'est de la Mauritanie. Des hommes armés les ont attaqués sur une route près d'Aleg, à 250 km de Nouakchott
Quatre touristes étrangers ont été tués lundi et un cinquième grièvement blessé par des hommes armés non identifiés qui les ont attaqués sur une route non loin d'Aleg (250 km à l'est de Nouakchott), a annoncé à l'AFP une source sécuritaire.
Cette source, qui a requis l'anonymat, n'a pas précisé la nationalité et l'identité des victimes qui, selon un correspondant du journal indépendant Nouakchott Infos, sont de nationalité française.
Cette information n'avait pu être confirmée immédiatement de source diplomatique française.
Désormais, « l'espace Schengen » avec toutes les opportunités économiques, sociales et politiques mais aussi démographiques qu'il regorge, est à 24 membres. Quelle place sera réservée à l'Afrique dans ce nouvel envol tous azimuts, voici à quoi j'interpelle les Européens de « l'espace Schengen ». C'est vrai que géographiquement parlant, il est inimaginable de parler de l'appartenance d'un pays non européen à une organisation strictement européenne. Encore que même certains pays et autres principautés du « vieux continent » n'en font pas partie. Mais, ne serait-ce pas intéressant de (re)voir certains points des textes de Schengen, notamment relatifs à la délivrance de visas, pour y impliquer des pays africains qui seraient intéressés par ce qui se passe dans ledit espace. Encore que des pays membres de l'espace Schengen, comme la France, entretiennent déjà d'excellentes relations avec des pays africains à l'image du Sénégal et du Gabon.
Boubacar DIASSY
A l'attention des lecteurs de ce site, voici ci-dessus, pour vous rafraîchir la mémoire, ce que j'ai pu trouver pour vous, sur l' « Espace Schengen ».
Levée des frontières intérieures de l'espace Schengen
L'espace Schengen est passé de 15 à 24 membres. Mais si l'Irlande et la Grande-Bretagne ont signé la convention de Schengen, ils se sont en même temps exclus de toutes ses dispositions jusqu'à ce qu'ils en aient décidé autrement. Ils ne font donc pas partie de « l'espace Schengen ».
La convention de Schengen prévoit la suppression des contrôles d'identité aux frontières entre les pays signataires. Le territoire sans frontière ainsi créé est communément appelé espace Schengen (du nom du village luxembourgeois de Schengen, point triple de la frontière Allemagne-Bénélux-France au bord de la Moselle, où l'accord (entre ces cinq États) a été signé en juin 1985).
Les pays signataires pratiquent une politique commune en ce qui concerne les visas et ont renforcé les contrôles aux frontières limitrophes de pays extérieurs à l'espace. Bien qu'il n'y ait en théorie plus de contrôles aux frontières internes à l'espace Schengen, ceux-ci peuvent être mis en place de manière temporaire s'ils s'avèrent nécessaires au maintien de l'ordre public ou de la sécurité nationale. Désormais, les citoyens étrangers qui disposent d'un visa de longue durée pour l'un des pays membres peuvent circuler librement à l'intérieur de la zone.
Avec l'application le 21 décembre 2007 de la convention par neuf pays supplémentaires, l'espace Schengen regroupe 24 pays européens et permet la libre circulation d'environ 400 millions de citoyens.
L'espace Schengen
L'espace Schengen est l'espace constitué par le territoire des États ayant mis en oeuvre en totalité l'acquis Schengen, à savoir les États qui, notamment :
* délivrent des visas valables pour l'espace Schengen ;
* acceptent la validité des visas délivrés par les autres États Schengen pour entrer sur leur territoire ;
* ont supprimé les contrôles aux frontières intérieures ;
* appliquent le code des frontières à ses frontières extérieures.
Le premier accord de Schengen a été signé le 14 juin 1985 par 5 des membres de la communauté européenne d'alors : la République fédérale d'Allemagne, la Belgique, la France, le Luxembourg et les Pays-Bas.
Après l'accord, sera signée la convention de Schengen en 1990 ; celle-ci entra en application en 1995.
La convention d'application de l'accord Schengen a été ratifiée par l'Allemagne, le Benelux, la France (19 juin 1990), l'Italie (27 novembre 1990), l'Espagne, le Portugal (25 juin 1991), la Grèce (6 novembre 1992) et l'Autriche (28 avril 1995). La convention de Schengen a été signée par le Danemark, la Finlande, la Suède, la Norvège et l'Islande le 19 décembre 1996.
L'Italie applique la convention depuis le 1er juillet 1997, l'Autriche et la Grèce l'appliquent depuis le 1er décembre 1997 ; cependant, la levée totale des contrôles des personnes aux frontières intérieures aériennes et maritimes n'est intervenue en Grèce que le 26 mars 2000, alors que l'Italie les levait le 26 octobre 1997 et l'Autriche le 1er décembre 1997.
La Norvège et l'Islande ont signé un accord de coopération avec les États Schengen en même temps que l'accord signé avec le Danemark, la Finlande et la Suède, compte tenu du fait que ces trois derniers, membres de l'Union européenne, formaient déjà un espace intégré de libre circulation des personnes avec la Norvège et l'Islande avec l'Union nordique des passeports.
L'accord fait aujourd'hui partie intégrante des traités de l'Union européenne. L'Irlande et le Royaume-Uni n'ont toutefois pas signé les accords sur les contrôles frontaliers et les visas. En effet, des difficultés sont survenues à propos du contrôle aux frontières de Gibraltar et de la coopération avec l'Espagne. D'autre part, les questions relatives à la liberté de circulation entre les îles britanniques (y compris l'Irlande et les îles Anglo-Normandes) sont en cours d'examen et font l'objet d'un accord spécifique (dit compromis de Dublin) destiné à préserver les acquis des deux espaces de liberté, mais surtout à mettre en œuvre le dispositif commun de contrôle prévu dans le système Schengen et pouvant bénéficier d'une coopération renforcée par un échange d'informations entre les signataires du compromis de Dublin (comme cela a été fait pour préserver les acquis de la liberté de circulation entre les pays nordiques). Ce dispositif a d'abord été mis en œuvre pour la lutte contre le hooliganisme (par le partage des signalements d'interdictions prises contre certaines personnes), mais qui s'étend maintenant à la prévention des trafics illégaux de biens, de services ou de personnes.
La France, en application de la clause de sauvegarde, maintient le dispositif de surveillance de ses frontières terrestres avec le Benelux, en raison de difficultés dans la lutte contre les trafics.
Le 13 mai 2004, les négociations avec la Suisse pour sa participation à l'espace Schengen ont abouti et 54,6 % des votants ont approuvé cette adhésion par votation populaire le 5 juin 2005. La Suisse devient ainsi membre de l'espace Schengen, aux mêmes conditions que les autres pays non-membres de l'Union européenne parties à cet accord, l'Islande et la Norvège. Cette adhésion sera effective lorsque tous les pays membres auront ratifié l'accord passé avec la Suisse, probablement d'ici 2008. Cependant, rien ne changera pour les marchandises qui continueront à être contrôlées car la Suisse n'a pas conclu d'union douanière avec l'Union européenne. Ceci concerne aussi le Liechtenstein car la Suisse s'occupe depuis 1924 du contrôle de la frontière entre le Liechtenstein et l'Autriche. De plus, le Liechtenstein a également demandé l'ouverture de négociations pour son intégration formelle dans l'espace Schengen.
Membres et mise en application
L'accord signé en 1985 établit les étapes à franchir pour créer la zone Schengen. Un document additionnel, la Convention Schengen (ou de manière non abrégée : Convention d'application de l'accord de Schengen entre les gouvernements des États de l'Union économique du Benelux, la République fédérale d'Allemagne, et la République française, relatif à la suppression graduelle des contrôles aux frontières communes), a vu le jour pour mettre la zone Schengen en pratique. Ce second document complète le premier et a été signé par chaque État aux dates ci-dessous.
Pour chaque État membre, il existe un délai entre la signature de l'accord (devenir membre) et la mise en œuvre de celui-ci.
Adhésions
* 14 juin 1985 : République fédérale d'Allemagne, Belgique, France, Luxembourg et Pays-Bas
* 27 novembre 1990 : Italie
* 25 juin 1992 : Espagne et Portugal
* 6 novembre 1992 : Grèce (adhésion incomplète - les citoyens macédoniens ont besoin d'un visa à part entière pour se rendre en Grèce)
* 28 avril 1995 : Autriche
* 19 décembre 1996 : Danemark, Finlande, Islande, Norvège et Suède
* 29 mai 2000 : Irlande, Royaume-Uni, mais ont uniquement signé les accords sur la coopération policière, pas ceux sur les contrôles frontaliers et les visas.
* 1er mai 2004 : Chypre, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, République tchèque, Slovaquie et Slovénie
* 16 octobre 2004 : Suisse (ratifié par votation le 5 juin 2005)
* 1er janvier 2007 : Roumanie, Bulgarie.
Exceptions
Les territoires suivants des pays membres ne sont pas couverts par l'accord :
* toutes les parties non européennes (outre-mer) :
o de la France : la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, la Réunion, Mayotte, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française, Saint-Pierre-et-Miquelon, les Terres australes et antarctiques françaises, Wallis-et-Futuna ;
o des Pays-Bas : les Antilles néerlandaises et Aruba ;
* Héligoland (en Allemagne) ;
* l'archipel norvégien du Svalbard (mais l'île de Jan Mayen est couverte par l'accord) ;
* le Groenland et les îles Féroé (au Danemark) qui, bien que formellement exclus de la zone Schengen, y sont intégrés en pratique. (Il a été négocié dans l'accord d'association avec le Danemark que les personnes voyageant entre les îles Féroé et le Groenland d'une part, et les États membres de Schengen d'autre part, ne soient pas assujetties à des contrôles aux frontières. Les traditionnels accords de libre circulation des services, des personnes, de la liberté d'établissement et du capital ne sont pas applicables sur ces deux territoires) ;
* Livigno (en Italie) ; c'est un paradis fiscal : des contrôles aux frontières et des contrôles aléatoires de passeport sont maintenus. De même, Campione d'Italie, territoire italien de 2 km² enclavé en Suisse subit de facto les contrôles aux frontières suisses.
Application
* 26 mars 1995 : Allemagne, Belgique, Espagne, France, Luxembourg, Pays-Bas et Portugal.
* 1997 – Italie (26 octobre), Autriche (1er décembre), et Grèce (8 décembre). Ce dernier pays n'applique l'accord que dans les aéroports, n'ayant pas de frontières terrestres avec un autre État appliquant les accords de Schengen.
* 26 mars 2000 – La Grèce a appliqué l'accord pour toute personne possédant un visa Schengen sauf pour les citoyens macédoniens. Ces derniers ont besoin d'un visa à part entière pour s'y rendre ce qui est contraire aux dispositions de l'Accord : les cartes de résident et les autres titres de séjour émises par des pays signataires, ne sont pas non plus valables pour les ressortissants macédoniens.
* 25 mars 2001 – Danemark, Finlande, Islande, Norvège et Suède.
* 21 décembre 2007 – Estonie, Lettonie, Lituanie, Pologne, République tchèque, Slovaquie, Hongrie, Slovénie et Malte.
Les huit états d'Europe centrale et orientale qui ont signé le 1er mai 2004, ainsi que Malte, doivent mettre en œuvre l'accord à partir du 21 décembre 2007 pour les frontières terrestres et maritimes, et à partir du 30 mars 2008 pour les frontières aériennes, Chypre étant sur un planning différé. La Suisse devrait aussi mettre l'accord en application, probablement d'ici 2008.
Chaque nouveau pays doit, avant d'appliquer complètement l'accord Schengen, être prêt dans les quatre domaines suivants : les frontières aériennes, les visas, la coopération policière et la protection des données personnelles. Ce processus d'évaluation implique qu'un questionnaire soit rempli par les États candidats et que des visites d'experts de l'UE aux institutions et lieux de travail sélectionnés dans les pays concernés soient effectuées.
Les non-signataires
Certains pays, en dehors des signataires Schengen doivent aussi être mentionnés :
* Saint-Marin, bien que ne faisant pas partie formellement de la zone Schengen, a une frontière ouverte avec l'Italie (bien que certains contrôles aléatoires sont faits par les Carabinieri, la Polizia di San Marino et la Guardia di Finanza).
* En ce qui concerne Monaco, qui borde la mer Méditerranée, l'accord Schengen est administré comme si Monaco était une partie de la France, les autorités françaises s'occupant des contrôles au port maritime de Monaco.
* Le Liechtenstein n'est pas membre de la zone Schengen ; la principauté a une frontière ouverte avec la Suisse (