Soutenons la Dame Ingrid Betancourt. Faisons tout ce que nous pouvons pour la faire libérer. Elle est en vie. Nous en sommes maintenant sûrs et même certains. Mon appel s'adresse à tous ceux qui pensent que l'injustice n'a pas de place dans ce monde. Les Farc doivent comprendre que prendre en otage des innocents pour en faire une monnaie, un objet de chantage, ne saurait les amener à atteindre leurs objectifs. Et quels objectifs encore ! Je vous propose ici un papier de la LCI, revenant sur une preuve que Betancourt est en vie…
Le gouvernement colombien a diffusé une photo de la franco-colombienne qui daterait du 24 octobre, saisie par l'armée sur des guérilleros des Farc. Interrogé par LCI.fr, son comité de soutien se dit "soulagé, mais inquiet" et demande le retour d'Hugo Chavez comme médiateur.
Depuis fin août 2003, famille, comité de soutien et gouvernements étaient sans preuve de vie d'Ingrid Betancourt. Vendredi à l'aube, le gouvernement colombien a enfin diffusé une vidéo de 16 otages de la guérilla des Farc, dont la franco-colombienne, saisie sur trois guérilleros capturés par des militaires. Selon le Haut commissaire colombien pour la paix, la preuve de vie date du 24 octobre.
L'image fixe d'Ingrid Betancourt a été diffusée à la télévision, sans la bande sonore. Elle montre l'otage franco-colombienne enchaînée sur fond de jungle, dans un état d'extrême maigreur, les mains croisées et enchaînées, la tête baissée et apparemment très lasse. Elle est vêtue d'un pantalon et d'une chemise bleue.
"Chavez doit reprendre sa médiation"
Sa soeur Astrid Betancourt a été la première a réagir sur LCI. "Je suis extrêmement émue. "Cela prouve que la médiation Chavez a été efficace", souligne-t-elle. Interrogé par LCI.fr, Olivier Roubi, le porte-parole du comité de soutien, se dit à la fois "inquiet et soulagé", car, contrairement aux autres otages, la preuve de vie de la sénatrice "n'est qu'une photo filmée". "Il y a urgence de la faire libérer", lance-t-il. En ce sens, il souhaite que Hugo Chavez reprenne sa médiation et appelle Nicolas Sarkozy à "faire pression" sur son homologue colombien en ce sens -le président vénézuélien a été "limogé" la semaine dernière par Alvaro Uribe pour ne pas avoir respecté les règles imposées au début de sa médiation.
Pour la France, les preuves de vie d'Ingrid Betancourt constituent une "grande nouvelle", a déclaré le porte-parole de l'Elysée David Martinon. "C'est la première preuve de vie depuis plus de quatre ans. Le président de la République est heureux d'abord pour la famille", a-t-il ajouté. De son côté, le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner précise que ses services vont étudier "avec attention" la vidéo, et souligné qu'il fallait dans le même temps "intensifier les efforts en vue d'une solution humanitaire permettant la libération de tous les otages".
Catégorie : Lu, Vu et Entendu
Voici une vidéo de Youtube, pour vous rafraîchir la mémoire...
Le directeur des affaires générales et de l'administration territoriale, l'ex-gouverneur Saliou Sambou qui est, par ailleurs, président de l'alliance pour la paix en Casamance (Apac), vient de réaliser ce qu'aucun négociateur de la paix en Casamance n'a réussi à faire jusque-là. L'ex-gouverneur de Fatick a rencontré en fin de semaine dernière dans le maquis, le chef de Atika, la branche armée du mouvement des forces démocratiques de Casamance (Mfdc), Salif Sadio, dans une localité non loin de la frontière gambienne.
L'évènement est inédit mais réel, du moins si l'on se fie aux informations fournies par des sources, proches du Mfdc qui ont suivi de bout à bout un assez long séjour que M. Sambou vient d'effectuer au sein du maquis casamançais. Selon ces sources, l'objectif de cette visite qui a été effectuée dans la plus grande discrétion pour empêcher les fossoyeurs d'entrer en action pour la torpiller, était de sensibiliser les différentes factions rivales du mouvement indépendantiste casamançais qui sont en guerre depuis plus d'un an de taire leurs querelles et de réaliser l'unité sans laquelle aucune démarche visant le retour de la paix en Casamance ne pourra être couronnée de succès. Et la rencontre en question a failli ne pas avoir lieu, le facilitateur aurait fait deux fois la navette entre le lieu où elle devait se tenir et là où réside Salif Sadio. Et c'est à la troisième fois qu'il est revenu avec lui. Saliou Sambou et son hôte se sont longuement entretenus sur un sujet important, il s'agit de la question liée au processus de paix en cours, indiquent nos interlocuteurs qui signalent qu'à ce sujet, M. Sadio s'est dit prêt à discuter avec les autorités sénégalaises mais a posé des conditions.
«Il exige que ces négociations se passent dans un pays étranger et que celles-ci portent essentiellement sur un processus qui aboutira à l'indépendance de la Casamance », affirment-ils. Mais, il semble que les premiers contacts entre lui et M. Sadio n'ont pas été faciles. Le chef de Atika aurait affiché une attitude très furieuse vis-à-vis de M. Sambou qu'il a violemment chargé. À en croire nos informateurs, le commandant en chef de la branche armée du Mfdc a particulièrement reproché au natif de Thionck-Essyl de n'avoir rien fait pour la Casamance comme du reste tous les autres cadres de la région qui s'agitent comme lui. Tous les maux dont souffre la Casamance sont à imputer à son élite qui n'a jamais pensé à faire quoique ce soit pour permettre à la région de se développer, aurait martelé le chef du maquis qui aurait lancé une alerte à l'endroit de ses frères cadres afin qu'ils se ressaisissent alors qu'il est encore temps.
Unification du Mfdc
Abordant la question liée à l'unification du Mfdc, Salif Sadio a répondu de façon catégorique qu'il est impossible à l'état actuel pour lui de se retrouver avec ses frères ennemis de la coalition, incarnée par le camp de César Atoute Badiate et celui de Magne Diémé, basés respectivement à Kassolol (frontière bissau-guinéenne) et Mahmouda (frontière gambienne). « Je ne leur fais pas confiance », a-t-il répondu à son interlocuteur, relevant que ce sont ses frères de la coalition qui sont à l'origine de la mort de son papa Insa Sadio, disparu récemment, indiquent nos interlocuteurs.
Dans la même foulée, il a prononcé des mots on ne peut plus durs à l'encontre de l'actuel secrétaire général du mouvement Jean Marie Biagui qu'il considère comme un facteur de blocage dans la marche du Mfdc, renseignent nos interlocuteurs qui soulignent qu'il a accusé M. Biagui d'avoir vendu la Casamance pour ses propres intérêts. Même cas pour Mamadou Nkrumah Sané qu'il accuse d'être le principal fournisseur d'armes à César Badiate et ses alliés pour le combattre, précise t-on. Ce qui n'a pas été le cas quand il s'est agi de parler de Ansoumana Badji, du moins si l'on se fie aux informations en notre possession qui révèlent qu'il a, au contraire, demandé avec insistance son hôte de faciliter une rencontre entre lui et Ansoumana Badji. Mais avant de se rendre au front nord, Saliou Sambou avait d'abord effectué une descente du côté de Kassolol, et a pu s'entretenir, à l'occasion, avec les chefs de cette faction et particulièrement avec César Atoute Badiate et ses principaux collaborateurs.
Au cours des discussions et contrairement à la position extrémiste de Salif Sadio, César et ses amis auraient donné leur accord de principes pour une éventuelle unification de l'aile combattante de leur mouvement et au-delà tout le Mfdc. Cet accord est toutefois assorti de conditions. Il semble que César et son commandement ont dit à leur hôte que cette réunification de leur mouvement doit se faire autour de Mamadou Nkrumah Sané, devenu aujourd'hui le leader du Mfdc, après la disparition de l'abbé Diamacoune. Nos interlocuteurs soutiennent que M. Badiate et ses collaborateurs ont, cependant, comme Salif Sadio, dénoncé Jean Marie Biagui qu'ils disent ne pas reconnaître. Ils ont aussi, mais avec des propos moins acerbes, critiqué l'ex-secrétaire général du mouvement Ansoumana Badji sans cependant écarter des possibilités de retrouvailles avec lui. Depuis hier nous tentons de joindre Saliou Sambou mais en vain.
L'Agence dirigée par Karim Wade a toujours entretenu un flou princier sur les chiffres de sa gestion des travaux d'embellissement de Dakar. Personne au Sénégal, ni Ong ni parlementaires, n'a jamais pu lui faire lâcher une indice quelconque. Seuls les partenaires au développement ont pu obtenir d'elle des chiffres. Que Le Quotidien a pu parcourir pour ses lecteurs.
L'Agence nationale pour l'Organisation de la conférence islamique a toujours été d'une grande frilosité, en ce qui concerne la publication de ses comptes. Même des institutions comme le Forum civil, qui a un représentant dans le Conseil de surveillance de cette organisation, n'a jamais pu convaincre la structure dirigée par Karim Wade et Abdoulaye Baldé de mettre de la transparence dans ses comptes. Et l'on se souvient, d'ailleurs, que les frictions dont les journaux font largement état actuellement, entre la Présidence de la République et celle de l'Assemblée nationale, ont pour origine justement, une curiosité de la Commission des finances de la deuxième chambre législative, qui a souhaité éplucher lesdits comptes.
Or, ce que l'Anoci refuse mordicus aux Sénégalais et à leurs représentants élus, elle n'hésite pas à l'offrir aux partenaires étrangers. Ainsi, une note confidentielle, préparée à l'occasion du voyage au Sénégal d'une mission du Fonds monétaire international (Fmi) en début du second semestre de cette année, présente le détail des dépenses de l'agence. On se rappelle que c'est à cette occasion que le chef de ladite mission avait quasiment délivré un quitus à l'Anoci, ce qui lui a valu un sec rappel à l'ordre de ses supérieurs. La note en question, estampillée «Secret-Confidentiel», ne comporte pourtant pas d'informations de nature à menacer la stabilité du pays. La seule chose de nouveau que l'on apprend, c'est qu'à ce jour, les chantiers de l'Anoci ont coûté 89,3 milliards de francs Cfa.
De ce montant, comme Le Quotidien l'a toujours affirmé, une partie, exactement 16 milliards de francs, ont été directement puisés du budget, certainement de celui de la Présidence de la République. Ce montant a notamment servi à financer les travaux de la deuxième tranche de la Corniche, à savoir, celle qui va des bureaux de Atepa, à la pharmacie des Mamelles. Le reste du montant, 73,3 milliards de francs, se répartit en dons et en prêts à des taux concessionnels. Le document précise que la part des dons, principalement des pays du Golfe arabo-persique, est de 26 milliards de francs Cfa.
L'Arabie saoudite a offert 10 milliards de ce montant, le reste se répartissant entre les différents amis enturbannés du pouvoir de Me Wade. Les 47 milliards de francs eux, constituent le montant, connu à ce jour, dont les générations futures des Sénégalais auront à payer le principal et les intérêts. Il s'agit notamment, des 17 milliards de francs Cfa de prêt initial accordé par le Fonds koweitien, allongé des 5 milliards additionnels, ainsi que du montant qui a été utilisé pour les travaux de la Voie de dégagement nord (Vdn). Le document confirme également une autre information livrée en son temps par Le Quotidien, à savoir que c'est le Trésor public qui a préfinancé les travaux des différents chantiers de l'Anoci. Karim Wade, ainsi que le directeur exécutif de l'Anoci, Abdoulaye Baldé, avaient pris la décision, soutenus certainement au plus haut niveau de l'Etat, de pomper l'argent du Trésor, en attendant que les prêts accordés par les différents bailleurs arrivent effectivement dans les caisses de l'Etat.
Quand ces sommes ont été encaissées, il a fallu prendre une loi des finances rectificative pour réajuster la situation et réinjecter l'argent dans les caisses de l'Etat. Rien, cependant, ne permet d'affirmer que la pratique est abandonnée, car on a vu hier, que le prochain budget a déjà prévu une rubrique pour les travaux de l'Anoci. Personne ne peut à ce jour, affirmer qu'il n'y aura pas de dépassement sur ce montant, pour prendre en compte, par exemple, la location de bateaux, comme le luxueux M C Musica, ou d'autres dépenses non budgétisées et non encore répertoriées.
Cette information est bouleversante ! Surtout pour un pays qui n'a même pas encore abordé le premier couloir du labyrinthe séparant les nations sous développés et leurs homologues en voie de développement. Le Sénégal est un pays sous développé, nul ne l'ignore. Et certains de ses dirigeants se permettent de faire n'importe quoi, à, on ne sait quelles fins.
Lisez cet article du journal en ligne « www.xibar.net » :
« L'agence nationale de l'Oci va affréter un bateau hôtel de standing 5 étoiles avec une capacité de 1275 chambres. Une délégation officielle conduite par le directeur exécutif de l'Anoci, Abdoulaye Baldé, avait visité ce navire qui mouille présentement à Naples dans le sud de l'Italie. Il sera au Sénégal une semaine avant le sommet. Le bateau accueillera une partie des invités. Souleymane jules Diop, journaliste pourfendeur du régime de Abdoulaye Wade et apôtre de la lutte contre ce régime juge que le président de la République a une attitude de mépris envers les sénégalais.
‘‘Le bateau va coûter 1millard par jour. Le Sénégal n'en a pas besoin parce qu'il a une capacité hôtelière plus que suffisante pour accueillir les arabes. Il y a 10 ans de cela le sommet s'est tenu au méridien président depuis lors la capacité hôtelière du Sénégal a augmenté et non pas diminué. C'est des faux problèmes.'' Déclare Souleymane Jules Diop.
Le Sommet de l'Oci se tiendra en mars 2008 dans la capitale du Sénégal. Les aménagements du port de Dakar pour accueillir le MSC MUSICA ont démarré et devront être prêts d'ici la fin de l'année. »
J'ai été frappé de tomber sur une information concernant l'escale d' « un navire de guerre » américain dans les eaux sénégalaises, particulièrement à Dakar. Il aurait même « simulé un exercice » toujours dans les eaux sénégalaises, avec l'implication des armées du pays de la Téranga et celles françaises. Voyons voir ce qu'en dit cet article du quotidien national sénégalais « Le Soleil ».
Au terme d'une escale de cinq jours à Dakar, le navire de guerre américain « Forrest Sherman » a effectué vendredi dernier, au large du Cap-Vert un exercice de sauvetage. Les armées sénégalaise et française étaient impliquées dans cette simulation à laquelle ont assisté un officier et huit sous-officiers de la Marine nationale.
Deux hélicoptères Seahawk, 96 cellules de missiles Tomahawk, des torpilles, un canon et des mitrailleuses à l'avant du pont : le « Forrest Sherman » est une véritable armurerie flottante. Mis en service en 2006, ce contre-torpilleur de missiles téléguidés est l'un des derniers nés de la Navy. Après avoir quitté son port d'attache de Norfolk dans l'Etat de Virginie en juillet dernier, le « Forrest Sherman » a rejoint la Mer Noire, avant de faire une tournée africaine.
De la Turquie à la Tanzanie en passant par les Comores, la lutte contre le trafic d'armes et la piraterie fut au cœur de la collaboration militaire entre les Etats-Unis et les pays où ils ont jeté l'ancre. C'est la seconde fois qu'un navire de guerre américain collabore avec le Centre de coordination et de sauvetage de Dakar (Ccsd). Une occasion, notamment après le drame du « Joola », d'améliorer la sécurité maritime et les sauvetages en mer. L'exercice mené vendredi au large du Cap-Vert visait à porter secours à « Oscar », un mannequin largué par un avion de patrouille de l'armée française. Ce même appareil a ensuite lâché un fumigène afin que l'hélicoptère MI-17 du Ccsd repère la cible. Les conditions météorologiques étant défavorables, les plongeurs sénégalais n'ont cependant pas pu opérer et « Oscar » a été repêché par l'un des deux hors-bords du « Forrest Sherman ». Pour les officiers de la Marine sénégalaise, cet exercice a été une occasion de découvrir un navire de guerre de la 1ère puissance militaire du monde et d'assister à une opération de sauvetage « grandeur nature ». Ils ont pu visiter la salle de contrôle et assister à la mise à l'eau et au hissage des hors-bords.
Le sous-officier, Maître Racine Kenny , ravit de découvrir « ce qu'il y a de mieux », a dit regretter « de ne pas avoir pu pénétrer dans le poste de pilotage ». En début d'après-midi, les marines ont raccompagné les officiers sénégalais jusqu'au port, laissant derrière eux l'immense silhouette du « Forrest Sherman », déjà près à appareiller pour l'Espagne et le Portugal. Les 300 membres d'équipage seront chez eux pour Noël, avec beaucoup de choses à raconter autour du sapin.
Les taxes sur les billets d'avions sont jugées très élevées aussi bien par les touristes que les organisateurs des voyages touristiques. L'un d'entre eux, Djamel Touati, Directeur du Tour operator Aircm (Air charters méditerranée), qui a fait de la Casamance sa priorité, déplore le taux trop élevé des taxes. Ce qui selon lui, risque de tuer la destination Sénégal malgré le fait qu'elle soit très prisée par la clientèle européenne.
Basé à Paris dans le 18è arrondissement, Djamel Touati fait partie de ceux que l'on peut appeler les convoyeurs de touristes aux hôtels et autres sites touristiques du Sénégal, et plus particulièrement de la Casamance. M. Touati qui a fait du Sud du pays sa priorité s'est investi dans la relance du tourisme en Casamance longtemps handicapée par la rébellion. C'est dans cette optique qu'il a initié, aux côtés de la compagnie Air Sénégal international (Asi) et des hôteliers sudistes, un voyage de presse à l'intention d'un groupe de journalistes Français et Sénégalais en vue de les imprégner de l'immense potentiel dont regorge la zone mais surtout sur une paix retrouvée. Le directeur d'Aircm se fixe comme objectif cette saison, d'aboutir à 2 500 passagers du point de vue transport aérien, rien que pour la Casamance. Travaillant avec la compagnie Air Sénégal depuis 5 ans, il compte fructifier le partenariat avec la compagnie Sénégalaise en s'engageant d'avantage sur les sièges. Le seul hic, indique-t-il, c'est que les taxes sur les billets d'avions sont très élevées. En effet, le responsable d'Aircm indique que les taxes aéroportuaires se situent aujourd'hui à 229 euros sur chaque billet d'avion. Il souligne que si l'on diminue entre 80 et 90 euros, ce serait un pas gigantesque. « Un enfant qui vient avec ses parents et qui paie 229 euros pour un séjour à 400 euros, cela lui fait un total presque de 700 euros. C'est énorme. Alors qu'avec ce prix-là, on peut se payer un séjour pension complète en République Dominicaine. Ici au Sénégal, il suffit de débourser 1 000 à 1 300 euros pour un séjour d'une semaine », commente Djamel Touati. C'est dans cette optique que lui et les acteurs du tourisme s'en sont ouverts au ministre du Tourisme pour qu'elle puisse donner une réponse favorable à leur requête visant à diminuer les taxes sur les billets d'avions. Ce qui, pour Djamel et compagnie, pourrait constituer un joli cadeau de Noël. « Si le gouvernement arrive à nous aider, on va amener beaucoup de touristes en Casamance. Mais il faudrait que l'on revoie les choses du point de vue des taxes parce que les clients qui viennent au Cap Skirring font juste une escale technique à Dakar. Ils ne descendent pas, donc, on peut enlever 50 euros sur les taxes » a laissé entendre le convoyeur de touristes qui ajoute que cela va constituer un pas énorme pour la relance des activités du tourisme dans la région sud du pays.
Un séminaire opérationnel sous-régional de deux jours s'est ouvert hier à Dakar, sur initiative de la British American Tobacco (Bat), en partenariat avec les experts de l'Organisation mondiale des douanes (Omd) et les administrations douanières de l'espace Uemoa. Les participants qui ont opté pour un tir groupé vont partager les expériences mutuelles dans l'optique d'outiller davantage les différents acteurs en vue de lutter plus efficacement contre la contrefaçon des cigarettes.
Cette rencontre fait suite au séminaire national sur la lutte contre la contrefaçon et la piraterie organisée à Dakar en novembre 2006 et s'inscrit dans la dynamique du séminaire en deux phases portant sur le même thème qui s'est tenue au Burkina Faso et au Sénégal du 11 au 16 mars dernier. Il entre dans le cadre du programme d'actions national et sous régional de lutte contre la contrefaçon et la piraterie pour parer "aux préjudices incommensurables causés par la commercialisation des marchandises contrefaites et piratées aux fabricants et négociants qui respectent la loi, ainsi qu'aux titulaires de droits qui investissent dans l'innovation et la créativité", dira le Colonel Jean Jacques Armand Nanga, directeur général des douanes sénégalaises.
Les technologies high tech utilisées par l'industrie du faux "qui innove et crée constamment", leur menace sur la santé publique et l'environnement, les énormes préjudices qu'elle porte au trésor public et à l'économie… sont autant de raisons qui justifient "une riposte à la mesure lancée par cette nouvelle forme de criminalité transnationale ", dira M. Nanga.
Cela suppose ainsi "une opposition énergique à la consommation de marchandises, objet de cette activité déloyale, irrespectueuse des droits de propriété intellectuelle liés au commerce, sans toutefois entraver la liberté du commerce", a-t-il poursuivi. D'où l'urgence de la mise en oeuvre "de mécanismes juridiques des droits de la propriété intellectuelle par une description exhaustive et permanente des produits authentiques". Dans le même registre, la mise en place d'un partenariat franc et dynamique entre les secteurs public et privé serait un plus pour une "meilleure coordination des efforts et des stratégies de lutte contre la contrefaçon des cigarettes qui constitue une infraction criminelle grave".
Auparavant, le directeur des relations institutionnelles et de la réglementation pour la zone Afrique de l'ouest et du centre du groupe British American Tobacco (Bat) a salué l'accueil qui a été réservé à leur initiative. À l'en croire, le but visé est de "renforcer les capacités opérationnelles douanières des pays de l'espace Uemoa en matière de traitement du commerce illicite en général et de détection des produits de contrefaçon en particulier en les dotant davantage de technicité pour appréhender, détecter et sanctionner les contrefacteurs".
Le tirage au sort des éliminatoires du Mondial 2010 a eu lieu dimanche en Afrique du Sud, à Durban. Les groupes définis seront également le cadre des éliminatoires de la Coupe d'Afrique des Nations 2010. Championne d'Afrique en titre, l'Egypte se retrouve dans le groupe 12 avec la République Démocratique du Congo, le Malawi et Djibouti.
Groupe 1 Cameroun ; Cap-Vert ; Tanzanie ; Maurice
Groupe 2 Guinée ; Zimbabwe ; Namibie ; Kenya
Groupe 3 Angola ; Bénin ; Ouganda ; Niger
Groupe 4 Nigéria ; Afrique du Sud ; Guinée Equatoriale ; Sierra Leone
Groupe 5 Ghana ; Libye ; Gabon ; Lesotho
Groupe 6 Sénégal ; Algérie ; Libéria ; Gambie
Groupe 7 Côte d’Ivoire ; Mozambique ; Botswana ; Madagascar
Groupe 8 Maroc ; Ethiopie ; Rwanda ; Mauritanie
Groupe 9 Tunisie ; Burkina Faso ; Burundi ; Seychelles
Groupe 10 Mali ; Congo ; Soudan ; Tchad
Groupe 11 Togo ; Zambie ; Erythrée ; Swaziland
Groupe 12 Egypte ; RD Congo ; Malawi ; Djibouti
NB : - 5 places sont attribuées pour le Mondial 2010 (+ l'Afrique du Sud, organisateur).
Madagascar, Sierra Leone et Djibouti ont passé un tour préliminaire leur donnant le droit de participer à la phase de poules. Sao Tomé-Principe et République Centrafricaine se sont retirés.
Les 48 équipes participent au tirage qui les répartira en 12 groupes de 4 équipes. Les premiers de chaque groupe, ainsi que les 8 meilleurs 2emes se qualifient pour une phase de 20 équipes avec 5 groupes de 4. Les 5 premiers iront au Mondial.
Faut-il craindre que le Sénégal soit classé dans le cercle restreint des États mis sous étroite surveillance par l’administration américaine. Tout porte à le croire avec la dernière visite d’une mission américaine au Sénégal. En effet, les autorités américaines manifestent de réelles inquiétudes sur le cours que commencent à emprunter les événements au Sénégal. C’est le constat fait par l’hebdomadaire sénégalais Nouvel Horizon.
En croire l’hebdomadaire « une mission américaine d’audition des autorités sénégalaises, composée de représentants de la NSA, de la CIA, du Pentagone, des délégués des départements d’État du Trésor, du Commerce et du Transport a séjourné pendant une dizaine de jours dans la première quinzaine du mois de novembre au Sénégal ». Il indique que le blanchiment d’argent, traçabilité des flux financiers, études des législations sénégalaises sur le secteur des Télécoms et des établissements financiers ont été, entre autres, au programme de cette brigade d’investigation américaine.
Les Américains se sont intéressés aussi sur les transactions commerciales et financières entre le Sénégal et les pays du Golfe Arabo-persique. D’ailleurs selon nos informations c’est ce qui a plus beaucoup retenu l’attention des enquêteurs américains.
Concernant le boum immobilier à Dakar, les Américains ont fait des révélations. « Les enquêteurs ont été fortement étonnés que les flux financiers passent de plus en plus par l’Île de Chypre et l’État d’Israël » souligne le journal. En matière d’aéronautique aussi, le représentant de l’agence ale n’a pas manqué de manifester un certain nombre d’interrogations et d’inquiétudes sur les changements récents opérés dans le champ de la navigation aérienne et de la gestion du trafic aérien.
Face à cette situation, les ministres de l’économie des finances et de l’intérieur dont les administrations ont eu de longues séances de travail avec la mission américaine ont rendu compte au chef de l’État Me Abdoulaye Wade, sur sa demande, des premières impressions de cet audit des Américains ...
S’il y a eu un élément qui a été hier profitable aux manifestants, c’est bien les failles notées dans l’intervention des forces de police, qui ont plus constaté les dégâts, que rétabli l’ordre. En effet, les renseignements généraux, si prompts à éventer les manifestations avant même qu’elles ne s’emballent, ont été pris de court par les marchands ambulants.
Les forces de police ont été hier déroutées par l’ampleur et la spontanéité des manifestations initiées par les marchands ambulants. Même si un important dispositif a été déployé sur le terrain, force est de reconnaître que les éléments du Groupement mobile d’intervention (Gmi) ont été dépassés par les événements à cause de la multiplication des foyers de tension.
D’ailleurs, le déploiement sur le terrain des policiers officiant dans des services administratifs comme le ministère de l’Intérieur ou encore les commissariats n’aura servi à rien. En effet, ces derniers, qui ont été sommés de déserter leur bureau pour se rendre sur le terrain, n’étaient pas en tenue de combat, mais plutôt en bras de chemise et pantalon. Ne parvenant pas à maîtriser la situation, les policiers ont été renforcés par les éléments de la Légion de gendarmerie d’intervention (Lgi). Seulement, pour cette fois, cela n’aura servi à rien parce que les deux corps réunis n’ont pu rétablir l’ordre. C’est que le dispositif de renseignement que constituent la Brigade nationale de la sûreté de l’Etat (Bnse) et l’Agence nationale de la sûreté (Ans) logée à la présidence de la République n’a pas fonctionné comme il faut.
Les services de renseignements n’avaient rien de précis sur l’organisation et le déroulement de la manifestation et donc n’ont rien vu venir, même si on assure que les signes avant-coureurs de troubles majeurs sont là depuis plus d’un an. Il faut dire que la plupart de ces policiers qui officiaient au niveau de la Bnse, rompus à la tâche de renseignements, ont été mutés ailleurs et remplacés. Ceux-là, à l’image des bons journalistes, avaient de bons relais au niveau de Sandaga, Petersen etc. qui leur permettaient d’être au courant des mouvements de foule et d’anticiper sur les manifestations. Et de sources policières, on reconnaît que les forces de l’ordre ont été sevrées de renseignements. « C’est une manifestation difficile à circonscrire en l’absence de renseignements fiables et lorsqu’elle est spontanée, dispersée et non organisés ». Ce sont là les aveux d’un officier de la police qui nous a parlé sous le couvert de l’anonymat pour des raisons évidentes.
À ces faits, il faut ajouter les frustrations de divers ordres, comme celles liées aux conditions de travail et d’existence des policiers, maillon faible dans les mesures prises par Wade visant à augmenter les indemnités des travailleurs. Toutes choses qui font que les forces de l’ordre ont cafouillé dans leur intervention. À cela s’ajoute le fait que les manifestants ont eu une bonne coordination de la casse, usant de Sms pour se donner rendez-vous sur les différents fronts qu’ils avaient ouverts. Une synchronisation des actions qui dénote d’une plus grande organisation chez les marcheurs que chez ceux-là qui sont censés assurer l’ordre.
…Les forces de l’ordre ont été dépassées sur le terrain des évènements
Dakar a été livrée pendant plusieurs heures à la loi des marchands ambulants déguerpis, des chômeurs des quartiers et des citoyens en proie à la hausse des denrées de grande consommation. Devant la mobilité de milliers de jeunes, qui ont multiplié les incendies et les barrages aux quatre coins de la ville, du Plateau à Colobane, les forces de l’ordre n’ont jamais su où donner de la tête. Pire, elles sont presque systématiquement arrivées en retard sur le théâtre des opérations. Les manifestants ayant toujours eu une certaine longueur d’avance sur les forces de sécurité, condamnées à jouer les serpillières. En effet à bord de camions mal adaptés à la configuration des quartiers populaires de Rebeuss et de la Médina les forces de l’ordre étaient dans l’impossibilité de les poursuivre dans certains endroits. Elles étaient réduites à regardaient de loin, à partir des carrefours comme la poste de la Médina, les manifestants mener des attaques sporadiques ciblant les infrastructures publiques avant de se retrancher au moindre mouvement des éléments du Gmi dans les recoins des quartiers populaires.
Résultat, le peuple a fait régner hier la loi de la casse dans Dakar plusieurs heures durant. Par exemple, les émeutiers avaient depuis longtemps dévalisé ordinateurs et la recette de la journée puis dévasté l’agence Senelec de la rue 31 (Médina), quand quelques éléments du Groupement mobile d’intervention (Gmi) daignèrent y passer vers 13 heures pour balancer des grenades sur une foule composée plus de curieux que de manifestants. Même scénario auparavant à la Mairie d’arrondissement de la Médina. Deux véhicules saccagés dans la cour – celui du Secrétaire municipal Ibrahima Seck a été brûlé alors que le pare-brise de l’autre véhicule était cassé -, les vitres de la bâtisse volent en éclats sous les jets de pierres. Les pièces s’embrasent à coups de cocktail Molotov. À l’intérieur du bâtiment sont séquestrés des agents municipaux, le maire Pape Momar Diop en tête et ... 5 éléments du Gmi.
Quand du renfort arrive enfin, ce sont des agents de police, juchés sur des camions qui roulent à grande vitesse sur l’avenue Blaise Diagne, tirant au Fusil lance-grenades (Flg) sur les rues adjacentes prises d’assaut par les badauds. Quelques mètres plus loin, devant le gigantesque centre commercial Sahm, la tension est à fleur de peau. Les échafaudages du célèbre marché hebdomadaire dressés sur la dalle du canal IV sont en feu. Les commerçants, n’ayant pas eu le temps d’évacuer leurs marchandises, n’ont que leurs yeux pour pleurer. Autour du centre commercial, les vigiles, armes en bandoulière, sont aux aguets. L’attaque de ce centre, un moment évoqué dans les rangs des émeutiers, n’aura finalement pas lieu sinon le désastre était assuré. Pendant tout ce temps, les camions d’éléments du Gmi continuent de sillonner le lacet des rues de la Médina à vive allure, les tirs de Flg crépitant sans que l’on ne sache vraiment si c’est pour neutraliser des émeutiers ou tout simplement pour se dégager du piège dans lequel les agents des forces de l’ordre sont tombés depuis le petit matin.
Les autorités sénégalaises ont autorisé jeudi les commerçants ambulants de Dakar à reprendre leur travail jusqu'à la fin décembre, suspendant ainsi une interdiction frappant leur activité qui avait provoqué de violentes protestations mercredi et jeudi.
A l'issue d'une rencontre dans l'après-midi avec des représentants des marchands ambulants, le sénateur-maire de Dakar Pape Diop a "autorisé les commerçants à revenir à leur place sur la voie publique sans toutefois gêner la circulation", a rapporté une source proche de la mairie.
Cette autorisation est valable "jusqu'après la Tabaski" (Aïd el-Kébir), qui doit être célébrée vers le 20 décembre, a encore indiqué cette source.
De nouveaux heurts sporadiques avaient éclaté plus tôt jeudi entre vendeurs en colère et forces de sécurité, qui ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser leurs agresseurs qui chargeaient à coups de pierres autour du marché Petersen au Plateau (quartier administratif).
Ce marché, qui devait accueillir une partie des commerçants ambulants délogés, aux termes d'un accord conclu mercredi avec le gouvernement, a été partiellement incendié dans la nuit.
En fin d'après-midi, le calme était revenu dans les rues de la capitale, où des éléments de la police étaient déployés sur les grands axes, ont constaté des journalistes de l'AFP.
"La situation est calme et maîtrisée", a précisé à l'AFP un responsable de la police sous couvert de l'anonymat, qui n'a pu préciser le nombre de personnes arrêtées jeudi.
Depuis le 15 novembre, la police et la gendarmerie avaient mené des opérations dites "de déguerpissement" pour expulser des trottoirs de Dakar leurs traditionnels occupants, des commerçants "tabliers" ou ambulants, des mendiants et des cireurs de chaussures.
Cette interdiction, décidée par le président Abdoulaye Wade, a fortement pénalisé le secteur informel, qui génère la quasi-totalité des emplois au Sénégal.
Elle avait engendré mercredi une première vague de violentes protestations de commerçants, qui ont dégénéré en accrochages avec les forces de l'ordre à Dakar.
Dans le quartier populaire de la Médina, près du Plateau, les locaux de la mairie d'arrondissement et de la Sénélec, la compagnie nationale d'électricité, avaient été endommagés à coups de pierre et plusieurs véhicules avaient été incendiés.
Ces protestations, parmi les plus violentes depuis l'élection en 2000 du président Abdoulaye Wade -réélu dès le premier tour en février 2007 pour un mandat de cinq ans-, se sont soldées par l'arrestation de plus de 200 personnes, selon un responsable de la police.
Les manifestations de protestation de vendeurs à la sauvette en colère contre leur déguerpissement ont repris jeudi matin au centre-ville de Dakar.
Des incidents ont éclaté à Sandaga, tandis que des attroupements sont notés sur l'avenue Blaise Diagne, constituant un risque de trouble à l'ordre public, indique une source policière. ''On est là calmes pour veiller sur eux et agir car ils sont là en petits groupes massés et en concertation. Ils préparent quelque chose pour enflammer la ville'', a-t-elle ajouté. Sur ces menaces d'aggravation de la situation, la police explique qu'elle travaille à un retour définitif à un climat serein. Pourtant, poursuit-elle, ''ces attroupements sont interdits en cette période de risque de trouble à l'ordre public, mais on évite des affrontements''.
''En tout cas, on réagira'', a-t-elle prévenu.
Une accalmie est observée dans des quartiers où les affrontements ont eu lieu mercredi.
Des piles de peux calcinés, des déflagrations de gaz lacrymogènes, des véhicules incendiés, de la fumée noire qui vous prend à la gorge, Dakar et ses environs donnent mercredi l'image d'une ville assiégée avec comme protagonistes des milliers de jeunes dont la plupart des marchands ambulants surgissant partout et frappant à divers endroits et face à eux des forces de l'ordre qui tentent de juguler le mouvement.
Entre autres endroits attaqués par les manifestants qui protestent contre l'opération de désencombrement des rues de la capitale, il y a eu d'abord la Maison de la RTS où les employés eux-mêmes ont repoussé les assaillants qui tentaient de pénétrer à l'intérieur pour faire entendre leurs doléances. Selon des témoignages recueillis sur place par l'APS, la riposte des employés a contribué à faire reculer les marchands et avant de partir ils ont saccagé quelques véhicules appartenant au personnel de la RTS et du CESAG tout proche.
Les manifestants ayant au passage déversé sur les rues de l'avenue Blaise Diagne plusieurs bacs à ordure, se sont dirigés ensuite vers le marché Tilène où les commerçants qui ont pignon sur rue ont dû fermer boutique. Déterminés à sévir, les manifestants appuyés par plusieurs passants se sont pris à coups de pierres aux locaux de la mairie avant d'être dispersés par les forces de l'ordre qui dés leur arrivée sur place ont fait tonner les lacrymogènes.
Ainsi, elles ont fait évacuer le maire, Momar Diop qui avant de quitter les lieux a confié à la presse qu'il est ''indigné par la situation'', même s'il comprend que les marchands ambulants ne soient pas contents des mesures de déguerpissement.
Le personnel de la mairie parmi lequel on ne déplore aucun blessé a été prié de rentrer à la maison par le maire dont la voiture du secrétaire général a été complètement brûlée.
Le point le chaud a toutefois était l'agence de la SENELEC située pas loin de la mairie. Les manifestants ayant convenu de s'y rendre d'une manière spontanée ont tout saccagé sur place. Là où certains ont mis le feu au rez-de-chaussée et cassé les vitres, d'autres en ont profité pour dévaliser les caisses de certains guichets ouverts pour le paiement des factures d'électricité.
Là aussi, il y a eu l'intervention musclée des forces de l'ordre apparemment débordées par l'ampleur de l'attaque des manifestants qui répliquent par des pierres. Aux dernières nouvelles, la gendarmerie est venue pour renforcer les policiers qui ont procédé à plusieurs arrestations parmi les manifestants.
La tabaski s’approche. Les autorités sont en train de s’organiser pour essayer de faire face à la demande. Pour cette année, près de 650 milles moutons sont attendus pour l’approvisionnement correct du marché national.
Les préparatifs vont bon train pour la bonne tenue de la fête de la tabaski. La demande qui ne cesse de croître au fil des ans continue de rester une préoccupation majeure pour les autorités en charge de l’élevage.
Le directeur de cabinet du ministère de l’élevage, Moussa Ka, informe que les prévisions pour cette année tournent à environs 650 mille moutons attendus sur le marché pour répondre à la demande. Afin d’assurer un bon approvisionnement du marché local, comme les années précédentes, « des dispositions sont en train d’être prises ». Moussa Ka a fait savoir que le gouverneur de Dakar a déjà pris un arrêtée qui a créé les points de vente.
A cela, le directeur de cabinet ajoute que des dispositions sont en cour pour l’aménagement et le désencombrement de ces lieux de vente. Entre autres mesures, Moussa Ka avise que le Premier ministre, Cheikh Hadjibou Soumaré a pris une circulaire contenant un certain nombre de mesures devant faciliter l’approvisionnement du pays en mouton. A l’en croire, c’est à ce titre que « les droits des taxes ont été suspendus à partir du premier novembre jusqu’au 31 janvier 2008 ». Ce qui, d’après lui, « devra permettre aux foirails et grands pôles de vente de moutons d’être bien approvisionné pour que le Sénégalais puisse trouver le mouton qui correspond à sa bourse ».
Faisant la situation de l’élevage au Sénégal, le directeur de cabinet du ministère en charge de cette question, assure que la peste équine est totalement sous contrôle. « Depuis une vingtaine de jours, nous n’enregistrons plus de mortalité donc c’est dire que les services vétérinaires contrôlent parfaitement la situation sur le terrain grâce aux mesures de prophylaxie sanitaire et médicale qui ont été mises en œuvre dès le début de l’épizootie par le ministère de l’élevage ».