Dès l'annonce du décès du chef de l'Etat, un putsch a été tenté à Conakry. Le pays est entre les mains des militaires.
Comme son prédécesseur, Sékou Touré, le général Lansana Conté est mort, lundi, sans avoir désigné de dauphin. En 1984, ce vide au sommet avait suscité un coup d'Etat au bout de quelques jours. Cette fois, il n'a fallu que quelques heures avant que la Guinée ne plonge dans la confusion.
En annonçant à la télévision la nouvelle de la mort du président, divulguée au beau milieu de la nuit, les autorités ont appelé la population au calme. Si les Guinéens ont prudemment vaqué à leurs occupations hier, l'armée, elle, n'a pas tardé à afficher ses divisions. En début de matinée, un capitaine, chargé officiellement de l'approvisionnement en carburant de l'armée, a annoncé à la radio «la dissolution du gouvernement, des institutions républicaines et de la Constitution». Le capitaine Moussa Dadis Camara appelait également les ministres à se rendre dans une caserne de Conakry pour leur «sécurité». Mais, un peu plus tard, le chef d'état-major assurait que les putschistes étaient «minoritaires» et que la situation était sous contrôle. Hier soir, alors qu'aucune violence n'était à déplorer, l'incertitude était toujours de mise.
Aval. La tournure prise par les événements montre où se situe le vrai pouvoir à Conakry. D'un point de vue constitutionnel, c'est le président du Parlement qui est censé assurer l'intérim avant l'organisation de nouvelles élections, sous soixante jours. En réalité, rien ne se fera sans l'aval de l'armée. «La transition devrait être l'occasion de rompre avec le système Conté», plaide le chercheur indépendant Gilles Yabi (1). Un système, selon lui, impliquant une série de clans gravitant dans l'entourage du défunt président : ses parents proches, les généraux, des hommes d'affaires… «La Guinée vivait dans une fiction de république, avec une Constitution et des institutions, ajoute-t-il. Dans les faits, l'armée a toujours constitué le socle du régime.»
C'est elle qui, fidèle à ses habitudes, avait violemment réprimé, début 2007, les manifestations contre la hausse exponentielle des denrées alimentaires dans ce pays en plein marasme. En mai, des soldats s'étaient brièvement mutinés pour obtenir le paiement d'arriérés de primes. Certains sous-officiers auraient également mal vécu les dernières vagues de recrutement favorisant l'ethnie de Lansana Conté, les Soussous (20 % de la population).
Atouts. Toutefois, Gilles Yabi ne croit guère en la menace d'une guerre civile en Guinée : «S'il y a des affrontements, ils se cantonneront à la sphère militaire, en l'absence de compétition entre des leaders régionaux.» Hier soir, tandis que la tentative de coup d'Etat était unanimement condamnée à travers le monde, l'ONU a toutefois appelé les «parties à la retenue.»
Exsangue après les longs règnes de Sékou Touré et Lansana Conté, la Guinée avait, sur le papier, tous les atouts pour assurer son décollage économique et sa stabilité : de la bauxite, de l'or, des diamants, un climat très favorable à l'agriculture. Son échec témoigne, jusqu'à la caricature, des dégâts causés par la mauvaise gouvernance.
Ramazan
Baydan est catégorique. Il l'a reconnue sur les images diffusées en boucle par
les chaînes de télévision. C'est sa chaussure que le journaliste irakien
Mountazer Al-Zaïdi a lancée sur le président américain, George Bush, le 14
décembre, au cours d'une conférence de presse à Bagdad. Un modèle noir, en
cuir, à la fois léger (300 g)
et solide, qu'il fabrique depuis dix ans et vend un peu partout en Turquie et au Moyen-Orient. Il a même
apprécié au passage son "aérodynamisme", dit-il. Ce fabricant de
chaussures, installé à Istanbul, affirme que le soulier du délit sort de son
usine.
Le modèle a été
rebaptisé "chaussure Bush", un argument de vente plus explicite que la Ducati 271, son ancien nom.
Et, depuis huit jours, les commandes affluent, assure Ramazan Baydan.
Au moins 370 000
paires sont attendues en Grande-Bretagne,
aux Etats-Unis et dans tout le Moyen-Orient. Quinze mille doivent être
expédiées dans les prochains jours en Irak. Une aubaine en temps de
crise pour cet industriel qui, d'habitude, écoulait à peine quelques milliers
d'exemplaires de la fameuse chaussure. Les effectifs de son usine de la
banlieue d'Istanbul ont plus que doublé, il dit avoir dû embaucher une centaine
d'ouvriers. Les vendeurs, eux aussi, ont reconnu les chaussures Baydan. Mais la
paire originale, celle lancée par le journaliste, a été saisie et détruite par
les militaires américains et irakiens.
PROCÈS LE 31
DÉCEMBRE
Le mystère
demeure. En Chine et au Liban, certains ont eu la
même idée. "C'est n'importe quoi, répond Durgham Al-Zaïdi, l'un des frères
de l'accusé. Ces gens qui cherchent à se faire de la publicité sur le dos de
mon frère sont des pêcheurs en eau trouble. Les Syriens clament que les
chaussures sont fabriquées en Syrie, les Turcs font pareil. Certains disent
qu'il les a achetées en Egypte. Autant que je sache, il les a achetées à Bagdad
et elles ont été fabriquées en Irak."
Le journaliste
lanceur, âgé de 29 ans, devenu un héros à travers le Moyen-Orient, doit
comparaître à partir du 31 décembre, à Bagdad, a annoncé, mardi 23 décembre, la
haute cour de justice irakienne. Il risque jusqu'à quinze années de prison pour
"attaque contre un chef d'Etat étranger". "Il m'a dit qu'il
n'avait aucun regret pour ce qu'il a fait et qu'il le referait", a déclaré
son frère Oudaï, qui lui a rendu visite dimanche. Selon son frère, Mountazer
Al-Zaïdi a été torturé durant trente-six heures, après son arrestation, à coups
de barre de fer et de câble électrique. Une accusation rejetée par la cour
irakienne.
En dépit de frêles esquifs pour nier l'existence de relations conflictuelles entre Abdoulaye Baldé et Karim Wade, ou du moins certains des fidèles de ce dernier dont Hassan Bâ, Abdoulaye Baldé n'a pas manqué de décrypter les petits sons de flûte qui précèdent souvent les oraisons politiques funèbres du côté du Palais de l'ex-avenue Roume. En tout cas, la riposte de ses partisans, aussi bien au Sénégal que dans la diaspora, à l'occasion de la visite du Président Wade à Paris, constitue une illustration que M. Baldé et ses proches ont pris la mesure de la menace qui rôde aux alentours.
Ce sont d'abord toujours de petits sons à peine audibles qui sont émis par de seconds couteaux du côté des officines du Pds ou de l'ex-Avenue Roume. Une musique en sourdine qui écorche des oreilles attentives, instruites par le sort réservé, ne serait-ce que durant cette alternance vieille bientôt de neuf ans, par Idrissa Seck, puis Macky Sall. Cette symphonie peu berçante, Abdoulaye Baldé n'en ignore pas la composition. Elle suinte chez ses adversaires libéraux et/ou de la « Génération du concret », qui, en perspective d'une éventuelle convocation de l'Anoci par l'Assemblée nationale, émettent déjà que Karim Wade n'a pas eu à gérer l'argent de l'Agence.
Et s'y invitent d'autres décibels, comme la montée non innocente de « sa » protégée, Innocence Ntap, au rang de ministre d'Etat, la nomination d'un directeur de Cabinet adjoint du président de la République qui arrache certaines prérogatives au secrétaire général à la Présidence de la République, l'exclusion récente de la « Génération du concret », pour la première fois, par un communiqué public, de Malick Sonko, estampillé proche de Baldé. On se souvient aussi de la convocation de la garde rapprochée d'Abdoulaye Baldé par la Direction générale de la sûreté nationale, alors qu'il se trouvait à l'étranger. Cette affaire révélée par notre confrère du quotidien Wal Fadjiri est intervenue dans un climat d'étuve au sein de la Génération du concret. Elle n'a toujours pas livré son mystère. Mais, à l'époque, M. Baldé avait souhaité que sa sécurité soit désormais assurée par des gendarmes en lieu et place des policiers. Encore une autre affaire qui se refuse à se dévoiler encore, celle dite du « Corbeau ». Il s'agit des accusations graves de Pape Malick Niaye portées contre Abdoulaye Baldé. Le « Corbeau », à la grande surprise de Baldé, à l'époque, avait été extrait de sa cellule par des « mains invisibles », avant se retrouver entre Londres et Paris.
Au moins, la visite de Mme Viviane Wade, en début novembre, à Ziguinchor, avait, elle, révélé une situation orageuse entre partisans de Baldé et Mme Ntap, tous deux de la « Génération du concret ». Or, alors que cet orage ne s'était pas encore dissipé, Wade épinglait sur le tailleur de Mme le ministre de la Fonction publique, le grade de ministre d'Etat. Ce qui a été perçu comme une sorte de coup de semonce en direction du patron de la Fédération Pds de Ziguinchor et comme une manière de tailler une base politique plus solide à l'ancienne militante de l'Afp. Par la suite, le 7 novembre 2008, lors d'une cérémonie de prestation de serment des volontaires américains du corps de la paix, Mme Innocence Ntap s'est évertuée à rassurer quant à l'état de ses relations avec Baldé. Avant de confier à nos confrères du site Ferloo.com : « Il faut surtout noter qu'aujourd'hui (sic !), la météo est bonne. Il n'y a point l'ombre d'un nuage. » Comme si la météo ne l'avait pas été avant !
Riposte des partisans de Baldé
Plus instructive encore est la sortie de partisans de Abdoulaye Baldé dans l'Hexagone, quelques jours avant l'arrivée du Président Wade, en France. « Riposte des partisans de Baldé. » Le titre du communiqué d'une douzaine d'associations et de mouvements basés en France et se réclamant de la « Génération du concret » est assez indicateur de la nature actuelle des relations plus ou moins détériorées au sein de la « Génération du concret ». En tout cas, ils sont douze associations et mouvements évoluant au pays de Marianne, à avoir sonné « la riposte », pour une « spéciale manifestation lors de la venue du Président Wade, le 26 novembre 2008, à Paris, pour apporter (leur) soutien à M. Abdoulaye Baldé ».
Trois jours après l'arrivée du Président Wade à Paris, tous les mouvements de soutien de la Gc en France avaient annoncé une conférence de presse au restaurant Chez Aïda à 15 heures. L'intitulé « Riposte des partisans de Baldé » était tout de même révélateur de leur volonté de former une ceinture de sécurité autour de leur mentor, suite à des rumeurs persistantes, relayées par la presse sénégalaise, sur une brouille entre celui-ci avec certains segments de la « Génération du concret », si ce n'est avec le président de ce mouvement, Karim Wade. Parmi les porteurs du projet d'une prochaine « riposte des partisans de Baldé » (contre qui ?), on peut citer l'Association de la Gc en France dirigée par Albin Bock, l'Association des artisans tailleurs du 18e art avec Baba Thiombane, celle de Diaspora Casamance (organisateur du Gala de l'Unesco : lire Le Quotidien du jeudi 20 novembre 2008), mais également l'Association des étudiants de la Casamance avec à sa tête Pipo Sané.
Du côté des mouvements, la riposte avait été brandie par le Mouvement des jeunes issus de l'immigration de la Gc que dirige, entre autres, un certain Ibrahima Sonko. Le Mouvement des Baye Fall de Paris de Cissé Yabsa Diop, celui des cadres de la Gc, coaché par Astou Dieng Kâ et Chérif Sy et Sos Casamance, avec Amadou Sylla, avaient clairement indiqué leur soutien à Baldé, à l'occasion de l'arrivée du Président Wade à Paris. Tout comme l'Observatoire des Sénégalais contre les Assises nationales, présidé par un entrepreneur sénégalais du nom de Ousseynou Seck, « la partie civile du Mfdc avec Mamadou Goudiaby et François Sané », les « Femmes manjacks de Mantes La Jolie avec Aïssata Dème, Marceline Manton… »
Les attaques à l'arme lourde perpétrées par les mutins, dans la nuit de samedi à dimanche (22 et 23 novembre) contre la résidence du président Joao Bernardo Nino Vieira de la Guinée-Bissau, pays voisin du Sénégal, préoccupent autant les autorités guinéennes que sénégalaises.
Le président sénégalais Abdoulaye Wade a déclaré dimanche à Radio France Internationale avoir reçu dans la nuit un coup de téléphone de son homologue bissau-guinéen, faisant état de tirs de soldats sur sa résidence.
"J'ai eu le président Vieira au téléphone, qui m'a dit que sept mutins ont été arrêtés et d'autres se sont sauvés", a-t-il affirmé, révélant qu'une enquête était ouverte à Bissau et que le président Vieira ne savait pas "qui est à l'origine de cette tentative".
Abdoulaye Wade a aussi déclaré avoir invité les militaires bissau-guinéens à regagner leurs casernes.
Pourquoi le Sénégal accorde-t-il tant d'intérêt à la situation qui prévaut en Guinée-Bissau?
"Dakar suit avec beaucoup d'intérêt l'évolution de la situation en Guinée-Bissau parce que la sécurité à l'intérieur des pays dépend en grande partie à la sécurité au niveau des frontières. Aucun pays ne peut garantir sa sécurité aussi longtemps s'il néglige ces frontières", analyse le politologue sénégalais, Aziz Diop.
D'après M. Diop, "pour des raisons de sécurité et d'intégrité territoriale, le Sénégal est obligé de s'intéresser à ce qui se passe en Guinée-Bissau à cause de la situation que connaît la partie Sud du pays (Casamance), région frontalière de la Guinée".
Autre raison expliquant l'intérêt du Sénégal pour cette reprise de la violence en Guinée-Bissau : "le Sénégal et la Guinée-Bissau sont si proches qu'il y a, dans le domaine économique, culturel etc., des mouvements de populations en permanence dans les deux sens. Ces deux pays sont donc obligés de coopérer", explique le politologue sénégalais.
Une instabilité politique au pays d'Amical Cabral est synonyme d'insécurité en Casamance, en proie à une rébellion depuis plus d'une vingtaine d'années.
Bien que le calme soit revenu à Bissau la capitale et que les autorités bissau-guinéennes aient affirmé que la "situation est sous contrôle", le gouvernement sénégalais a préféré jouer la carte de la prudence. Abdoulaye Wade a déclaré avoir dépêché des soldats sénégalais à la frontière.
Si la situation passe outre mesure, le Sénégal pourrait-t-il se contenter d'un renfort au niveau de la frontière?
"Il est dans l'intérêt des deux pays de ne pas dévoiler sur la place publique ce qu'ils concoctent sur le plan sécuritaire", ajoute M. Diop. L'intervention des militaires sénégalais en Guinée-Bissau a été déterminante en 1998, début de la chute du président Vieira.
La frontière avec la Guinée-Bissau avait servi de base arrière aux rebelles du Mouvement des forces démocratiques de Casamance ( MFDC). Cette présence est devenue une source d'insécurité en Guinée-Bissau.
Elle a été un des facteurs déclencheurs de la guerre civile en 1998-99. Lorsque le gouvernement de Vieira avait menacé de limoger le commandant de l'armée bissau-guinéenne, feu Ansoumane Mané, accusé d'avoir vendu des armes au MFDC, le Sénégal avait déployé 2. 500 soldats en renfort du gouvernement bissau-guinéen.
A la fin de la guerre civile, en 2000-2001, les membres du MFDC ont été expulsés de Guinée-Bissau.
Instabilité politique 1998-1999
Le premier coup d'Etat qui a porté l'actuel président Joao Bernardo Nino Vieira au pouvoir a été perpétré six ans après l'indépendance de la Guinée-Bissau. Il conserve le pouvoir pendant près de vingt ans en s'appuyant sur l'armée.
A sa chute des suites d'une guerre civile (1998-1999) menée par l'armée, la transition démocratique sera assurée par celle-ci.
Kumba Yalla sera le successeur élu de Vieira. Il s'appuiera aussi sur l'armée, jusqu'à ce qu'elle le renverse en 2003. L'ancien président Vieira fera son retour. A une période où son pays est devenu une plaque tournante de la drogue, il se heurte à la même résistance militaire.
Une plaque tournante du trafic de drogue
La Guinée-Bissau est devenue le point de transit de la drogue dure vers les marchés européens. Lors de la campagne électorale pour les élections législatives de novembre, le président du Parti de la Rénovation sociale (PRS), Kumba Yalla, accuse le président en exercice d'être responsable de l'introduction de la drogue en Guinée-Bissau.
"Le président Vieira devrait être jugé pour crime contre l'Humanité et pour son rôle dans l'introduction de la drogue, dans le pays d'Amical Cabral", a estimé Kumba Yalla auprès d'Apanews.
L'argent du trafic ayant exacerbé le taux de corruption dans l'armée et la sphère politique menace le processus démocratique. Dès lors, l'enjeu est considérable pour le Sénégal avec qui la Guinée-Bissau partage la frontière.
Dans un communiqué commun, les Nations Unies, l'Union européenne(UE) et la CEDEAO ont condamné avec "véhémence" cette attaque sur Bissau.
"Le rôle des forces de sécurité en ce moment critique est d'appuyer l'Etat de droit", déclare le communiqué. Cette mutinerie intervient seulement une semaine après les élections législatives dont l'UE a salué, vendredi, "le bon déroulement". "Les élections bissau-guinéennes se sont tenues dans une +atmosphère pacifique +", se félicite l'UE.
D'après les observateurs de l'UE, ce scrutin confirme " l'ancrage démocratique de la Guinée-Bissau".
Premier grand oral télé et premières grandes annonces: Barack Obama a confirmé dimanche ses promesses de campagne de fermer la prison de Guantanamo et de retirer les troupes américaines d'Irak. «J'ai dit plusieurs fois que je voulais fermer Guantanamo, et je vais m'y tenir», a-t-il déclaré lors de son premier entretien télévisé dans l'émission «60 minutes» sur la chaîne CBS depuis son élection le 4 novembre.
Le prochain président américain a promis plusieurs fois pendant sa campagne de fermer le centre de détention situé à Cuba, symbole des excès de «la guerre contre le terrorisme» menée par George W. Bush et critiqué par la communauté internationale.
Concernant la guerre en Irak, qui a fait plus de 4.000 morts dans les rangs de militaires américains depuis 2003, Obama a réitéré ses promesses: «J'ai dit au cours de la campagne, et je me suis tenu à cette position, que dès que je prendrai mes fonctions, j'appellerai l'état-major et les responsables de la sécurité nationale afin de lancer un plan de retrait de nos troupes». Libérer des soldats pour l'Afghanistan
Barack Obama entend notamment libérer des soldats et du budget pour la guerre en Afghanistan, dont il a fait une priorité de sa politique étrangère. Alors que la situation s'est améliorée sur le terrain en Irak depuis un an, le président-élu, qui s'était prononcé contre l'invasion de ce pays en 2003, veut retirer l'essentiel des troupes américaines en 16 mois, d'ici à l'été 2010.
Le gouvernement irakien a approuvé dimanche un accord avec les Etats-Unis prévoyant un retrait d'ici à 2011.
Roberto Schmidt AFP/Archives ¦ Un détenu de la base américaine de Guantanamo à Cuba le 17 janvier 2002
«Txeroki», responsable militaire présumé de l'organisation indépendantiste basque, a été interpellé lundi matin dans les Hautes-Pyrénées. Il serait le cerveau des attentats perpétrés par l'ETA.
Miguel de Garikoïtz Aspiazu Rubina, alias «Txeroki», était le dirigeant le plus recherché de l'ETA. Le chef militaire présumé de l'organisation terroriste basque a été arrêté lundi matin dans les Hautes-Pyrénées (sud-ouest de la France), a annoncé le ministère de l'Intérieur. «Txeroki», âgé de 35 ans, est soupçonné d'être l'auteur des meurtres des deux gardes-civils espagnols à Capbreton, dans les Landes, le 1er décembre 2007.
L'arrestation de »Txeroki» démontre «l'excellente collaboration entre la France et l'Espagne dans la lutte contre le terrorisme basque», s'est félicité le président Nicolas Sarkozy dans un communiqué. Il a demandé à la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, de «féliciter l'ensemble des forces de police» qui ont participé à cette opération.
Selon des médias espagnols citant des sources antiterroristes, «Txeroki» a été arrêté en compagnie d'une femme, suspectée d'être aussi membre de l'ETA, à 3h30, à Cauterets, dans les Hautes-Pyrénées, sud-ouest. Ils ont été placés en garde à vue sur place et devaient être transférés à Bayonne (sud-ouest) plus tard dans la journée, selon une source proche du dossier à Paris. Une arme de poing, de faux documents administratifs et un ordinateur ont été découverts au cours d'une perquisition, toujours en cours, a ajouté cette source.
Deux gardes civils espagnols assassinés
Cette arrestation d'un«gros bonnet» de l'ETA, qui porte un coup dur à l'organisation indépendantiste, intervient moins d'un an après l'assassinat de deux gardes civils espagnols.
Le 1er décembre 2007 au matin, à Capbreton, deux policiers en mission de renseignement en France avaient pris leur petit-déjeuner, par hasard, à une table voisine de celle de trois etarras présumés (»Txeroki» serait l'un de ces trois hommes). A la sortie du restaurant, les deux deux gardes civils espagnols avaient été froidement abattus par balles dans leur voiture. Raul Centeno, 24 ans, avait été tué sur le coup et son collègue Fernando Trapero, 23 ans, était décédé le 5 décembre.
L'ETA avait alors revendiqué le double meurtre dans un communiqué, annonçant sa volonté de frapper les forces de sécurité espagnoles «en tout lieu». Asier Bengoa Lopez de Armentia et Soaia Sanchez Iturregi, deux des trois membres de l'ETA présents le 1er décembre à Capbreton, avaient été interpellés et mis en examen quelques jours plus tard.
Début novembre, le ministre espagnol de l'Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba avait indiqué que «Texroki» avait été mis en cause par deux membres de l'organisation indépendantiste basque pour sa participation directe à ces deux assassinats.
«Txeroki» est réputé incarner l'aile dure de l'ETA
C'est en 2003 que «Txeroki» aurait pris la tête des commandos de l'ETA, devenant à ce titre responsable de l'organisation des attentats.
Il est réputé incarner l'aile dure de l'ETA, hostile au dialogue avec Madrid. Le chef militaire présumé de l'ETA est ainsi soupçonné d'avoir torpillé le processus de dialogue engagé en 2007 avec le gouvernement socialiste espagnol, en ordonnant un attentat de grande envergure à l'aéroport de Madrid (2 morts), le 30 décembre 2006.
Cet attentat commis en plein «cessez-le-feu permanent» de l'ETA, sans annonce préalable, avait conduit le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero à mettre fin à sa tentative controversée de solution négociée du «conflit basque».
Loin de baisser les armes, «Txeroki» aurait profité de la trêve pour mettre en place une «nouvelle ETA», avec de jeunes recrues issues de la kale borroka, la guérilla urbaine orchestrée au Pays Basque espagnol et en Navarre par les jeunes radicaux proches de l'ETA.
L'ETA, inscrite sur la liste des organisations terroristes de l'UE et des Etats-Unis, est tenue pour responsable de la mort de 824 personnes en 40 ans de violences pour l'indépendance du Pays Basque.
Le président élu Barack Obama a nommé dimanche trois nouveaux membres de l'équipe qui l'accompagnera à la Maison blanche
Pete Rouse, qui dirigeait la petite équipe de collaborateurs d'Obama au Sénat, deviendra l'un de ses proches conseillers à la Maison blanche. Rouse a travaillé par ailleurs pendant 19 ans pour l'ancien chef du groupe démocrate au Sénat Tom Daschle. Daschle, qui a conseillé Obama durant la campagne présidentielle, pourrait obtenir lui aussi un poste élevé dans la nouvelle administration démocrate.
En outre, Mona Sutphen, une Noire qui a travaillé au Conseil national de sécurité sous Bill Clinton, et Jim Messina, ancien proche collaborateur de deux sénateurs, seront les adjoints du futur secrétaire général de la Maison blanche Emanuel Rahm.
"Ces personnes apportent une importante contribution à l'équipe, par leur expérience et leur capacité à aider notre pays à surmonter des défis pressants, sur le plan intérieur comme sur le plan international", a déclaré Obama dans un communiqué.
Le président élu met en place peu à peu l'équipe qui l'entourera à la Maison blanche et continue de réfléchir aux choix possibles pour les ministres, pour lesquels aucune nomination n'a encore été annoncée.
Le gouvernement français a nommé, mercredi 12 novembre, un préfet d'origine africaine, en la personne de Pierre N'Gahane, un haut fonctionnaire originaire du Cameroun, a annoncé la ministre de l'intérieur Michèle Alliot-Marie, interrogée par la presse à l'Elysée. Pierre N'Gahane, 45 ans, sera affecté au département des Alpes-de-Haute-Provence. Depuis l'élection de Barack Obama aux Etats-Unis, divers mouvements noirs ont demandé au président Nicolas Sarkozy d'œuvrer à une meilleure représentation des minorités dans la classe politique et au sein de la haute administration. Comme on lui demandait si cette nomination était suscitée par l'effet Obama, la ministre de l'Intérieur a répondu : "C'est simplement la reconnaissance des qualités d'un homme qui exercait déjà les fonctions de préfet." M. N'Gahane avait déjà le rang de préfet, mais il ne dirigeait pas un département. Il était chargé de promouvoir l'égalité des chances dans les Bouches-du-Rhône.
Malgré cette nomination, le corps préfectoral reste assez peu représentatif de la France plurielle. On n'y recense que douze femmes sur cent vingt-cinq. On compte sur les doigts d'une main les représentants de la diversité : les Antillais Alain Zabulon et Marcelle Pierrot.
Soucieux de s'atteler sans tarder à la mise en place de sa future administration, Barack Obama a proposé mercredi à Rahm Emanuel, représentant démocrate de l'Illinois, d'occuper le poste de secrétaire général de la Maison blanche.
Emanuel, proche de l'entourage politique immédiat d'Obama et élu de Chicago comme lui, devrait accepter rapidement l'offre que lui a faite le sénateur de l'Illinois quelques heures après sa victoire à la présidentielle de mardi, déclare-t-on de source démocrate.
Agé de 48 ans et connu pour son tempérament combatif, Emanuel était considéré comme le candidat le mieux placé pour le poste de secrétaire général, qui ferait de lui le principal "gardien" du Bureau ovale.
Obama pourrait annoncer jeudi et les jours suivants les noms de certaines personnalités de premier plan de sa future administration, comme ceux du secrétaire au Trésor et du secrétaire d'Etat.
Il a déjà jeté les bases d'une équipe de transition et ses collaborateurs "s'empressent de composer (ses) équipes pour l'économie et la sécurité intérieure", indique une source démocrate.
Après sa victoire sur le républicain John McCain, celui qui sera le premier président noir des Etats-Unis n'a pas de temps à perdre.
Onze semaines de transition
Théoriquement, Obama, qui prendra ses fonctions le 20 janvier 2009, dispose de onze semaines pour soigner la transition entre l'administration sortante du républicain George Bush et l'arrivée aux commandes du Parti démocrate.
Mais, "avec deux guerres à l'étranger et une crise financière internationale en cours, il ne peut pas y avoir de période pendant laquelle la nouvelle administration se contente de chercher ses marques", estime William Galston, professeur à l'Université du Maryland et ancien conseiller de Bill Clinton pour les questions de politique intérieure.
"Le besoin d'avoir une transition parfaite est plus fort qu'il n'a jamais été ces dernières décennies", ajoute-t-il.
"Durant cette période de transition, je tiendrai le président élu pleinement informé des décisions importantes", a déclaré mercredi le président George Bush en précisant avoir félicité Obama de son "impressionnante victoire".
Obama, quant à lui, a fait savoir qu'il avait d'ores et déjà "une assez bonne idée" des personnalités qu'il pourrait appeler à de hautes fonctions et a souligné qu'il inclurait "absolument" des républicains dans son administration. Parmi les noms pressentis pour la future administration reviennent nombre de responsables qui occupaient des postes de rang élevé sous Bill Clinton, dans les années 1990.
Kerry ou Holbrooke au département d'État?
Les guerres d'Irak et d'Afghanistan étant toujours en cours, le président élu pourrait maintenir à son poste le secrétaire à la Défense sortant, Robert Gates. Mais il pourrait aussi se tourner vers l'un de ses conseillers de campagne, Richard Danzig, ancien secrétaire à la Marine sous Bill Clinton.
Pour ce qui est du département au Trésor, plusieurs noms circulent, comme celui de Lawrence Summers, 54 ans, qui occupa le poste durant les 18 derniers mois du second mandat Clinton, ou celui de Paul Volcker, président de la Réserve fédérale de 1989 à 1997, ou de Timothy Geithner, actuel président de la Réserve fédérale de New York.
L'économiste de Chicago Austan Goolsbee et Jason Furman, ancien conseiller de Bill Clinton, sont également dans les petits papiers du président élu.
Pour le secrétariat d'Etat, on parle surtout de l'ancien candidat démocrate à la Maison blanche John Kerry, battu par Bush en 2004, ou de l'ancien diplomate Richard Holbrooke, l'un des principaux artisans des négociations de paix en Bosnie, conclues sous Clinton par les accords de Dayton (fin 1995).
On cite aussi les noms du sénateur sortant républicain Chuck Hagel ou de l'ancien sénateur démocrate Sam Nunn, qui présida de 1987 à 1995 la commission des Forces armées du Sénat.
James Steinberg, ancien conseiller de Clinton, est bien placé pour devenir le conseiller à la sécurité nationale. Elle aussi ancienne collaboratrice de Clinton, Susan Rice pourrait prétendre à ce poste ou à une autre fonction élevée.
Obama s'appuie aussi sur trois spécialistes de la politique étrangère appartenant à son personnel de campagne et qui pourraient bien se retrouver à la Maison blanche ou au département d'Etat. Il s'agit de Mark Lippert et de Denis McDonough, qui ont tous deux travaillé au Sénat, et de Ben Rhodes, auteur de discours d'Obama sur la politique extérieure.
La victoire mardi soir (GMT - 4) du candidat démocrate aux présidentielles américaines Barack Obama a été ressentie jusque dans le sud du pays de Léopold Sédar Senghor, le Sénégal. En effet, la plupart des populations de Ziguinchor, comme plusieurs autres du monde, se sont réveillés mercredi matin avec un seul mot aux lèvres : satisfaction !
Un tour de micro dans cette petite ville de moins de 300 000 habitants, mercredi matin, rend compte de la satisfaction des Ziguinchorois, au sujet de l'élection de Barack Obama à la Maison Blanche (USA). Interrogée sur ce qu'elle en pense, Ndèye Sadio, 32 ans, n'a pas caché sa « joie de voir une famille noire résider à la Maison Blanche pendant au moins quatre ans ». Ndèye soutient que « rien que pour cela, ma satisfaction est totale ».
Pour sa part, Papa Lamine Ndour, 28 ans, estime lui, n'avoir « jamais imaginé qu'un noir foulerait le plancher de la Maison Blanche en sa qualité de Président des Etats-Unis ». Il est par conséquent « surpris et satisfait ».
Etudiant, Abdoulaye lui, 19 ans, indique qu'en dehors de son « entière satisfaction de voir les Républicains quitter le pouvoir aux Etats-Unis, (il se) satisfait aussi qu'un petit-fils de l'Afrique noir dirige la première puissance économique de la planète ».
Evidemment, plus on approche du jour du scrutin américain, plus les écarts se resserrent, et les sondages semblent tout à coup moins fiables. Prédicateurs et commentateurs de tout poil s'affolent. De fait, le candidat démocrate Barack Obama, qui caracolait en tête des sondages nationaux la semaine dernière, semble se faire rattraper par le républicain John McCain. En revanche, Etat par Etat, là où se joue l'élection, le sénateur de l'Illinois garde l'avantage. Bien sûr, le nombre de grands électeurs considérés comme lui étant acquis s'est quelque peu tari ; de plus de 300, on est passé à 291, selon le site Real Clear Politics (RCP)*. Obama conserve néanmoins une avance moyenne de cinq points dans l'Ohio, le Colorado, le Nevada, la Floride et la Virginie. Dans l'Indiana et le Missouri, où George W. Bush l'avait emporté en 2004, il vient même grignoter sur l'avance de McCain. « Il continue à avoir l'avantage », considère Roger Persichino, auteur des Elections présidentielles aux Etats-Unis (éd. FolioActuel).
«Effet Bradley»
Le doute persiste pourtant. Et si les sondages avaient tout faux ? Et si le fameux « effet Bradley », qui veut que les sondés n'osent pas avouer lors de l'enquête que dans l'isoloir ils ne voteront pas pour le candidat noir, n'avait pas été suffisamment pris en compte ? « Bien sûr, cette élection, qui devrait voir une plus grande participation de groupes habituellement plus abstentionnistes, les 18-30 ans et les Afro-Américains, est compliquée à analyser. Mais une erreur comme le fait d'attribuer la Floride aux démocrates en 2000 reste rare », affirme Roger Persichino.
La police dirait même craindre des émeutes.
Tout de même, si Obama perdait l'élection ? D'après The Hill, la blogosphère démocrate bruisserait d'appels à la désobéissance civile en cas de victoire de McCain. Dans certaines villes, comme Oakland, Detroit ou Chicago, la police dirait même craindre des émeutes. Un scénario qui convainc peu Roger Persichino « dans un pays où la contestation s'exprime surtout par voie judiciaire, même si des tensions sporadiques ne sont pas exclues ».
Au sein du staff Obama, la perspective est carrément hors de propos. Ainsi, ce week-end, David Plouffe, directeur de la stratégie électorale du candidat, a annoncé le lancement de publicités télévisées... en Arizona, le fief de McCain. Preuve que pour l'équipe démocrate, désormais, on peut aussi se permettre de faire dans le superflu. « Obama récolte les fruits d'une campagne extrêmement fine tactiquement, tant au niveau du financement de sa campagne, que de la mobilisation des électeurs. Par exemple en Virginie, quand McCain a 19 bureaux de partisans, Obama en a plus de 70, c'est aussi là-dessus que se joue l'élection », souligne Roger Persichino.
Il a fait les délices d'une foule de plusieurs milliers de personnes venue encourager le candidat républicain à la Maison-Blanche. Le gouverneur républicain de Californie et ancien acteur body-buildé Arnold Schwarzenegger a conseillé vendredi soir à Barack Obama de muscler sa politique et de prendre lui-même du muscle, lors d'un meeting de soutien à John McCain dans l'Ohio (nord).
Des conseils prodigués avec beaucoup de subtilité.
L'ancien acteur d'origine autrichienne, qui organise chaque année un tournoi de body-building à Columbus, dans l'Ohio, a commencé son discours en invitant M. Obama à s'y présenter. «Je veux inviter le sénateur Obama, parce qu'il doit faire quelque chose pour ses jambes maigrichonnes. Je lui ferai faire quelques flexions», a-t-il dit. «Et ensuite, nous lui ferons faire quelques exercices pour ses biceps, pour muscler ses petits bras décharnés. Et il pourrait aussi mettre un peu de chair autour de ses idées», a-t-il poursuivi.
John McCain, au contraire, «est bâti comme un roc. Son caractère et ses idées sont solides», a ajouté M. Schwarzenegger, qui a reçu plus d'applaudissements et de cris d'enthousiasme de la foule que le candidat qu'il était venu soutenir.
McCain doit absolument l'emporter dans l'Ohio, où les sondages donnent quelques points d'avance à son adversaire, s'il veut gagner la présidentielle du 4 novembre.
Les récoltes de riz ont atteint près de 105.000 tonnes dans la région de Ziguinchor et sont à même de couvrir le déficit vivrier de l'année dernière, selon le service régional du développement rural qui fait état d'''une situation exceptionnelle''.
Cette année à Ziguinchor, ‘'la distribution gratuite des semences de riz estimées à 100 tonnes a touché plus de 23.000 ménages. Cela a permis de cultiver 52.900 hectares avec un rendement moyen de deux tonnes par hectare, soit près de 105.000 tonnes de riz et 9.970 tonnes de récoltes de maïs'', rapporte Radio-Sénégal, citant le service régional du développement rural.
La production de riz de cette année suffit à elle seule pour couvrir le déficit vivrier de 2007, indique la même source, ajoutant que 25.000 hectares ont été emblavés pour la culture du mil. Les résultats de cette filière ne sont pas donnés.
La région de Ziguinchor a bénéficié d'''une situation phytosanitaire calme.''
''D'après les premières estimations, nous allons vraiment avoir une situation exceptionnelle en matière de récoltes. Maintenant, il faut préparer la période post-récolte, permettre aux paysans de pouvoir les conserver dans des magasins'', a dit le directeur régional du développement rural Mamadou Konté.
Un recensement des magasins de stockage de ces récoltes est en cours, a indiqué M. Konté qui s'exprimait lors d'un Comité régional de développement consacré au bilan de l'hivernage 2008.
Le niébé et le manioc n'ont toutefois pas connu ‘'autant de succès'' que le riz ou le maïs et les producteurs demandent d'être davantage soutenus par les services techniques de l'agriculture et les élus locaux.
Le Président gambien, Yahya Jammeh, a décrété lundi 13 octobre jour férié en hommage à la « performance » de l'équipe nationale de football, a appris APA, dimanche à Banjul.
La décision présidentielle fait suite au match nul concédé ramené de Dakar, samedi, par la Gambie face à l'équipe locale, le Sénégal, en match comptant pour la sixième et dernière journée du groupe 6 du deuxième tour des éliminatoires combinées de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) et de la Coupe du monde 2010. La radio nationale gambienne (service public) a qualifié le résultat de « victoire historique et inédite » comparable à la victoire décrochée par le Sénégal face à la France (1-0) en match d'ouverture du Mondial 2002 à Séoul, en Corée du Sud. La seule victoire (3-2) de la Gambie sur le Sénégal remonte à 1962. Avec ce résultat, la Gambie, avec 9 points au compteur, termine à la seconde place du groupe 6, derrière l'Algérie (10 pts, qualifiée). Mais les « Scorpions », qui n'ont pu se classés qu'à la 10ème place des meilleurs deuxièmes, sont éliminés pour le reste de la compétition. Le Sénégal (3e, 9 pts) et le Liberia (4e, 3 pts) sont également restés en rade.
C'est désormais officiel. Karim Wade va briguer la magistrature suprême. L'icône de la Génération du concret sera investie par ses partisans qui, depuis plus d'un an, sillonnent le pays pour « vendre » son image. Mais, sur la route vers le sommet, Wade fils devra inéluctablement croiser le fer avec Macky Sall. Le président de l'Assemblée nationale qui fait l'objet d'une surveillance policière renforcée depuis qu'il a émis l'idée de rompre les amarres avec le Pds et de se battre pour la postérité. En recevant lundi dernier un groupe de jeunes gens venus de Guédiawaye, Cheikh Diallo conseiller de Karim Wade a lâché un bout de phrase qui en dit long sur les ambitions politiques du fils du président de la République. Et pour cause, M. Diallo a déclaré : « Que les centaines de milliers de sympathisants et d'adhérents de la Génération du Concret se tiennent prêts. À leurs côtés, Karim Wade sera de toutes les batailles électorales avant, pendant et après 2012. C'est ma parole d'honneur. Organisez-vous, mobilisez-vous et attendez le mot d'ordre pour labourer toutes les circonscriptions électorales du Sénégal et de la diaspora ». Alea jacta est (le sort est jeté) ! Le président de l'Anoci sera candidat à la succession de son père. Cela se fera dans ou avec le Pds.
Même si du côté de l'état-major du parti de Wade, on affirme qu'il est prématuré de parler de la prochaine présidentielle. Mais les mots prononcés par Cheikh Diallo (qui a sans doute obtenu l'aval de Karim) sont clairs. Ils disent nettement que le leader de la Génération du Concret sera de toutes les batailles électorales, y compris celles (anticipées ?) de 2009.
La route vers le sommet passe par Macky
L'odyssée de Karim Wade vers le palais de l'avenue Léopold Sédar Senghor risque d'être tumultueuse. Car Macky Sall, en proie actuellement à une grande offensive visant à lui ôter la nourriture, pourrait en constituer un obstacle majeur. Surtout qu'il a manifesté à ses proches son intention de quitter le parti présidentiel, pour mieux se battre dans l'arène politique. Son bilan comme Premier ministre puis comme président de l'Assemblée nationale et son rôle en tant que numéro deux du Pds sont brandis par ses partisans qui voient en lui un digne successeur de Me Wade. Ils estiment aussi que le fait que le nom de Macky Sall ne soit pas cité dans des affaires de corruption ou de détournement de deniers publics constitue un sérieux avantage politique pour lui. Même si par ailleurs, ils restent conscients de la force de frappe de Me Abdoulaye Wade, redoutable homme politique, qui a réussi à neutraliser Idrissa Seck alors que ce dernier avait infiltré l'appareil d'Etat et du Parti démocratique sénégalais (Pds), sans parler du contrôle d'un fief politique aussi important que Thiès. Un constat qui nous pousse à nous demander si Macky Sall pourra réussir là où Idrissa Seck (et d'autres avant lui) ont échoué.
Surveillance policière renforcée et écoutes téléphoniques
En tout cas, depuis l'acte de « casus belli » qu'il a posé en convoquant le président de l'Anoci à l'Assemblée nationale, Macky Sall est perçu par certains proches du président de la République comme l'ennemi à abattre. Ces derniers sont-ils à l'origine du renforcement de la surveillance policière constatée autour du domicile du maire de Fatick et de ses fréquentations ? Les amis de l'ancien Premier ministre le croient dur comme fer. Ils s'inquiètent aussi des filatures dont ils font l'objet depuis plusieurs mois. L'un des proches de Macky affirme même que son mentor est mis sur écoute téléphonique avec la complicité de la Sonatel… Vrai ou faux ?
Mais, appréciant cet « arsenal répressif » autour du président de l'Assemblée nationale, notre interlocuteur affirme que les partisans de Macky n'ont rien à craindre, parce que toutes leurs actions sont inscrites dans la légalité.
Le journaliste nigérien Moussa Kaka, correspondant de Radio France internationale à Niamey, a été remis en liberté ce lundi 7 octobre. Il bénéficie ainsi d'une liberté provisoire après plus d'un an passé dans les liens de la détention.
Dans un communiqué publié ce lundi matin, Reporters sans frontières salue la remise en liberté provisoire ordonnée par la chambre d'accusation de la cour d'appel, le 7 octobre 2008, du journaliste Moussa Kaka, après 384 jours de détention. « Cette bonne nouvelle est une première étape qui, nous l'espérons, débouchera rapidement sur une issue honorable et juste. Nous partageons le soulagement de sa famille, qui a fait preuve de courage et de droiture tout au long de ce calvaire. Après 384 jours de détention, notre ami Moussa Kaka a le droit de voir se terminer cette trop longue épreuve », lit-on dans le communiqué de Rsf.
Cette libération est la conséquence de la décision de la chambre d'accusation de la cour d'appel de Niamey qui a décidé de requalifier les charges pesant contre le journaliste en « actes de nature à nuire à la défense nationale », le renvoyant devant un tribunal correctionnel. Les magistrats ont par ailleurs ordonné, selon Reporters sans frontières, la remise en liberté provisoire du directeur de Radio Saraounia, correspondant de Radio France Internationale (RFI) et de Reporters sans frontières au Niger, ouvrant la voie à sa sortie de la prison civile de Niamey, où il est incarcéré depuis le 26 septembre 2007.
Moussa Kaka a regagné son domicile en début d'après-midi, après avoir été accueilli par sa famille, ses confrères et ses amis à la sortie de la prison. « Je suis soulagé et je veux remercier tous ceux qui ont pensé à moi pendant toute cette année », a déclaré le journaliste à Reporters sans frontières quelques minutes après être arrivé chez lui.
Pour rappel, Moussa Kaka avait été arrêté le 20 septembre 2007. Il lui est reproché d'avoir fait preuve, au cours de contacts téléphoniques avec un chef de la rébellion touarègue du Mouvement des Nigériens pour la justice (Mnj), dans le cadre de sa mission de journaliste, d'une prétendue « connivence » avec ce groupe armé basé dans le Nord du pays.
Ceux qui luttent contre les deux grandes maladies des temps modernes sont à l'honneur. Le prix Nobel de médecine a récompensé l'Allemand Harald zur Hausen, qui a identifié le virus provoquant le cancer du col de l'utérus, et les Français Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier, à l'origine de la découverte du virus immunodéficitaire (VIH) responsable du sida.
Cette découverte « a été essentielle à la compréhension actuelle de la biologie de cette maladie et à son traitement antirétroviral », selon le comité Nobel, qui ne mentionne pas le professeur américain Robert Gallo, souvent considéré comme le codécouvreur avec Luc Montagnier du rétrovirus. « Ma première réaction est de penser à tous les malades du sida et à tous ceux qui sont toujours en vie et qui se battent contre la maladie », a déclaré, hier, Luc Montagnier, en marge d'une conférence internationale à Abidjan. Il a aussi annoncé la création d'un vaccin thérapeutique d'ici à quatre ans s'il dispose de moyens financiers. Près de 33 millions de personnes séropositives sont dénombrés dans le monde.
« Le prix Nobel va nous rebooster, qu'on soit chercheurs, décideurs, politiques ou médecins. Et montre que la lutte doit se poursuivre alors qu'il y a encore des éléments de blocage importants, avec la non-découverte du vaccin et des mesures de prévention qui restent à trouver », a assuré hier l'Agence française de recherches sur le sida et les hépatites. Les lauréats recevront leur prix le 10 décembre à Stockholm.
L'afflux des commentaires sur les blogs complique la tâche des blogueurs. Certains n'hésitent pas, tel Jean-Dominique Merchet, à supprimer carrément l'accès aux commentaires. D'autres, comme Pierre Assouline, les tamisent.
Comment or no Comment, that is the question. Que faire des commentaires ? C'est la question qui se pose aux blogueurs de tous poils, notamment à ceux qui sont dépassés par le succès de leurs sites. Le journaliste Pierre Assouline sur La République des Livres « gère », en moyenne, 300 commentaires par jour avec des pointes à plus de 1000. Un travail auquel il dit consacrer cinq heures par jour. Pourtant, Pierre Assouline n'affiche aucune lassitude. Au contraire, une vraie curiosité pour ce phénomène et une satisfaction sans pareille au point d'y consacrer un livre.
Un nouvel âge de la conversation
Dans « brèves de blogs », une sélection des contributions de son site, il évoque « les fragments d'un discours blogueux » en référence à Barthes voire « un nouvel âge de la conversation » où l'Autre serait une multitude non identifiée: « c'est une nouvelle forme de dialogue qui a vu le jour. Le contenu littéraire de mon blog incite certainement à la conversation, les gens se répondent, échafaudent des argumentaires mais il y a évidemment aussi beaucoup de commentaires hors-sujets, de trolls, de dérapages et de violences dans ces échanges. Cela fait partie de l'Internet. Au fil de la conversation, tout cela finit parfois par s'étioler pour revenir à l'essentiel. Mais en ce sens, ce n'est pas très différent de la conversation de tous les jours. On discute, on s'égare, on revient sur un sujet etc. Ce qui me rassure, c'est de voir que l'article qui a suscité le plus de commentaires portait sur Georges-Arthur Goldschmidt et l'art de la traduction. Il y a eu plus de 1200 échanges de très haut niveau sur ce sujet».
Secret-défense croule sous les commentaires
Tous les journalistes-blogueurs ne partagent pas cet enthousiasme. Ainsi, Jean-Dominique Merchet qui tient le blog Secret Défense, référence en matière d'actualité militaire, a décidé de fermer son blog aux commentaires : « A partir de juin 2008, il y a eu une succession d'événements forts, touchant aux questions de défense : le livre blanc, la bavure de Carcassonne, la tribune du groupe Surcouf dans Le Figaro. Puis en août, l'embuscade en Afghanistan dans laquelle sont tombés dix soldats français. Le blog qui faisait 20 à 25.000 pages vues par jour est passé à 50.000 puis 80.000 pages vues et jusqu'à 700 commentaires par jour. J'ai été submergé par ces commentaires. Il y avait de tout : insultes, propos racistes, des gens intéressés par les questions de défense qui essayaient de participer à des débats et des mythos qui se voyaient sauter sur Kolwezi tous les jours. En plus, parmi les militaires, le site est apparu comme un terrain de libre expression mais cela n'a jamais été sa vocation».
Si à plusieurs reprises, les autorités militaires lui ont fait comprendre que son blog leur posaient quelques soucis, c'est suite à une conversation avec l'un de ses amis militaires qu'il décide, le 3 septembre de suspendre les commentaires. Ce dernier estimait que cela nuisait fortement à son travail de journaliste : « je suis allé fermer les commentaires dans l'instant ».
Depuis, la fréquentation du site n'a pas baissé. Merchet n'a reçu que très peu de mails de protestations et la qualité du site ne s'en ressent pas : « les six premiers mois, les commentaires m'apportaient parfois des informations. Certains commentaires m'ont convaincu parfois de l'émotion qui régnait dans les milieux militaires et j'ai eu besoin de savoir ce qu'elle était. Après, la mauvaise monnaie chasse la bonne. Désormais, les gens qui ont des informations m'écrivent directement ».
Interactivité, convivialité, libre expression ?
Les deux journalistes se retrouvent sur un point : aucun ne croit au journalisme participatif. « De la même manière qu'il a un métier de chirurgien, il y a un métier de journaliste. Je refuse de tenir ce discours démago : tous journalistes ! » explique Pierre Assouline qui réfléchit constamment aux moyens d'améliorer l'interactivité sur son site.
Une préoccupation partagée par Jean-Dominique Merchet mais qui refuse de faire du commentateur la pierre angulaire de son site : « nous allons mettre en place dans les semaines qui viennent un forum parce que j'ai conscience qu'il y a une volonté d'expression et un besoin de convivialité sur Internet mais je ne m'en occuperai que de manière très ponctuelle ».
La démocratisation de l'information par les blogs ?
Une vision des blogs qui ne satisfera pas certains gardiens du temple Blog tel Versac qui, en son temps, fustigeait Jean-Michel Aphatie lequel -outrage !- ne respectait pas la logique des blogs : « il ne dialogue pas avec ses lecteurs, ne prend pas en compte les commentaires, et n'entre pas en conversation avec les blogueurs par ailleurs. (...) C'est simple : il ne devrait pas bloguer, et rester replié dans sa logique top-down ».
Le reproche vaudrait également pour Merchet, indifférent à la critique : « Pour être franc, je ne suis jamais allé sur le blog de Versac. J'ai créé un blog parce que l'occasion se présentait. Je fais simplement mon métier de journaliste sur un support numérique. Je l'invente tous les jours. Je ne m'impose aucune règle, aucune logique. Je découvre tout cela en marchant. je suis pragmatique».
Deux approches différentes des blogs qui invalident la thèse de ceux qui pointent « la difficulté des journalistes à descendre de leur piédestal » mais aussi relativisent le discours convenu qui voudrait que toute forme d'interactivité, établie comme un dogme, participerait d'une démocratisation de l'information échappant au contrôle de haut en bas des médias. Si l'argument vaut pour la diffusion des informations, rien n'est moins sûr pour ce qu'il en est de la valeur ajoutée à ces informations.
Plus d'une soixantaine de musiciens britanniques dont Robbie William, les groupes Radiohead, Kaiser chiefs et Iron Maiden ont créé une organisation pour protéger leurs intérêts face aux maisons de disques, dans le cadre du développement numérique.
Ce groupement, Featured Artists' Coalition (FAC) a expliqué qu'il a vocation à protéger les droits des chanteurs et musiciens. Brian Message, l'un des managers de Radiohead et Kate Nash, explique que la FAC "aidera les artistes, jeunes et vieux, connus ou non, à apporter les changements qui auraient dû intervenir depuis longtemps au sein de l'industrie dans leurs intérêts et celui des fans".
La FAC aura pour mission d'obtenir que les artistes conservent la propriété des droits de leur musique qui seraient loués ensuite à une maison de disque. Elle demandera aux majors d'indiquer aux artistes comment, où et pourquoi leur musique est utilisée. Elle demande aux maisons une part plus importante des profits.
Les signataires estiment qu'avec l'explosion du numérique, leurs chansons peuvent être exploitées de multiples nouvelles façons et qu'ils sont souvent oubliés dans les accords commerciaux. Plusieurs groupes, notamment Radiohead et Oasis, ont utilisé Internet sans passer par les majors.
C'était le 26 septembre 2002, au large du Sénégal. Le Joola, le célèbre bateau qui reliait Ziguinchor, la principale ville de Casamance, à la capitale Dakar, chavirait. La plus grande catastrophe de la navigation civile de tous les temps. 1 865 morts et disparus, dont 22 ressortissants français. Seules 64 personnes avaient survécu. Pour le Titanic, il y avait eu 1500 morts.
Très vite, les informations ont afflué. Le Joola était un résumé des trafics et des carences qui gangrènent nombre de pays africains, dont le Sénégal. Unbateau tellement pourri qu'il n'était plus assuré. Des failles majeures, allant du défaut d'entretienà l'insuffisance du nombre de gilets de sauvetage, et un bateau très souvent en surcharge. Le Joola qui dépendait du ministère des transports était passé sous l'administration du ministère de la défense. La sécurité des passagers était une préoccupation secondaire, malgré des témoignages et des rapports alarmants.
La justice pénale sénégalaise avait ouvert une enquête pour rapidement conclure à un lamentable non-lieu, reposant sur la fiction que toutes les fautes étaient imputables à des agents d'exécution, à commencer par le commandant du bateau, mort pendant la catastrophe. Grotesque vu d'ici. Minable vu de là-bas. La vie continue, il y a d'autres problèmes à résoudre.
Mais c'est là que l'équipe des blancs entre en jeu, et les familles des 22 victimes françaises décident de porter plainte à Evry, dans l'Essonne, en 2003. Régularité juridique parfaite. L'enquête est longue, très longue, pour mettre en lumière ce que tout le monde sait déjà. En janvier 2008, le juge d'instruction Jean-Wilfrid Noël, se rend à Dakar pour faire des auditions. Et ce vendredi, le juge, contre l'avis du parquet, délivre neuf mandats d'arrêt internationaux contre de hauts responsables sénégalais, dont l'ex-Première ministre Mame Madior Boye, les ex-ministres des Forces armées et des Transports, le chef d'état-major général des armées, ceux de la marine et de l'armée de l'air, ainsi que des responsables de la Marine marchande. Des mandats d'arrêt, qui valent mise en examen, et qui, transmis à Interpol, imposent l'arrestation des personnes concernées si elles s'aventurent en dehors des frontières du Sénégal.
Autant dire que les autorités sénégalaises sont furieuses. Abdoulaye Wade, avait annoncé des mesures de «réciprocité». Propos réitérés hier le ministre de la justice sénégalais Madické Niang.
Voilà l'histoire. La justice doit être rendue, et il n'y a pas de hiérarchie chez les victimes. D'accord. Mais là où ça ne va plus du tout, c'est quand la justice d'Evry découvre soudain que l'Etat sénégalais est miné par des failles graves, miné à tel point qu'il faudrait arrêter neuf haut responsables politiques. Cette justice d'Evry qui découvre qu'au Sénégal les normes de sécurité ne sont pas respectées. Creusons le filon, et le tribunal d'Evry ne manquera pas d'occupation… Il y a avait bien d'autres manières de s'approcher de l'idée de justice. En toute hypothèse, il n'est pas besoin de pénal pour cela. Une enquête publique, et la vérification du respect des droits de victimes. Je crois comprendre d'ailleurs que les victimes ont été reconnues et indemnisées.
Sur un plan plus technique, les mises en examen sont prononcées pour « homicides involontaires et défaut d'assistance à personne en danger ». Des infractions très difficiles à établir à l'égard des responsables politiques. Même quand les fautes sont établies, s'agissant de l'homicide involontaire démontrer leur imputabilité et la certitude du lien de causalité entre la faute et le décès est extrêmement difficile. Même chose s'agissant de la non-assistance à personne danger, avec la preuve de la connaissance personnelle du risque et de l'intention. La France est bien instruite de la vanité de ces procédures, après le naufrage du procès du sang contaminé.
La justice marque ici ses limites, car même si la procédure est régulière, j'aimerais bien qu'on me précise l'intérêt qu'il y a fragiliser ainsi un pays pauvre d'Afrique, qui, malgré d'évidentes difficultés, est un exemple démocratique dans le région et un ami fidèle de la France.
Le responsable d'un quotidien privé sénégalais, El Malick Seck, a été condamné vendredi à Dakar à trois ans de prison ferme, moins de deux semaines après avoir publié un article mettant en cause le chef de l'Etat, a-t-on appris auprès de son avocat.
"La parution de son journal, 24 Heures Chrono, a également été suspendue pour une durée de trois mois", a expliqué à l'AFP Me Demba Ciré Bathily, soulignant que cette mesure n'avait pas été demandée par le procureur.
Une peine de cinq ans de détention avait été réclamée contre le journaliste.
El Malick Seck, directeur de publication de 24 Heures Chrono, avait été arrêté le 28 août, quelques heures après avoir publié un article dans lequel il affirmait que le président Abdoulaye Wade, et son fils Karim étaient "mouillés" dans une affaire de blanchiment d'argent volé en Côte d'Ivoire.
Le tribunal des flagrants délits de Dakar l'a condamné à trois ans de prison ferme, après l'avoir jugé pour "acte de nature à troubler l'ordre public et à occasionner des troubles politiques graves", "diffusion de fausses nouvelles", "injure publique" et "recel de documents administratifs"
Son avocat ignorait, immédiatement après la condamnation, de quels chefs d'inculpation il avait été reconnu coupable.
"Aujourd'hui, alors que dans le monde entier on parle de dépénalisation des délits de presse, on condamne au Sénégal un journaliste à trois ans de prison ferme. C'est une décision politique (...) qui confirme la volonté d'éliminer El Malick Seck et son journal", a commenté Me Ciré Bathily.
24 Heures Chrono est l'un des deux journaux privés dont les locaux avaient été attaqués à la mi-août par des hommes de mains qui avaient détruit des ordinateurs et aspergé de gaz lacrymogène des employés.
Jeudi, douze hommes ont été condamnés à 5 et 6 ans de prison ferme pour ces faits, dont plusieurs avaient présenté le ministre des Transports aériens Farba Senghor, récemment limogé du gouvernement, comme le commanditaire des "expéditions punitives".
Le journaliste avait été emprisonné le 3 septembre, après six jours de garde à vue.
La ville de Ziguinchor servira de rampe de lancement à la 11e édition du tour du Sénégal cycliste prévu du 9 au 18 octobre prochain. Le coup d'envoi donné dans la capitale du sud est la principale innovation qui a été apportée par la direction du tour maîtresse d'oeuvre de la compétition internationale inscrite au calendrier international de l'Union cycliste internationale (Uci) et courue en neuf étapes en ligne sur un parcours total de 1238 Km.
Le tour du Sénégal du cycliste va amorcer un nouveau virage à l'occasion de la onzième édition prévue du 9 au 18 octobre prochain. Le tour cycliste va s'ébranler pour la première fois à partir de la ville de Ziguinchor point de départ de la première étape. Le choix de la capitale du sud pour le départ de la course cycliste constitue une innovation de taille par rapport aux circuits traditionnels. Selon Michel Thioub, directeur de la société du tour, qui a présenté hier, jeudi 4 septembre, les grandes lignes de cette compétition. Et il s'agira une fois de plus de relever les grands défis de l'organisation de cette course qui demande de gros efforts humains, financiers et logistiques. « Notre ambition sera de relever le défi de l'organisation digne de ce nom », souligne le directeur du tour.
12 formations ont pour le moment confirmé leur participation à cette course sur les 16 équipes invitées. Elles viendront du Maroc, de la Côte d'ivoire, du Cameroun, du Sénégal, de l'Italie, de la Belgique, du Maroc et des équipes françaises du Boulou, V.s Quimpérois et Rfi. Mais si la participation des équipes Italiennes de cosmopolite de la Selle Colombia Italia qui avaient vampirisé quatre des neuf dernières éditions ou encore de Universal Caffe qui avait dominé le début de l'épreuve 2007 se confirmait, la course est partie pour être l'une des plus relevées depuis plusieurs éditions.
En croire Michel Thioub, elle pourrait même être une hécatombe pour les écuries africaines.
En sa double qualité casquette de directeur technique et directeur du tour cycliste, ce dernier se veut cependant réaliste pour les équipes sénégalaises qui s'aligneront avec une équipe A et B
« Les coureurs du Sénégal se battront pour être performant et faire une participation honorable. Nous nous battons pour leur faire participer au tour Chantal Biya au Cameroun et du Maroc qui précèdent le tour du Sénégal. Même si du côté du ministère des Sports, on nous a fait comprendre qu'il ne nous prenait pas en charge », indique Michel Thioub. Malick Thiam et Bécaye Traoré qui se sont déjà illustrés sur les tours africains seront sur la grille de départ pour défendre les couleurs du Sénégal. Dans le domaine de l'innovation, les organisateurs vont expérimenter pour la première fois le transpondeur qui sera mis sur les roues des différentes coureurs. Une nouvelle technologie permettra aux juges arbitres de disposer le maximum de résultats fiables et évité les contestations à l'arrivée des différentes étapes.
Après la première étape disputée sur la boucle Ziguinchor-Cap Skiiring- Ziguinchor et le jour de repos à Dakar, le coup d'envoi de la 2e étape sera donné à Dakar le samedi 11 octobre. La course cycliste connaîtra son épilogue avec la 9e étape en ligne prévue le samedi 18 octobre entre la station balnéaire de Saly Portudal et Dakar.
El Malick Seck, le directeur de publication du quotidien privé sénégalais 24h Chrono risque cinq ans de prison. C'est la peine minimale qui été requise mercredi contre le patron de presse par le procureur du tribunal des flagrants délits de Dakar, rapporte Allafrica.com. El Malick Seck est poursuivi pour offense au chef de l'Etat. Son journal a publié à la mi-août un article qui implique le président sénégalais Abdoulaye Wade et son fils Karim dans le blanchiment de l'argent dérobé lors de casses dans les représentations de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest (Bceao) en Côte d'Ivoire.
La Casamance reste l'otage deux ans après la disparition de l'Abbé Augustin Diamacoune Senghor d'une conjoncture d'insécurité qui nourrit et/ou se nourrit de certains intérêts tout en laissant les pauvres populations dans le désarroi. La récente présence privée du président ivoirien en terre gambienne, la vive polémique entre les cadres casamançais et les partisans de l'ex-ministre des Transports aériens qui s'occupe,-s'en occupe-t-il toujours ?-, du dossier casamançais, n'arrangent point les choses dans la région méridionale du pays.
La région sud du Sénégal souffre de la situation de « ni guerre ni paix » depuis 26 ans. L'abbé Augustin Diamacoune Senghor, le chef historique du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc) repose à Senghalène, son village natal à 40 km à l'ouest de Ziguinchor dans le département de Oussouye.
Il s'est éteint à l'âge de 78 ans le 13 janvier 2007 à l'hôpital militaire du Val de Grâce à Paris où il avait été évacué par le gouvernement du Sénégal. Si sa disparition a accéléré la déchéance de son mouvement,- les actes sur le terrain que l'on met sur le compte de sa branche armée « Atika » renvoient en effet plus à un banditisme armé et invitent par conséquent à une réaction appropriée des forces de police,-il n'empêche que la Casamance reste l'otage d'une conjoncture « politico géostratégique » qui nourrit certains intérêts tout en laissant les pauvres populations dans le désarroi.
Le nouveau dispositif « réactif » de l'armée nationale a-t-il atténué depuis le dernier braquage de Mampalago le mois dernier la délinquance armée qui sévit dans les axes et localités isolées de la Casamance ? Tout porte à le croire, même si pour certains observateurs, il revient plus aux forces de police la tâche de « débarrasser » la région de la criminalité et de l'insécurité.
Par ailleurs, le chef de l'Etat ivoirien Laurent Gbagbo a récemment choisi la Gambie pour passer dix jours de congés du 18 au 28 août dernier, a renseigné un communiqué officiel de la présidence ivoirienne. Des sources se réclamant du Mfdc assurent qu'il aurait accordé audience à Kanilaye, la résidence secondaire du président Jammeh, son hôte au « général » Salif Sadio, « un habitué des lieux » avance-t-on. Simples fanfaronnades de la part d'éléments du maquis casamançais en mal d'audience et d'objectifs stratégiques ou information à prendre au sérieux ? Nous n'avons pas pu joindre des autorités de la diplomatie ivoirienne à Dakar pour recouper l'information, même s'il serait curieux qu'elles accréditent une telle information. De sources proches des forces de sécurité sénégalaises jointes, l'on se dit n'être pas informé et même sceptique vis-à-vis de l'information.
Toujours est-il que ce n'est pas la première fois que le nom du chef de l'Etat ivoirien est associé à celui du chef de guerre casamançais, Salif Sadio sans que, il est vrai, cela soit corroboré par des faits tangibles. N'empêche, sa présence en Gambie que d'aucuns en Côte d'Ivoire ont qualifiée de curieuse, le fait que plusieurs informations concordantes font état de la présence du chef rebelle à Kanilaye ou tout au moins dans les alentours, ajoutent à la suspicion.
La polémique qui fait rage entre les cadres casamançais qui affirment que leur président, l'architecte Pierre Goudiaby Atépa est menacé de mort et les partisans de l'ex-ministre des Transports aériens,-toujours Monsieur Casamance ?-, n'arrangeant point les choses et ajoute à la confusion que la situation de ni paix, ni guerre entraîne dans la région en plombant son essor et en appauvrissant ses populations.
Comme annoncé par nettali.com, le directeur de publication de 24 heures Chrono, El Malick Seck a été inculpé et placé sous mandat de dépôt, après son déferrement au parquet ce mercredi en début d'après-midi. El Malick Seck a été inculpé pour diffusion de fausses nouvelles, injures publiques, actes et manoeuvres de nature à troubler l'ordre public et créer des troubles politiques graves, recel de documents administratifs et offense au chef de l'Etat. Il sera jugé en flagrants délits le vendredi 5 septembre prochain.
Ces délits que le Procureur a signifiés à El Malick Seck lors d'un bref passage dans son bureau (entre 16 heures 20 et 16 heures 30), visent les articles 80, 254 et suite du Code pénal. L'article 80 dispose que "les (autres) manoeuvres et actes de nature à compromettre la sécurité publique ou à occasionner des troubles politiques graves, à enfreindre les lois du pays, seront punis d'un emprisonnement de trois ans au moins et cinq ans au plus". Alors que l'article 254 prévoit des peines d'emprisonnement allant de six mois à deux ans et d'une amende d'un million et un million 500 mille. L'article 255 évoque la diffusion de fausses nouvelles en prévoyant une peine d'emprisonnement d'un à trois ans avec les mêmes amendes prévues pour l'offense au chef de l'Etat.
Commentant l'inculpation de son client El Malick Seck, Me Demba Ciré Bathily a déclaré qu'il n'y avait "pas de matière à poursuivre son client". En effet, a-t-il dit, "il y a une disproportion entre l'article de presse incriminé et l'accusation". Car, ajoute-t-il, "depuis que l'article a été publié, il n'y a pas eu de troubles à l'ordre public et l'article n'est pas contenu sur une page". L'avocat sénégalais s'est dit ni optimiste ni pessimiste et qu'il va s'évertuer à sortir son client des nasses de la Justice.
El Malick Seck rejoint la Maison centrale d'arrêt et de correction de Rebeuss (Dakar) en attendant d'être présenté devant le juge ce vendredi.
Le roi de la pop Michael Jackson, qui a déjà vendu plus de 750 millions d'albums, a célébré vendredi son 50e anniversaire, promettant à ses fans que "le meilleur restait à venir".
Lors d'un entretien téléphonique accordé à l'émission "Good Morning America" sur la chaîne américaine ABC, il s'est dit "impatient de faire de grandes choses". "Je pense que le meilleur reste à venir".
"Les gens voient certaines des choses que je fais et me disent 'Pourquoi ne les montrez-vous pas au monde? Les gens ne savent pas que vous faites ces choses'. Et peut-être que je le ferais", a-t-il dit.
Michael Jackson a confié que les périodes au cours desquelles il a enregistré les albums "Thriller" et "Off the Wall" ont été les plus heureuses de sa vie. "Cela a beaucoup signifié pour moi".
Interrogé sur ses projets pour son anniversaire, il a simplement souhaité partager un gâteau avec ses enfants et regarder des dessins animés. Deux fois divorcé et père de trois enfants, le roi de la pop a déclaré souhaiter que ses rejetons profitent de leur enfance et mènent une vie aussi normale que possible. "Je veux qu'ils fassent des choses que je n'ai pas eu l'occasion de faire", a-t-il ajouté.
Le Sida est plus que présent dans le département de Bignona (sud du Sénégal). Au Centre de santé de vaste département du sud du Sénégal, 76 dépistages se sont révélés positifs sur les 900 réalisés en l'espace de quelques jours seulement. L'annonce a été faite mercredi au ministre de la jeunesse et de l'emploi des jeunes, M. Mamadou Lamine Kéita qui avait fait un tour au laboratoire dudit Centre de santé. Ce Labo flambant neuf financé à coup de millions de FCFA par une Ong espagnole, peut désormais supporter l'essentiel des soins relatifs à la prise en charge des personnes vivant avec le VIH, sans que celles-ci se rendent à Dakar. Rappelons que la région de Ziguinchor, en position de sandwich entre la Gambie et la Guinée- Bissau, a le taux de séropositifs le plus élevé du Sénégal. Raison suffisante au Ministre M. Kéita pour choisir Bignona afin d'y lancer, mercredi, le démarrage de la « semaine nationale jeunesse contre le VIH/Sida ».
Voici le rappeur sénégalais "PACOTILLE" en pleine action à Boukitingho, une localité située dans le département d'Oussouye, située à l'extrême Sud -est du Sénégal, non loin de la frontière nord bissau-guinéenne. "Pacotille" danse ainsi le "Bombolong"...C'est sans commentaire.
Le nombre de chômeurs inscrits à l'ANPE en catégorie 1 a enregistré une nouvelle hausse de 0,1 % en juillet. 2.100 personnes de plus recherchent un emploi par rapport à juin, portant le nombre de chômeurs en France à un peu plus de 1,9 million en données corrigées des variations saisonnières, selon les chiffres du ministère de l'Emploi dévoilés jeudi. Les jeunes (moins de 25 ans) font figure d'exception avec une baisse de 0,3 % relativement à juin, même si leur courbe reste mal orientée depuis début 2008. C'est la cinquième hausse mensuelle des inscriptions à l'ANPE depuis le début de l'année, avec celle de janvier (+ 0,7 %), de mars (+ 0,4 %), de mai (+ 0,3 %) et de juin (+ 0,2 %), mais aussi la troisième hausse consécutive depuis le mois de mai. Sur un an, la tendance à la baisse des inscriptions que l'on observait depuis 2005 s'est encore amenuisée, n'atteignant plus que - 2,6 % en juillet par rapport à juillet 2007. La catégorie 1 de l'ANPE, qui sert de baromètre officiel depuis 1995, ne retient que les personnes cherchant un emploi à temps plein en CDI et n'ayant pas travaillé plus de 78 heures dans le mois écoulé.
"La situation de l'emploi nécessite toute notre vigilance"
En juillet, le nombre de chômeurs inscrits en catégories 1, 2 et 3 hors activité réduite, prêts à accepter également un temps partiel, un CDD ou un intérim, a augmenté par rapport à juin (+ 0,3 %), se maintenant au-dessus de la barre des deux millions (2.008.100). Ce chiffre s'approche de la définition retenue par l'Insee pour calculer son taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT), qui sera publié le jeudi 4 septembre. Après des mois de polémique, l'Insee ne publie plus depuis septembre 2007 d'estimation mensuelle du taux de chômage au sens du BIT à partir des données de l'ANPE. Si l'on englobe l'ensemble des inscrits en catégorie 1, 2, 3, 6, 7 et 8, c'est-à-dire incluant les chômeurs ayant un pied dans le chômage, un pied dans l'emploi, leur nombre a crû de 0,5 % à 3,06 millions (- 3,7 % en un an).
La ministre de l'Emploi Christine Lagarde s'est félicitée dans un communiqué de "la stabilisation globale du nombre de demandeurs d'emploi depuis 7 mois, dans un contexte économique pourtant rendu difficile par l'envolée du prix du pétrole et le rebond de l'inflation". Son secrétaire d'État Laurent Wauquiez a déclaré que "ceux qui ont crié à la récession jouent les oiseaux de mauvais augure artificiellement (...) Cela étant, la situation de l'emploi nécessite toute notre vigilance".
Le président sénégalais Abdoulaye Wade a relevé de ses fonctions jeudi le ministre de l'Artisanat et des Transports aériens, Farba Senghor, mis en cause dans des attaques récentes contre deux quotidiens privés, pour faciliter le travail de la justice.
"Le président de la République a décidé de mettre fin aux fonctions de Farba Senghor pour faciliter le travail de la justice en toute indépendance et en toute liberté", a déclaré à l'AFP le ministre de l'Information et porte-parole du gouvernement, Abdou Aziz Sow.
"Le président de la République a pris cette décision en prenant en compte la présomption d'innocence", a ajouté M. Sow.
M. Senghor, secrétaire général à la propagande au Parti démocratique sénégalais (PDS, au pouvoir) a été désigné par plusieurs journaux privés comme le commanditaire des attaques qui ont visé le 16 août dernier deux quotidiens privés à Dakar.
Selon le Comité pour la protection et la défense des journalistes (CPDJ), une organisation locale de défense de la presse, des hommes de main avaient surgi le 16 août dans les locaux de l'As et de 24h Chrono, deux quotidiens privés, pour asperger le personnel de gaz lacrymogène et détruire des ordinateurs.
Le 14 août, Farba Senghor s'était donné "le droit de riposter" à "une série d'agressions excessives d'une certaine presse", en déclarant ne voir "aucune différence entre violence verbale, violence écrite et violence physique".
Farba Senghor, qui n'était pas joignable jeudi après-midi, est actuellement "en voyage en Suisse", a déclaré à l'AFP un membre de son cabinet.
Avec le limogeage de M. Senghor, le département des Transports aériens est confié maintenant à Habib Sy, en plus de ses charges de ministre des Infrastructures, des transports terrestres, des télécoms et des TIC.
Aminata Lô hérite des charges liées à l'Artisanat en plus de ses attributions de ministre des Sénégalais de l'extérieur et du tourisme.
Le limogeage de M. Senghor, un proche du président Abdoulaye Wade et de sa famille, intervient dans un contexte de dégradation des relations entre le pouvoir et la presse privée depuis l'agression de deux journalistes sportifs par des policiers le 21 juin après un match de football.
Le 26 juillet, Farba Senghor avait appelé ses militants à boycotter les médias soutenant l'opposition.
Il avait également demandé aux entreprises du secteur public et à l'administration "de suspendre tous les contrats de publicité" avec ces médias.
Deux enquêtes ouvertes par la justice sont en cours sur respectivement l'attaque du 16 août contre les deux quotidiens privés et l'agression contre les journalistes sportifs.
Selon la presse locale, une dizaine de personnes ont été arrêtées par la police dans le cadre de la première affaire et doivent incessamment être déférées devant le parquet du tribunal régional de Dakar.
Au cours d'une conférence de presse lundi, le procureur général près le tribunal régional de Dakar avait assuré que "la justice fera toute la lumière" sur ces deux affaires.
Voici Mamadou Lamine Kéita, Ministre sénégalais de la jeunesse et de l'emploi des jeunes, qui cultive un champ en application de la G.O.A.N.A. un programme lancé par le Président Me Abdoulaye Wade pour, dit-il, "une autosuffisance alimentaire" au Sénégal; ceci, sinon cette année-même, du moins à partir de 2009.
Ce ministre cultive à l'aide d'un KADIANDOU, instrument aratoire pluriséculaire usité au Sud du Sénégal (Région d'origine du Ministre).
Peut-on arriver à une autosuffisance alimentaire avec de tels instruments, et voyez dans quelles conditions? No Comment!
Plusieurs journalistes sénégalais, correspondants d'organes nationaux et internationaux avec des agenciers, ont battu le macadam, samedi matin à Ziguinchor (455 Km au sud de Dakar), pour dénoncer les abus dont leurs confrères et eux-mêmes font l'objet à travers le Sénégal, depuis maintenant beaucoup de mois. Leur point de chute a été la gouvernance, dont le l'occupant ne les a pas reçus sous prétexte qu'il présidait un séminaire. Il a préféré envoyer son chauffeur pour récupérer le mémorandum qu'il sera chargé d'acheminer auprès du ministre de l'information porte-parole du gouvernement.
Le gouverneur adjoint chargé des affaires administratives M. Paul Dione n'a pas reçu les journalistes venus le rencontrer à l'issue d'une marche de plus d'une heure d'horloge effectuée sur plusieurs kilomètres. Il a avancé au responsable des journalistes, en la personne de Aliou Cissé, qu'il était en séminaire et qu'il restait deux communications avant la sienne. Vrai ou faux, on n'en sait pas trop.
En ce moment, les marcheurs, exténués par une chaleur torride, l'attendaient sur l'esplanade de la gouvernance. Cette attitude de M. Paul Dione n'a pas plu aux correspondants de presse qui, après évaluation de leur mouvement d'humeur, ont décidé de saisir le Comité national pour la défense des droits des journalistes. Ils demanderont aux responsables de cet organe de faire la riposte proportionnelle à la sous-estimation dont à fait montre l'administration à leur égard. A défaut d'une riposte de Dakar, les correspondants de presse ont décidé de répondre à l'affront à leur manière.
De toutes les façons, ils ont tenu à lire le contenu de leur document (http://www.wat.tv/audio/memorandum-suite-marche-23-08-08-vtrm_iq61_.html ) avant de remettre celui-ci au chauffeur de la gouvernance. Retenons que ces journalistes ont dit avoir constaté que l'administrateur de la région n'a même pas envoyé le préfet ou un chef de service régional ou départemental, le représenter sur les lieux. Or, c'est comme cela que le gouverneur a toujours procédé lors de manifestations officielles et/ou non officielles.
C'est la deuxième fois que les journalistes de cette région subissent un tel désagrément sur cette même esplanade. La première fois, c'était avec le gouverneur titulaire M. Léopold Wade, en congé cette fois-ci.
Sénégalais. Journaliste depuis 2000. Encore en exercice.
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------’’Casser le stylo-bille d'un journaliste, c'est l'inciter à se servir d'un marker’’.
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''Tous les journalistes africains sont des suicidaires, à moins qu’ils renoncent à leur métier''.
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" La censure, quelle qu'elle soit, me paraît une monstruosité, une chose pire que l'homicide. La mort de Socrate pèse encore sur le genre humain."
Gustave Flaubert
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Au Sénégal, un journaliste OBJECTIF dans le traitement de l'information, est, par définition, le journaliste qui combat autrui. Par contre, un journaliste "CIRE-BOTTES", voici le meilleur journaliste. A vous de juger !
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J'AUTORISE mes lecteurs (y compris ceux des rédactions organisées) à reprendre mes propositions personnelles à l'UNIQUE CONDITION d'en préciser la source. Merci.
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